7 days in Budapest (II)

Armée de mon plan de ville, je pars visiter le quartier du Château. Mon but est de commencer par l’extrémité la plus éloignée de mon hôtel pour ensuite y revenir à pied. Le trajet en métro n’est pas des plus logiques – je traverse toute la ville d’abord vers l’est pour ensuite revenir vers l’ouest, passant deux fois sous le Danube – mais je n’ai même pas pensé à chercher un tram plus direct. Je dois bien avouer que j’aime aussi découvrir un ville par ses métros, des plus modernes aux plus anciens. La ligne 4 est la plus récente et les stations très profondes sont de superbes cathédrales de béton, sobres mais toutes différentes, avec des jeux de voûtes et arcs transversaux. A la gare de Keleti Pályaudvar, je prends la ligne 2 jusqu’à l’arrêt Széll Kálmán tér. Sortant du métro, je me sens un peu perdue sur une place en plein travaux et un quartier un peu sinistre, n’ayant aucune idée de la direction du Danube. Je repère finalement un fast-food mexicain, Arriba, et je m’y installe pour enfin manger quelque chose… Je meurs en effet de faim ! Le resto est décoré de fresques colorées mais qui ne cachent pas le côté un peu délabré, les tuyaux d’évacuation et autres problèmes de construction de vieux bâtiments rénovés avec les moyens du bord.

Rassasiée, je trouve très vite la rue qui monte en pente raide vers le quartier du château. Je suis en fait plus ou moins un “walking tour” du Lonely Planet. L’ambiance change très vite: plus de voitures ou presque, peu de monde (pour le moment) et une imposante porte ouverte dans le rempart, la porte de Vienne, qui offre un panorama sur la ville. Le bâtiment des Archives Nationales se fait remarquer par ses tuiles colorées et disposées de manière à former une mosaïque. Je flâne dans les petites rues et prends du plaisir à me promener sans but précis, admirant les jolies maisons et les vues d’un côté ou l’autre de la colline. Je préfère ne pas garder le guide en main et du coup, je rate sans doute plein d’explications sur les bâtiments mais cela m’importe guère. J’emmagasine plutôt des sensations.

Arrivant en vue de l’église Mathias, je vois des hordes de touristes. Je me mêle à eux pour admirer l’endroit et je monte sur le Bastion des Pêcheurs pour faire des photos du panorama comme tout le monde. C’est sans doute de là que ma maman avait fait une photo de moi quand j’étais petite. Je repars dans les petites rues plus calmes et arrive au bâtiment imposant du Château qui abrite aujourd’hui plusieurs musées. Je ne suis pas tentée par leur visite, profitant plutôt des beaux panoramas et du temps très doux et en partie ensoleillé. Le soleil joue à cache-cache en fait, illuminant parfois un court moment le Parlement sur la rive opposée. Je ne suis pas encore prête à descendre bien que le funiculaire aurait été une expérience intéressante. Je poursuis ma route, via passerelles et jardins qui descendent par niveaux.

De là, je n’ai plus qu’à suivre les quais du Danube pour retrouver l’hôtel. Je vois les bains Rudas où se pressent les locaux en ce dimanche après-midi et passe près de la falaise imposante de la colline Gellért. De jolies maisons sont parsemées sur celle-ci et je suis bien tentée de me promener par là mais je commence à être fatiguée.

De retour à l’hôtel, je me repose un moment, puis ma curiosité me pousse à la brasserie située au rez-de-chaussée. J’y découvre que les Aperol Spritz n’y sont pas très chers (cela deviendra mon apéro attitré pendant tout le séjour) et je choisis un plat de cuisse de canard sur un lit de tomates, courgettes et autres légumes avec une sauce au paprika. C’est là que je me rends compte pourquoi je ne prépare jamais rien avec cette épice: je ne l’aime pas trop.

Malgré la chaleur dans la chambre, j’ai des frissons et je prends les deux couvertures pour m’endormir finalement assez tôt. Ce fut une journée bien occupée et mes impressions sur la ville sont encore assez partagées. Je ne me sens pas encore tout à fait présente mais ma promenade sur la citadelle était très agréable et les vues superbes.

Côté pratique: des distributeurs violets vendent des tickets pour les transports, en diverses langues. J’ai choisi sur le deuxième écran la pass de 7 jours valant environ 15 euros et me permettant de voyager partout, y compris avec des correspondances. Il suffit de le montrer aux contrôleurs postés en haut des escalators des stations.

4 thoughts on “7 days in Budapest (II)

  1. Petite question: comment fais-tu pour te rappeler aussi bien de tout ton parcours? Tu prends des notes ou tu écris en rentrant le soir dans ta chambre d’hôtel?

    1. Je prends des notes le soir ou le lendemain, dès que j’ai un moment calme. Au début du séjour, c’était donc à mon hôtel le soir, pour la fin, c’était dans l’avion en rentrant😉 (et j’avais déjà oublié une partie). Je reprends aussi mon guide pour bien retranscrire les noms et pour ajouter un peu de contenu. Et l’ordre des photos aide aussi.

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