Postcards of Santiago (I)

Le taxi roule toutes fenêtres ouvertes; les pins et les eucalyptus embaument l’air. Je me sens directement transportée dans un autre monde, dans une Europe du Sud, celle qui est proche du Portugal. Les collines se succèdent, le chauffeur montre un bâtiment moderne qui épouse le paysage. C’est là que je passerai mes journées.

Je n’attendais rien de Saint-Jacques de Compostelle. Le côté pèlerinage et marche à pied m’irritait même un peu, sans que je n’aie une raison précise. Tout au plus, je me disais que je profiterais de la météo qui s’annonçait très estivale. Et puis le taxi est entré dans le centre historique, dans les ruelles. Celle de l’hôtel était bordée d’un partie couverte, avec colonnade et alcôves.

Vite, déposer ses affaires, se débarrasser des vêtements trop chauds et ressortir en ville. Marcher à peine 10 mètres et se retrouver face à l’imposante cathédrale, 10 mètres plus loin, se poser sur la première terrasse en vue. Les pigeons n’arrêtaient pas de vouloir picorer les cacahouètes. Je n’étais pas seule, et très vite, je le fus encore moins. L’atmosphère était celle des vacances et de la détente, un mini bonus d’été à la fin du mois d’octobre. Boire du vin blanc, manger des tapas, des crevettes, de petits piments verts grillés et salés, se promener et déjà voir des musiciens partout, encore boire du vin blanc à la terrasse de l’hôtel – de quoi se changer les idées après deux avions. Et ne pas aller aux concerts d’ouverture juste parce que nous nous sentions si bien en ville.

Je n’ai pas noté les noms des restaurants où j’ai mangé, mais j’ai logé à l’hôtel Rua Villar, bien sous tous les rapports et situé en plein centre ville.