Short diary of the week (120)

Retour du short diary après plusieurs semaines d’absence – si ça vous intéresse toujours vu que c’est du pur quotidien.

Question: mon récit de voyage du Japon avance très lentement par manque de temps et parce que je n’ai pas envie de me mettre la pression. Je pourrais publier deux ou trois articles par semaine dès maintenant – quitte à ce qu’il y a des intervalles plus importants – ou vous préférez un article tous les jours quand j’aurai fini ?

Lundi: réveil matinal – avant le réveil, toujours pas de message de ma direction – je suppose que je suis censée aller travailler, fouiller dans l’armoire pour trouver des gants, gratter le givre accumulé sur la voiture, retrouver avec plaisir mes collègues et le plaisir de la conversation, me retrouver assise toute la journée alors que j’ai tant aimé marcher, souffrir du froid en rentrant, bon ben c’est parti pour une journée de plus en voiture, The Good Wife

Mardi: au moins ce matin la voiture était exempte de givre, il devient urgent de regarder la suite de Doctor Who – j’ai plus ou moins compris ce qu’il s’y passait, en rentrant je déprime complètement: il fait froid et humide et le métro ne roulera pas jusque chez moi, Doctor Who puis Masterchef The Professionals et une fois de plus je lutte pour ne pas m’endormir

Mercredi: réveillée en sursaut par un mauvais rêve: des cousins éloignés que je déteste envahissaient ma maison, juste l’horreur ce matin: plus d’une heure dans les bouchons, juste fatiguée en arrivant enfin mais soulagée quelque part en apprenant l’annulation d’événements auxquels j’aurais dû participer et pour lesquels les transports auraient été compliqués, comfort food en rentrant, Doctor WhoMasterchef The Professionals

Jeudi: vais-je réussir à rentrer dans le tram ? après en avoir laissé passer un, c’est plus long et plus inconfortable mais quand je vois les files de voitures je ne regrette pas trop, un nouveau pc au bureau !, mais faites-là taire ! (ma voisine raciste – c’est elle qui le dit – dans le tram, causant très fort dans son gsm), recommencer tout doucement à préparer des cocktails, The Good WifeMasterchef The Professionals, et même réussir à lire quelques pages avant de m’endormir

Vendredi: retour à la normale pour les transports – quel soulagement, est-ce que j’aurais vraiment dû dire à mes collègues que j’ai toujours été fan de Duran Duran ?, enfin l’occasion de faire quelques courses en rentrant: du ponzu au Tagawa et des tirettes chez Veritas, The Good Wife – 3 épisodes

Samedi: déjà 9h30 ? je n’ai plus dormi aussi longtemps depuis…. je ne sais plus, lessive, courses, enfin planter tous ces bulbes de printemps – deux mois plus tard (mais ce n’est pas trop tard), n’empêche il fait frais et humide – ce n’est pas très agréable, continuer mon récit de voyage, trouver de quoi éclairer mes photos de cocktail, tenter un Cosmopolitan un peu différent, tenter du bœuf grillé à la japonaise accompagné de sauce ponzu – miam !, The affair – saison 2 – un premier épisode qui m’a laissée fort indifférente et qui me rappelle combien je déteste l’actrice principale, The Good Wife – oooh Will…

Dimanche: m’extirper du lit, zumba, envie de me remettre au lit alors que j’ai plein de choses intéressantes à faire, ne pas me mettre au lit parce que quand même, commencer à coudre une jupe, continuer à préparer mon récit de voyage et me demander pourquoi je me mets la pression, un excellent plat de gibier, Doctor Who – un épisode qui me met mal à l’aise au début mais qui débloque toute l’histoire, The Good Wife

 

Jolis souvenirs climatiques

Sous l’impulsion d’Elanor, je vous raconte huit jolis souvenirs climatiques:

Je me souviens de ce soir de décembre où je suis rentrée après un spectacle de burlesque sous la neige. Il y avait bien déjà 10cm et plus personne dans les rues. Tout était silencieux. Je me souviens de ce soleil d’été, de juillet, et des siestes sous les pins parasols sans l’enceinte du site archéologique d’Ostia Antica, l’ancien port de Rome. Je me souviens de ces fins de soirées de canicule dans le jardin, quand la chaleur retombe enfin et que le soleil se couche très tard, à regarder les étoiles et les avions passer. Je me souviens d’une visite guidée de la Grand Place de Bruxelles par un froid perçant où j’ai cru perdre mes doigts et orteils à cause du gel. Je me souviens de la chaleur tropicale en visitant les temples d’Angkor. Je me souviens des ces averses subites qui nous faisaient fuir la plage à la mer du Nord, en plein été. Je me souviens avoir craint pour ma vie lors de ce typhon qui a inondé la ville d’Hue au Vietnam – pluie et orages étaient d’une violence extrême. Je me souviens des terrasses en bord du Danube à Budapest où le soleil de la fin octobre réussissait encore à bien réchauffer.

The last 20 days

Ces 20 derniers jours…

  • j’ai pris deux fois l’avion
  • et vu l’avion R2D2 à Tokyo
  • j’ai pris 7 fois le shinkansen
  • et plein d’autres trains de types et âges divers
  • j’ai fait un aller-retour en ferry
  • et pris un tout vieux tramway
  • j’ai exploré les métros
  • ainsi que les bus locaux
  • et même pris le monorail
  • mais j’ai surtout usé mes chaussures
  • et trouvé les ballerines Crocs bien pratiques en cas de pluie
  • (sauf que j’aurais dû les acheter un peu plus grandes)
  • je me suis perdue quelques fois mais le gps m’a aidée
  • et j’ai apprécié le grand nombre de plans à divers endroits
  • (les cartes sim prépayées, c’est le bien !)
  • j’ai râlé plusieurs fois sur moi-même d’avoir pris la mauvaise décision
  • mais me suis aussi félicitée plusieurs fois d’avoir pris la bonne
  • il a plu, il a fait gris mais aussi un grand soleil
  • j’ai eu froid (juste un jour) et souvent trop chaud
  • (j’aurais bien mis mes sandales certains jours, mais tout le monde était déjà habillé en vêtements d’automne)
  • j’ai vu des jardins et encore des jardins et j’en demande encore
  • et aussi des temples, des daims, des bouddhas
  • j’ai souvent fui les endroits trop animés pour trouver des lieux calmes
  • et donc pas toujours apprécié l’urbanisation extrême
  • en même temps, il faut plusieurs voyages pour bien découvrir une ville
  • (je parle d’expérience avec Bangkok – que j’adore maintenant)
  • les trottoirs servent de piste cyclable, il faut s’y habituer
  • les érables étaient magnifiques et j’en veux des supplémentaires pour mon jardin
  • (même si j’ai raté leur feuillage rouge cette année vu mon voyage)
  • de même que des mousses
  • je serais bien restée plus longtemps à Tokyo et Kyoto – ce sera pour une prochaine fois
  • je me suis focalisée sur les musées d’art contemporain
  • oubliant complètement l’art ancien – ce sera pour une prochaine fois
  • j’ai été marquée par ces îlots de splendeur au milieu de paysages urbains plutôt laids
  • marquée aussi par l’urbanisation extrême, notamment entre Tokyo et Kyoto
  • certains jours j’avais l’impression de n’être entourée que de touristes japonais pensionnés
  • (dans l’avion notamment – la moyenne d’âge tournait autour des 65 ans)
  • je n’ai pas bu un seul cocktail (et oui !) – à part des gin tonic dans l’avion
  • et pas toujours eu envie de manger au resto
  • sauf qu’on trouve à manger partout, ce n’était donc pas un problème
  • je n’ai pas beaucoup parlé – et ça m’a manqué
  • mais j’ai pu faire tout ce que je voulais à mon rythme
  • – genre rester une heure dans un magasin de tissus à ne pas savoir choisir –
  • – ou hésiter une demi-heure entre plusieurs bentos –
  • j’ai détesté le papier toilette trop fin
  • mais apprécié la présence de toilettes très propres partout
  • le côté hyper-organisé a quelque chose pour me plaire
  • mais j’ai quand même le sentiment que c’est un peu trop
  •  – genre le check-in à l’hôtel est à 14 ou 15h, pas une minute avant –
  • j’ai fait plus d’un millier de photos – classiques et avec mon iPad
  • mais quasi complètement oublié de sortir Jeero, la petite Uglydoll qui était pourtant dans mon sac
  • j’ai ramené non pas un mais deux Totoro
  • et plein de thés
  • mais aussi livres, tissus et quelques objets divers
  • (en tout, un bon 6 kilos de goodies)
  • j’écrirai mon récit dans les prochaines semaines
  • mais patience !
  • j’ai relevé le défi de partir 20 jours en voyage toute seule
  • et même si c’était fort solitaire, j’en suis très contente
  • (mais je suis sûre que l’apport de quelqu’un d’autre enrichirait encore plus le voyage)
  • j’ai adoré le Japon et ses contrastes
  • et je compte bien y retourner

Cataract City

9782226259745gCraig Davidson, Cataract City: Owen et Duncan sont deux amis vivant à Cataract City, petite ville très touristique en bordure des chutes du Niagara. Plusieurs moments-clé de leur vie sont racontés autant dans leur enfance qu’à l’âge adulte. Roman d’apprentissage, mais aussi de survie, malgré les directions différentes que prennent les deux héros. La nature a une place très importante dans le récit, avec deux arcs narratifs qui débutent et terminent le livre, mettant en opposition été et hiver. J’ai entamé ce roman suite à une interview de l’auteur dans L’Amérique des écrivains mais je dois avouer que j’ai été déçue. Je n’aime pas ces livres où tout va mal pour un personnage, et où tout continue à aller mal; je n’aime pas lire des récits sur le côté trop sombre et trop difficile de la vie, sur des gens qui prennent coup sur coup les mauvaises décisions. Mon désintérêt est donc plus dû à l’histoire en tant que telle qu’à l’écriture qui est bien maîtrisée.

Book_RATING-30

Haute enfance

cvt_haute-enfance_4320Joyce Carol Oates, Haute enfance: dans ce roman écrit en 1976, Joyce Carol Oates trace le portrait d’une série de personnages vivant tous dans la même région, la plupart d’une même famille. Laney, adolescente, tombe amoureuse de Kasch, un intellectuel bien plus âgé qu’elle. Plus tard, celui-ci aura une relation avec la mère de Laney, Arlene. Vale, son fils aîné, est un vétéran de la guerre du Vietnam et vit de petits délits. D’autres personnages encore interviennent. Cela pourrait ressembler à un soap mais cela ne l’est pas. Certains passages sont un peu incompréhensibles, à moins d’y porter beaucoup d’attention. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages et à suivre leurs errements. Parce qu’il n’y a pas vraiment d’histoire, juste une suite de pensées et de (très belles) descriptions. Mais tout comme dans son roman précédent, Joyce Carol Oates utilise une sorte d’écriture automatique par moments et ce n’est pas spécialement une réussite. Il reste cependant tout son talent pour décrire avec lyrisme l’Amérique.

Book_RATING-25

Tigers in red weather

tigers-in-red-weatherLiza Klaussmann, Tigers in red weather: roman aux multiples voix et chronique familiale, Tigers in red weather raconte l’histoire de deux cousines, Nick et Helena, dans un lieu unique, la maison de vacances Tiger House située sur une île dans le nord des Etats-Unis. Elles y passent des étés longs et chauds, avec leurs maris et leurs enfants. Tout a l’air parfait mais il y a des failles. Celles-ci se dévoilent au cours du roman raconté par Nick, puis sa fille Daisy, par Helena, puis par Hughes, le mari de Nick, ancien combattant lors de la seconde Guerre Mondiale et enfin par Ed, le fils un peu bizarre d’Helena, le tout dans une période allant de 1945 à 1969. Il y a une certaine atmosphère très Mad Men, avec les cocktail parties, mais Liza Klaussmann décrit aussi divers sentiments allant de la jalousie à la trahison, de l’amour à l’ennui. Je ne dirais pas que ce roman est exceptionnel mais j’ai passé un très bon moment à le lire, tournant les pages au plus vite pour connaître le dénouement de l’histoire.

Book_RATING-40

7 days in Budapest (VI)

Le huitième jour (parce que, oui, depuis le début je me suis trompée dans mon titre !), le dimanche donc, il ne restait plus grand chose à faire professionnellement. Mon avion était en fin d’après-midi et je n’avais toujours pas profité des bains de l’hôtel. Après le petit déjeuner, j’ai donc enfilé mon maillot, le peignoir de bain bien trop grand fourni dans ma chambre et mes tongs et je me suis dirigée vers la partie thermale. Partie qui est grandiose, recouverte de mosaïques de couleurs un peu passées mais superbes. C’est un dédale pour arriver à la grande piscine (et je suis bien contente d’avoir pu me déshabiller dans ma chambre), puis aux autres bains à 36 et 40°. Katrien me rejoint et nous passons un agréable moment à barboter (mariner ?) dans l’eau chaude. Nous cherchons ensuite la piscine extérieure mais elle est déjà fermée. Par contre, il reste un petit bain chaud qui est encore ouvert. Rester là un moment a juste été fantastique pour se reposer des jours passés et discuter entre amies. Nous aurions pu rester plus longtemps mais nous avons bien profité. Et il fallait remettre les clés de la chambre pour midi.

Budapest

(le vin blanc de Katrien et mon negroni sbagliato)

Nous retrouvons deux autres amis et cherchons une terrasse ensoleillée de l’autre côté du pont. Nous nous retrouvons finalement au Balna où un café nous accueille pour une partie de l’après-midi. Nous mangeons et buvons, tout en profitant de la vue et du soleil de la fin de mois d’octobre, qui à l’abri du vent, nous réchauffe bien.

Ces moments passés là sont un excellent souvenir et même si j’ai beaucoup râlé sur la météo des premiers jours, j’ai passé un bon moment à Budapest. La ville n’est pas un coup de coeur comme l’était Saint-Jacques de Compostelle l’année passée mais j’ai aimé ces quelques jours. Je regrette juste d’avoir écrit ces billets un peu vite, sans trop les porter d’attention à mon écriture, mais je ne voulais pas attendre la fin novembre, à un moment où mes souvenirs se seraient déjà un peu estompés par ma nouvelle grande aventure. Je vous laisse avec un selfie où je suis assez sérieuse mais aussi sereine. Ce n’est sans doute pas la plus jolie photo de moi mais elle marque ce moment.

Budapest