Transition

Dans quelques heures, je serai dans l’avion. Je serai partie pour un mois, je rentre un peu avant Noël. Ce voyage, je le considère depuis que je l’ai réservé comme une transition. Il y a un avant et un après. L’avant n’est pas très drôle: j’ai beaucoup souffert ces derniers mois, autant physiquement (en tous cas de janvier à mai, jusqu’à l’opération) que moralement. J’ai été hyper sensible, très triste et sans doute frustrante pour toutes les personnes qui voulaient m’aider mais qui n’y arrivaient pas parce que tout était très compliqué dans ma tête. J’ai perdu un amour mais aussi des amitiés. Je suppose que la vie est comme ça.

Et puis il y a l’après. Un après où j’oublie tout ça. Un après que j’espère joyeux, plein de nouvelles rencontres et de nouveaux défis. C’est de toutes façons un nouveau départ. Et le voyage, j’en profiterai le plus possible. Je rencontrerai des gens et je passerai aussi des moments seule, ce que je commence à apprécier de plus en plus. Je découvrirai un nouveau pays, la Birmanie, et me replongerai avec plaisir dans cette mégalopole qu’est Bangkok. J’ai préparé quelques circuits à pied pour découvrir des quartiers que je ne connais pas ou peu et j’ai une liste de restaurants à sushis et thaïs. Je vais retrouver une amie dans le sud et j’irai peut-être faire du vélo à Ayutthaya. En tous cas, je ne pense pas que je m’ennuierai !

Je ne sais pas si je serai très présente sur les internets. Peut-être que j’écrirai l’un ou l’autre article ici, peut-être sur suasaday. Je publierai de toutes façons des photos, un peu sur FB, beaucoup sur Instagram (même sans compte, vous pouvez me suivre – mais sans pouvoir commenter). Eddy et Jeero seront de la partie pour donner un peu plus de couleurs aux photos (et aussi pour faire des bêtises et boire des cocktails).

A bientôt !

Short diary of the week (77)

Lundi: ma jupe bleu marine et mon gilet assorti font très bonne sœur, mon paquet portait un autocollant prévenant du danger de la batterie présente à l’intérieur, trois courses expédiées en 15 minutes, Hell on wheels qui me fait pleurer, ballade sur le Mékong avec Sue Perkins

Mardi: en fait les nausées du matin j’ai ça depuis que je suis petite – et il y a des jours pire que les autres, c’est justement ces jours-là que quelqu’un avec un café fumant en main s’installe près de moi dans le métro, tenter de terminer le travail en cours mais l’enthousiasme n’y est pas, survivre au dentiste malgré quelques fausses alertes de caries, l’énervement qui monte parce que ça n’avance pas, devoir aérer toute la maison, même un gin tonic ne me calmera pas ce soir

Mercredi: et donc j’ai fait plein d’insomnies et je n’ai envie de rien aujourd’hui à part rentrer à la maison et me mettre sous la couette – sauf que ce n’est pas possible, dieu qu’il fait froid aujourd’hui – je frissonne malgré mon gilet en laine et mon manteau, une heure de midi avec un concert dépaysant, je ne maîtrise pas encore assez mon smartphone pour oser faire une photo de l’artiste et je me sens bête !, un détour par Filigranes pour deux cadeaux, un détour par le traiteur italien pour mon repas du soir, un épisode du Mékong puis Masterchef The Professionnals

Jeudi: quand on a bien dormi on se sent quand même mieux, ah mais le colis était chez un collègue !, des discussions sur l’amitié, il y a comme du plagiat dans l’air, The Knick, Masterchef The Professionnals dont je ne verrai pas la suite ni la conclusion

Vendredi: plein de petites choses à terminer au bureau, soirée sushis, ce qui devait être une bonne soirée se termine mal, au moins je sais que ce sera la dernière dispute mais ça me crée quelques soucis inattendus

Samedi: je pense qu’il ne reste plus rien de diane chez moi, il a décidé de ne plus me parler et cela m’attriste malgré tout, heureusement je suis bien entourée: les plantes seront arrosées et mon papa aura des nouvelles, passer un moment chez lui d’ailleurs et ça lui a fait visiblement plaisir, faim mais pas d’appétit, The Knick

Dimanche: un peu de jardinage, couper des plantes mortes et les poser au pied des plantes fragiles comme protection contre le froid, commencer la valise, se demander si ces plis à la jupe ne vont pas faire grossir, Hell on Wheels – le dernier épisode, la troisième partie du documentaire sur le Mékong, The Knick

Papillons

(J’ai écrit cet article il y a quelques jours déjà, et même si mon départ en vacances est imminent, je me dis que je dois le publier avant de partir.)

Difficile de parler de choses très intimes sur un blog, surtout quand elles touchent à la sexualité. Il existe quelques blogs qui y sont consacrés et que je lis avec intérêt (tout particulièrement Les fesses de la crémière). Je vais tenter de parler de la mienne, parce que suis fort troublée par une série de choses qui sont en grande partie liées à ma rupture.

Je n’ai pas été précoce: un premier bisou et un premier petit ami à 18 ans. Quelques autres bisous par la suite mais rien de sérieux. Quelques flirts à l’université. A 21 ans, j’ai décidé que ça suffisait et que je voulais perdre ma virginité. Ce que j’ai fait avec le premier garçon plus ou moins convenable que j’ai rencontré à une soirée. Je ne me souviens pas de son nom (même si je l’ai noté dans un carnet) et cela s’est déroulé assez simplement, sans douleurs ni sang de mon côté, mais aussi sans trop de plaisir ni de déplaisir.

Je suis tombée éperdument amoureuse d’un garçon un peu plus jeune que moi, Thomas, qui était au début de ses études. Grand fan de Pearl Jam et de snowboard, il ressemblait un peu à Anthony Kiedis avec ses longs cheveux. Je l’ai ouvertement dragué et nous avons passé deux très belles nuits ensemble. Rien de plus. Il n’était pas amoureux de moi et a juste profité de l’occasion. Je ne lui en veux pas pour ça, je sens que j’ai aussi un peu profité de lui. (Pour la petite histoire, des recherches sur internet m’ont raconté qu’il est aujourd’hui enseignant en Wallonie profonde et qu’il fait partie de l’association colombophile de son village.) A cette époque, j’ai parlé de sexualité avec ma mère, en lui disant que je trouvais ça très agréable. Elle m’a durement répondu que, non, la sexualité, ce n’était pas bien, ça faisait juste mal. C’était clairement un cri du cœur de sa part mais je lui en veux de m’avoir dit ça.

Je dois avoir eu quelques flirts encore par la suite, y compris avec des relations sexuelles mais je ne me souviens pas trop (les noms sont toujours dans le même carnet que je n’ai pas ressorti pour l’occasion). J’ai commencé à travailler très vite après mes études et je me suis fait draguer par un homme plus âgé que moi. Il me plaisait bien, surtout par tout ce qu’il représentait: il organisait des concerts rock ! C’est ici que ce billet devient délicat et que je préfère ne pas tout raconter. Idem pour ma relation suivante, je dirai juste que le sexe se passait bien, surtout avec le suivant. C’était agréable et régulier, et ça me faisait du bien, dans le respect mutuel. J’ai appris à mieux connaître mon corps et à enfin apprivoiser ma sexualité.

Et puis j’ai rencontré diane (je précise, pour ceux qui ne le savent pas, que c’est un homme – c’est juste son pseudo). Étincelles, coup de foudre, papillons dans le ventre, la totale ! Les six premiers mois de notre relation ont été assez réussis au niveau sexe. Je me sentais bien et je découvrais plein de choses. Et puis, mon intérêt a diminué. Peut-être que la lune de miel était finie, peut-être que le décès de ma mère a joué (c’est le point de vue de diane). C’est même au fil du temps devenu douloureux, mais en même temps, comme ça devenait de plus en plus long et de plus en plus laborieux, normal que ça fasse mal, non ? J’ai de plus en plus eu l’impression de perdre mon temps et ça se terminait souvent en larmes à cause de mon incapacité et de mon sentiment d’échec. Je voulais vraiment faire plaisir ! J’ai vu une série de thérapeutes qui m’ont un peu ou pas du tout aidés. Tout cela a finalement mené à notre rupture. Pour diane, c’est une des raisons principales. Pas pour moi.

Le problème, c’est que ça me laisse avec énormément de questions. Je ne ressens plus jamais de papillons dans le ventre, même quand je suis attirée par un bel acteur ou chanteur (avant, cela fonctionnait sans problème). Je me demande si je ressentirai encore cette excitation, si je ressentirai encore une attraction sexuelle pour quelqu’un. Je sais que c’est une des raisons pour lesquelles mes quelques rendez-vous avec des hommes l’été passé n’ont pas abouti. Quand j’ai vu le grand lit qui prenait toute la place dans l’appartement d’un de ceux-ci, j’ai pris peur. Je ne veux pas décevoir mon partenaire et je sais que le sexe est important pour la plupart. Coyote m’assure que tout ça va revenir, que j’ai été blessée et qu’il me faut du temps. Mais si ce n’est pas le cas ? Trouver un homme a toujours été compliqué pour moi, mais en trouver un qui respecte mon désintérêt sexuel ? Pas que je prône l’abstinence totale. Une fois de temps en temps, et pas trop longtemps, ça me convient, mais ce n’est pas l’essentiel dans ma vie. Bref, je ne sais pas trop ce que l’avenir m’apportera à ce niveau-là… Je me pose beaucoup de questions.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout, et merci de vos commentaires, si vous avez envie d’en écrire. Cela n’a pas été un billet facile à écrire mais cela m’a fait du bien.

Early mainland Southeast Asia

61umg7o8YFLCharles Higham, Early mainland Southeast Asia. From first humans to Angkor: j’avais décidé de reprendre le gros livre de D.G.E. Hall, A history of South-East Asia mais les pages sur l’histoire très ancienne et sur la préhistoire de l’Asie du Sud-Est sont particulièrement parcellaires, la dernière édition datant de 1980. Ma curiosité m’a poussé à chercher un autre livre plus récent sur le sujet et j’ai découvert ce livre de Charles Higham. Richement illustré, il commence avec l’histoire du peuplement de l’Asie du Sud-Est, selon ce que révèlent les dernières découvertes archéologiques. Et il continue ainsi jusqu’à la civilisation angkorienne. L’analyse des différents lieux de sépulture est parfois un peu longue mais dans l’ensemble, ce livre m’a appris beaucoup de choses sur cette période encore fort méconnue et je ne regrette pas du tout d’y avoir consacré un certain temps.

Book_RATING-40

Short diary of the week (76)

Lundi: profiter de ce jour de congé non férié pour faire quelques courses en vue de mon voyage, après autant de mois sans en vendre le Delhaize avait de nouveau ma tarte aux bananes préférée, le haut est cousu – reste le bas, changer des euros en dollars et acheter une poêle à griller en soldes, le pharmacien voyant ma crème solaire se doutait bien qu’elle n’était pas pour ici, terminer le marathon Bron et m’intéresser plus au design scandinave qu’on voit dans la série qu’à l’histoire

Mardi: mais pourquoi cette table se remplit-elle tout le temps de brol ?, ramasser les feuilles et protéger le palmier avec celles-ci, vais-je avoir la patience pour terminer cette robe aujourd’hui ? presque – il me reste l’ourlet, chaque fois que je lis dans le canapé je me dis que j’ai besoin d’une lampe de lecture – sauf qu’il n’y a rien qui me plaît chez Ikea (et je n’ai pas eu l’occasion d’aller voir ailleurs), un dernier épisode de Downton Abby aussi mou que le reste de la saison, Masterchef The Professionnals

Mercredi: en fait je ne me sens pas si mal seule mais j’ai repéré les moments où ça coince: à l’heure de l’apéro et du repas, grrr google maps ne fonctionne pas, soirée tv de bêtises, première crise d’angoisse pré-voyage

Jeudi: aïe je sens que ça va être une journée de maux de tête et de courbatures, et en effet, et c’est pénible, c’est bien les patrons avec juste deux pièces – dont une qui est un long rectangle, oh il rentre juste sur le bout de tissus à zèbres que je viens d’acheter, où Hell on Wheels est encore pire que The Knick au point de vue chirurgie barbare, Masterchef avec un gin tonic qui fait partir les courbatures – on a toujours dit que la quinine c’était bon, non ?

Vendredi: début de rhume ou pas début de rhume ?, heureusement c’est vendredi, une longue journée sombre – la météo plus que mon humeur !, Northwest Passage (1940) de King Vidor ou comment la vision des Indiens a fort évolué: j’ai failli arrêter de regarder le film à cause du racisme extrême mais la seconde partie est plutôt un film de survie

Samedi: heureusement qu’il y a le jaune des feuilles pour illuminer un peu ce temps pluvieux, quelques courses puis cocooning sous la couette, une deuxième mini crise d’angoisse – j’espère que je suis bien guérie suite à mon opération – parfois ça pique encore un peu mais pas plus qu’avant et je n’ai pas de douleur longue et insupportable, The return of Frank James (1940) de Fritz Lang – ça ressemble bien plus à un western comme je les aime

Dimanche: faire des photos de ma robe pour le concours sous la bruine, mon ordinateur est mis à jour et le problème d’iPhoto résolu, les médicaments sont triés et le meuble rangé, La Comtesse de Julie Delpy – déjà vu mais j’avais oublié l’histoire et j’ai eu envie de le revoir suite à ce billet

The « I know… Brad » dress

En septembre, le site de couture Thread and Needles a lancé un concours qui me tentait bien: il fallait s’inspirer d’une œuvre d’art et coudre un vêtement portable dans la vie de tous les jours. J’ai sorti mes livres et je les ai feuilletés. Sachant que je n’aurais pas beaucoup de temps ni d’argent, je voulais choisir un vêtement qui me permettrait d’utiliser un patron que j’avais déjà. Ma première idée, Edward Hopper, ne fonctionnait donc pas (même si je compte bien acheter ce joli patron un jour – ou me le faire offrir). Finalement, c’est dans un livre sur le Pop Art que j’ai trouvé mon inspiration. Elle n’est pas ultra originale, et la réalisation non plus, mais elle me convient bien. C’est le tableau « I now… Brad » de Roy Lichtenstein. Le patron de la robe Anna (de By Hand London) que j’avais reçu pour mon anniversaire était parfait. Il ne me restait plus qu’à trouver du tissu de la bonne couleur, ce qui n’a pas été très difficile. 10 euros pour 3 mètres aux Coupons Saint-Pierre à Paris, et voilà !

« I know… Brad » – Roy Lichenstein – The Roy Lichtenstein Foundation

Nous étions fin septembre, et j’avais tout le temps devant moi. J’ai donc continué le projet en cours et puis, il a fait beau. J’ai profité du jardin au lieu de m’enfermer à coudre, puis je suis partie à Saint-Jacques de Compostelle, puis il a fallu préparer le jardin pour l’hiver et voilà, nous étions déjà à une semaine de la fin du concours ! Je me suis quand même lancée, me disant que je pourrais profiter du congé du 11 novembre.

 

Pour le patron, j’ai comme toujours choisi deux tailles, la plus grande jusqu’à la taille, et une plus petite pour la poitrine et les épaules. La couture est très facile et très bien expliquée, j’ai juste été étonnée qu’il ne fallait pas doubler la parementure de vlieseline, mais ça m’a arrangée, je n’aime jamais cette étape, et au final, ça ne dérange pas trop. Je l’ai terminée hier, samedi donc, et il restait les photos à faire ce dimanche, malgré le temps pluvieux. J’ai de la chance qu’au niveau taille, pour un premier essai, elle tombe relativement bien. J’ai juste trouvé qu’au niveau de la poitrine, elle fait un pli bizarre. Je verrai si je peux arranger ça pour un prochain essai. Mais avec du tissu à motifs, ça se remarquera beaucoup moins, je pense.

La trouvant fort simple, j’ai cherché en dernière minute du tissu blanc à pois rouges pour rappeler le style de Lichtenstein mais je n’en ai pas trouvé. J’ai donc acheté du blanc à pois noirs et j’ai rapidement cousu une ceinture. Je n’avais pas trop d’inspiration pour un autre accessoire. Bref, voilà ma robe avec une inspiration très littérale d’un tableau !

Crises d’angoisse

Je pars dans une dizaine de jours et comme toujours, j’ai de nombreux doutes qui se traduisent par des crises d’angoisse et qui se terminent en crises de larmes (c’est le seul moyen de les arrêter). Cela a toujours été comme ça avant chaque voyage, sauf ceux où je suis partie en couple. Donc y compris la plupart des minitrips pour le Womex (sauf cette année où j’étais contente de partir). C’est un mauvais moment à passer, mais je sais que ce n’est que temporaire. C’est juste un peu plus difficile pour moi maintenant parce que je n’ai pas les bras d’un compagnon pour me rassurer ou une maman à appeler. J’ai appris à contrer chacune de mes angoisses par une réponse rationnelle. Les écrire ici est peut-être aussi une solution. Les voici:

  • pendant que je suis partie, quelque chose va arriver à la maison (incendie, cambriolage, catastrophe naturelle). Réponse: rien n’est arrivé pendant mes voyages précédents, il y a une alarme, la boîte aux lettres sera vidée, je mettrai une lampe sur minuterie, quelqu’un passera de temps en temps et la voisine veille.
  • je pars seule et je rejoins un groupe en Birmanie. Je devrai donc partager ma chambre avec une inconnue. Et ça peut mal se passer. Réponse: oui, en effet, au Vietnam, ça s’était mal passé. Le groupe a été divisé en deux factions dès le début. Mais ce n’est arrivé qu’une fois, je me suis toujours retrouvée parmi des gens très sympathiques et entretemps, j’ai mûri. Je ne me laisserai pas entraîner dans ce genre de chose. Si vraiment cette personne est une emmerdeuse, j’aviserai à ce moment-là. Et je pourrais aussi avoir de la chance et avoir une chambre single parce qu’il n’y a personne avec qui partager.
  • et si tout le groupe est un groupe d’emmerdeurs ? Réponse: voir plus haut. Il y a peu de chances. Et je vis de mieux en mieux ma vie seule maintenant. Je pars pour en profiter et je ne vais pas laisser d’autres personnes détruire cela.
  • et si je tombe malade. Réponse: ça m’est déjà arrivé. J’ai eu une insolation au Guatemala et des allergies aux piqûres de moustiques au Laos. A chaque fois, le guide et des membres du groupe se sont occupés de moi. Le seul risque, c’est que j’aie quelque chose de plus grave, mais alors on avisera (j’ai une bonne assurance). Je suis en bonne santé et il y a peu de chances que ça arrive.

Et puis, j’ai un téléphone, un compte en banque avec de l’argent dessus, de la famille et des amis.

Et vous, quelles sont vos angoisses pré-voyage ? Et quelles sont vos réponses ?

Poisson cru au lait de coco

Il y a quelques semaines, Zéphine a publié sur Instagram une photo d’un plat tahitien à base de poisson cru et de lait de coco. J’ai tout de suite été tentée mais j’ai changé la recette. Une première tentative n’a pas été concluante (j’oublie toujours que l’huile de sésame que j’ai a un goût très fort) et j’ai réessayé une deuxième fois. En fait, de Tahitien, mon plat est devenu Thaï. Pour la réaliser, il faut (proportions pour une personne):

  • 100g de thon cru (ou un poisson blanc ferme, ou peut-être même du saumon)
  • une tomate
  • 5cm de concombre
  • un quart ou un tiers de poivron rouge (ou orange, ou jaune)
  • un petit piment (facultatif)
  • de la coriandre
  • 4 cuillères à soupe de lait de coco
  • le jus d’un citron vert (voire deux s’ils ne sont pas très juteux)
  • 1 cuillère à café de sucre brun (voire un peu plus)
  • 1-2 cuillères à soupe de sauce poisson

Couper le thon en dés d’un centimètre environ et les faire mariner dans le jus de citron vert. Couper les légumes en dés (en enlevant les pépins des concombres et des tomates). Ajouter à la marinade le lait de coco, le sucre et la sauce poisson et goûter pour ajuster les goûts: cela doit être comme dans la cuisine thaïe: salé, sucré et acide en même temps. Ajouter les légumes et mélanger le tout. Parsemer de coriandre émincée et c’est prêt !

The signature of all things

22549642Elizabeth Gilbert, The signature of all things: même si je n’avais pas trop aimé Eat, pray, love, le sujet de ce roman me tentait beaucoup: les premiers voyages dans le Pacifique et surtout la botanique. Le livre raconte l’histoire de la famille Whittaker, d’abord celle d’Henry, un garçon anglais issu d’une famille très pauvre, et qui participe à un des voyages de Cook dans le Pacifique. Par la suite, il fait fortune avec le commerce de la quinine et s’installe avec sa femme hollandaise à Philadelphie. Là naît sa fille Alma et c’est sa vie que raconte ensuite Elizabeth Gilbert. Très intelligente mais au physique ingrat, elle s’intéresse à la botanique, faute d’attirer les hommes. Elle découvre la sexualité dans des livres et trouve un certain confort dans ses attouchements. Au fil des pages, j’ai trouvé l’héroïne de plus en plus déprimante, je me suis demandée s’il lui arriverait des événements heureux dans vie. J’ai eu beaucoup de mal à continuer mais je voulais connaître le fin mot de l’histoire. Certaines critiques sur le net avaient trop dévoilé et cela m’a un peu dérangée dans ma lecture. Au final, je reste assez mitigée: j’ai adoré le côté « botanique » mais j’aurais sans doute préféré un roman qui ne traîne pas autant sur certains épisodes.

Book_RATING-30

Short diary of the week (75)

Lundi: il ne faut pas sous-estimer les problèmes d’habillage le matin: difficile de trouver le bon gilet pour cette robe, sentir la mauvaise humeur de ma voisine dans le métro parce que je lui ai demandé de bouger ses affaires du siège, joli emballage pour mon clone d’iPhone, je me trompe ou vous attendez mon article du lundi avec impatience: dès midi, alors que rien n’est encore publié, mes stats augmentent, le bruit assourdissant de la pluie qui frappe sur les fenêtres, Downton Abbey, Fargo

Mardi: des chevaux dans la ville, non – pas de maux de tête aujourd’hui !, sushis entre filles, will you marry me Nick ?, sortir du cinéma avec une énergie retrouvée

Mercredi: les courbatures du w-e peinent à quitter mon corps – sans doute à cause du changement de température, par contre ne sais pas d’où vient celle à mon annulaire, deux colis sur trois sont arrivés aujourd’hui mais le mystère reste entier sur la date de livraison du troisième – or j’aimerais pouvoir entamer sa lecture au plus vite, rassembler des adresses pour Bangkok

Jeudi: le froid est mordant ce matin, que 10 minutes d’attente pour le métro, une journée comme les autres au bureau, deux fois 5 minutes d’attente pour rentrer c’est tout à fait acceptable un jour de manifestation nationale, la lune éclaire tout, Fargo – enfin il s’y passe quelque chose, Masterchef The Professionals

Vendredi: il fait gris – je lève la tête de mon journal – il fait tout rose, en sortant le ciel est menaçant au-dessus du clocher de l’église, je ne m’habituerai jamais au froid et pourtant j’en souffrirai pendant plusieurs mois à partir de maintenant, Fargo – la fin, entamer un marathon Bron/The Bridge pour rendre les dvd à temps

Samedi: me réveiller très tôt, ma PAL a explosé en quelques semaines et j’ai l’impression de ne plus suivre du tout, enfin prendre le nouveau machin en main, un bout de déménagement, pour une fois c’est la patiente qui réconforte le soigneur, la finale de Doctor Who me laisse sur ma faim, mais pourquoi je m’endors aussi tôt ?

Dimanche: au moins, je me réveille tôt, une rencontre inattendue, hésiter puis commencer in extremis ma couture pour le concours art cousu de Thread and Needles, j’aime quand les historiens ne se prennent pas au sérieux, j’ai les mêmes casseroles que Martin Rohde dans Bron/Broen