Postcards of Santiago (II)

Quitter la ville par de petites rues étroites et puis prendre une route qui grimpe et serpente le long de la colline. Se retrouver au milieu de nulle part tout près d’un bâtiment digne d’un vaisseau spatial. De plusieurs bâtiments mêmes. Je ne suis pas sûre d’aimer la couverture en dalles locales zébrées de rose.

Et puis de plus près, j’aperçois des grillages, des pelleteuses abandonnées, les tiges d’aciers qui dépassent de murs inachevés… et plusieurs trous béants. Dans l’un est garée une camionnette. Quelle mégalomanie pour un projet si isolé et si loin des préoccupations des pèlerins !

L’intérieur est grandiose, tout en marbre clair et murs blancs, comme une longue vague qui se déroule. Le bruit est assourdissant: toute cette foule parle, crie, joue de la musique…

Sortir prendre le soleil – plusieurs fois – et repérer un autre bâtiment bizarre, une cheminée de haut-fourneau ? Je n’aurai jamais d’explication. Cet endroit est un no-man’s land qui laisse l’impression d’un atterrissage raté d’un vaisseau spatial extraterrestre.

 

Postcards of Santiago (I)

Le taxi roule toutes fenêtres ouvertes; les pins et les eucalyptus embaument l’air. Je me sens directement transportée dans un autre monde, dans une Europe du Sud, celle qui est proche du Portugal. Les collines se succèdent, le chauffeur montre un bâtiment moderne qui épouse le paysage. C’est là que je passerai mes journées.

Je n’attendais rien de Saint-Jacques de Compostelle. Le côté pèlerinage et marche à pied m’irritait même un peu, sans que je n’aie une raison précise. Tout au plus, je me disais que je profiterais de la météo qui s’annonçait très estivale. Et puis le taxi est entré dans le centre historique, dans les ruelles. Celle de l’hôtel était bordée d’un partie couverte, avec colonnade et alcôves.

Vite, déposer ses affaires, se débarrasser des vêtements trop chauds et ressortir en ville. Marcher à peine 10 mètres et se retrouver face à l’imposante cathédrale, 10 mètres plus loin, se poser sur la première terrasse en vue. Les pigeons n’arrêtaient pas de vouloir picorer les cacahouètes. Je n’étais pas seule, et très vite, je le fus encore moins. L’atmosphère était celle des vacances et de la détente, un mini bonus d’été à la fin du mois d’octobre. Boire du vin blanc, manger des tapas, des crevettes, de petits piments verts grillés et salés, se promener et déjà voir des musiciens partout, encore boire du vin blanc à la terrasse de l’hôtel – de quoi se changer les idées après deux avions. Et ne pas aller aux concerts d’ouverture juste parce que nous nous sentions si bien en ville.

Je n’ai pas noté les noms des restaurants où j’ai mangé, mais j’ai logé à l’hôtel Rua Villar, bien sous tous les rapports et situé en plein centre ville.

Short diary of the week (74)

Lundi: le début d’une semaine qui sera active, c’est fou l’énergie que ça donne !, toujours hésiter pour le deuxième hôtel à Bangkok mais la liste se réduit, écouter la pluie tomber, Downton Abbey

Mardi: aujourd’hui c’est l’automne mais demain c’est de nouveau l’été pour moi, terminer plein de choses, faire ma valise en prenant bien trop pour ne pas devoir choisir

Mercredi: un peu angoissée mais le taxi est là, un avion, deux avions, arriver à Saint-Jacques et c’est à nouveau l’été, commencer à boire un vin blanc et ne plus m’arrêter, se promener dans les ruelles

Jeudi: ce bâtiment se veut moderne mais est au milieu d’un chantier abandonné, de la musique hypnotique de Sarawak, parler, boire un mojito puis du vin blanc, charcuterie et légumes grillés, voyage en Russie, au Honduras et en Mongolie Intérieure

Vendredi: des églises, des ruelles, un marché, des concerts – encore, un peu de soleil, en route pour Okinawa, mais quelle déception !, un anniversaire, ce ne sont pas les meilleurs concerts du monde

Samedi: la marché en pleine action, mais pourquoi tous ces artistes veulent mélanger leur musique traditionnelle avec du jazz ?, emmagasiner tout le soleil possible pour le prochain mois, pour être sélectionné cette année il fallait qu’il y ait une guitare électrique et une batterie ?, mettre son cerveau en vacances et juste danser un peu

Dimanche: ce parc si calme et cette vue sur la ville, un moment de repos en profitant de ces derniers moments d’été et d’une si jolie ville, un avion, une course pour quand même acheter quelque chose, un deuxième avion, rentrer tard

Burma VJ

Burma VJ est un documentaire danois réalisé par Anders Østergaard en 2009. Il souhaitait depuis deux ans parler de ces journalistes birmans qui filmaient en se cachant la vie locale sous le joug de la junte militaire. Il a rencontré « Joshua » qui était à la tête d’un réseau de reporters. Celui-ci s’est fait remarquer et a dû aller en exil à Chiang Mai mais des événements importants allaient avoir lieu à Rangoon. En août 2007, le gouvernement double le prix du pétrole, laissant une population extrêmement mécontente. En septembre, les moines bouddhistes commencent la résistance et manifestent pacifiquement en rue. Les reporters de « Joshua » sont là et filment tout. Les images sont envoyées hors du pays via divers canaux, des téléphones par satellite mais aussi des courriers qui passent la frontière. CNN, la BBC et d’autres télévisions internationales relaient l’information. La Birmanie n’est plus un pays fermé et le monde entier assiste à la répression violente de l’armée.

Les images sont de mauvaise qualité, c’est normal, mais elles montrent ce que la junte ne voulait pas monter. Elles sont entrecoupées de moments plus calmes où on suit « Joshua » à Chiang Mai où il essaie de se tenir au courant et de guider les journalistes sur place via des appels téléphoniques.

Ce n’est pas un documentaire pour voir de belles images mais c’est un documentaire important pour l’histoire. Et juste ça, ça suffit.

(Il est disponible à la vente, à la location – bientôt – et en cherchant bien sur le net).

Finding George Orwell in Burma

9781594200526_custom-5eae54aa22c639a1cab6722fbc75c925f7ee6a3c-s99-c85Emma Larkin, Finding George Orwell in Burma: après avoir lu Burmese days de George Orwell, c’était une évidence que je lise ce livre-ci. Emma Larkin (c’est un pseudonyme) a beaucoup voyagé en Birmanie dès les années 1990 et connait très bien le pays. Dans ce récit, elle visite les villes où a séjourné l’écrivain, rencontrant au passage la population locale avec qui elle tente (ou non) d’avoir des discussions sur la situation politique. Il en résulte une image assez sombre d’un pays sous le joug des militaires mais permet aussi d’ouvrir les yeux sur une histoire méconnue. Quand je partirai, au moins je saurai en partie ce que le pays a traversé. C’est une lecture très intéressante, aussi pour mieux connaître George Orwell. Et je serais bien tentée par le livre qui analyse les conséquence du cyclone Nargis.

Book_RATING-40

Short diary of the week (73)

Lundi: mais quelle horrible nuit alors que je n’avais rien d’angoissant à faire aujourd’hui, parfois j’ai envie de vomir à la lecture de certaines choses, arrêter de faire ma timide et donc avoir une destination de plus en Thaïlande, Downton Abbey

Mardi: de nouveau ce mauvais sommeil qui noircit mes journées et la raison ne peut plus être la même

Mercredi: envie d’aller acheter du tissu mais pas le courage d’aller jusque là, une robe et une jupe tout près de chez moi aux soldes de mi-saison

Jeudi: une douleur cuisante pendant la nuit: piquée par un moustique !, juste épuisée, avec des maux de tête, vivement la semaine prochaine, une soirée avec un repas improvisé en toute amitié

Vendredi: si seulement j’avais pu dormir plus longtemps, j’ai la carte sim thaïe (merci à ma collègue) – il me manque juste le smarphone !, Ikea en soirée, regarder autour de moi d’un air éploré parce que la caisse est trop lourde et me faire aider par un homme tout souriant et serviable, Stagecoach de John Ford que j’avais déjà vu plusieurs fois mais dont seuls les paysages de Monument Valley m’avaient marqués

Samedi: plein de projets pour le w-e, monter la lampe et la table, tant de vis…, tondre la pelouse pour une dernière fois et puis me dorer au soleil en très petite tenue, un cocktail – des côtes d’agneau et du vin, un documentaire sur la Birmanie: Burma VJ (et l’envie d’écrire de courts billets sur ces bons documentaires que je regarde de temps en temps)

Dimanche: zumba, plein de bons plats au restaurant et faire plaisir à mon papa en parlant avec lui, plus de soleil mais tant pis – je le reverrai dans quelques jours, j’ai bien fait d’écrire cet article protégé – je me sens déjà mieux, Doctor Who avec une référence bien drôle à la famille Addams, North West Mounted Police avec Gary Cooper

Sadness

Il est arrivé quelque chose il y a quelques jours. J’ai pensé pouvoir m’en débarrasser, l’oublier, ne pas me laisser toucher mais comme mes mauvaises nuits de sommeil ont recommencé, il est peut-être important que j’en parle. Je pensais que je ne dormais pas bien à cause de la présence de diane, et en effet, une fois parti, j’ai mieux dormi. Si je dors à nouveau mal, il doit donc y avoir une autre raison. Et comme ce blog est une manière de m’exprimer, je le fais ici.

Quand j’aime quelqu’un, c’est de tout coeur, et il en est de même dans mes amitiés. Si je considère que certaines personnes sont proches de moi, je fais de mon mieux pour les soutenir et les comprendre, même si parfois c’est maladroit. Et je ne m’offusque pas si elles ne pensent pas tout à fait comme moi. Parfois on en discute, parfois il y a même un peu d’animosité mais en général, ça passe et la relation n’est pas brisée. Bref, j’ai été choquée par la violence avec laquelle quelqu’un que je considérais comme proche m’a exclu de sa vie suite à un échange de mails. J’ai dit certaines choses que je pensais, en espérant que ce serait le début d’une discussion sur ce qui n’allait pas. J’avais déjà encaissé plein de remarques de la même personne il y a quelques années et j’ai tenté d’y remédier, de changer pour le mieux. Ici, je me suis retrouvée devant un mur. Et cette violence me choque. Je ne suis juste pas comme ça… je tente toujours de trouver une solution qui ne fasse pas trop mal. Mais chacun est différent.

Oh, je suis sûre que beaucoup d’entre vous connaissent la personne en question, ce qui rend cet article encore plus difficile à écrire. Et cela implique que je dois revoir certaines amitiés, qu’il y aura des camps à choisir, des activités où je ne serai plus invitée, ou bien ce sera elle qui ne sera plus invitée. Je sais aussi que sa sphère d’influence est grande. Tout cela est vraiment dommage en fin de compte mais je ne peux plus rien y faire. Je vais sans aucun doute ressortir de tout ça plus forte, plus sûre de moi mais ce n’est pas aussi simple et rapide que prévu.

 

Fall sewing projects

L’automne est déjà bien entamé et sera court pour moi ! J’ai commencé une jupe Anémone mais je n’avance pas très vite. Je n’arrive pas à me concentrer très longtemps le w-e et en semaine, quand je rentre du travail, je ne pense même pas à aller coudre une demi-heure tant je suis affamée.

J’aimerais participer au concours Art cousu de Thread and Needles mais je doute que j’aurai le temps. J’ai l’idée, le tissu et le patron (déjà découpé). Ce qui est déjà pas mal. Mais il s’agira d’un premier essai de ce patron et ce sera donc plutôt une toile mettable. Comme c’est une robe d’été, je doute un peu de l’intérêt de la réaliser maintenant. J’ai peur aussi que ce ne soit pas très original, en fait, je suis même convaincue que ce n’est pas très original. Et même si je la finis à temps, trouverai-je quelqu’un pour faire des photos de moi (idéalement dans le décor adéquat) ?

Mes autres projets couture sont assez estivaux également: j’aimerais pouvoir coudre au moins une jupe pour partir en voyage, deux ou trois seraient encore mieux. J’ai cherché tout l’été un patron de jupe à plis et j’ai finalement acheté Chardon. J’ai tous les tissus qu’il faut, et même déjà un stock de fermetures éclair. Mais là encore, ça me semble compromis, à moins de me mettre à coudre tous les soirs.

A la trocante, j’ai récupéré du jersey parce que oui, moi aussi (comme toute la couturosphère), j’ai envie de me lancer dans la couture de mes propres t-shirts. Au moins, je ne devrai plus faire tous les magasins pour trouver des rouges ou des écrus (en tissu non-transparent). Mais là aussi, il me faudra un peu de patience et d’attention pour apprendre à coudre cette matière que je ne connais pas. J’ai quelques livres qui peuvent m’aider, il faut que je pense à les lire (notamment le tout nouveau livre de Gertie que j’ai rangé après l’avoir à peine feuilleté alors qu’il a de très jolis modèles).

Et vous savez quoi ? Je ne m’inquiète pas trop. Je verrai bien ce que j’arrive à réaliser et tantôt, j’aimerais aller au magasin de tissu pour en trouver un qui me permettra de réaliser un accessoire pour la robe du concours et un autre pour une jupe d’hiver !

Short diary of the week (72)

Lundi: ces rêves me confirment que je n’ai vraiment pas envie d’aller travailler, ma concentration est si facilement troublée pour le moment, des aventures amoureuses à chaque génération dans Downton Abbey — Lady Violet va-t-elle révéler son passé ?

Mardi: ce matin ce n’est pas ma faute si mon travail n’est pas très assidu: que faire quand il y a une panne de réseau et d’internet ?, un moment de bien-être extrême avec Coyote et plein d’encouragements, aujourd’hui il y aura eu du soleil, de la pluie, du vent, des éclairs et une pleine lune qui éclaire tout

Mercredi: ressortir l’écharpe, cette époque de l’année où je n’arrive pas à régler le radiateur dans mon bureau pour avoir la bonne température, Destry rides again, un long monologue de ma tante au téléphone, des bêtises à la tv

Jeudi: tenter de choisir un nouveau parfum mais me perdre, de très jolis insectes à The Darwin Sect ainsi que des gin tonic Bombay Sapphire dans des verres un peu baroques, la généalogie de Twiggy sur la BBC

Vendredi: mon nouveau gilet est déjà là !, vaincre la mauvaise foi d’un vendeur et repartir avec le câble le moins cher pour nouveau lecteur bluray, X-Men Days of the future past

Samedi: dormir 10h d’affilée et sans interruption, de moches photos d’identité et une grosse averse, couture d’Anémone, finir un gros livre, le début d’Union Pacific et un documentaire sur Calamity Jane pendant lequel je m’endors

Dimanche: à nouveau 10h de sommeil sans interruption, le jardin est blanc de rosée, me sentir malgré tout fatiguée lors de la zumba, rentrer les meubles de jardin sauf la table (il faut être deux), vite lassée de la couture alors que j’aurais pu terminer cette jupe, lecture, le premier gibier de la saison, Doctor Who et Fargo

Et vous, comment était votre semaine ?

Burmese days

51JV0hQjBALGeorge Orwell, Burmese days: si on m’avait dit que je lirais à nouveau du George Orwell un jour, je ne l’aurais pas cru. 1984 a été une lecture scolaire et j’ai vu plusieurs fois le film tiré de La ferme des animaux. J’ai d’ailleurs un souvenir assez clair de mon enfance (je devais avoir 7-8 ans): j’étais chez ma grand-mère et le dessin animé passait à la télévision. J’ai évidemment été attirée par les images mais pour que je comprenne mieux, mon oncle m’a expliqué ce qui se passait. Mais revenons à Burmese Days. J’aime toujours m’informer sur mes destinations de voyage et j’ai donc appris que George Orwell, avant d’être écrivain, était policier au service de l’Empire Britannique en Birmanie dans les années 1920. Le roman qui est publié est 1934 raconte l’histoire de quelques habitants d’un petit village, surtout celles des coloniaux mais aussi les intrigues d’un fonctionnaire birman avide de pouvoir. L’image du colonialisme n’est pas très positive, ni celle des autochtones d’ailleurs mais la description de l’environnement est très vivante et détaillée. A lire si le sujet vous intéresse !

Book_RATING-35