Postcards of Santiago (II)

Quitter la ville par de petites rues étroites et puis prendre une route qui grimpe et serpente le long de la colline. Se retrouver au milieu de nulle part tout près d’un bâtiment digne d’un vaisseau spatial. De plusieurs bâtiments mêmes. Je ne suis pas sûre d’aimer la couverture en dalles locales zébrées de rose.

Et puis de plus près, j’aperçois des grillages, des pelleteuses abandonnées, les tiges d’aciers qui dépassent de murs inachevés… et plusieurs trous béants. Dans l’un est garée une camionnette. Quelle mégalomanie pour un projet si isolé et si loin des préoccupations des pèlerins !

L’intérieur est grandiose, tout en marbre clair et murs blancs, comme une longue vague qui se déroule. Le bruit est assourdissant: toute cette foule parle, crie, joue de la musique…

Sortir prendre le soleil – plusieurs fois – et repérer un autre bâtiment bizarre, une cheminée de haut-fourneau ? Je n’aurai jamais d’explication. Cet endroit est un no-man’s land qui laisse l’impression d’un atterrissage raté d’un vaisseau spatial extraterrestre.

 

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