Short diary of the week (112)

Lundi: toutes les portes ouvertes laissent présumer que tout le monde est là – et bien non !, où trois tonnes de diplomatie ne suffisent pas et où mes remarques sont quand même perçues comme des attaques, la journée des petites contrariétés, mon arrêt de tram est supprimé dès la semaine prochaine, le musée Ghibli est complet pour novembre, deuxième version du même cocktail mais avec des proportions totalement différentes, Masters of Sex, Hell on Wheels – quelque peu ennuyeux

Mardi: non pas le réveil !, un bon début de journée suivi d’un fameux coup de pompe, deux cocktails dont un délicieux gin tonic au sureau et une conversation animée qui me fait plaisir, l’alarme de la maison qui hurle sans raison dès que j’ouvre la porte en rentrant, sueurs froides, un long moment pour me calmer

Mercredi: le tout suivi d’une très mauvaise nuit, et donc pas prête pour affronter les problèmes du jour, hyper-sensible aux réactions des personnes autour de moi – dans le sens négatif évidemment, vivement la fin de cette journée (il n’est même pas 11h), maux de ventre, enfin la fin !, profiter du basilic rouge du jardin pour faire un cocktail, The Good Wife – deux épisodes, quelques larmes très efficaces pour évacuer cette journée

Jeudi: réfléchir à des tissus possibles pour des jupes de mi-saison, il s’est fait attendre ce paquet Lonely Planet étonnement bien emballé par un vrai humain qui ne lésine pas sur le papier bulle et le scotch, envie de tissus mais découragée par la pluie, regarder s’il y a quelque chose d’utilisable dans le stock de tissus à la maison, Vikings – début de la troisième saison, The Good Wife

Vendredi: il fait frisquet ce matin mais j’ai quand même sorti les sandales, un lot de mini-pannes, il faut une certaine ingéniosité pour retrouver le nom d’une chanteuse pop chinoise dont le nom a été mal retranscrit, une belle commande, Vikings, The Good Wife

Samedi: soleil !, resto avec mon papa dans un Tervuren très abandonné, préparation de mon séjour à Kyoto – c’est de plus en plus clair: pas assez de jours pour voir tout ce que j’ai envie de voir, un cocktail inventé à base de mûres, Vikings – deux épisodes un peu longuets, The Good Wife

Dimanche: soleil !, lire un livre entier pendant l’après-midi, chaleur collante, un cocktail tiki très compliqué, profiter encore un moment du jardin au crépuscule, Hell on Wheels – fin de la première moitié de la saison 5 – dieu que je déteste ce concept de couper une saison en deux et de la diffuser en deux ans !

Punch

punchDavid Wondrich, Punch. The delights (and dangers) of the flowing bowl: avant le cocktail, il y avait le punch ! David Wondrich raconte l’histoire de ces breuvages mêlant alcool, sucre, eau et agrumes, inventés probablement par les marins de la Compagnie des Indes Orientales au début du 17e siècle. Ces grands bols de boisson alcoolisée trouvent vite du succès dans les tavernes britanniques, puis traversent l’océan et deviennent tout aussi populaires dans les Etats-Unis naissant. L’auteur se base sur des sources historiques, des coupures de journaux et des extraits de livres, romans et récits et propose une quarantaine de recettes originales de l’époque, avec des explications pour les recréer aujourd’hui. Un livre passionnant qui raconte une dimension oubliée du passé.

L’âge adulte

Quand j’étais enfant ou même encore adolescente, je pensais que les adultes étaient adultes. Je pensais que c’étaient des personnes figées qui n’évoluaient plus dans leurs comportements et sentiments. Ils étaient responsables et avaient les réponses à toutes les questions. Ils ne laissaient plus de place à des côtés plus enfantins. L’âge aidant, mon point de vue a bien changé. Une première faille (quoique, on ne peut pas appeler ça une faille, juste une égratignure) est venue lors d’un séjour à l’étranger en compagnie de mon cousin, de sa femme, de la sœur de celle-ci et de son mari (bref, deux couples dont les femmes sont sœurs). Tous ont environ dix ans de plus que moi. J’avais été super fort étonnée du côté enfantin et joyeux des deux femmes, qui gambadaient comme de petites filles dans les prés (enfin les grandes pelouses du musée) en riant et s’amusant. Cela m’avait fait plaisir, en fait, de voir qu’on n’était pas adulte même si on avait atteint l’âge des responsabilités (elles avaient déjà plusieurs enfants chacune).

J’ai mis un certain temps à comprendre que le concept d’adulte statique n’existe pas, je me suis rendue compte petit à petit qu’on peut prendre les choses en main et changer à tout âge. J’ai appris à beaucoup moins m’en faire, à beaucoup moins angoisser. Je réponds à mes angoisses par du rationnel et ça fonctionne assez bien. L’incompétence m’a toujours énervée mais j’essaie de plus en plus de la prendre avec légèreté, voire même une certaine moquerie ou cynisme (que je ne montre pas évidemment). J’essaie de ne plus me laisser atteindre. Il y aura sans doute toujours des points de non-retour mais je tenterai de ne pas me laisser abattre très longtemps. Ce n’est pas facile, il faut avoir un esprit assez libre pour agir de la sorte. Quand je me sentais mal ces dernières années, trop occupée par des problèmes de couple, je me suis renfermée, justement pour éviter les problèmes extérieurs. Je suis persuadée qu’on ne peut supporter qu’une certaine quantité de problèmes à la fois. C’est difficile, cela prend beaucoup d’énergie mais cela apprend énormément. Je ne serais pas la même aujourd’hui si je n’étais pas passée par ces quelques années. J’ai évolué, je suis devenue plus sage, j’en sais beaucoup plus sur les humains et leurs manières d’être. Je suis donc mieux équipée pour affronter, ou plutôt aborder le monde qui m’entoure.

Toutes ces avancées sur moi-même ne sont pas faites toutes seules. J’ai beaucoup réfléchi mais j’ai aussi été entourée de personnes qui m’ont aidées, d’abord ma première psy (la deuxième en fait mais la première ne compte vraiment pas) qui a toujours abordé nos séances avec des buts précis, avec des propositions de choses à faire pour avancer. Je n’ai pas fait que parler de mon passé, nous avons beaucoup discuté de mon futur. Par la suite, j’ai rencontré Coyote qui en plus d’être thérapeute est également un ami. C’est grâce à lui que j’écris ce billet, dans le sens où c’est grâce à lui que je suis beaucoup plus consciente de ce que je suis et de mon évolution. Je ne peux parler que de mon expérience évidemment mais j’espère que cela peut donner des pistes. Ce que je veux dire par ce billet, c’est surtout qu’il y a toujours moyen de changer, même si cela prend parfois du temps ou qu’il faut laisser le temps au temps, mais surtout, rien n’est jamais définitif.

Je suis moi, Sunalee, 43 ans, passionnée par plein de choses, sensible aux autres et prête à vivre les prochaines années comme elles se présentent, avec certainement encore beaucoup de défis et de moments heureux et de nombreuses évolutions dans ma personnalité et mes perceptions du monde. Je ne suis pas un être statique, je suis suis un être en évolution. Tout est possible.

Le tour de France, exactement

9782253068365-tLionel Daudet, Le tour de France, exactement: l’idée de ce récit m’a plu ! Lionel Daudet a décidé de suivre la frontière de la France sur tout son pourtour, en partant du Mont Blanc et remontant vers le lac Léman, en suivant la frontière avec la Belgique et puis toute la côte de la mer du Nord et de l’océan Atlantique, en traversant les Pyrénées, en longeant la Méditerranée pour finalement retrouver le Mont Blanc. Le but était de ne jamais s’écarter de la ligne, ou le moins possible, mais de nombreux obstacles se présentent: le milieu aride et difficile des montagnes (mais Lionel Daudet est alpiniste, donc il s’en sort plutôt bien), des centrales nucléaires, des barrages mais aussi des propriétés privées et des terrains militaires. Peu importe, Daudet réussit son pari en un an et demi et rencontre de nombreuses personnes qui marchent un moment avec lui (ou escaladent les montagnes, ou font du kayak, ou du vélo…). Comme je disais plus haut, l’idée est très tentante et malgré un style et un récit qui ne m’a pas convaincue, j’ai voulu connaître toute l’histoire. Daudet insiste sur les passages montagneux et ses performances, il passe souvent très vite sur d’autres parties qui m’auraient sans doute plus intéressées. Il a aussi un côté écolo boy-scout qui m’énerve un peu. J’ai regretté l’absence de descriptions de la nature que quelqu’un comme Bernard Ollivier aurait beaucoup mieux introduit dans le récit. Mais malgré tout un récit inspirant… et la frontière de la Belgique est bien courte !Book_RATING-30

Short diary of the week (111)

Lundi: une mauvaise nuit avec évidemment des angoisses par rapport à mon voyage, zut j’ai filé mes bas, quand l’obligation du pointage devient plus importante que le travail réalisé, fatigue + météo pluvieuse = humeur maussade (je devrais sans doute vivre dans un pays ensoleillé et chaud !), tentons à nouveau du Fernet Branca dans un cocktail – c’est déjà mieux, Masters of Sex, The Good Wife

Mardi: 3° en moins dans la maison en une nuit ! (c’est juste horrible !), affronter le froid en sandales malgré tout, pas envie de travailler (la raison se trouve plus haut), un début de plan pour Kamakura, steak frites, la reprise du fitness devant la tv, Vikings, trop fatiguée pour un autre épisode

Mercredi: où comment s’écorcher les pieds en moins de 10 minutes – mais je vaincrai ces chaussures trop jolies, une liste de choses à faire que je compte bien terminer avant la fin de la journée de travail, cette fatigue cette semaine, une pause shopping sans rien acheter, une visite impromptue, The Good Wife, terminer un pavé

Jeudi: tous ces machins administratifs désagréables à faire, une grosse bourde qui me vexe (une de plus !), maux de tête, parfois il peut y avoir des retournements de situation – pour un bien dans ce cas-ci, maux de tête qui s’envolent sur le chemin du retour, les dim sum et cie surgelés de chez Picard c’est pas si mal pour les jours de paresse culinaire, Vikings – deux épisodes

Vendredi: et bam encore deux mails magnifiques, je devrais en faire un feuilleton, voyage au Kirghizistan, Crimson Slippers Cocktail – rhum et Campari ? je ne suis pas convaincue, des tomates du jardin – enfin un début, Vikings – deux épisodes

Samedi: rien de tel qu’une belle et chaude journée pour lire au jardin, barbecue, rien de tel qu’une belle soirée d’été pour rester dehors en observant les étoiles et en écoutant les grillons

Dimanche: réveillée par un fichue mouche, lire au jardin jusqu’à l’arrivée de la pluie, un début de programme pour Tokyo, terminer la robe Hazel, la fin de la deuxième saison de Vikings qui fait sérieusement remonter cette série dans mon hit parade – à tel point que je ne ferai pas de pause avant de commencer la saison 3

Liste des pays visités

Je lisais ce matin sur Facebook que Lucie de Voyages et Vagabondages avait atteint son quarantième pays visité. Cela a éveillé ma curiosité, je n’ai aucune idée de mon chiffre personnel, d’où cette liste:

  1. Belgique, évidemment
  2. Luxembourg: juste Luxembourg ville
  3. Pays-Bas: un peu partout mais ça fait au moins 20 ans
  4. France: Paris et Ile-de-France, Provence, Languedoc, Lille, Normandie, et la région du Nord jusqu’en Normandie – merci les voyages en voiture avec mes parents
  5. Grande-Bretagne: Cardiff (Womex), Londres
  6. Danemark: Copenhague (Womex)
  7. Allemagne: Cologne, Aix-la-Chapelle, la région de la Ruhr et ses musées d’art contemporain, Kassel (deux fois la Documenta), Nuremberg, Würzburg
  8. Suisse: en classes de neige (ça compte ?)
  9. Portugal: une grande partie du pays
  10. Espagne: Séville et Saint-Jacques de Compostelle (Womex), Iles Canaries (j’étais bébé, ça compte ?)
  11. Italie: Rome et environs, lors d’un mois de fouilles archéologiques
  12. Croatie: région de Porec
  13. Grèce: voyage de rhéto dans tout le pays et Thessalonique (Womex)
  14. Hongrie: une grande partie du pays
  15. Tchéquie et Slovaquie: à l’époque où c’était encore un seul pays
  16. Russie: Moscou, Kazan (et une république devenue indépendante entretemps que je citerai plus bas)
  17. Etats-Unis: un mois à Los Angeles, avec visite des environs (San Diego, Grand Canyon, Monument Valley), New York (deux fois) – le tout il y a plus de 20 ans
  18. Guatemala: une grande partie du pays
  19. Honduras: juste une visite aux ruines de Copan depuis le Guatemala
  20. Turquie: Istanbul
  21. Ouzbékistan: une grande partie du pays à l’époque communiste
  22. Inde: le sud du pays
  23. Chine: l’est du pays, de Beijing à Shanghai
  24. Birmanie: de Rangoon à Mandalay
  25. Thaïlande: Bangkok (cinq fois déjà), Chiang Mai, Sukhotai, rivière Kwai, Prachuap Khiri Khan, Khao Lak, région de Krabi
  26. Malaisie: du sud au nord
  27. Singapour
  28. Laos: une grande partie du pays
  29. Vietnam: du nord au sud, deux fois
  30. Cambodge: du sud au nord deux fois, mais pas encore l’est
  31. Indonésie: Java, Bali, Sulawesi

Absence complète donc de l’Amérique du Sud et de l’Afrique. Certains récits de voyages sont sur mon blog de voyages, Suasaday.

Et vous ? Quel est votre score ?

Sippin’ Safari

sippin-book-coverJeff Berry, Sippin’ Safari. In search of th great « lost » tropical drink recipes… and the people behind them: d’une manière assez inexplicable, ce livre m’avait échappé. Passionnée par les cocktails tiki, j’ai toujours suivi Jeff Berry aka Beachbum Berry et je possède tous ces livres, sauf celui-ci. L’erreur est maintenant réparée et la lecture a été très instructive. L’auteur est parti à la recherche non pas des origines des cocktails tiki et tropicaux mais des personnes qui les réalisaient dans les bars. De fabrication intensive avec leurs nombreux ingrédients et éléments de décoration, les bars possédaient de vraies brigades de  barmen, travaillant à la chaîne, à 10 ou 15. Souvent, ceux-ci étaient d’origine philippine, et certains sont montés en grade, devenant le barman principal et surtout, connaissant les secrets des recettes créées notamment par Don The Beachcomber ou Trader Vic. Ceux-ci avaient en effet codé une partie de leurs créations pour qu’elles ne soient pas divulguées et copiées. Un exemple type est le Zombie: il existe plein de recettes différentes mais à quoi ressemblait l’originale ? Jeff Berry a réussi à casser le code grâce aux notes d’un de ces barman. Le livre ne s’arrête pas là: il s’intéresse aussi à la propagation des temples du tiki à travers les Etats-Unis jusqu’à leur déclin dans les années 80. Richement illustré, ce livre est un voyage passionnant dans le monde du tiki.

Book_RATING-40

Short diary of the week (110)

Lundi: la fatigue du lundi (c’est habituel), une tenue que j’aimais beaucoup mais qui ne me satisfait plus autant, mes congés sont définitivement approuvés – heureusement !, un échange de voitures a eu lieu en cours de journée, un cocktail extrême !, un nouvel échange de voitures – la mienne est passée sans souci au contrôle technique, True Detective – un final qui me laisse un peu dubitative

Mardi: beaucoup de rêves et un sommeil agité, une tenue qui me convient mieux, je me rends compte que je mets de plus en plus souvent du « me made », distraite, Blue Moon version 2, Masters of Sex

Mercredi: enfin du wifi dans mon couloir !, tenter de trouver un morceau pas trop mauvais de l’artiste obligatoire pour la playlist, de jolis patrons de couture Simplicity à moitié prix, un délicieux cocktail, lire au jardin sur les bitters italiens, regarder la nuit tomber, ne pas avoir la patience d’attendre les Perséïdes et les étoiles filantes

Jeudi: parfois ça va plus vite que prévu !, quelques courses à utiliser durant le w-e, un cocktail réalisé grâce au généreux don d’un échantillon de whisky Laphroaig, des pluies torrentielles heureusement sans dommages, Hannibal, Vikings

Vendredi: c’est vendredi !, des courses pour tout le w-e, une invitation improvisée, une fatigue de fin d’après-midi, la fin de la première saison d’Hannibal – une série très esthétique – faisant penser à des tableaux de maîtres du passé – que j’ai aimée mais pas adoré, Anthony Bourdain Part Unknown au Pendjab avec un détour par Simla – la station d’altitude décrite dans Indian Summers

Samedi: une journée de pluies torrentielles, couture: une nouvelle robe Hazel est en cours – je suis optimiste que je pourrai encore la porter cet été, tentative de lecture dérangée par un esprit qui pense à trop d’autres choses, achat de guides Lonely Planet avec une promotion 2+1 gratuit sur leur site, deux figues du jardin en salade pour accompagner de l’agneau, Vikings, envie d’un film plutôt: 6istynin9 – dépaysement et gangsters à l’asiatique

Dimanche: le soleil est de retour, l’histoire du Mai Tai, une heure de couture, du jardinage – résultat: une poubelle pleine de déchets divers, envie de lire au soleil sauf qu’il se cache dès que je m’installe, ce défi – à chaque fois renouvelé – pour mettre des livres sur l’iPad – cette fois-ci j’ai noté l’astuce, Hell on Wheels, début de la troisième saison de The Good Wife

Le goût de la mère

9782757808719Edward St Aubyn, Le goût de la mère: quatre étés consécutifs, quatre périodes racontant l’histoire de Patrick Melrose, sa femme et leurs deux enfants. Des voix différentes, celles de Robert, l’aîné des enfants, encore petit mais qui parle comme un adulte, celle de Patrick, celle de sa femme, Mary. Ils passent leurs vacances à Saint Nazaire (en Provence) dans la maison de la mère de Patrick, maison qu’elle a offert à un gourou, déshéritant son fils par la même occasion. La quatrième année se passe aux Etats-Unis. Patrick est à la dérive, il boit pour occuper le temps; il trompe sa femme trop occupée par l’éducation des enfants. Et se raconte dans le roman. C’est froid, sec, cynique, un style auquel je n’accroche pas vraiment. C’est un moment de vie qui ne donne pas envie. Et sérieusement ? Un enfant qui parle comme un adulte et qui a son mot à dire sur le conflit israélo-palestinien ? Très mitigée par ce roman, je tenterai cependant sa suite qu’un ami m’a offert en même temps. Peut-être que mon avis sera plus positif ?

Book_RATING-30

The little flowers dress

Le numéro du mois de mai 2013 de Burda contient plein de jolis modèles et cela faisait longtemps que certaines pages étaient annotées par des signets. Au début de l’été, avec la canicule, je cherchais un modèle de robe sans manches et mon choix s’est porté sur le n°124 qui demande fort peu de tissu. N’étant pas sûre de moi mais n’ayant pas envie de faire une toile, j’ai sélectionné un tissu acheté au Stoffenspektakel en 2012. Ce coton à petites fleurs était prévu pour une blouse style Datura qui devait bien s’assortir à une jupe bleu canard cousue entretemps (qui  n’a jamais été photographiée mais qui correspond à ce modèle-ci). Je n’avais qu’un mètre de tissu mais sa largeur d’1,5m m’a permis de caser toutes les pièces du patron. Cette mise en place s’est jouée au millimètre près, surtout que Burda a oublié de préciser qu’une des pièces devait être coupée en quadruple. Le haut est en effet entièrement doublé mais j’aurais pu utiliser un autre tissu si jamais je n’avais pas eu assez.

J’ai vaillamment commencé la couture, comprenant à peu près les premières explications. La couture de la pointe en dessous des seins n’est pas vraiment réussie, mais cela ne se voit pas trop. A ce moment-là déjà, je commençais à me perdre dans le mode d’emploi très (b)ubuesque. J’ai encore plus ou moins compris les explications pour la couture des épaules et j’aurais mieux fait de ne pas suivre le plan proposé. La largeur de la bretelle devant n’est pas tout à fait la même que celle à l’arrière (juste un millimètre, ce n’est pas trop grave) et ce raccord implique de la couture à la main pour laquelle je n’avais pas trop de patience, cette robe m’énervant déjà (j’ai déjà cousu par deux fois des robes de ce genre avec d’autres techniques bien plus efficaces). Après cela, j’ai abandonné toute tentative de compréhension du Burda et j’ai cousu les autres pièces selon un ordre qui me semblait logique (tout en râlant à cause de la perte de temps). Et j’ai réussi !

Au final, la robe est tout à fait mettable (après un petit ajustement sauvage parce qu’elle baillait à l’emmanchure avant) mais comme je n’adore pas le tissu, elle ne sortira que les jours de grande chaleur, quand je n’ai plus rien d’autre à me mettre. Et donc, est-ce que je la referai ? non ! Trop compliqué à coudre, le modèle ne me plait finalement pas plus que ça sur moi. je trouve que les détails du corsages ne se voient pas assez. Le modèle de jupe par contre me plaît et sera sans doute adapté à d’autres hauts.

Je remercie Igor qui a fait les photos dans le parking/jardin de mon travail ! C’est la meilleure solution que j’ai trouvée et elle n’implique pas de pied ni de traitement des photos que je prends beaucoup de temps à faire. Et non, je ne suis pas devenue rousse, ce sont les reflets du soleil combinés au filtre Hipstamatic.