Un amour insensé

Junichirô Tanizaki, Un amour insensé: comme Shermane avait écrit sur son blog qu’elle lisait ce roman, j’ai décidé de le ressortir de ma PAL pour faire une lecture commune avec elle. Nous avons partagé nos impressions en cours de lecture, du moins au début et publions aujourd’hui toutes les deux un billet sur le livre. Dans le Japon des années 20, Jôji Kawai (j’ai tenté de ne pas m’arrêter sur la signication moderne du mot), un homme d’une trentaine d’années bien sous tous les rapports tombe amoureux de Naomi, une jeune serveuse âgée de 15 ans. Il la prend sous son aile et l’épouse. Fou amoureux, il tente de la façonner à son image mais elle a du caractère et est attirée par tout ce qui est occidental: la danse, la langue, les hommes. Au fil du roman, Jôji se perd, se laisse faire et ne voit pas les tromperies de la demoiselle. Le début de ma lecture a été un peu difficile: les moeurs des années 20 au Japon semblent si éloignées de celles d’aujourd’hui en Europe et mettent mal à l’aise. Mais étaient-elles vraiment comme celles décrites dans le roman ? Je ne connais pas assez bien le pays et j’ai donc été un peu choquée par la manière dont Jôji considère Naomi comme un jouet. Par la suite, l’histoire évoluant, j’ai commencé à mieux apprécier ma lecture, me posant des questions sur le pourquoi de l’amour fou ou insensé. Un roman dérangeant, qui fait un portrait ironique de l’amour et de la quête vers l’occidentalisation.

Book_RATING-35

7 thoughts on “Un amour insensé

  1. Pour moi, c’est Jôji le jouet, pas Naomi.
    Mais un jouet consentant, d’où l’absurdité… peut-être.

    1. J’ai l’impression que ça évolue au cours du roman, au début, j’ai en effet vu Naomi comme le jouet, mais par la suite, clairement, Jôji est dépassé par les événements. Naomi prend de plus en plus d’assurance – évidemment comme on n’est pas dans sa tête, difficile de savoir si c’était prémédité ou pas.

      1. Je pense que c’est effectivement, aussi, l’histoire d’une relation où les rôles s’inversent peu à peu, l’homme devenant le jouet de la femme (d’où peut-être ce qualificatif d’ “insensé”, surtout dans le Japon des années 20).
        La peinture des moeurs ne m’avais pas choquée quand j’avais lu le roman mais, comme je le disais chez Shermane, c’était il y a 10 ans.

  2. Oh pour moi, ce qui est insensé, c’est le binôme qu’ils forment et tout ce que Jôji est capable de faire pour Naomi (j’adore ce nom à la fois japonais et occidental, soit dit en passant)

  3. Clairement pas dans mon humeur du moment, mais je le garde sous le coude il m’a l’air intéressant

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