Short diary of the week (152)

Lundi: lundi matin = pas très en forme – c’est comme ça !, ne pas savoir si c’était une bonne idée ou non de mettre des bas, un mal de tête qui s’étend, une digestion très aléatoire, un dafalgan, Hell on Wheels, The Americans, espérer une bonne nuit de sommeil

Mardi: à nouveau en forme, oh mes livres sont déjà là !, un repas rapide, une soirée cocktails au 9e étage du Résidence Palace, retrouver des personnes rencontrées récemment et qui sont très vite devenues des amies, collision entre la blogosphère « food » et « lifestyle » – deux styles totalement différents, des cocktails trop sucrés et trop longs à obtenir, mais ce n’était pas ça l’important !, rentrer et découvrir mon allée presque terminée

Mercredi: avoir du mal à lâcher mon livre dans le métro, passionnée par l’histoire des migrations hors d’Afrique des homo sapiens, une conversation plus ou moins liée à ça avec un collègue, où il me précise que mes goûts musicaux (en classique – l’ancien, le baroque et le contemporain) font de moi une personne très sensible, le meilleur disque est à la fin, tenter de préparer un sac le plus léger possible, la finale de The Great British Sewing Bee

Jeudi: un sommeil un peu agité de peur de rater le réveil, métro, train, il fait déjà chaud à Paris !, une première expo, un repas sur les quai de la Seine, lecture sous un saule, une deuxième expo, une citronnade, promenade au Jardin des Plantes, un Perrier, un resto, maux de ventre malvenus qui bousculent mes plans et qui reportent à une prochaine fois la découverte d’un bar à cocktail – un peu frustrée donc

Vendredi: un départ à mon aise, des jolis tissus, deux expos, un thé glacé, des livres, une gare bondée, retour à Bruxelles où il fait beaucoup plus frais, fatiguée de ces deux jours

Samedi: les jardiniers bruyants sont déjà là – heureusement ils repartent assez vite, commencer le bruit de mon côté: tondre la pelouse et tailler la haie, même recouverte de citronnelle je me fais piquer par un minuscule insecte ailé, enfin une météo à barbecue !, lire au jardin jusqu’à ce que la nuit tombe

Dimanche: une lessive qui sera oubliée dans la machine jusqu’au soir, du repassage de nouveaux tissus, et puis plus rien – ou presque: lecture tout l’après-midi au jardin en bougeant de temps en temps le fauteuil pour suivre l’ombre, tester un cocktail du Smuggler’s Cove et être un peu déçue – mauvais choix sans doute, encore de la lecture, me sentir bien grâce à cette chaleur

La supplication

51n3uxdbjrl-_sx307_bo1204203200__zpsf4mhpuc7Svetlana Alexievitch, La supplication: enquête sur la catastrophe de Tchernobyl, La supplication est construit de la même manière que La fin de l’homme rouge qui m’a profondément marquée. Svetlana Alexievitch, écrivain et journaliste biélorusse, a interrogé des survivants, des liquidateurs, des enfants, des hommes, des femmes. Ils racontent les premiers jours après la catastrophe, le manque d’informations, le « nettoyage », l’obéissance aveugle aux ordres si typiques d’un pays communiste, le désir de servir la patrie, l’ignorance… Ces voix donnent une image bien différente des faits et de la vie sur place – c’était une période importante pour les cultures et les semailles et il fallait respecter le plan – l’évacuation a donc inquiété les agriculteurs pour des raisons qui ne sont pas les bonnes. La supplication nous rapproche des gens qui ont vécu la catastrophe, nous fait partager leurs vies, mais en tournant la dernière page, j’aurais aimé en savoir plus, avoir une idée de la vie actuelle de ces personnes. La fin de l’homme rouge est à ce niveau un travail de bien plus grande envergure mais La supplication est sans doute un premier essai dans le genre et garde tout son intérêt.

J’ai lu ce livre en même temps qu’Ingannmic, déjà ma compagne de lecture pour La fin de l’homme rouge. Ce livre entre également dans le cadre de « Lire le monde » pour la Biélorussie.

Book_RATING-35

Big Daddy

9782253098904-001-t_zpsnmisl9aaChahdortt Djavann, Big Daddy: Rody raconte sa vie à son avocate commise d’office, Nikki, une iranienne-américaine. Il est emprisonné à perpétuité (un des rares mineurs dans ce cas) pour avoir tué Big Daddy et deux de ses comparses. Celui-ci l’avait sorti de la rue à l’âge de 10 ans et pris sous son aile, le préparant à une vie de criminel et à la vie d’adulte. Mais à sa manière: il lui paie une prostituée pour qu’il devienne un homme, il l’oblige à assister à des meurtres qui ressemblent plus à des séances de haine et de torture. Parallèlement, l’avocate parle de sa vie et se raconte à Rody. La quatrième de couverture en dit beaucoup plus, beaucoup trop (elle raconte toute la première partie qui couvre les 3/4 du roman). C’est en voulant participer au challenge « Lire le monde » que j’ai choisi ce livre (de plus, c’était le seul de cet auteur disponible dans la librairie assez basique de mon quartier). Mais quelque part, il m’a laissée sur ma faim pour des raisons qui ne sont pas liées au roman: je me disais qu’en participant au challenge, cela me permettrait de découvrir d’autres auteurs mais surtout d’autres cultures. Or, malgré le fait que l’auteur soit iranienne, l’histoire se déroule aux Etats-Unis, sur le modèle de polars américains. Il y a quelques liens avec l’Iran mais ils sont fort limités, influant peu sur l’histoire (un peu quand même). Tout ça pour dire que j’ai eu du mal à apprécier ce roman parce que mes attentes étaient trop différentes. J’ai sélectionné un autre roman qui devrait satisfaire un peu mieux mes envies de découverte du monde, mais ce sera pour plus tard.

Un livre lu dans le cadre de « Lire le monde » pour l’Iran (quoique).

Book_RATING-30

Let’s cook our books #6: My rogan josh

Ce weekend, j’avais une envie de cuisine épicée, indienne plus précisément. J’ai donc repris mon livre d’Anjum Anand, Anjum’s new Indian et sélectionné « My rogan josh » qui n’avait pas l’air trop difficile. Je ne sais pas vraiment comment goûte un vrai rogan josh et je ne me suis pas informée sur les modifications qu’elle apporte à la recette mais le résultat était très bon. Je n’avais pas de macis, ni de cardamome noire et j’ai donc préparé le plat sans, mais j’ai bien suivi les indications pour les multiples autres épices ! La préparation demande un peu plus d’attention que d’autres currys parce qu’il faut rester un moment près de la casserole pour réduire le mélange mais ce n’est pas bien compliqué. En accompagnement, je me suis inspirée d’une recette de petits pois et concombres que j’ai remplacé par un bout de courgette qui traînait au frigo. Pour celle-ci, je n’ai pas suivi toute la liste d’ingrédients mais le résultat était malgré tout très bon.

Short diary of the week (151)

Lundi: me réveiller juste quelques secondes avant le réveil, bruine, marre de porter les mêmes vêtements depuis octobre passé, je n’aime pas les visites à l’improviste ni qu’on me quémande un gin tonic, Hell on Wheels, The Knick

Mardi: très bien avancer dans le boulot, une commande de tissus, trop chaud dans mes vêtements d’hiver – euh de mi-saison, The Great British Sewing Bee

Mercredi: un peu d’exercice physique, la journée du bip bip, partir plus tôt vu que je n’arrive plus à travailler, des pré-soldes au prix des soldes – bref deux nouveaux soutien-gorges, The Knick, The Americans

Jeudi: mes tissus sont arrivés ! me rendre compte que j’ai oublié de remplir ce short diary depuis mardi et creuser ma mémoire, un dérapage total, des fournitures de couture, The Knick, The Americans

Vendredi: rien de fort différent aujourd’hui, un gros coup de pompe en rentrant, The Knick, The Americans

Samedi: réveillée tôt, et c’est tant mieux: les ouvriers sont là dès 8h45, oh c’est pas ça – ils se débrouillent tous seuls, choisir mes repas du w-e – dont une recette indienne, recopier et découper un patron, découper le tissu et coudre les pinces, j’espère que ce ne sera pas trop petit !, envie de frites, The Knick – fin de la seconde saison et une conclusion pour tous les personnages qui laisse entrevoir la fin de la série (en fait non, des saisons 3 et 4 sont prévues mais avec un autre arc narratif), les yeux fatigués

Dimanche: le ménage et le pliage de linge c’est du sport aussi – non ?, une averse, sortir avec l’éclaircie et faire un peu défrichage au jardin, me retrouver avec des marques de terre partout sur les jambes, un court moment de couture, terminer enfin ce gros bouquin commencé en décembre, tentative de cocktail avec la liqueur de rhubarbe – ce n’était franchement pas génial, Indian Summers – saison 2, The Americans

Russendisko

41xebknscrl_zpspcxsp52wWladimir Kaminer, Russendisko: c’est le titre de ce livre qui m’a attirée en magasin: le Russendisko est cette musique jouée par les DJ russes dans les boîtes de Berlin – et en effet, Wladimir Kaminer est un de ces DJ, en plus d’être écrivain. Mais rien de cela n’est abordé dans ce récit: il s’agit plutôt de bribes de vies au début des années 1990. Il raconte l’arrivée à Berlin, la vie dans les quartiers d’immigrés et dans l’ex-Berlin-Est. Il brosse le portrait d’une ville et de ses habitants, racontant des anecdotes – du téléphone rose russe aux Grecs parlant Italien parce qu’ils tiennent une pizzeria. C’est le petit nombre de pages qui m’a poussée à terminer le livre. En fait, je n’y ai pas trouvé ce que je pensais y trouver, pas de roman sur un DJ, pas de roman sur la musique. Ce n’était pas désagréable, il y a même beaucoup d’humour et de dérision, et c’est au final un instantané d’une époque déjà révolue et une collection d’anecdotes sur la vie d’un émigré russe à Berlin.

Un livre qui rentre dans le cadre du challenge “Lire le monde” pour la Russie.

Book_RATING-25

 

Bilan culturel – juin 2016

Romans

  • Natsuko Kirino, Disparitions
  • Wladimir Kaminer, Russendisko
  • Celeste Ng, Everything I never told you

Livres documentaires

  • Svetlana Alixievitch, La supplication
  • Jerrold Northrop Moore, Sound revolutions (j’ai lu la partie qui m’intéressait, pour le reste, peut-être un jour ?)

Séries tv

  • Ennemi Public (7/10)
  • 30° in February (7/10)
  • Trapped (7/10)
  • The Americans – saison 1 (6,5/10)

Films

  • The Revenant, Alejandro Gonzalez Inarritu (5,5/10)
  • Carol, Todd Haynes (8/10)
  • An – Les délices de Tokyo, Naomi Kawase (8,5/10)
  • Spotlight, Tom McCarthy (7/10)

Musique

  • Marissa Nadler, Strangers (7,5/10)
  • Freakwater, Scheherazade (8/10)
  • Bear McCreary, Black Sails (9/10)
  • Joe Cuba, Merengue loco (7/10)
  • Fay Hield, Old Adam (7/10)
  • Awalom Gebremariam, Desdes (7/10)
  • Atticus Ross, Claudia Sarne & Leopold Ross, Triple 9 (7/10)
  • Paul Hepker & Mark Kilian, Eye in the Sky (7/10)
  • Jambinai, A Hermitage (8/10)

Restaurants et bars

  • des cocktails au Dominican
  • Maru, cuisine coréenne
  • des légumes, association entre plats et cocktails de Matthieu Chaumont et Nicolas Decloedt