The art of asking

Amanda Palmer, The art of asking: je me méfie toujours des livres que tout le monde adore, j’ai même plutôt tendance à les laisser de côté. Dans le cas de celui-ci, c’est suite à une longue conversation avec Isabelle (d’Aujourd’hui je m’aime) pendant laquelle elle m’a écoutée raconter tout ce que j’avais sur le cœur à ce moment-là que je me suis laissée convaincre. A priori, Amanda Palmer ne m’intéresse pas plus que ça. J’ai beaucoup aimé l’album du groupe Evelyn Evelyn mais pour le reste, les Dresden Dolls ont toujours été en dehors de mon radar, tout comme de celui de mes amis amateurs de musique d’ailleurs.

The art of asking est conçu comme autobiographie mais aussi comme livre qui a comme vocation d’aider les gens à partir des expériences de la chanteuse. Elle parle d’abord longuement de sa carrière de statue vivante – The Bride – et comment, sans le sou à cette époque, elle a gagné sa vie en acceptant la générosité des passants. Je n’ai pas été passionnée, pire même, ce genre de “statue” m’a toujours mis mal à l’aise. Mais j’ai continué ma lecture.

Amanda parle des ses débuts en musique avec les Dresden Dolls, de sa rencontre avec l’écrivain Neil Gaiman, de ses concerts… Sa personnalité hyper active et extravertie m’a quelque peu énervée et je me suis sentie à mille lieues d’elle, me demandant encore pourquoi je lisais ce livre.

Et puis, elle a commencé à expliquer comment elle a lancé le crowdfunding d’un de ses albums. Elle a été une des premières artistes à en faire un et cela a été un succès énorme grâce aux liens qu’elle a créé depuis le départ avec son public. Elle s’est toujours attachée à communiquer avec ses fans, lors des concerts mais aussi via son blog, via twitter, via facebook. Elle a réussi à rassembler autour d’elle une communauté de gens qui l’apprécient et qui sont toujours prêts à l’aider. Et elle n’a pas peur de demander: un lit pour dormir, de la nourriture, de l’argent… même si c’est souvent difficile, notamment avec son mari Neil. Amanda parle de confiance et de respect, de comment donner et recevoir.

C’est au cours des derniers chapitres que j’ai enfin commencé à être touchée par le personnage, que j’ai trouvé des conseils pour ma propre vie. Je vais sans doute toujours avoir du mal à demander des choses mais une phrase m’a fort marquée et elle risque bien de guider mes actions futures: “que ferait le dalaï lama dans cette situation ?”. En conclusion, je dirais que ce livre est un peu un grand fouillis, qu’il est probablement un peu trop long mais que même pour une personne qui n’est pas fan d’Amanda Palmer, il y a des choses à apprendre et je ne suis pas mécontente de ma lecture vu qu’elle va m’aider dans la vie courante.