Destins

35François Mauriac, Destins: pour cette deuxième lecture commune de François Mauriac, Athalie et Ingannmic m’avaient laissé l’honneur du choix. Je me suis tournée vers Destins parce qu’il fait partie de l’héritage paternel et qu’il me semblait totalement inconnu. L’histoire se passe à la fin de l’été, dans les Landes, la région de prédilection de Mauriac. L’atmosphère est pesante, comme souvent. Elisabeth Gornac, veuve, gère la propriété et les vignobles de son beau-père vieillissant et prend sous sa protection Bob Lagave, le petit-fils de sa voisine qui lui semble si charmant. Envoyé là par ses parents, il est convalescence d’une pleurésie. Un jour, il demande à Elisabeth d’héberger sa « fiancée », Paule de la Sesque. Les événements se précipitent et Elisabeth se rend compte que Bob n’est pas la personne qu’il est. Mauriac décrit une fois de plus l’étouffement, le poids des convenances, l’issue impossible vers autre chose dans cette société bourgeoise de l’époque. Elisabeth a ressenti en elle un espoir, un rayon de lumière mais elle est vite déçue et retourne à ses obligations: gérer le domaine, soigner son beau-père, fermer la porte à tout sentiment qui sort des habitudes. Peut-être moins puissant que Thérèse Desqueyroux, Destins propose malgré tout un beau portrait d’une femme qui s’est oubliée.

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7 days in Budapest (IV)

Il a plu toute la nuit et il pleut toujours… La météo annonce une accalmie à partir de midi et donc je traîne un peu. Au petit déjeuner, je suis dans l’autre salle, beaucoup plus calme et je regarde les gouttes tomber. Rien ne m’oblige à aller affronter la pluie et donc je prends mon temps pour finalement partir vers 11h. Trois métros différents me mènent au grand parc de l’autre côté de la ville. La ligne 1 est assez insolite: c’est une antiquité au charme désuet, trois petits wagons roulent juste en dessous de la grande avenue Andrássy, s’arrêtant régulièrement dans des stations aux boiseries et au carrelages anciens. Pour changer de direction, il faut sortir en plein air et traverser la rue.

Je vois le bâtiment imposant du Musée des Beaux-Arts que je comptais visiter… sauf qu’il est fermé pour rénovations jusqu’en 2018. Et voilà pour mes plans de la matinée à l’abri de la pluie ! Elle n’est plus si forte mais le parapluie est encore nécessaire. Je traverse le parc et me dirige vers les bains de Széchenyi. Je n’ai pas prévu de m’y baigner mais j’admire le bâtiment imposant et jette un coup d’oeil dans l’entrée. A sa sortie, je revois la dame canadienne assisse à côté de moi hier chez Gerbeaud, et un autre couple de touristes propose de prendre une photo de moi.

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Je m’enfonce dans le parc et arrive au château de Vajdahunyad, construit en 1896 sur le modèle d’une forteresse de Transylvanie, en style gothique, romanesque et baroque selon les ailes. Le temps gris accentue l’impression imposante et quelque peu angoissante. Je continue ma ballade dans le parc, ne m’imaginant pas qu’il est si grand et surtout si peu fréquenté. Je me sens un peu mal à l’aise et ne continue finalement pas vers le quartier où se trouvent d’après le guide quelques belles maisons art nouveau. En fait, je veux juste retourner au métro et je râle un peu sur moi. N’empêche, les arbres ont pris leurs couleurs d’automne et c’est très joli.

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Je retrouve enfin l’avenue Andrássy et m’y ballade, admirant les superbes demeures. Sur ma route se trouve le musée Ferenc Hopp des Arts d’Asie de l’Est. Il présente une exposition sur Ervin Baktay, spécialiste de l’Inde hongrois. C’est un personnage aux facettes multiples: il a été artiste, astrologue, acteur dans un show à la Wild Bill (les autres Indiens donc) et traducteur de plusieurs textes classiques indiens (d’Inde).

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Je reprends le métro pour descendre à Opera et me promène dans le quartier, passant notamment devant la Basilique. Je me dirige finalement vers Kiraly Utca et vais manger chez Frappans, suivant les conseils d’Armalite. Je traverse ensuite à nouveau tout le quartier hébergeant de nombreux « ruin bars » et me retrouve sur une grande avenue fort triste et avec beaucoup de circulation, à la recherche d’un magasin d’alcool que j’avais noté. Comme il ne m’inspire pas, je retourne finalement à l’hôtel, et c’est à ce moment-là que réapparaît le soleil.

Je suis un peu indécise sur les activités suivantes: Spritz ?, bains ? C’est la première option qui l’emporte après un peu de repos. Je descends donc à la brasserie et en profite pour y manger un plat qui est bon mais bien trop gras pour ma digestion délicate: de la poitrine de porc pané sur un lit de purée de haricots.

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7 days in Budapest (III)

Après une nuit relativement bonne, je me réveille malgré tout assez tôt à cause du bruit des salles de bain voisines. Je traîne un peu au lit puis vais prendre mon petit déjeuner. Il est assez varié mais restera le même tous les jours et comprend quelques plats très « rétro » comme des pêches, ananas et cerises au sirop. Le temps est plutôt gris et cela ne donne pas trop envie de sortir. Sachant que la pluie arrive, j’essaie de me faire un programme musées, sauf qu’on est lundi et que la plupart sont fermés. Mon humeur est quelque peu en adéquation avec la météo mais une fois sortie de l’hôtel, je me rends compte qu’il ne pleut pas.

Je traverse à pied le pont de la Liberté en face de l’hôtel; il vibre à chaque passage d’un tram antique. De très beaux bâtiments longent les quais mais ce n’est pas le but de ma promenade d’aujourd’hui. Je visite d’abord le grand marché couvert de Nagyczarnok. Rénové en 1996, c’est une grande halle à structure métallique. Des magasins de souvenirs ont envahi le premier étage mais le rez-de-chaussée est beaucoup plus local: échoppes de fruits et légumes côtoient bouchers et boutiques d’épices ou d’alcools. Un très bel endroit ! (J’avais fait d’autres photos avec mon appareil mais il se dérègle souvent et le résultat n’était pas lisible sur PC. Je viens de vérifier, je peux les convertir sur un MAC mais je n’ai plus vraiment le temps).

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Pour me rendre au quartier Juif, je suis un autre « walking tour » du Lonely Planet, plutôt axé shopping. Cela ne m’intéresse pas trop mais il me permet de découvrir la ville et ses superbes bâtiments, certains rénovés, d’autres fort gris et sales, voire délabrés. Le temps gris n’est pas propice aux jolies photos et les filtres d’Hipstamatic accentuent souvent le côté sombre. En fin de parcours, j’entre dans la jolie boutique Rhododendron et y achète deux cartes postales. Le magasin débouche sur un passage un peu sombre, non loin du quartier Juif.

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Il commence à pleuvoir… j’hésite… et je rentre finalement dans la synagogue pour m’abriter et la visiter en même temps. Construite en 1859, elle marie styles romantique et mauresque et peut accueillir 3000 fidèles. Malgré cela, elle me semble bien plus petite et fort chargée, peu propice au recueillement. Je compare peut-être trop aux églises… Au chaud et à l’abri de la pluie, je prépare la suite des mes visites.

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12h45 et un joli café attire mon attention. Je n’ai pas encore vraiment faim mais le Solinfo est très design, avec une multitude de luminaires contemporains. Je commande une petite salade de thon et surtout une délicieuse limonade à base de pamplemousse, avec plein de morceaux de fruits, servie dans un bocal à conserve. La serveuse n’est pas très souriante a priori mais se détend au fur et à mesure.

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Il pleut toujours quand je sors, faiblement mais assez fort pour ouvrir mon parapluie, ce qui limite l’emploi de l’appareil photo. Je reprends un « walking tour » du Lonely Planet qui me fait remarquer une statue que je n’avais pas vue, en l’honneur de Carl Lutz qui a sauvé de nombreux Juifs en 1944. Je me promène ensuite dans le passage de Gozsdu udvar qui rassemble de nombreux bars et restaurants et passe ensuite devant le Rumpus Bar, unique bar tiki de Budapest (mais n’ouvrant qu’à 18h). La pluie s’accentue et je profite de moins en moins, d’autant plus que le quartier devient de plus en plus triste, surtout autour du Square Klauzál tér qui est censé avoir une ambiance juive d’avant-guerre. Pour moi, c’est juste une ambiance communiste. Je passe ensuite devant une belle demeure néo-gothique et l’église Sainte-Thérèse. Par les fenêtres de l’Académie de Lizst, j’entends des musiciens répéter.

Le but de ma promenade est la Maison des Photographes Hongrois, située en face de l’Opérette, un bâtiment très tarte à la crème. L’ancien studio de photographe, construit en 1894, possède une belle verrière apportant la lumière du jour en abondance. Aujourd’hui musée, il présente une exposition d’André Kertesz (1894-1985), tout particulièrement son début de carrière en Hongrie, aux environs de la Première Guerre Mondiale. Ses photos en noir et blanc sont très bien construites et très belles.

Comme il pleut toujours et que je n’ai plus d’idées d’endroits couverts à visiter (et que mes jambes fatiguent), je vais chez Gerbeaud pour goûter d’un gâteau au chocolat et à la cerise, bon mais consistant, et d’un café latte (mon premier café depuis… euh….). Je regarde les touristes passer, un peu perdue dans mes pensées et je me rends compte que manger seule n’est plus vraiment un problème, ce sont même souvent de très bons moments.

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(cette photo a été prise deux jours plus tard, par temps ensoleillé)

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Je retrouve le métro, la ligne 3 d’abord, aux wagons plutôt anciens, puis la ligne 4, bien plus contemporains. Je rentre à mon hôtel et je ne bougerai plus de ma chambre, grignotant un biscuit et une banane. Je me rends compte que je suis vraiment très sensible au café, je mettrai longtemps à m’endormir profondément.

7 days in Budapest (II)

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Armée de mon plan de ville, je pars visiter le quartier du Château. Mon but est de commencer par l’extrémité la plus éloignée de mon hôtel pour ensuite y revenir à pied. Le trajet en métro n’est pas des plus logiques – je traverse toute la ville d’abord vers l’est pour ensuite revenir vers l’ouest, passant deux fois sous le Danube – mais je n’ai même pas pensé à chercher un tram plus direct. Je dois bien avouer que j’aime aussi découvrir un ville par ses métros, des plus modernes aux plus anciens. La ligne 4 est la plus récente et les stations très profondes sont de superbes cathédrales de béton, sobres mais toutes différentes, avec des jeux de voûtes et arcs transversaux. A la gare de Keleti Pályaudvar, je prends la ligne 2 jusqu’à l’arrêt Széll Kálmán tér. Sortant du métro, je me sens un peu perdue sur une place en plein travaux et un quartier un peu sinistre, n’ayant aucune idée de la direction du Danube. Je repère finalement un fast-food mexicain, Arriba, et je m’y installe pour enfin manger quelque chose… Je meurs en effet de faim ! Le resto est décoré de fresques colorées mais qui ne cachent pas le côté un peu délabré, les tuyaux d’évacuation et autres problèmes de construction de vieux bâtiments rénovés avec les moyens du bord.

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Rassasiée, je trouve très vite la rue qui monte en pente raide vers le quartier du château. Je suis en fait plus ou moins un « walking tour » du Lonely Planet. L’ambiance change très vite: plus de voitures ou presque, peu de monde (pour le moment) et une imposante porte ouverte dans le rempart, la porte de Vienne, qui offre un panorama sur la ville. Le bâtiment des Archives Nationales se fait remarquer par ses tuiles colorées et disposées de manière à former une mosaïque. Je flâne dans les petites rues et prends du plaisir à me promener sans but précis, admirant les jolies maisons et les vues d’un côté ou l’autre de la colline. Je préfère ne pas garder le guide en main et du coup, je rate sans doute plein d’explications sur les bâtiments mais cela m’importe guère. J’emmagasine plutôt des sensations.

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Arrivant en vue de l’église Mathias, je vois des hordes de touristes. Je me mêle à eux pour admirer l’endroit et je monte sur le Bastion des Pêcheurs pour faire des photos du panorama comme tout le monde. C’est sans doute de là que ma maman avait fait une photo de moi quand j’étais petite. Je repars dans les petites rues plus calmes et arrive au bâtiment imposant du Château qui abrite aujourd’hui plusieurs musées. Je ne suis pas tentée par leur visite, profitant plutôt des beaux panoramas et du temps très doux et en partie ensoleillé. Le soleil joue à cache-cache en fait, illuminant parfois un court moment le Parlement sur la rive opposée. Je ne suis pas encore prête à descendre bien que le funiculaire aurait été une expérience intéressante. Je poursuis ma route, via passerelles et jardins qui descendent par niveaux.

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De là, je n’ai plus qu’à suivre les quais du Danube pour retrouver l’hôtel. Je vois les bains Rudas où se pressent les locaux en ce dimanche après-midi et passe près de la falaise imposante de la colline Gellért. De jolies maisons sont parsemées sur celle-ci et je suis bien tentée de me promener par là mais je commence à être fatiguée.

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De retour à l’hôtel, je me repose un moment, puis ma curiosité me pousse à la brasserie située au rez-de-chaussée. J’y découvre que les Aperol Spritz n’y sont pas très chers (cela deviendra mon apéro attitré pendant tout le séjour) et je choisis un plat de cuisse de canard sur un lit de tomates, courgettes et autres légumes avec une sauce au paprika. C’est là que je me rends compte pourquoi je ne prépare jamais rien avec cette épice: je ne l’aime pas trop.

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Malgré la chaleur dans la chambre, j’ai des frissons et je prends les deux couvertures pour m’endormir finalement assez tôt. Ce fut une journée bien occupée et mes impressions sur la ville sont encore assez partagées. Je ne me sens pas encore tout à fait présente mais ma promenade sur la citadelle était très agréable et les vues superbes.

Côté pratique: des distributeurs violets vendent des tickets pour les transports, en diverses langues. J’ai choisi sur le deuxième écran la pass de 7 jours valant environ 15 euros et me permettant de voyager partout, y compris avec des correspondances. Il suffit de le montrer aux contrôleurs postés en haut des escalators des stations.

7 days in Budapest (I)

Budapest n’était pas vraiment sur ma liste mais c’était la destination de la foire annuelle à laquelle j’assiste pour le travail. Quand j’ai réservé en mai, je n’avais pas encore de projets de voyage et j’ai décidé de prolonger mon séjour en partant dès le dimanche au lieu du mercredi. De même, je n’ai pas choisi l’hôtel, préférant partager le même que mes amis (qui ont très bien choisi !). Le hasard fait donc que mes voyages se succèdent cette année…

Dimanche donc, un réveil aux aurores pour aller prendre mon avion… Je peste un peu contre l’heure si matinale mais j’arrive tôt à Budapest, d’autant plus que l’avion a vingt minutes d’avance. Mes premières impressions de la ville sont plutôt mitigées, mais n’est-ce pas toujours le cas sur la route entre un aéroport et le centre ville ? Bâtiments plutôt délabrés et gros blocs d’appartements grisâtres, aux murs lézardés et rafistolés, fils barbelés rouillés le long de la voie ferrée me renvoient à l’époque communiste.

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Ma maison pour les prochains jours est l’hôtel Gellért, un imposant bâtiment de style début de siècle (le 20e), à tourelles et balcons, qui a vu de meilleurs jours mais qui n’a pas perdu toute sa gloire. Un genre de « Grand Budapest Hotel » en quelque sorte, abritant des thermes très connus. Je reçois ma chambre de suite, même s’il n’est que midi. Elle est assez sombre et bizarrement arrangée mais la vue est superbe. Au cours des jours, je verrai la couleur des feuilles changer sur la colline Gellért et les bateaux passer sur le Danube. Il se dégage un certain charme suranné, ce qui rend la chambre encore payable. Une rénovation en profondeur serait nécessaire mais je ne me pourrais plus me permettre cet hôtel. Et je remarque que les tarifs ont déjà bien augmenté depuis ma réservation. Et aussi que je n’ai pas pris de photos du bâtiment, sauf de très loin, de l’autre côté du Danube.

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Short diary of the week (119)

Lundi: cette semaine devrait être un peu plus calme – tant mieux !, il fait glacial dans mon bureau ce matin, maux de tête, aller à la recherche de tongs à la veille de l’hiver, trouvées dans un magasin de maillots de bain, un cordial au sureau et des saucisses chez Marks & Spencer, Scream Queens, Downton Abbey, The Good Wife

Mardi: pas de givre sur la voiture ce matin, sortir le manteau d’hiver – celui de mi-saison n’était pas assez chaud, ah oui ! 6° à 17h30, Hannibal, The Good Wife – fin de la quatrième saison

Mercredi: une journée pas très productive, me nourrir avec ce qu’il y a frigo pour le vider le plus possible, Hannibal, The Good Wife – saison 5

Jeudi: perdre une demi-heure à écouter quelqu’un parler avec une haleine de tabac, décevoir la personne en question qui pensait passer plus de temps avec moi pour causer encore plus, un métro bloqué, un repas express à l’Anata, Chambers of the Curious: une consultation intrigante et amusante, des cocktails très moyens

Vendredi: parfois il vaut mieux en rire (mais ce toujours les même qui posent problème), d’humeur un peu maussade et un sentiment quelque peu inconfortable dans l’attente d’un temps qui va s’accélérer subitement, terminer Hannibal avec un avis mitigé – beau mais souvent un peu ennuyeux, The Good Wife

Samedi: valise, rangement dans le reader et dans l’iPad, retrouver une ancienne version d’Hipstamatic sauvegardée cet été, The Good Wife

Dimanche sera raconté plus tard

Accélération

Les dernières semaines ont été assez chargées, tant au niveau boulot qu’au niveau sorties. Le grand projet a enfin été mis à la connaissance du public et j’ai dû m’occuper de mille et une choses qui ne m’intéressent pas. Pendant le printemps et l’été, j’avais été mon propre chef, ne pouvant râler que sur moi-même si les choses n’avançaient pas. Là, j’ai dû compter sur d’autres personnes qui n’ont pas la même conception du travail que moi qui ne travaillent pas de la même manière que moi et gérer absences, retards et conflits entre personnes pour causes de non-dits. Certains soir, je rentrais chez moi juste épuisée par ces choses sur lesquelles je n’ai que peu de contrôle. Parallèlement, un autre projet de moins grande envergure a vu le jour et j’ai également dû régler une série de problèmes, heureusement moins compliqués mais impliquant cependant du temps et de nombreux aller-retours entre mon bureau et d’autres bureaux.

Et c’est à la même période que ma vie sociale a connu une accélération. Certaines semaines, je n’ai quasiment pas été chez moi, entre concerts et spectacles, sorties entre amis, dégustations d’alcools divers, à tel point que j’ai refusé des invitations pour cause de fatigue. J’ai beaucoup moins de problèmes de sommeil qu’avant mais quand je suis sortie en soirée, je mets beaucoup de temps à prendre un rythme de repos et mes nuits s’en ressentent très fort. Et il me reste aussi le syndrome du lundi, qui m’empêche souvent de passer une bonne nuit. Ces sorties m’ont fait beaucoup de bien, j’essaierai juste de les espacer un peu plus dans le futur !

Cette semaine a heureusement été un peu plus calme de tous points de vue. Mais mon humeur est un peu bizarre. Il y a une inquiétude un peu diffuse, un certain attentisme, des questions qui me traversent l’esprit, des listes qui se font, une certaine déception que mon app favorite de photos ne fonctionne plus qu’à moitié et qu’il n’y a toujours pas de mise à jour, et que donc je ne pourrai pas vraiment l’utiliser beaucoup dans les prochaines semaines, des hésitations sur les vêtements à prendre, quelle veste ou manteau surtout, des repas moins gratifiants que d’habitude dans le but de vider le frigo, des achats de dernière minute, des billets de blog que je n’ai pas encore écrit mais qui devraient l’être (deux livres, une jupe cousue…)…

Et donc dimanche, le temps s’accélère à nouveau jusqu’à la fin novembre.

Short diary of the week (118)

Lundi: mais pourquoi ai-je si mal dormi ?, l’examen des yeux offert par le boulot confirme une légère baisse de ma vue de près – je m’occuperai de ça sérieusement cet hiver, début de mal de tête, quelques menus achats en rentrant et une visite à la toute nouvelle épicerie Tagawa, Scream Queens, Downton Abbey

Mardi: une nuit épouvantable (j’ai même repris un demi xanax pour la première fois depuis plus de 6 mois), métro, train, Paris, train, métro, enfin me poser et me reposer, un repas minimaliste, Hannibal, The Good Wife

Mercredi: une bonne nuit !, hésiter et finalement prendre la voiture, changements de plans pour la soirée – une fois de plus, vivement une semaine de boulot normale – a priori ce ne sera pas avant la mi-décembre, c’est-à-dire une semaine où je pourrai faire le travail normal ainsi que celui sur le grand projet sans être dérangée par mille autres choses, me relaxer avec un disque de gamelan, un repas très moyen précédant un concert excellent – Geomungo Factory – groupe coréen composant de nouvelles musiques pour des instruments anciens – dans un esprit très rock, rentrer en 15 minutes grâce à la voiture prise le matin, ne pas réussir à m’endormir

Jeudi: réunion, drink, comatage, resto avec Katrien et parler de tous nos projets, rentrer tôt et encore regarder un épisode de The Good Wife

Vendredi: une bonne nuit de sommeil, pas mécontente que ce soit le dernier jour de la semaine, encore mille et une choses à régler, les copy shop ferment très tôt tout près de chez moi, Hannibal – deux épisodes qui me laissent très dubitative et qui m’ennuient, heureusement Alicia est là !

Samedi: tentative matinale de copy shop où je me fais quelque peu arnaquer, en route pour Spa !, une très jolie ville que je veux absolument visiter prochainement, boulets sauce lapin et frites pour bien caler l’estomac, rhums rhums et rhums, je ne saurais plus dire combien j’en ai goûté, mes favoris: Compagnie des Indes Panama et Issan mais aussi Plantation Belize Guatemala et Sainte-Lucie, un peu saoule mais pas trop, Hannibal, euh en fait je suis vraiment fatiguée: au lit à 21h30 !

Dimanche: sport le matin – sport l’après-midi: déterrer les bananiers, ranger la terrasse et les meubles de jardin, mettre les plantes fragiles près de la façade, rentrer les plus délicates (là, il y a encore du boulot), tenter de résoudre les problèmes d’Hipstamatic en effaçant l’app et en la réinstallant – sans résultat – j’espère que la mise à jour sera publiée avant mon départ, un cocktail rapide mais non moins délicieux: gin – sloe gin – curaçao, Doctor Who, The Good Wife, ne pas réussir à m’endormir comme souvent le dimanche

Les évaporés du Japon

japon-tt-width-331-height-445-lazyload-1-crop-1-bgcolor-000000-except_gif-1Léna Mauger & Stéphane Remael, Les évaporés du Japon: enquête sur le phénomène des disparitions volontaires: chaque année, environ 100.000 Japonais disparaissent sans laisser de traces. Ils abandonnent tout, coupent le contact avec leur famille, leurs amis, leur travail. Les raisons sont souvent financières, des emprunts trop élevés qu’on ne peut plus payer… Léna Mauger et Stéphane Remael sont partis à la recherche de ces évaporés, quête bien difficile parce que c’est un sujet tabou. Le récit les suit pas à pas dans leurs démarches, entrecoupé de quelques témoignages souvent poignants de familles qui se demandent toujours si leurs fils ou leur mari est mort mais aussi de quelques personnes qui ont décidé de tout lâcher. J’ai lu ce livre d’une traite, en un après-midi. Documentaire, certes, mais également passionnant et très bien écrit. Et les magnifiques photos de nuit de Remael ponctuent les mots. Je recommande, même si aucun voyage au Japon n’est prévu.

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One day in Paris

Paris

Mardi, j’ai eu l’occasion de passer ma journée à Paris, à la base pour un rendez-vous professionnel. Ce qui m’a laissé du temps pour d’autres activités. Le matin, j’ai été visiter l’exposition de la Halle Saint-Pierre, Hey ! modern art & pop culture / Act III, conseillée par Baba. Je n’avais qu’une heure, ce qui était un peu juste mais j’ai eu le temps d’admirer des œuvres très hétéroclites allant du surréalisme pop américain de Mark Ryden à des motifs de tatouages en passant par des décors japonais pour du théâtre itinérant et des œuvres réalisées par des soldats lors de la Première Guerre Mondiale à partir d’objets du quotidien et de munitions usagées. C’est une exposition dense, avec beaucoup d’artistes différents mais avec une cohérence certaine. Je recommande si, comme moi, vous aimez l’art décalé, très figuratif et souvent surréaliste.

L’après-midi, j’ai tenté ma chance au Musée d’Art Moderne de Paris. Quand j’y suis arrivée, pas de file pour l’exposition Andy Warhol, ce qui m’arrangeait bien. Elle commence par une courte rétrospective de sa carrière, montrant quelques séries importantes comme la chaise électrique, les soupes Campbell ou les boîtes Brillo mais aussi de l’audiovisuel: des portraits filmés de ses amis ou de stars proches de son entourage et le film sur l’Empire State Building. Le prétexte de l’exposition est tout autre cependant: présenter dans son entièreté la série Shadows, 102 peintures/sérigraphies au motif identique mais au fond de couleurs différentes. L’oeuvre ne s’appréhende jamais dans son ensemble, elle est présentée dans une longue salle qui fait un coude. C’est assez impressionnant à voir, on ressent la force de la répétition. Malgré tout, j’ai été déçue de l’exposition mais c’est probablement personnel. Je suis peut-être blasée d’Andy Warhol, j’ai vu beaucoup de ses peintures depuis que je suis petite. A Cologne, Aix-la-Chapelle, New York… J’aurais peut-être profité plus de l’exposition sur la prostitution au Musée d’Orsay mais j’avais peur de ne pas avoir assez de temps.

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Après cela, je voulais encore allez à la Grande Epicerie, même si le trajet en métro était un peu compliqué. Tous les trajets impliquaient deux changements et en fin de compte il me restait peu de temps. J’ai quand même eu l’occasion d’aller jusqu’à la boutique de Christian de Montaguère, spécialiste en produits des Caraïbes et surtout en rhums où j’ai été très bien accueillie malgré mon temps très limité. Heureusement, la ligne 4 n’était pas loin et je suis arrivée bien à temps à la Gare du Nord pour mon retour. Une journée bien occupée donc, et pas une seule goutte de pluie malgré les prévisions catastrophistes.

Je n’ai quasi pas fait de photos, trop limitée pas le temps et sérieusement limitée par les problèmes de le nouvelle version d’Hipstamatic, qui en plus de crasher périodiquement, ne transmet plus les images retravaillées sur photobucket. Bref, ce sont les phots brutes que vous voyez là.