La fin de l’homme rouge

la-fin-de-l-homme-rouge-ou-le-temps-du-desenchantementm118443_zpsrijoo7yoSvetlana Alixievitch, La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement: Svetlana Alixievitch, d’origine ukrainienne et ayant étudié en Biélorussie, a inlassablement interviewé les Russes, armée d’un stylo et d’un magnétophone. Elle s’est donné pour mission de garder vivante la mémoire de l’URSS, du communisme, mais aussi de la perestroika et de l’arrivée au pouvoir de Poutine. Des hommes et des femmes de tous les milieux lui parlent, racontent leur vie, racontent leurs drames. Ils parlent de la difficulté de vivre aujourd’hui dans un monde mené par l’argent, ils regrettent le communisme, ils regrettent les conversations de cuisine où beaucoup de choses interdites se disaient. L’auteur ne censure rien et certaines des histoires sont atroces, tragiques. Certaines personnes racontent le goulag et l’oppression tout en défendant le pouvoir d’antan. D’autres parlent des conflits raciaux dans les anciennes républiques, la fuite à Moscou, la vie en souterrain des migrants. Ils content aussi leurs amours, leurs passions pour la littérature, la musique, le théâtre. J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le livre, j’ai lu une centaines de pages très laborieusement, et puis la lecture commune avec Ingannmic m’a poussée à me plonger plus sérieusement dans le livre. A partir de la moitié, je n’ai plus pu m’arrêter et je l’ai finalement terminé très vite. Choquée par les histoires, étonnée par cet amour du communisme, cette lecture ne m’a pas laissée indemne et m’a donné envie d’en savoir plus sur ce grand pays que j’ai eu la chance de visiter deux fois à l’époque communiste et juste après, sous Eltsine.

Merci à Kleo qui en a parlé avec ferveur sur son blog et merci à Ingannmic pour la lecture commune !