Les évaporés du Japon

Léna Mauger & Stéphane Remael, Les évaporés du Japon: enquête sur le phénomène des disparitions volontaires: chaque année, environ 100.000 Japonais disparaissent sans laisser de traces. Ils abandonnent tout, coupent le contact avec leur famille, leurs amis, leur travail. Les raisons sont souvent financières, des emprunts trop élevés qu’on ne peut plus payer… Léna Mauger et Stéphane Remael sont partis à la recherche de ces évaporés, quête bien difficile parce que c’est un sujet tabou. Le récit les suit pas à pas dans leurs démarches, entrecoupé de quelques témoignages souvent poignants de familles qui se demandent toujours si leurs fils ou leur mari est mort mais aussi de quelques personnes qui ont décidé de tout lâcher. J’ai lu ce livre d’une traite, en un après-midi. Documentaire, certes, mais également passionnant et très bien écrit. Et les magnifiques photos de nuit de Remael ponctuent les mots. Je recommande, même si aucun voyage au Japon n’est prévu.

Book_RATING-40

3 thoughts on “Les évaporés du Japon

  1. J’ai lu ce livre il y a quelques semaines et l’ai trouvé, à ma grande déception, peu approfondi et très anecdotique.
    Certaines fictions écrites par des auteurs japonais en disent à mon avis plus long et plus vrai sur la société japonaise.
    J’espère que ton premier séjour au Japon (je suis presque sûre, à lire tes billets précédents, que tu voudras y retourner !) te plaira.

    1. Tu n’as pas tort sur le côté peu approfondi mais je l’ai apprécié comme récit, un récit sur la recherche d’informations sur un phénomène qui ne laisse justement pas approcher facilement. Ce serait en effet intéressant de comparer avec des auteurs japonais.
      Je l’espère aussi !
      Et merci pour ce premier commentaire !

  2. Quand j’étais au plus bas de ma dépression (pré)post-thèse, c’est un fantasme que j’ai souvent eu: disparaître.
    J’ai eu pas mal de pensée suicidaires (pendant trop longtemps, je ne pouvais pas traverser un pont à pied sans avoir, ne fusse que pendant une fraction de seconde, l’envie de me jeter par dessus), mais ce qui revenait le plus, c’était l’idée de la fuite sans retour, le “suicide d’identité”… Ça me venais souvent lorsque j’étais au volant, en effectuant les trajets entre Liège et Namur, et que je me demandais “Et si je continue à rouler sans m’arrêter, jamais?”.
    Et c’est aussi ce qui revient immédiatement à la moindre baisse de morale, ou lors de tensions avec mon conjoint.
    Je ne dis pas que ça arrivera un jour, je ne dis pas que ça n’arrivera jamais, simplement qu’il ne faudra pas (trop) s’imquiéter pour moi si du jours au lendemain je ne donne plus aucune nouvelles😀

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