The fishing fleet

51kn1wapkpl-_sx320_bo1204203200__zpsbskypz74Anne De Courcy, The fishing fleet. Husband-hunting in the Raj: je suis tombée sur ce livre par hasard, au détour de mes recherches sur les femmes voyageuses et l’Inde coloniale. Phénomène apparement très connu des Britanniques (mes compagnons de voyage au Sri Lanka étaient au courant), la Fishing Fleet était un mystère pour moi. Sous le Raj, sous la domination britannique en Inde donc, de nombreuses jeunes filles étaient envoyées dans la colonie pour épouser l’un des nombreux hommes célibataires qui y travaillaient, que ce soit dans le service civil ou dans l’armée. Il était en effet très mal vu, voire même interdit, d’épouser une Indienne car on ne mélangeait pas les races à cette époque. Anne De Courcy s’est basée sur de nombreux journaux intimes de l’époque ainsi que sur d’autres documents historiques pour décrire la vie de ces femmes, de leur départ en bateau jusqu’à leur arrivée et leur vie sur place. Elle parle des rencontres, des bals, des promenades et chasses au tigre, des mariages mais aussi de la vie parfois difficile après l’union – dans des contrées isolées sans le moindre médecin à proximité alors que ces lieux grouillaient de bêtes sauvages et de maladies tropicales. Je ne dirais pas que cela se lit comme un roman – j’ai mis plusieurs mois à terminer le livre – mais ce qui est décrit est passionnant, c’est une tranche de vie des colonies, sous les tropiques. Ce qui me fait penser que je devrais chercher un équivalent pour l’Indochine – si ça existe.

Book_RATING-40

4 réponses sur « The fishing fleet »

  1. Cela me fait penser à « Certaines n’avaient pas vu la mer » de Julie Otsuka ! As-tu lu « Le roman des voyageuses françaises » de Françoise Lapeyre (Petite Biblio Payot)? Je le lis par séquence, c’est assez édifiant sur les mentalités et les comportements des expatriés) par rapport aux populations et coutumes locales.

  2. Oui, en effet ! mais cela semble bien plus naturel ici, on dirait que la plupart des jeunes filles y prenaient plaisir.
    Je n’ai pas lu ce livre-là, mais c’est clair qu’à cette époque, il y avait une énorme opposition entre « nous » (les Occidentaux blancs) et « eux » (les autochtones). Le respect de la culture de l’autre n’est que tout récent, et encore, il est très souvent bafoué.

  3. Cela m’a l’air très interessant! J’en avais vaguement entendu parlé et après avoir lu le roman des voyageuses françaises justement, ç me parait être un bon complement/ouverture

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