Short diary of the week (196)

Lundi: une grosse lassitude m’envahit sur le trajet vers le travail, je ne suis plus habituée aux talons si hauts, un colis bien lourd, enlever avec soulagement mes sandales en rentrant, la nouvelle activité du soir: l’arrosage des plantes, Twin Peaks – le retour 25 ans plus tard

Mardi: des rêves qui expriment tout à fait ce que je ressens par rapport à la journée à venir (je me suis laissée embobiner dans une activité que je n’aime pas), des blocages intempestifs qui ralentissent mon travail, de nombreuses corrections, en fait tout se passe bien et même si je ne le suis pas je semble à l’aise devant ce micro de la radio, une invitation de dernière minute pour un cocktail maison, Better Call Saul, Anthony Bourdain Parts Unknown dans le Queens

Mercredi: de nouveau un début de matinée difficile avec un choix de vêtements qui ne me satisfait pas complètement, sauf que ma voisine me dit que ça me va bien en me voyant passer, les trucs du vendredi à faire le mercredi, rentrer nourrir les chats et vider les boîtes au lettres et repartir, me diriger vers une des seules sorties censées être ouvertes de la station de métro pour découvrir après avoir fait ce détour qu’elles sont toutes ouvertes, plein de plats de cuisine syro-libanaise à l’Oriento, remonter vers la ville fortifiée et passer sans encombres, lire encore un moment

Jeudi: plusieurs réveils successifs avant de m’extirper du lit, décider de profiter de ces quatre jours de congé pour tenter de faire redescendre un petit peu mon poids qui a explosé ces derniers jours, donc en gros manger d’une manière plus réfléchie et bouger plus, et donc 40 minutes de vélo d’appartement devant TBBT, enfin planter toutes ces plantes exotiques achetées début mai – le tout en plein soleil, profiter par la suite d’un repos bien mérité avec des livres et un jus d’orange frais, rentrer pour regarder le dernier épisode de la saison 4 de The 100 et enchaîner avec The Americans

Vendredi: réveillée tôt par le soleil, et donc partir tôt pour faire des courses sauf que tout le monde a pensé comme moi, acheter quelques indispensables qui étaient sur ma liste depuis longtemps (rideau de douche, poêle…), attendre le début de l’après-midi pour les courses alimentaires et constater qu’il n’y a plus personne, planter tomates courgettes et piments puis me prélasser à l’ombre avec un livre, tester un nouveau cocktail, profiter du jardin et du jour qui tombe tout doucement

Samedi: du vélo d’appartement et TTBT, de la couture, du rangement, de la lecture – vais-je terminer ce long roman bavard pour la fin du weekend ?, une voiture mortellement chaude et un GPS qui n’arrive pas à capter le satellite – heureusement que la route n’est pas trop compliquée, un repas vegan (à part le fromage) chez des amis, une agréable soirée, rentrer en prenant deux autoroutes parce que parfois c’est le plus simple

Dimanche: une grosse averse, le jardin tout mouillé qui sent la terre, une dose de pilates devant la tv, cette envie de terminer le long roman, 16h30: j’ai fini !, feuilleter un livre de cuisine chinoise passionnant, préparer un plat de poulet birman, commencer un autre roman puis rentrer pour regarder Jamestown, un sentiment de bonheur suite à ce long weekend à la météo tropicale comme je l’aime

Advertisements

The Black Death

Ole J. Benedictow, The Black Death 1346-1353. The complete history: depuis que j’ai lu Le grand livre de Connie Willis, j’ai voulu en apprendre plus sur l’histoire de la Grande Peste au Moyen Age. Cette envie a été ravivée par la lecture d’Indulgences et je me suis finalement décidée à chercher des livres sur le sujet. En français, c’est assez limité, en tous cas dans ce qui est encore disponible: quelques courts livres d’introduction (ce qui ne me semblait pas suffisant) et Les chemins de la peste de Frédérique Audoin-Rouzeau (connue aussi sous son nom de romancière, Fred Vargas). Je me suis laissée tenter par ce dernier, découvrant après mon achat qu’il s’agit de l’histoire de la découverte de la bacille de la peste au 19e siècle et l’évolution de la recherche médicale à ce sujet. Après avoir appris à reconnaître les différentes sortes de puces, j’ai arrêté ma lecture après 90 pages.

Je me suis alors tournée vers le monde anglophone et c’est ainsi que mon choix s’est porté sur le pavé de Benedictow. Historien norvégien, il a résumé dans ce livre de 2004 toutes les connaissances et études sur la peste de 1346-1353. Les cinquante premières pages décrivant la maladie sont passionnantes et se lisent (presque) comme un roman d’aventures. La suite devient plus répétitive: l’auteur décrit les chemins qu’ont emprunté la maladie depuis son lieu d’origine au bord de la Mer Noire, se disséminant progressivement dans toute l’Europe. L’analyse est purement scientifique, avec beaucoup de comptage de kilomètres pour essayer de déterminer la route la plus plausible, tenant compte des transports à pied ou en bateau de l’époque. Pour un non historien, cela devient vite lassant. La partie suivante du livre tente de déterminer le taux de mortalité causé par la peste. S’aidant de diverses statistiques (les chiffres sont fort limités en fait), Benedictow arrive à une conclusion d’un taux de mortalité tournant autour des 50-60%, voire plus selon les régions. A nouveau, ces pages sont assez ennuyeuses. Enfin, une courte conclusion parle des répercussions politiques et sociales de la maladie, chapitre que j’aurais aimé voir bien plus développé.

Ce livre s’adresse clairement à un public précis, appartenant au monde scientifique / historique. Même si j’ai appris beaucoup de choses, je reste sur ma faim: je n’ai toujours pas trouvé d’informations plus précises sur la vie quotidienne lors de la peste, sur les conséquences et les changements qu’elle a provoqué dans la société, bref une analyse beaucoup plus large du phénomène. Je continuerai à chercher !

Short diary of the week (195)

Lundi: première tentative de sandales malgré une hésitation, toujours du gamelan, me voilà responsable de deux boîtes aux lettres et de deux chats à nourrir pendant une dizaine de jours, Doctor Who, Anthony Bourdain Parts Unknown au Laos et des souvenirs qui remontent à la surface

Mardi: toujours une météo de sandales – les mêmes en turquoise, un certain manque d’organisation qui peut être facilement résolu, un passage en ville pour acheter une poêle qui est trop chère pour être achetée là, remonter vers La Pharmacie Anglais pour un délicieux cocktail, redescendre vers la Bourse pour un mezze chez Horia (non sans avoir montré mon incapacité à utiliser mon smartphone), une conversation animée sur plein de sujets, un retour avec le soleil qui se couche, découvrir que le facteur est passé avec un colis mais que les horaires de la poste m’obligeront à attendre jeudi en fin d’après-midi pour aller le chercher

Mercredi: un sommeil agité, une longue journée mais des températures plus qu’agréables, voir les plantes qui poussent – y compris le figuier qui avait gelé, un plat basique, The 100, The Americans

Jeudi: me sentir sans énergie, appeler mon père pour avoir des nouvelles sauf qu’il n’en a pas vraiment, terminer Bali mais ne plus avoir l’énergie pour commencer Java, des maux de ventre, des nouilles sautées, Better Call Saul, Jamestown

Vendredi: rapidement terminer les choses du vendredi et puis non en fait, tout cela est encore plus confus qu’avant, vive la somatisation, acheter un nouvel appareil photo mais mon excitation est tout à fait retombée à cause du vendeur mielleux et vaguement moqueur (tout ça pour ne pas devoir aller en ville où pourtant j’avais eu un bien meilleur contact), un cocktail, un repas, The 100, Jamestown, être enfin à jour dans les séries commencées même si j’ai pas mal de retard dans toutes celles que je veux voir mais pas encore commencées

Samedi: réveillée bien trop tôt mais un peu trop nerveuse pour me rendormir, presque réussir à brancher le chargeur de batterie de voiture toute seule, déballer l’appareil photo et faire les premiers réglages, chez mon papa cela devient vaguement plus clair mais il n’y pas encore de diagnostic final – deux examens les prochaines semaines devraient éclaircir tout ça, des kilos de mauvaises herbes, de la lecture, Seminole (Budd Boetticher, 1953) – un western en Floride pour changer

Dimanche: dimanche c’est zumba, terminer le désherbage et arranger les plantes sur la terrasse, le mélange crème solaire et terre est du plus bel effet sur mon corps, profiter de la soirée avec un barbecue, Doctor Who

A carpet ride to Khiva

51spefbhjhl-_sx324_bo1204203200__zpsklsvh6grChristopher Aslan Alexander, A carpet ride to Khiva. Seven years on the silk road: acheté en 2010 (j’ai été tentée parce que j’ai fait un voyage dans la région dans les années 1980), ce livre est resté très longtemps sur ma PAL, toujours devancé par d’autres lectures. Comme je m’oblige à lire des choses plus anciennes, A carpet ride to Khiva a enfin vu son tour arriver. L’auteur anglais, Christopher Aslan Alexander, s’est retrouvé à Khiva, en Ouzbékistan pour écrire un guide de voyage. Très vite son attention est attiré par les superbes tapis de la région dont il retrouve les motifs dans des miniatures du 15e siècle et il décide de créer grâce à des fonds étrangers (de l’Unesco, il me semble) un atelier de tissage selon les méthodes traditionnelles. Il raconte sa vie à Khiva, les mœurs locales, la recherche de teintures naturelles en Afghanistan (on est juste après le 11 septembre), l’histoire de la route de la soie, la fabrication de cette soie, la corruption aussi, qui ne sera pas sans conséquences sur son séjour. Son récit permet au lecteur de découvert une des ces anciennes républiques soviétiques un peu oubliées, sous la coupe de dictateurs corrompus et luttant contre la montée de l’islamisme. Le voyage est passionnant et permet de mieux comprendre cette partie du monde.

Short diary of the week (194)

Lundi: mais où est passé mon jupon ? (ah mais oui ! je l’avais enlevé samedi au salon parce qu’il faisait chaud), cette impression que personne n’est là (c’est faux), à nouveau sortir les voiles d’hivernage pour protéger les plantes les plus fragiles, rien ne pousse et tout a besoin de chaleur – moi y compris, The Americans (zzzz), Anthony Bourdain Parts Unknown à San Sebastian au Pays Basque et une envie immédiate d’aller là

Mardi: un sommeil très agité pour cause de démangeaisons qui se transforment dans mon cerveau à moitié endormi en future opération, réveillée bien trop tôt et me lever, me retrouver dans les transports en commun avec tous les ados qui vont à l’école, une panne d’internet et tout le monde se demande quoi faire, une entrevue qui ressemble à un examen mais en fait c’était très cool, The 100 – une grande bagarre à la Spartacus et un nouveau retournement de situation, Masterchef

Mercredi: tout retourner dans ma tête mille fois, le retour du gamelan balinais, recevoir les livres commandés et enfin trouver une réponse à mes questions, quelques courses utiles chez M&S (des culottes, un jupon, un pantalon parfait pour en voyage, du vin), soupeser les nouveaux appareils photos hybrides à la Fnac, suer avec mes vêtements trop chauds, une nouvelle inquiétante surtout qu’elle est accompagnée de peu de détails, pleurer et trouver de réconfort (merci Mario, merci Kleo), The Americans – mais où est passé le scénario ?, Masterchef

Jeudi: me réveiller avec de forts maux de tête après avoir très mal dormi, avoir la chance d’avoir des amis parmi mes collègues, on continue avec Bali, on voit que ce n’est pas la grande forme: tout le paquet de biscuits y est passé, Doctor Who ou l’histoire mille fois répétée de la maison hantée, Masterchef

Vendredi: un livre qui coche toutes les cases de l’énervement (chez moi en tous cas – Juifs, extermination nazie et psychanalyse – heureusement il est très court et écrit grand et il y autre chose que ça), une commande de livres (cocktails + cuisine cette fois-ci), une journée qui se passe, des courses avec l’orage qui menace, Better call Saul, Masterchef – la finale et c’est ma candidate préférée qui a gagné

Samedi: une aventure en Wallonie profonde, métro et deux trains, des boulets à la liégeoise sur la place de Waremme, trop de rhums à goûter aux Rhum Days, une légère obsession sur les rhums de la Barbade pour bien m’imprégner de leurs spécificités, deux train et un métro, comater devant l’Eurovision puis finalement me traîner au lit sans en avoir vu grand chose

Dimanche: un peu de mal à m’extraire du lit, aujourd’hui diète, zumba aussi, du jardinage – enfin surtout du désherbage, de la lecture, High Noon – Fred Zinnemann (1952)

Nulle part

9782246811824_zpszhja8petKalyan Ray, Nulle part: ce gros pavé de plus de 600 pages m’a été conseillé par une libraire qui en a parlé avec beaucoup de passion. Le sujet avait beaucoup pour me plaire – une chronique familiale au travers des siècles et des continents. Le livre commence par la fin, par la mort d’un couple en Nouvelle-Angleterre – l’arbre généalogique situé en début du livre permet de comprendre qu’une longue histoire se termine avec cet épisode. En 1843, en Irlande à la veille de la grande famine, Padraig Aherne et Brendan McCarthaigh sont les meilleurs amis du monde mais les hasards de la vie vont les séparer. Padraig se retrouve en Inde, à Calcutta; Brendan devient père malgré lui, s’occupant de la petite fille de Padraig, un enfant qu’il n’a jamais connu.

De génération en génération, Kalyan Ray raconte les aventures des deux héros et de leurs descendants, face aux événements du monde: la famine irlandaise, l’époque coloniale en Inde, la scission de l’Inde et du Bangladesh, l’immigration aux Etats-Unis, la vie à New York au début du 20e siècle… Ce roman de grande envergure est par moments passionnants, surtout la première moitié. Je n’ai jamais été fort intéressée par l’Irlande mais la description de la vie sur place à l’époque de famine est très détaillée et j’ai été touchée par les personnages. La partie indienne semble introduire quelques éléments surnaturels mais ils ne sont pas vraiment exploités; c’est plutôt la vie quotidienne à Calcutta et au Bangladesh qui est mise en avant, ce qui m’a évidemment fort intéressé.

Par contre, j’ai eu l’impression que l’auteur a eu peur d’ennuyer son lecteur et qu’il a donc rajouté des couches: aucun personnage n’a une vie vraiment heureuse, les catastrophes s’accumulent, parfois au point d’en être grotesques (je pense à un épisode à New York – il faut vraiment un hasard inexplicable pour qu’une telle chose arrive). Ces exagérations ont un peu plombé ma lecture mais il ne me restait à ce moment-là plus que 200 pages que j’ai vite avalées. Un commentaire encore sur le style: il est très fleuri, parfois un peu alambiqué et il faut un certain moment d’adaptation, surtout au début du livre. J’ai été assez énervée par ces personnages qui répétaient constamment des phrases telles “ma chère Irlande”. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé ce roman-fleuve – il y a des passages superbes – mais je dois bien avouer qu’il était trop long et trop exagéré sur la fin.

Short diary of the week (193)

Lundi: repos ! sauf qu’il fait tout gris – et il ne pleut même pas alors que ça ferait tant de bien au jardin, le grand dépoussiérage des peluches dans la chambre et le passage de l’aspirateur sur deux étages – je pense que j’ai mon exercice physique de la journée, partir sur les routes en veillant bien d’avoir chargé téléphone et gps, un gps qui fait des siennes sur les premiers kilomètres, une première impression décevante: peu de plantes exotiques qui me tentent, au fil de mes déambulations rassembler plein de petites choses et deux-trois grandes et finir par exploser le budget, faire de l’exercice en portant le lourd pot du palmier, me lancer dans une dégustation comparative des différents types de daiquiri – le n°3 est au programme, Anthony Bourdain Parts Unknown à Los Angeles en pied de nez à Trump (ce sont les Mexicains qui sont présentés, ceux qui font tourner l’économie alors que beaucoup sont illégaux), Masterchef

Mardi: me rendre compte que suis un peu molle et que je n’ai pas trop envie de faire des efforts pour parler aux gens que je n’apprécie pas plus que ça, mais me sentir un peu seule quand même, le problème avec le gamelan c’est que j’ai envie d’écouter tous les disques en entier et que donc le travail sur ce même gamelan n’avance pas fort, des envies de frites, une seconde tentative de daiquiri n°3 mais une recette bien moins bonne que l’originale, Better Call Saul, 13 Reasons Why

Mercredi: de la pluie qui fait plaisir au jardin, une pause après sept disques de gamelan gong kebyar, une déprime passagère et des envies de voyage, mon livre commandé est arrivé à la librairie (et donc aller l’acheter), 13 Reasons Why, Masterchef, une certaine effervescence dans mon cerveau avant d’aller dormir – ce qui n’est jamais bien

Jeudi: réveillée en milieu de nuit par deux avions successifs, laisser passer un métro pour pouvoir m’asseoir, une réponse négative pour le Womex à Katowice – réponse dont je me doutais depuis un an et demi, l’enlèvement d’un kyste sur le crâne de mon papa s’est bien passé, une certaine langueur, un negroni au rhum jamaïcain très réussi, 13 Reasons Why – j’en suis arrivé au point où je veux absolument connaître le dénouement même s’il me reste encore 6 épisodes, Masterchef

Vendredi: un mauvais sommeil – vivement la fin de la journée !, les trucs du vendredi, une longue après-midi, mon collègue du bureau d’en face écoute la musique très fort mais ça ne dérange quasi personne – il n’y a quasi plus personne au bureau, 13 Reasons Why, Masterchef, terminer mon livre avant de m’endormir

Samedi: choisir des recettes à préparer, soumettre à mon papa quelques idées de voyages futurs et lui demander lequel il choisirait, résultat: la route de la soie en Chine ou la vallée du Gange en Inde (il y avait aussi le Rajasthan, la Birmanie du sud et les îles Andaman, le Mexique et le Pérou), quelques travaux de jardinage, plan du weekend: finir ce livre un peu trop historique, deux épisodes de 13 Reasons Why – j’approche du dénouement

Dimanche: angoisser pendant tout le cours de zumba à propos du parking de ma voiture très limite (un peu sur le passage pour piétons et très proche de la voiture derrière moi pour ne pas empiéter plus sur le passage pour piétons), en fait la voiture derrière moi n’a même pas bougé une heure après, mon plan était de planter les plantes achetées lundi passé, sauf que les températures fort fraîches n’engagent pas à la sortie, me lancer dans le découpage d’une robe, terminer ce long livre historique, commencer un autre très court, le lapin passe à la casserole, la fin de 13 Reasons Why – une série que j’ai aimé mais j’aurais aimé une vraie fin – pas une annonce de la saison 2