Too much rhubarb ?

J’ai préparé la semaine passée des bitters à la rhubarbe mais évidemment, cela se vend par botte et j’en avais trop. Ma maman en faisait de la compote mais je n’ai jamais beaucoup aimé. J’ai hésité un moment à faire une liqueur et puis finalement, une collègue m’a proposé d’en faire du sorbet à l’eau de fleur d’oranger. Comme je n’en ai pas et que j’avais trouvé cette recette entretemps, j’ai décidé de l’adapter et d’en faire du sorbet. La sorbetière n’était plus sortie de sa boîte depuis des années (j’ai même retrouvé quelques menus brols que j’avais emballé là lors de mon déménagement – ou du précédent ?) et mon surgélateur est quasi plein. Peu importe, j’ai allumé le second juste pour refroidir le bol.

Voici ma recette:

  • 4 grandes tiges de rhubarbe
  • environ une demi tasse de sucre (ça se rajoute par la suite si besoin) – j’ai vraiment mis au pif
  • 1 litre d’eau
  • un anis étoilé

J’ai fait chauffer le tout puis laissé frémir pendant une demi-heure. Pendant ce temps, j’ai pressé du gingembre pour obtenir deux cuillères à soupe de jus. Le presse-ail est l’outil idéal ! J’ai ensuite rajouté ce jus à la rhubarbe que j’ai préalablement filtrée par un tamis, une fois refroidie.

Comme j’avais trop de jus pour mettre dans la sorbetière, j’ai rajouté des glaçons et de l’eau pétillante. C’est très frais et désaltérant !

The Lady from Canton

Je n’ai pas pu m’empêcher ! J’ai commencé un nouveau blog !

Celui-ci a comme thème les cocktails. J’en parlais déjà pas mal ici mais j’espère qu’un blog uniquement dédié à ce sujet pourra intéresser un autre public et pourra un jour aider à populariser les cocktails en Belgique. Je continuerai à publier des choses ici mais sans doute moins. Je ferai des liens, surtout au début, et puis peut-être que je mettrai les « outtakes » ici. Pour le moment, il n’y a que des articles déjà présents sur Popup Monster mais je prépare des nouveaux.

Je ne suis pas encore satisfaite du look. Il risque de changer: je crois que je préférerais quelque de plus « magazine », qui permettrait une approche plus rapide des différents billets (je n’ai encore rien trouvé qui me plaisait). La bannière actuelle a été faite avec Canva mais les possibilités sont finalement assez limitées. Il faudrait que je me penche sur Photoshop. Ou existe-t-il une âme charitable pour m’aider ?

The Lady from Canton

Since fall…

Depuis l’automne…

  • j’ai repris possession de la maison pour moi toute seule
  • mais pas encore eu l’envie / l’occasion de repeindre et de réaménager le grenier pour le transformer en espace couture / chambre d’amis
  • j’ai voyagé en groupe
  • mais aussi seule
  • j’ai adoré passer du temps seule à Bangkok et cette ville m’attire toujours autant
  • j’y ai bu des cocktails toute seule et mangé dans d’excellents restaurants sans me sentir mal à l’aise (enfin si, un tout petit peu, au début)
  • j’y ai beaucoup marché et visité, m’arrêtant selon mes envies ou mon mal aux pieds ( et pas celui de quelqu’un d’autre)
  • j’ai pu monter partout sans devoir tenir compte du vertige d’une autre personne
  • j’ai passé le Nouvel An toute seule, je n’ai pas attendu minuit, j’ai été dormir quand j’étais fatiguée et c’était très bien, je n’ai même pas bu de champagne ce jour-là
  • je n’ai pas allumé le feu ouvert mais c’est juste parce qu’il n’a jamais fait très froid
  • j’ai rencontré quelque hommes, pas beaucoup, et tous m’ont déçue. En fait, je ne cherche pas très sérieusement
  • je suis sortie très peu. En fait je me sens bien chez moi
  • mais les quelques sorties ont été très agréables
  • j’ai même été à une fête d’anniversaire où je ne connaissais que les hôtes. La soirée a été bizarre pour moi, je n’ai pas beaucoup socialisé mais cela n’a pas été entièrement déplaisant sinon je serais partie bien plus tôt
  • j’ai commencé à développer le bar vu que maintenant les bouteilles ne se vident plus à vue d’oeil. Plusieurs mois plus tard, je n’ai plus de place mais toujours beaucoup d’envies grâce / à cause des nombreuses conversations
  • je me suis inscrite à des dégustations d’alcools, tout seule, et je ne me suis jamais sentie mal à l’aise
  • j’ai suivi une formation d’Ellipsilone – Deux jours pour exceller – qui a changé énormément de choses en moi
  • j’ai continué à voir Coyote régulièrement et enfin, nous ne réglons plus les problèmes immédiats et nous pouvons discuter de choses qui me permettent d’évoluer à long terme
  • j’aime beaucoup son approche qui me permet de ne pas avoir de regrets sur le passé. Si j’ai mis autant de temps à me séparer, c’est parce que c’est comme ça que cela devait se passer pour moi (et personne n’a rien à dire à ce sujet)
  • d’ailleurs, pour la première fois, à la dernière séance, je n’ai pas pleuré
  • je me suis un rapprochée de mon père, que j’avais un peu délaissé mais qui en même temps a de plus en plus besoin de moi
  • des choses se sont débloquées en parallèle à mon travail grâce à la conjonction de plusieurs facteurs extérieurs mais aussi personnels
  • mon « grand projet » au travail va enfin voir le jour à l’automne et je ne passe plus mon temps à m’ennuyer
  • j’ai même eu droit aux compliments de mes chefs par rapport à une présentation et à propos de la manière dont j’aborde les choses
  • je me suis occupée du jardin toute seule, arrivant même à faire les travaux plus lourds sans devoir demander de l’aide
  • j’ai commencé un nouveau blog que j’espère développer un peu plus que celui-ci au niveau fréquentation. Mais je tiens très fort à celui-ci et il sera toujours alimenté
  • pour le graphisme, je devrai encore m’améliorer ou trouver quelqu’un pour m’aider mais entretemps, je fais ce que je peux toute seule
  • j’ai fait mon premier barbecue toute seule et j’en ai vraiment profité
  • je ne sais absolument pas où je vais aller en vacances cette année (avant le Japon l’année prochaine) mais tout est possible, de la Turquie au Laos en passant par New York ou le Mexique
  • il me reste encore une chose un peu difficile émotionnellement: j’ai chaque année été en Flandre profonde acheter des plantes exotiques et toujours passé un bon moment. Cela me fera bizarre d’y aller toute seule mais ce sera sans doute agréable aussi
  • et donc oui, pour la première fois depuis longtemps, je peux dire que je me sens bien et j’espère que ça ira encore mieux dans les mois à venir !

Tout est possible maintenant !

Wisconsin

51zi4mrey8l-_sy344_bo1204203200_Mary Relindes Ellis, Wisconsin: un livre qui a trop longtemps traîné sur ma PAL et qui en est sorti grâce à des commentaires sur le CDB. La famille Lucas vit dans une ferme au nord du Wisconsin, au milieu de paysages changeants, entre bois et rivières mais aussi terres arides et caillouteuses. Le climat est rude en hiver, agréable en été mais la vie n’est pas simple: le père, John, est alcoolique et s’acharne violemment sur sa femme et ses deux fils. James, l’aîné, un sosie d’Elvis, fuit et s’engage pour la guerre du Vietnam. Bill reste seul, tentant tant bien que mal de se protéger et de protéger sa mère. Seuls les voisins, les Morriseau, sont d’un grand soutien et le suivent dans son passage vers l’âge adulte. Chronique familiale d’une vie difficile, ce roman est aussi le portrait d’une région aux paysages magnifiques et il insère des éléments surnaturels issus des croyances des Indiens Ojibwés qui vivaient là. Un très beau roman qui m’a touchée, avec même une petite larme à la fin.

Book_RATING-40

Short diary of the week (98)

Lundi: ce n’était donc pas une romance que lisait mon voisin dans le métro mais du Robert Merle – Fortune de France – avec couverture rose, une journée qui commence par une nouvelle bouteille de rhum commence bien (Plantation 3 Stars), mais qu’on assassine les groupes vocaux !, une liste de choses à faire avant de rentrer, plein de choses à faire en rentrant, Mad Men – le tout dernier épisode – des larmes ont coulé – j’ai toujours beaucoup de mal à quitter une série que j’ai adoré – et pourtant elle était lente et il ne s’y passait pas grand chose mais c’est le portrait d’une époque

Mardi: commencer un autre roman pour faire une lecture commune avec Shermane, pas de bouteille d’alcool qui m’attend ce matin – dommage !, l’abus de substances est du plus mauvais effet sur la peau – cela prend la forme de canyons, le plaisir de retourner au rayon nourriture de Marks & Spencer, du cordial à la framboise, je pense avoir trouvé mon parfum pour l’été, une pause chez Exqui, des gins et des tonics expliqués en long en large et en travers, une très bonne soirée, renter un peu saoule

Mercredi: nuit assez moyenne mais on sait pourquoi, un coup de pompe phénoménal l’après-midi et un thé à la menthe qui provoque des maux de ventre, et le boulot qui n’avance pas du coup, un visite très instructive chez Coyote suivie malheureusement d’une mauvaise nouvelle, plus envie de rien, Chelsea Flower Show avec un gin tonic

Jeudi: et hop une réunion impromptue à l’heure où tout le monde commence à avoir faim, des collègues nerveux ou dissipés, besoin de paix et de solitude aujourd’hui, l’arrosage automatique de la voisine arrose le fond de mon jardin – tout ça de moins à arroser, The Good Wife, Chelsea Flower Show

Vendredi: réveillée tôt et donc arrivée tôt au travail, mais c’est quoi tout ce bruit sur le parking ?, les mecs à la rescousse pour réparer la voiture en panne, le vendredi c’est le jour pour faire toutes les petites choses qui en fin de compte prennent toute la journée, facilement irritable pour le moment et ce ne sont pas certaines personnes qui aident, la plus vieille droguerie de Bruxelles (je suppose) et la plus vieille herboristerie de Bruxelles, plein de plantes bizarres – et non ce n’est pas pour de la sorcellerie, The Good Wife, m’endormir devant la tv

Samedi: me dépêcher de faire toutes les courses: Delhaize – Carrefour – Brico, acheter plus que prévu partout, resto italien avec mon papa à Tervuren, une très belle avenue, après-midi cuisine: sirop de fruits de la passion et bitter à la rhubarbe, ah mais Ikea vend des bocaux !, ignorer la foule et évidemment acheter plus que prévu, The imitation game – intéressant mais un peu trop de romance – repenser à tout ce que Coyote m’a dit sur les HP, un petit bout d’Eurovision en mettant de l’ordre dans mes herbes et épices à bitters

Dimanche: quand on veut faire trop de choses en peu de temps c’est un peu la course, défricher du lierre, tailler du petit bois, lire des magazines à la mi-ombre, Puka Punch, le premier barbecue de l’année – oui pour moi toute seule !, profiter de la soirée dehors mais rentrer parce qu’il commence à faire frais, The Good Wife

Gins and tonics and botanicals

J’ai déjà testé beaucoup de combinaisons de gins et de tonics dans le passé mais j’ai toujours eu un peu de mal pour sélectionner le bon « botanical ». C’est le troisième élément, un fruit, une épice ou une herbe aromatique qui permet de compléter ou de faire évoluer le goût du gin tonic. C’est pour cela que je me suis inscrite à une soirée « Gin & Tonic tastings » organisée par le magasin de vins et d’alcools Mig’s World Wines (Chaussée de Charleroi, à Bruxelles). Nous n’étions que cinq ce soir-là, un hasard, et l’ambiance était très décontractée.

photo un peu floue des botanicals

Voici un résumé de ce que nous avons goûté:

1. un gin classique, de base, le Broker’s Premium, d’une part avec du Fever Tree Indian Tonic et d’autre part avec du Fentiman’s Tonic. Le premier mélange est assez neutre, insignifiant même, le second bien plus intéressant, plus amer. Nous y avons ensuite ajouté des baies de genévrier (pour faire joli, ça n’a pas le temps d’infuser dans le verre) et un zeste d’orange.

2. le Mombasa Club Gin, déjà un de mes favoris, a été associé au Fever Tree Indian Tonic, ce qui rendait le mélange assez doux, sucré même. Une dimension supplémentaire et intéressante a été ajoutée par de l’anis étoilé puis une tranche de gingembre qui fait évoluer le goût au fur et à mesure qu’on le boit.

3. Sipsmith, que je ne connaissais pas et qui a rejoint ma liste d’alcools à acheter. Il a été associé avec du tonic Monaco, aromatisé au citron, puis par un quartier de lime et quelques gouttes d’Angostura. Délicieux, un de mes préférés de la soirée.

4. Tanqueray Rangpur, que je n’aime vraiment pas. Est-ce que le mélange m’a réconcilié avec ce gin ? Il a été associé avec du Fever Tree Mediteranean Tonic, puis avec une fraise coupée en deux, puis avec une infusion de poivre noir. Le poivre est intéressant mais je n’ai pas aimé le côté sucré et bonbon de la fraise. L’association permet cependant de masquer le goût spécial du Rangpur.

5. Gin Mare, un gin espagnol aromatisé aux olives, au thym et au romarin. Et on sent vraiment les olives ! Nous y avons ajouté du Fever Tree Mediteranean, puis de la marmelade d’orange et du thym. Je dois bien avouer que je n’ai pas adoré la marmelade, trop sucré pour moi mais c’est également un gin que j’aimerais goûter à nouveau.

6. Monkey 47, un gin extrêmement aromatique qui divise souvent les amateurs. Moi je l’apprécie beaucoup, mais à petites doses. Il a été associé à du Fever Tree Elderflower tonic, ce qui fonctionne vraiment bien. Puis, nous y avons ajouté une tranche d’orange (sans peau) et de la vanille, ce qui à nouveau était un peu trop sucré à mon goût mais le tout était très complexe.

Après cela, nous avons encore discuté un peu et testé deux ou trois combinaisons expérimentales et je suis repartie avec une bouteille de Spring Gin. J’ai adoré cette soirée et surtout, appris énormément de choses. Je suppose que Mig’s va organiser de nouvelles sessions l’année prochaine, donc n’hésitez pas à vous inscrire. Ce sont 20€ bien utilisés !

Short diary of the week (97)

Lundi: une très mauvaise nuit avec réveils intempestifs et mauvais rêves – notamment des chats en folie qui annoncent un tremblement de terre – un chat dont la tête explose même, premier jour complet en sandales et robe Cambie cousue main, réunion où j’ai présenté mon nouveau projet, ma tête va exploser, arrosage, Leapfrog, Mad Men, un sentiment de nostalgie qui me fait regarder ensuite le tout premier épisode de la série

Mardi: mieux dormi, des bas que je retire de suite en arrivant au bureau pour cause de chaleur, des compliments pour ma présentation d’hier, aaah le tango finlandais…, si Chrome n’avait pas planté deux pays auraient été finalisés, un genre de mezze libanais, Vikings, Mad Men – S01 ép.02

Mercredi: parfois faire deux choses en même temps c’est travailler sur les musiques soufies turques et chercher où acheter du rhum Lost Spirits Polynesian – seule la première partie a eu un résultat concluant, trois ouvriers au torse nu – un à chaque étage, et donc il n’existe pas de crème désinfectante incolore – tant pis: mon orteil sera tout jaune, Finlande: check !, un joli repas, Vikings, The Good Wife

Jeudi: rangement et lessive, chercher un nom pour un futur blog (oui encore un !), discuter jardins tout l’après-midi, une belle pile de patrons vintage (des Femmes d’Aujourd’hui de 1952 à 55 essentiellement), y compris le patron d’un cache-poussière pour hommes, steak frites, Vikings (je veux un beau Viking !), The Good Wife, si fatiguée sans raison

Vendredi: retrouver des photos que je pensais perdues (là sur le bureau de mon MAC), il y a quand même des choses bizarres qui se passent sur ce MAC: iPhoto a été remplacé par Photos sans que je ne fasse quelque chose, il fait plutôt beau pour un w-e annoncé pluvieux, à l’attaque des bambous !, le duo gagnant du soir: Vikings et The Good Wife plus une petite dose de Gardener’s World

Samedi: mal de tête pour cause de déshydratation ?, une promenade au marché mais pas d’achats, il fait sombre et moche aujourd’hui: couture !, après quelques litres d’eau ça va mieux (et du paracetamol), Vikings, The Good Wife, oh mais Floki est le frère d’Eric dans la vraie vie !

Dimanche: réveillée très tôt, le plaisir de revoir une amie à la zumba, hésiter: jardin ou couture ?, finir la robe, quelques semis et menus travaux de jardinage, recopier le patron de la jupe Chardon, envie de faire mes propres bitters, toujours pas de nom pour ce futur blog, lapin aux olives courgettes champignons et sauce tomatée, Vikings – la fin de la première saison

Leapfrog

Le Leapfrog est un cocktail créé en 1997 par Jim Meehan, du bar PDT à New York. Il se serait inspiré d’une recette utilisant de l’alcool d’abricots hongrois et répertoriée dans The Ideal Bartender par Tom Bullock, datant de 1917 (le Leaping Frog). Il y a rajouté divers éléments pour créer une boisson assez fraîche et estivale. C’est ce côté-là qui m’a inspiré mais ma réalisation laisse encore un peu à désirer: j’ai été trop timide sur la quantité de menthe, les feuilles étant fort petites. Et je ne suis toujours pas satisfaite de ma liqueur d’abricot. C’est une recette que je réessayerai un de ces jours en tentant de l’améliorer.

Voici la recette (en oz, par paresse, mais je considère que 1oz = 3cl):

  • 2 oz de gin Plymouth, un gin dont la recette date du 18e siècle et aromatisé avec 7 « botanicals » (si quelqu’un connaît une traduction adaptée de ce mot ?) – apparemment, le cocktail est très bon aussi avec du gin plus commun comme le Beefeater
  • 0.75 oz de jus de citron pressé
  • 0.5 oz de liqueur d’abricot: la recette propose du Rothman & Winter Orchard Apricot, introuvable par ici, j’ai donc substitué de la liqueur d’abricot The Bitter Truth
  • 0.25 oz de sirop de sucre
  • 2 « dashes » de bitter orange, du Regan’s pour ma part
  • 6 feuilles de menthe

Broyez les feuilles de menthe avec le sirop de sucre au fond du shaker, ajoutez tous les autres ingrédients avec des glaçons et passez le tout à travers un tamis avant de le verser dans une coupe refroidie à l’avance.

C’était l’occasion d’inaugurer mes toutes nouvelles coupes. Je n’ai pas dû aller bien loin: elles étaient dans une armoire chez mes parents. Il s’agit de la collection Esneux de Val Saint-Lambert, produite à partir de 1920. Pour la petite histoire, j’ai toujours détesté ces verres quand j’étais plus jeune mais maintenant, je leur trouve un charme certain. Ces coupes n’ont quasi jamais servi, nous avons toujours bu le champagne dans des flûtes. Elles retrouvent maintenant une nouvelle vie.

The next time you see me

15802753Holly Goddard Jones, The next time you see me: Roma, Kentucky, une petite ville où rien ne se passe jamais, perdue, loin de tout. Emily, une jeune adolescente très solitaire et raillée par ses camarades, se promène souvent seule dans les bois et se raconte des histoires, notamment à propos de Christopher, le garçon issu d’une famille riche et qui doit jouer le rôle de leader. Susanna est enseignante dans l’école. Sa vie de couple ne la satisfait plus. Elle est inquiète aussi: sa soeur Ronnie n’a plus donné signe de vie depuis deux semaines mais son mari ne la prend pas au sérieux. Ronnie était une fille plutôt facile, fêtarde et peu sérieuse. Wyatt est un pauvre type, un peu gros, qui vit seul avec son chien. Ses collègues de l’usine se moquent de lui et lui jouent des tours. Tony, le policier noir, a dû abandonner sa carrière sportive pour cause de blessure. Ce sont tous ses personnages que décrit Holly Goddard Jones, leur laissant la parole tour à tour. Plus que la disparition de Ronnie, c’est un roman qui s’intéresse aux petites choses de la vie et à ses dysfonctionnements. C’est le portrait d’une petite communauté américaine qui ressemble à tant d’autres. Et pourtant, ce sont ses failles qui sont intéressantes. Un roman qui est quelque part policier mais pas uniquement. Et un roman que j’ai beaucoup aimé pour ses ambiances et ses personnages.

Vu chez Clara, une fois de plus !

Book_RATING-40

Short diary of the week (96)

Lundi: mais où sont les professeurs de ces 5 ou 6 classes d’ados bruyants dans le métro ?, essai d’une nouvelle sandwicherie: le contenu est bon mais le pain est moyen et trop bourratif, et on s’étonne alors que je n’ai pas d’énergie pour l’après-midi ?, surtout quand les disques à traiter sont tout simplement horribles ?, les gyozas aux crevettes du rayon traiteur du Delhaize ne sont pas si mal – meilleurs en tous cas que ceux au canard où l’anis étoilé domine trop le goût, Mad Men et l’inégalité sexuelle dans ses plus beaux exemple (on a envie de les frapper, ces machos infâmes !), hésiter et puis me décider pour Olive Kitteridge qui finalement ne m’a pas séduit – le personnage est trop acariâtre pour ça, et donc ne pas terminer mon roman policier

Mardi: attendre l’accalmie, ah zut les classes sont dans le tram cette fois-ci mais beaucoup moins bruyantes, me réfugier sous mon parapluie pour ne pas devoir parler à un collègue sur le trajet du bureau, aaah ces chansons romantiques thaïes…, pluie vent soleil, un plat pseudo-chinois assez réussi, The Good Wife (ah mais oui! c’est Mr Big !), Vikings, m’endormir avant la fin de mon livre

Mercredi: finir mon livre sur le quai du tram, éviter une classe, tout le bâtiment tremble, un coup de pompe invraisemblable en rentrant, The Good Wife – je suis partie pour 6 saisons – cela risque d’être répétitif ici !, Vikings

Jeudi: hésitations, un joli verre en cadeau, mal de tête ou pas mal de tête ?, un verre en terrasse avec Katrien, et puis un repas au resto, peut-être des projets, rentrer chez moi alors qu’il fait encore jour, mal de tête

Vendredi: un réveil en sursaut sans savoir où j’étais au tout début de ma nuit, un mal de tête qui lorgne, vivement la fin de l’après-midi !, un verre de vin et une série, et puis Gardener’s World

Samedi: pourquoi aller à une brocante alors que je peux faire un raid dans la cave de mon papa ?, les pissenlits c’est une plaie, jardiner entre les gouttes, soirée sushis, The Good Wife – 8 épisodes vus en tout – cela devrait commencer à devenir intéressant

Dimanche: où je me rends compte que si je ne suis pas fatiguée je suis mieux au cours de zumba, cette tristesse qui m’envahit à force de voir des « bonne fête maman » et suite à un article de presse dont je reparlerai peut-être, ma voisine qui le remarque et m’offre un verre de champagne, réussir à finir les travaux essentiels au jardin alors que j’en doutais, avoir même le temps de m’allonger au soleil avec un bouquin, je n’ai pourtant pas beaucoup mangé et je me sens ballonnée et avec des maux de ventre, The Good Wife