The « where’s the rabbit ? » skirt

Where's the rabbit ? skirt

En cette fin de printemps, la météo était plutôt maussade et j’ai voulu agrandir mon stock de jupes mettables avec des bas. J’ai choisi le tissu Alice au pays des merveilles acheté chez Tomato à Tokyo (le but était dès le départ de coudre une jupe) et j’ai repris le patron de la « Flared Skirt » de Gertie (dans Gertie sews Vintage Casual – c’est d’ailleurs celle de la couverture du livre) que j’ai à nouveau adapté: le tissu n’était en effet pas assez large pour faire rentrer les pièces de patron, j’ai donc diminué la largeur de ces pièces, ce qui la rend un peu moins ample. A part ça, rien à dire. C’est un modèle facile à coudre, le travail est limité: quelques coutures et une tirette invisible sur le côté. Après l’avoir terminée, le beau temps est plus ou moins revenu et j’ai mis tout l’été à coudre le projet suivant, une blouse. Ce qui m’a un peu frustrée parce que les idées, elles, continuaient à arriver et à encombrer ma tête ! De même que des nouveaux tissus soldés.

L’idée est donc de chercher les lapins !

Merci encore à Carol pour les photos.

Where's the rabbit ? skirt

Short diary of the week (160)

Lundi: retour au boulot sans grand entrain, surtout qu’il faut exécuter ces mille et une tâches peu intéressantes avant de pouvoir s’attaquer au reste, de la pluie bénéfique pour le jardin, ces talons ne sont pas si hauts finalement, une course infructueuse: le lundi c’est fermé, pas mécontente d’enlever ces sandales en fin de compte, à la recherche de patrons de pantalons faciles à coudre – Knipmode/Fashion Style est mon ami, Man Seeking Woman – saison 1 – premier épisode, c’est encore à voir si ça me plaira, UnReal, finir mon bouquin

Mardi: une fraîcheur toute automnale, le plaisir d’offrir, trouver de jolis verres dans un endroit inattendu, Mr. Robot – début de la saison 2, UnReal, Man Seeking Woman

Mercredi: ce livre est vraiment écrit petit et serré, manger dehors, gagner à un concours – ça ne m’arrive jamais !, des vertiges et début de maux de tête, rentrer épuisée alors que j’ai passé la journée assise, prendre un moment pour me remettre, UnReal – trois épisodes à la suite pour terminer la saison 2 – après l’ennui profond du milieu de saison la fin est assez enlevée quoique très nimportnawak

Jeudi: hésiter sur mes vêtements puis recevoir des compliments sur mon choix, un collègue part en pause carrière par dégoût de la boîte (et de mon chef), The Desperadoes (Charles Vidor, 1943) – des méchants, un méchant qui est bon en fait, une jolie jeune fille, des chevaux

Vendredi: discussions de couloir sur les mots de passe et sur les jeux pour s’occuper, une expérience étrange d’intelligence collective sur la culture, Halt and Catch Fire, Anthony Bourdain Parts Unknown à Naxos

Samedi: un nouveau Mac, bloquer sur le mot de passe du wifi – évidemment quand on me donne le mauvais – le retrouver en me fiant à de vagues souvenirs, il reste à importer les documents de l’ancien, un moment de flou, tondre la pelouse et tailler la haie, lire un moment au jardin, une soirée d’anniversaire et des cocktails bleus

Dimanche: un sommeil fort agité, avoir du mal à m’habituer à la légèreté du nouvel ordinateur, le retour de la zumba, un moment pour m’en remettre – il faisait très chaud, rejoindre des amis à Essence of Thailand et faire des emplettes pour mon repas du soir, découper du tissu, de la lecture de canapé (je préfère le jardin – c’est clair), They died with their boots on – un long long film très bavard sur la vie du Général Custer (Raoul Walsh, 1941)

The blessings of good thick skirt

1461748_zps7drssnpbMary Russell, The blessings of good thick skirt. Women travellers and their world: ce livre s’intéresse aux femmes voyageuses, celles du lointain passé mais aussi des plus contemporaines, des pèlerinages de l’Antiquité et du Moyen Age à Devla Murphy qui a traversé l’Inde à vélo dans les années 1960 et 70. La division des chapitres est intéressante: Mary Russell écrit par thèmes, parlant d’abord des voyages dans diverses régions géographiques (désert, montagne, mer…) puis s’attache à trouver les raisons des voyages, qu’elle soit individuelles ou par obligation (ces femmes qui accompagnent leur mari dans des contrées éloignées). Elle raconte les périls et dangers et les stratégies de survie, comme l’utilité de jupes en tissu épais pour éviter de se blesser à des clous qui dépassent sur un siège. Cette approche est bien plus passionnante que les mini portraits présentés dans Elles ont conquis le monde et donne une vue d’ensemble du sujet.

Book_RATING-35

The Cambodian book of the dead

17883673_zpsb0orkvtuTom Vater, The Cambodian book of the dead: ce livre me tentait depuis longtemps mais était difficile à obtenir. Je l’ai finalement trouvé à Bangkok dans une librairie japonaise après mon voyage en Birmanie. Et malgré mon envie de le lire, il a longtemps traîné sur ma PAL, sans raison. Maier, détective privé allemand, a été journaliste de guerre dans le passé, notamment au Cambodge. Sa mission, retrouver l’héritier d’une dynastie de marchands de café de Hambourg, le renvoie là-bas. L’action se situe quelque part en 2001 ou peu après – le hit de Kylie Minogue Can’t get you out of my head était déjà sorti (travail de déduction personnel – donc). Le pays est encore très far-west ou plutôt far-east. La corruption règne, les anciens généraux Khmers Rouge font la loi et le livre commence par une fusillade dans le club le plus connu de l’époque, le Heart of Darkness (où passe évidemment Holiday in Cambodia des Dead Kennedys). L’enquête de Maier le mènera à Kep, ancienne station balnéaire royale, en partie en ruines et au Bokor, où se trouve un ancien casino. Il y rencontrera des personnes louches, un général avec une armée de jeune filles habillées en noir (comme à l’époque des Khmers Rouges) mais aussi l’Araignée Blanche, un homme mystérieux au passé bien trouble. L’histoire est un peu compliquée et a des rythmes divers, une longue mis en place et des rebondissements que j’ai trouvés un peu incongrus. Mais peu importe, j’ai adoré retrouver des endroits que j’adore, des ambiances bizarres, et un passé sur lequel j’ai lu pas mal de choses. Ce livre m’a également beaucoup fait penser au film de Matt Dillon, City of ghosts, qui reste un de mes favoris de tous les temps. Un livre qui ne plaira sans doute pas à tout le monde mais qui a certainement comblé mes besoins récurrents de Cambodge.

Book_RATING-40