The Chrysanthemum Dress

Parfois un patron est tentant… Simplicity 2217 (Amazing Fit) n’était pourtant plus en vente sur le site européen de la marque. Heureusement amazon est venu à ma rescousse. Une fois reçu, j’ai beaucoup hésité, surtout en voyant les explications qui de loin avaient l’air nébuleuses. J’avais peur aussi que le modèle était un peu trop guindé.

J’ai commencé par faire une toile, en mesurant bien les pièces du patron, pour constater comme toujours que l’aisance est vraiment exagérée sur ce genre de patron. Bref, j’ai cousu la taille 14, diminuant à partir de la poitrine en taille 12: j’ai une petite carrure et une petite poitrine en comparaison avec le reste de mon corps. La toile m’allait très bien, mais je n’aimais pas trop le devant de la jupe avec ces plis qui étaient quelque peu disgracieux et qui donnaient de l’ampleur là où je n’en ai vraiment pas besoin.

Les explications se sont révélées être très claires et des schémas illustrent les parties difficiles. La construction peut sembler bizarre mais elle permet d’ajuster la robe en cours de réalisation et c’est une bonne idée de coudre les coutures du côté à la fin. J’aime beaucoup les détails des plis sous la poitrine et ceux des bras. Pour la jupe, j’ai finalement choisi de coudre deux grands rectangles que j’ai froncé. C’est une robe que je coudrai à nouveau, peut-être en tissu de lainage pour l’hiver.

Le tissu est de la marque Kona Bay Fabrics et porte le nom peu intéressant de Tone 09 – Purple; la largeur est d’1,15m et il m’a fallu 2,5m. (La couleur réelle du tissu est la plus proche sur l’avant-dernière photo). Je l’ai trouvé à tout petit prix à Bangkok, dans un des centres commerciaux « paradis du tissu » tenus par des Sikhs. Il y avait un magasin en particulier où j’ai pu faire une belle pêche de tissus américains de marque pas très chers. Est-ce que je le retrouverais ? Pas sûre: je suis entrée dans le centre commercial un peu par hasard. En tous cas, c’est du côté de Chinatown et Little India.

Je ne suis pas entièrement satisfaite des photos. J’ai pris le pied et le timer, mais je n’ai pas eu le contrôle que je souhaitais sur l’image et beaucoup sont un peu floues. Mais au moins, cette robe est enfin publiée ici !

 

 

 

 

Short diary of the week (105)

Lundi: comme j’ai enfin fait des photos des mes nouvelles robes cousue j’en mets une ce matin, et mes nouvelles sandales, sauf qu’après un bout de chemin je commence à avoir mal à un muscle du pied droit qui n’est plus habitué à cette hauteur pas si extrême pourtant, zut j’ai oublié la lessive dans la machine hier, trop de choses à faire en rentrant, True Detective avec une belle reprise de Conway Twitty

Mardi: hésiter entre différentes paires de chaussures en soldes, tenter de déterminer quels oiseaux sont représentés sur ma robe, choisir finalement deux paires de sandales Esska à un prix plus que compétitif, quelques menues courses en rentrant – fournitures de couture et grandes enveloppes, plus envie de rien, enfin si: de frites, une nouvelle version du Royal Bermuda Yachtclub cocktail toujours aussi bon, Wayward Pines – oui euh bon – c’est quoi le rebondissement de l’épisode prochain ?, Anthony Bourdain Parts Unknown: Sicile – oui euh bon – la saison 2 n’est définitivement pas aussi inspirée que la 1

Mercredi: dieu qu’il fait froid !, drama queens, Ephemeral, The Good WifeAnthony Bourdain Parts Unknown: Afrique du Sud

Jeudi: l’été est fini, hésitations, un gros coup de fatigue, The Good WifeAnthony Bourdain Parts Unknown: Tokyo – la nuit

Vendredi: les pieds écorchés, une pelouse fraîchement tondue, Plastic Paradise et l’envie d’aller au Hukilau l’année prochaine, Anthony Bourdain Parts Unknown: Detroit – ville à l’abandon

Samedi: tristesse du matin, nouveau départ l’après-midi, des feuilles de la haie jusque dans mon décolleté, un barbecue, des bananes pas assez mûres

Dimanche: une matinée calme, une demi-heure de couture, une gigantesque fête de famille pour les 60 ans de mariage de mon oncle et de ma tante, Budapest est donc vraiment la destination à la mode, des infos sur le Japon, impossible de dormir

Summer

L’été, qui est pourtant ma saison préférée, me semble plus difficile à vivre que prévu. Mais nous ne sommes qu’au début, tout est encore possible.

Quel est le problème ?

Niveau boulot, j’ai accepté beaucoup de projets différents, même si en partie liés, et je doute maintenant de moi: est-ce que je vais vraiment les terminer pour la deadline ? Mon enthousiasme du début est retombé et j’ai du mal à avancer parce que cette deadline n’est pas si proche que ça encore (fin août – début septembre). Certains jours sont très productifs et puis le lendemain, plus rien. Juste envie de m’occuper de projets personnels, ou même pas, parfois juste pas envie du tout. Je me sens frustrée du temps obligatoire passé au boulot (avec pointeuse, n’oublions pas) alors que si j’y étais moins longtemps, je travaillerais mieux et j’aurais plus de temps pour faire des choses pour moi. Et donc moins de frustrations et plus d’efficacité. Le fait que je travaille seule n’aide pas. Et personne n’est disponible pour me donner un coup de main. Solution: me donner des mini-deadlines de semaine en semaine et m’y tenir (ahem – ce n’est pas gagné pour le moment).

Au niveau personnel, je me sens bien dans ma solitude et en même temps, elle me pèse. C’est très contradictoire: je sais que voir des amis me fait du bien mais je ne prends pas d’initiatives parce que finalement je me sens bien chez moi. (Et puis, j’ai encore une étape un peu compliquée à passer très bientôt). Rencontrer quelqu’un avec qui partager ma vie reste un but, mais je me suis un peu découragée, j’ai cette impression que je suis trop difficile, que cette personne n’existe pas. Ce serait vraiment bien si je faisais connaissance plus souvent de nouvelles personnes. Solution: laisser venir les choses mais aussi sortir un peu plus souvent. (Ou demander en cadeau d’anniversaire qu’on me présente des gens ? 😉 )

Cet été est un peu un entre-deux. Dès que j’aurai à nouveau un projet de vacances, ça ira mieux. Je n’arrive juste pas à me décider pour le moment. J’ai un gros avantage: je suis libre de faire ce que je veux: partir en groupe ou seule, et au moment où je le souhaite. Je ne dois tenir compte de personne. Bref, mon dilemme est le suivant: est-ce que je dois vraiment attendre le printemps prochain pour aller au Japon ? Mais mon automne est coupé en deux par mon voyage à Budapest. Donc, est-ce que je partirais à la mi-septembre ? ou début novembre ? Ou alors, je me tiens au projet initial et je vais ailleurs ? L’envie d’un grand roadtrip en voiture est toujours présente mais là, je ne pense pas que le faire seule est une option. De toutes façons, je n’aime pas assez conduire pour ça. Bref, gardons cette idée pour plus tard et concentrons-nous sur l’automne !

 

Short diary of the week (104)

Lundi: fermer tous les rideaux pour empêcher la chaleur de rentrer, porter de nouveaux vêtements, un certain découragement à midi, est-ce parce que mon repas n’était pas bon ? est-ce parce que les w-e sont trop courts et que j’ai envie de faire plein de choses sans avoir le temps ? est-ce parce que la somme de travail à réaliser avant septembre au boulot ne me permettra pas de prendre des vacances ? est-ce parce que je me sens tout simplement dépassée ? et évidemment l’après-midi a été fort troublée et peu productive, il me reste du lait de coco – tentons une Piña colada !, True Dective – l’endormissement a été proche

Mardi: une télévision à l’écran défoncé sur le trottoir, hop ! enlever mes sandales et mettre mes tongs de bureau, rentrer et ouvrir toutes les fenêtre, envie d’un mojito un peu spécial, The Good Wife, Anthony Bourdain Parts Unknown: Nouveau-Mexique – cette deuxième saison est moins intéressante

Mercredi: des moustiques, des insomnies, une robe qui ne couvre pas beaucoup, deux plantes qui arrivent par la poste emballées dans plein de frigolite, pas énormément d’énergie, un chat qui veut rentrer dans mon bureau, de délicieuses boulettes aux olives avec tadziki, The Good Wife, lire au jardin dans la relative fraîcheur du soir

Jeudi: pas beaucoup d’énergie, toujours ce sentiment de tristesse qui tente de s’immiscer, me rafraîchir dans un centre commercial et trouver des soutien-gorges en soldes, The Good Wife, lire au jardin mais être distraite par mes réflexions: je n’arrive pas encore à me réapproprier ce jardin en été parce que j’ai trop de souvenirs de bons moments à deux

Vendredi: toujours assez peu efficace, partir plus tôt et trouver des sandales en soldes, puis trouver cette petite table de jardin qui était sold out au Casa près de la maison et donc la traîner dans le métro jusque chez moi, pas envie de cuisiner mais qui le fera si je ne le fais pas ?, The Good Wife, profiter du jardin et des températures qui ne baissent pas

Samedi: aussi chaud dedans que dehors, en profiter pour ne pas faire grand chose, lire au jardin, découper un patron pour une nouvelle robe, expérimentation de cocktail, thon au lait de coco, The Good Wife, un peu de fraîcheur, un feu d’artifice au loin

Dimanche: réveillée tôt, quelques exercices, mes pauvres genoux qui font mal depuis quelques jours n’aiment pas trop, découpage de tissu, pester sur Burda qui m’a fait faire des fautes dans les marges de couture, pester sur Burda bis à cause des explications incompréhensibles – surtout qu’il y a moyen de monter cette robe bien plus facilement, du vent et encore du vent mais toujours pas une goutte de pluie, et au moment où j’écris ça la pluie commence à tomber, plein d’ail !, enfin trouver l’envie pour une séance photo au jardin, un sourire échangé avec ma voisine qui me surprend en train de prendre des poses, Anthony Bourdain Parts Unknown: Copenhague – ou plus précisément le Noma

Caresser le velours

486299-gfSarah Waters, Caresser le velours: les lectures communes sont très utiles pour ressortir des livres enfouis au fond de la PAL. J’ai lu ce roman en même temps qu’Ingannmic qui donne aujourd’hui aussi son avis sur son blog. J’avais déjà lu un ou deux romans de Sarah Waters mais je ne me souviens plus vraiment des histoires, juste de ses thèmes de prédilections: l’Angleterre de la fin du 19e siècle et l’amour entre femmes. Dans Caresser le velours, l’héroïne est Nancy, une jeune écailleuse vivant avec sa famille sur la côte du Kent. Pour se distraire, elle va le samedi soir au music-hall de Canterbury et là… elle voit pour la première fois Kitty, un chanteuse habillée en dandy. Elle est fascinée et retourne tous les soirs la voir, pour finalement la rencontrer. Le roman raconte leur relation mais aussi la vie dans le milieu du théâtre et dans le Londres de la fin du 19e siècle. Misère et succès se côtoient, et la vie est pleine de rebondissements. Autant j’ai voulu connaître très vite la suite de l’histoire, autant je n’ai pas été passionnée. J’ai été intéressée par les diverses facettes des relations amoureuses entres femmes, par une description de la société de l’époque sans pudibonderie, par l’évolutions des moeurs et des pensées et par l’arrivée d’un certain féminisme mais je n’ai pas été accrochée par le style d’écriture fort banal en fin de compte. Bref, un avis mitigé qui ne me poussera sans doute pas à lire d’autres romans de l’auteur.

J’ai profité de l’occasion pour regarder la mini-série de la BBC, inspirée du roman. Je ne peux pas dire non plus qu’elle soit fantastique mais j’aime toujours voir comment le cinéma adapte un livre. Dans ce cas, l’histoire a été un peu raccourcie et élaguée mais a introduit quelques ressorts plus dramatiques qui ne sont pas inintéressants. Et on y reconnait Benedict Cumberbatch en petit ami benêt.

Book_RATING-30