From worries to dreams

Découvert via Do you yoga comme moyen pour mieux s’endormir, je me disais que le “thought sorting trick” pouvait constituer un bilan régulier de mes pensées à un moment donné. C’est un moyen d’exprimer ce qui me travaille, me pèse mais aussi de penser à des choses meilleures et donc d’évacuer les plus difficiles.

Worries (soucis et tracasseries): ne pas recevoir de réponse à un mail important concernant mon avenir au travail et du coup avoir une fois de plus l’impression que je n’existe pas et que je ne suis pas importante

Fear (peurs et angoisses): ne pas savoir quoi faire le jour où je perds mon travail (très probable en 2017), voir mon père perdre la tête lui aussi, me retrouver seule dans une situation difficile (maladie par exemple)

Anger (colère): de me laisser entraîner dans des disputes inutiles qui me troublent pendant plusieurs jours

Sadness & guilt (tristesse et culpabilité): triste de voir quelqu’un que j’aimais perdre le fil de sa vie et refuser toute aide (ça pourrait être de la colère aussi), les 10 ans du décès de ma maman (écrire un billet sur le sujet m’a beaucoup aidée)

Dreams and desires (rêves et désirs): rencontrer quelqu’un qui m’aime et que j’aime (et qui a son permis de conduire – ça a l’air bête, mais je n’aime pas conduire et cela me cause souvent du souci, allant jusqu’à des insomnies), voyager (faire des road trips), trouver un travail qui me correspond

Je répéterai l’exercice parce que je me rends compte que ça m’aide. Mardi, je ne me sentais pas bien du tout, aujourd’hui cela va déjà beaucoup mieux. N’hésitez pas à faire de même !

Le poids des secrets

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Aki Shimazaki, Le poids des secrets: Tsubaki, Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa, Hotaru: ces cinq courts romans écrits en français par la Japonaise Aki Shimazaki se suivent et se complètent. Ils racontent l’histoire d’une famille selon différents points de vue et dévoilent de nombreux secrets. Dans le premier, Yukiko révèle à sa fille par le biais de lettres la véritable histoire de sa vie et l’existence d’un demi-frère, ainsi que l’histoire du décès de son père au moment du lancement de la bombe atomique sur Nagasaki. Les récits suivants mettent en scène divers autres personnages touchés par ces événements. Chacun des titres, camélia, coquillage, hirondelle, myosotis et luciole, renvoie vers un élément qui a beaucoup d’importance dans l’histoire. L’écriture simple met en avant la difficulté de la vie et le poids des secrets, révélant beaucoup sur le fonctionnement de la société japonaise. Une très belle collections de romans qui se lisent en un jour.

(La photo des cinq livres vient des Filles à Retordre qui en fait aussi un commentaire)

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2015 Reading Challenge (une bonne pêche !): A book by a female author, A book with a one-word title, A book set in a different country, A book you can finish in a day, A book set somewhere you’ve always wanted to visit, A book by an author you’ve never read before, A book written by an author with your same initials (les deux premières en tous cas)

 

Short diary of the week (87)

Lundi: parfois le choix des vêtements le matin est un vrai casse-tête et le peu de temps ne permet pas de changement même si j’ai l’impression de ne ressembler à rien (ou à une mémère dans ce cas-ci), replier le bord supérieur de la jupe comme à l’école pour la faire paraître plus courte, éliminer des corvées, manger léger pour laisser la place à un dessert et ne plus avoir faim pour le dessert, Indian Summers, Call the Midwife

Mardi: ces gens qui prennent toute la place dans le métro, nous avons un nouveau concierge au bureau (attention ceci est ironique), au moins ça fait un sujet de discussion entre collègues, la suite des corvées, me faire plaisir en commandant un joli patron de couture et un joli tissu Frida Kalho, commander aussi le livre d’un ex-collègue sur les musiques irlandaises, The Millionaire Cocktail – oui bon bof, Call the Midwife, une belle crise de larmes et l’écriture d’un billet à propos de ce qui les a provoquées

Mecredi: deux jours après j’ai déjà oublié une grande partie de ma journée, des rêves de panaméricaine, des bêtises à la tv

Jeudi: tous ces gentils commentaires suite à mon billet !, une réunion où je me suis sentie un peu mal à l’aise et surtout observée, mais les suites seront peut-être positives !, toute l’énergie emmagasinée lors de mon voyage commence à s’étioler – vivement le printemps et le retour des jours fériés, The Great British Sewing Bee

Vendredi: ayant enfin terminé la bouteille de vin entamée samedi je peux confirmer que cette variété trouble fortement mon sommeil, encore une panne d’électricité au bureau mais plein de colis apportés par le facteur – quelques pavés et du tissu, rentrer plus tôt et épingler le patron, une soirée toute molassonne devant la tv

Samedi: ces conversations par chat qui se terminent en dispute sans que je ne l’ai vu venir – sauf que j’ai décidé que ça ne pourrira pas ma journée (enfin si, un peu quand même), jardinage-déffrichage, une soirée entre amis où je ne connais pas grand monde – ce qui me met toujours mal à l’aise, avant il fallait amener plein de disques – maintenant on met youtube

Dimanche: pas assez dormi mais réveillée tôt malgré tout, la lumière ce matin donne un côté estival, me dorer au soleil avec un livre, attaquer de front ce rosier grimpant en étant en équilibre instable sur l’échelle, premiers semis de l’année, encore une journée trop courte

Singapore Sling

Le 4 mars 2002, j’étais à Singapour, devant le Raffles Hotel

Populaires à la fin du 19e siècle, les “slings” sont en général un mélange d’alcool fort, de sucre et d’eau gazeuse. Bref, des cocktails très simples et assez primitifs. Ils ont évolué au cours du temps. Habituellement, l’histoire raconte que le Singapore Sling a été créé entre 1911 et 1915 par le barman du Raffles Hotel de Singapour, Ngiam Tong Boon. Mais il est déjà mentionné dans des journaux en 1897 et dès 1903, il est identifié comme étant de couleur rose. Dans les livres des années 1920 et 30 sont mentionnés le Singapore Sling mais aussi le Straits Sling, dont la recette est proche (par exemple celle citée en 1922 par Robert Vermeire). Les recettes qui suivent viennent de The joy of mixology de Gary Regan, la première y est nommée Singapore Sling mais est très proche du Straits Sling qui est détaillé dans Vintage spirits & forgotten cocktails de Ted Haigh.

  • 6cl de gin
  • 1,5cl de Bénédictine
  • 1,5cl de liqueur de cerise/kirsch
  • 2,2cl (difficile de traduire les oz en cl !) de jus de citron pressé
  • quelques gouttes de bitter orange
  • quelques gouttes d’Angostura bitters
  • eau pétillante pour compléter

Suite à l’occupation de Singapour par les Japonais en 1942, l’hôtel Raffles a été utilisé comme camp de transit pour les prisonniers de guerre et les notes du barman Boon ont disparu. Le manager de l’hôtel a relancé le Singapore Sling dans les années 70 mais en y incluant probablement de nouveaux ingrédients (du jus d’ananas et de la grenadine), peut-être influencé par la mode des cocktails tiki.

  • 6cl de gin Beefeater
  • 1,5cl de Cherry Heering
  • 0,7cl de Bénédictine
  • 1,5cl de triple sec
  • 6cl de jus d’ananas
  • 2,2cl jus de citron vert pressé
  • quelques gouttes d’Angostura bitters
  • eau pétillante pour compléter

Pour réaliser la première ou la seconde recette, mélangez tous les ingrédients dans un shaker avec des glaçons et ajouter l’eau pétillante dans un verre de type Collins (plus fins que celui sur la photo). Le Cherry Heering est une liqueur danoise à base de cerise, au goût un peu fumé. Je ne sais plus du tout où je l’ai achetée (je me souviens avoir dû la commander) et je pense qu’avec le temps, sa couleur est devenue moins rouge, plus passée. La première version propose d’utiliser du kirsch mais comme je n’en avais pas j’ai utilisé le Heering. Personnellement, j’ai une préférence pour la première version, la seconde étant trop sucrée/limonade.

Pour plus d’infos et de recettes, vous pouvez consulter l’article du Diffords Guide.

Vous aimez ce type de billets ? Proposez-moi les cocktails dont vous aimeriez connaître l’histoire et la recette !

March 12

Il y a de ces jours qu’on redoute, qui font peur à l’avance, qui font pleurer même si on n’y est pas encore. Le 12 mars, ça fera 10 que ma maman est décédée. Je ne suis même pas sûre que c’était le 12 mars. Elle a été enterrée un 17, de ça je suis certaine. C’était le début du printemps et il y avait beaucoup de soleil après un hiver sombre et humide. Je n’ose pas demander la date à mon papa, je ne sais pas où est le faire-part de son décès, je ne sais même pas si j’en ai gardé. Je n’ai jamais été voir sa tombe. J’ai le vague souvenir qu’elle est quelque part vers la droite dans le cimetière. Je n’ai jamais pu me résoudre d’y retourner. Je sais qu’elle est bien entretenue et fleurie, mon papa y va de temps en temps. Je m’en veux quelque part de ne pas y être allée, j’aimerais pourtant mais je n’y arrive pas. Dix ans sont passés, je ne suis plus la même, je ne suis plus en couple, et je crois que ça aussi fait mal. J’aurais tellement aimé parler avec ma maman, lui dire tout ce qui n’allait pas, lui demander conseil… Elle m’aurait aidée, accompagnée, sans doute brusquée aussi mais surtout consolée en fin de compte. Elle me manque. Les amis, on peut pleurer sur leur épaule une fois, deux fois… mais ils se lassent et veulent qu’on passe à autre chose. C’est normal quelque part, il n’y a pas cette intimité. Une maman, la mienne en tous cas, n’aurait jamais abandonné. Et mon papa dans tout ça ? Ce n’est pas la même chose. Je sais qu’il est là mais nous ne parlons que très peu de nos sentiments. Il me comprend mais il y a une grande gêne de parler de choses intimes. Je n’ai pas de frères ni soeurs, je me suis sans doute trop appuyée sur mon ex-compagnon. Mais je sais que dans l’attente de ce jour anniversaire, je me sens fort seule avec des sentiments de tristesse dont je ne sais que faire, à pleurer toute seule devant mon ordinateur en écrivant ces lignes alors que j’aimerais me blottir dans les bras de quelqu’un.

La vie est faite de plein d’embuscades et d’étapes. Celle-ci en est une. Je vais passer au-delà…

Indian Summers (Random remarks about…)

Indian Summers est une série britannique diffusée sur Channel 4 depuis la mi-février. Elle se déroule en Inde, dans la station climatique de Simla dans les contreforts de l’Himalaya, où se réfugiaient les coloniaux pendant l’été torride pour trouver un peu de fraîcheur, pendant les années 1930. Les premiers troubles menant vers l’indépendance commencent tandis que la société coloniale est encore bien ancrée et présente. Il n’y a pas que l’aspect politique qui est présenté mais aussi la vie quotidienne avec tous les ragots et cancans, ainsi que le point de vue des Indiens. J’en suis pour le moment au troisième épisode mais je compte regarder la suite. Evidemment, dès qu’on parle de colonies en Asie, j’aime ça.

  • Seuls quelques plans d’ensemble montrent effectivement Simla (ou Shimla), probablement avec plein d’effets spéciaux vu que le ville s’est fort agrandie et modernisée. La série a été tournée à Penang Hill, en Malaisie. Simla est situé à 2205 m tandis que Penang Hill à 735 m d’altitude. Ce qui explique certaines de mes remarques sur la végétation ci-dessous.
  • Le club des coloniaux est en fait le même bâtiment que celui utilisé dans le film Indochine. A l’abandon depuis lors, il a dû être nettoyé et le terrain autour défriché et transformé en jardin.
  • La maison du pasteur et sa femme est aujourd’hui un hôtel.
  • Pour la maison de Ralph Whelan, je me demande toujours s’il s’agit de vraies glycines ou si elles ont été photoshopées. Dans l’épisode 3, on les voit de plus près et ça pourrait être une plante tropicale qui ressemble fort à une glycine mais je ne suis sûre de rien.
  • Les hortensias dans le jardin du pasteur et de sa femme ont l’air véritables, même si probablement pas adaptés au climat de Malaisie.
  • L’étalonnage met en avant des tons très chauds, dorés et cuivrés, qui donnent une atmosphère aux images. Un parti pris sans doute utile pour pouvoir tourner aussi les jours nuageux.
  • L’introduction de la vie quotidienne indienne permet d’ajouter encore plus de couleurs vives.
  • Les robes ne sont pas spécialement flamboyantes mais elles m’intéressent: que mettaient les femmes dans un climat tropical à cette époque ?
  • Il y a un petit côté Downton Abbey mais l’univers est bien plus large, pas limité à une famille.
  • Le racisme britannique est montré sans honte mais peut choquer aujourd’hui.
  • Quelques-uns des personnages sont déjà horripilants après trois épisodes et je suis curieuse de connaître la suite de l’histoire pour d’autres, notamment pour le patron de la plantation de thé et son neveu.
  • J’ai lu quelque part que Cynthia Coffin, interprétée par Julia Walters, était bien plus intéressante que Lady Violet de Downton Abbey. Franchement, non. Mais ça peut encore venir.
  • La musique de Stephan Warbeck me laisse de marbre. Oui, il a utilisé des tablas, mais le côté électronique par moments me dérange.
  • Une deuxième saison est prévue.

Short diary of the week (86)

Lundi: me réveiller avec toujours des maux de tête, me recoucher, une visite chez le médecin plutôt expédiée et des médicaments contre les vertiges qui peuvent donner des maux de tête…, pas besoin de cuisiner – il y a des restes d’hier !, Broadchurch au suspense intenable dès le premier épisode de la saison 2

Mardi: encore ce sentiment d’être dans l’ouate, le rouge-gorge sur la terrasse mange en même temps que moi tous les jours, médecine traditionnelle 0 – médecine alternative 1, complètement chamallow mais plus de maux de tête, deux épisodes de Broadchurch

Mercredi: une nuit très agitée qui me laisse sans énergie pour retourner travailler – il faut vraiment que je trouve un médecin plus compréhensif, bien accueillie au bureau par mes collègues inquiets, trois épisodes de Broadchurch et devoir arrêter sur un suspense impossible

Jeudi: trop de monde dans le premier métro – prenons le second, la saison des réunions recommence – j’espère que les suivantes m’intéresseront plus, me faire offrir plein de livres anciens sur les cocktails, une jolie boîte de chocolats, deux nouveaux gilets en laine, revoir Katrien et passer une excellente soirée, le dernier épisode de Broadchurch

Vendredi: vivement le w-e pour pouvoir enfin récupérer, l’homme qui lisait Flaubert lit maintenant Kerouac, une femme lit Haruki Murakami, ne pas réussir à terminer ce qui doit l’être, j’aurais aimé écrire plus sur le blog cette semaine – les idées ne manquent pas – mais cela n’a pas été possible, The Great British Sewing Bee, Buffy

Samedi: enfin une longue nuit convenable !, un tri de garde-robe qui marque la fin d’une époque – celle où j’achetais plein de robes pour aller à des soirées burlesque – sauf que beaucoup ne m’allaient qu’à moitié, juste couper quelques trucs et finalement passer la moitié de l’après-midi au jardin, à part quelques détails minimes la toile pour la nouvelle robe tombe très bien, malgré tout encore bien fatiguée, Buffy

Dimanche: si seulement ma nuit avait été meilleure j’aurais enfin pu commencer la semaine suivante un peu reposée, zumba, revoir plein d’amies pour la troc party annuelle et échanger vêtements et cosmétiques dans la bonne humeur, oui je suis blonde (ne plus trouver l’interrupteur pour la lampe au plafond – sauf que celui que j’utilise en général s’est cassé et mon voisin qui est venu investiguer la chose me dit que ce n’était pas possible que cet interrupteur allume cette lampe là – mystère donc), repas minimaliste mais qui fait de la place au surgélateur, Call the Midwife