Short diary of the week (71)

Lundi: la vie reprend son cours mais dans un bon mois je suis repartie, pas grand chose à dire aujourd’hui, Doctor Who et deux épisodes de Hell on Wheels

Mardi: une réunion sur les séries, tondre la pelouse entre les araignées et les limaces, Downton Abbey qui m’a quelque peu ennuyée, un certain sentiment de nostalgie

Mercredi: recevoir mon gros livre Tiki pop, un licenciement et l’ambiance morose qui en découle, rentrer et regarder des bêtises à la tv

Jeudi: un matin frais d’automne, devoir faire mille petites choses et ne pas pouvoir me concentrer sur une importante, hésiter pour le remplissage de la soirée et finalement mettre Drums along the Mohawk de John Ford

Vendredi: nuit très moyenne, attendre le chauffagiste, chutes de tension suivies de maux de têtes et de vertiges, un épisode de Fargo puis le début du film Fargo

Samedi: me souvenir que je ne dois pas manger trop le soir, échanges de tissus et retour avec du jersey notamment, plus d’excuse pour ne pas coudre de t-shirts, maux de tête, la fin du film Fargo

Dimanche: zumba, achat de bulbes et jardinage, Doctor Who et Hell on Wheels

Postcards of Paris (III)

Un réveil matinal après une nuit sans air – les tropiques à Paris. Et une tranche de vie de famille. Cette journée sera fort différente, je ne serai pas tournée vers moi-même, j’aurai de la compagnie et de la conversation (et j’en oublierai de faire des photos).

Toutes ces robes années 50… je ne saurais laquelle choisir, je les prendrais bien toutes. Les détails de coupe, les broderies, le choix du tissu, rien n’est laissé au hasard. Il est juste parfois difficile de bien les admirer à cause du monde – des femmes essentiellement.

Se retrouver dans un des centres touristiques, près du Louvre, voir la foule, se promener au Palais Royal à la recherche de la boutique de Serge Lutens. Un décor sombre et quelque peu gothique qui se marie parfaitement aux parfums proposés. Une hésitation, mais non, je préfère attendre.

Paris - 2014

Un décor de rêve pour le repas de midi et un endroit dans lequel je ne serais jamais entrée si mon amie ne m’y avait pas emmenée. J’imagine ce Café de la Paix au début du siècle, les dames en robes longues s’y promenant, froufroutant avec leurs jupons… J’imagine aussi les hommes avec leur dernière conquête, à l’insu de madame… Un Thaï mojito qui n’a plus rien à voir avec un mojito mais qui est tout simplement délicieux.

Montmartre est un autre monde. Je suis horrifiée par l’afflux de touristes, j’ai presque envie de fuir. Je trouve les magasins de tissus qui me tentaient. Je ne reviendrai pas les mains vides.

La fatigue se fait sentir, nous buvons encore un dernier verre. Les nuages sombres d’orage approchent, le blanc éclatant de la Basilique du Sacré-Coeur est encore plus flagrant. Il est temps de retourner à la gare du Nord. Les rafales de pluie crépitent sur le toit. Le retour me rend triste, tout comme les nuages gris dans le ciel. La maison sera vide et je rentre seule. Mais j’ai de beaux souvenirs qui me porteront jusqu’à mon prochain voyage.

Paris - 2014

Postcards of Paris (II)

Que faire maintenant ? Il est trop tôt pour rejoindre mon rendez-vous et mes jambes commencent à me lâcher. Et il fait chaud… De l’art contemporain ?

Ce long mur m’intrigue, je n’y vois pas de porte d’entrée, mon plan me dit « cimetière ». J’emprunte une rue qui le traverse, et là, je dévie mon chemin, entre dans ce lieu presque sanctuaire. Les tombes et les caveaux s’alignent, les noms sont juifs dans cette partie. Les sculptures sont parfois un peu pompeuses, comme cet homme et cette femmes allongés sur un lit. D’autres sont gothiques, certaines rappellent des feuillages exotiques. Le temps s’arrête.

Paris - 2014

Retour à la ville, à la circulation. Encore une grande paroi de verre et un musée entouré d’un jardin. Les œuvres ne m’inspirent pas beaucoup, trop proches, trop peu mises en valeur (encore le syndrome Documenta). La grande boule dorée est impressionnante. Et aux étages ? non, pas de salles d’exposition. Même dans le jardin, les œuvres sont peu présentes mais il fait bon s’assoir un moment, en regardant le ballet des ascenseurs extérieurs.

Paris - 2014

A nouveau ce grand boulevard. Ces immeubles haussmanniens ne m’inspirent pas, je me sens incommodée par leur sévérité, leur taille. Pas de place pour la fantaisie ici.

Des envies d’achat d’objets japonais au Bon Marché mais les prix me font fuir. Une installation/film de Tadao Ando m’apaise. Je poursuis ma recherche du Japon et je m’assieds un moment dans le jardin de bambous de la pagode cinéma de la rue de Babylone. Cette journée oscille entre les bruits de la ville et le bruissement des feuilles dans les jardins.

Paris - 2014

L’arrêt de bus ne doit pas être loin de l’église Saint François-Xavier. Traverser la ville et me retrouver à Bastille juste à temps pour retrouver Mario au Café de l’Industrie. Un café à l’ambiance rétro. Un très agréable moment.

Un moment de course ensuite, entre la gare de l’Est, puis la gare Saint-Lazare, puis la gare d’Asnières-sur-Seine. La fatigue et la chaleur m’ont presque achevée. Je ne parlerai plus beaucoup avec mes hôtes ce soir…. (à suivre)

Postcards of Paris (I)

Arriver à Paris et dépasser toutes les files parce que j’avais déjà un ticket de métro / Sortir à Alma-Marceau et prendre la photo cliché.

Paris - 2014

C’était une belle journée d’automne et je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai imité les touristes japonais et sorti mon iPad pour prendre la Tour Eiffel en photo, avec la Seine qui coulait tranquillement en avant-plan. J’aurais pu emprunter le pont de l’Alma mais pourquoi m’imposer les voitures alors qu’il y a une passerelle piétonne un peu plus loin. Les premiers vendeurs de cadenas s’installaient déjà mais je ne fais plus partie du public cible.

Une paroi en verre, et derrière, une végétation luxuriante. Des plantes d’ombre essentiellement, des euphorbes et de grandes herbes. La rivière qui mène aux salles d’expositions. Enfin voir tous ces objets de la culture tiki, reconnaître même un de mes livres dans une vitrine. Traverser le musée en passant par la Polynésie et rejoindre l’exposition « Tatoueurs tatoués ». Je n’y suis pas restée longtemps, tout était trop serré, trop peu aéré. Autant garder intact le souvenir de l’exposition de Bruxelles.

Paris - 2014

J’espérais trouver des mugs tiki, mais non… et l’idée de porter pendant deux jours un catalogue de 5kg me décourage.

Installée à la terrasse du restaurant, j’ai une belle vue sur la végétation. La vinaigrette au tamarin de ma salade m’emmène en Asie. Un moment dont je profite intensément – les températures agréables et le cadre jouent en ma faveur. Une nouveauté pour moi qui n’aimait pas manger seule.

Et pourquoi pas prendre le bus ? Traverser plusieurs arrondissement pour me retrouver à la tour Montparnasse. Chercher l’entrée de ce parc que je vois au-dessus de la gare. Un parc fort peu agréable en fin de compte, un peu glauque même, dont je ne trouve que difficilement la sortie.

Une impasse. Une exposition photos de William Eggleston que j’avais découvert à une Documenta. Un voyage dans l’Amérique profonde. Écouter les commentaires d’un couple sur la composition des photos. Un moment trop court, un espace trop petit par rapport à mes envies démesurées de voir son œuvre. Mais le plaisir quand même d’avoir pu en admirer un tout petit bout. (à suivre)

Short diary of the week (70)

Lundi: après une nuit exécrable toute mon énergie s’est envolée, ce bureau mieux rangé est vraiment plus agréable, oooh le nouveau livre de Gertie !, ce serait plus simple si quelqu’un pouvait m’expliquer ces programmes plutôt que de perdre mon temps en cherchant, regarder une émission sur le burlesque en Belgique et voir Maurice

Mardi: « putain de merde » sont les derniers mots que j’ai entendus, même pas un au revoir, yééé le tout nouveau Lonely Planet Bangkok est arrivé, un peu de Chine, hésiter pour un hôtel à Bangkok – les plus cools sont soit trop chers soit déjà complets, rangement ménage et mise à jour du mac, deux épisodes de Hell on Wheels, m’endormir comme un bébé

Mercredi: réveillée un peu tôt mais moins fatiguée déjà, une mini réunion, réserver un premier hôtel à Bangkok, du repassage, des bêtises à la tv

Jeudi: la journée avant, quelques dernières choses à noter, prévoir déjà le repas de dimanche, The big trail ou comment je me remets au westerns

Vendredi: un lever de soleil tout en dégradés de roses, hésiter à prendre une veste et puis la prendre, arriver à Paris et ranger la veste, tiki tatouage et jardin, ballade en bus, Cartier-Bresson et Cartier, une rencontre trop courte, demander si le train va bien à Asnières et voir 15 personnes me regarder bêtement sans me répondre, sushis

Samedi: de jolies robes, un midi dans un grand hôtel, des tissus encore des tissus, et surtout une invasion de touristes, arriver à la gare juste à temps avant l’averse, cette journée n’aurait pas été la même sans la charmante compagnie, voir la pluie tomber sur tout le trajet, le contraste entre le bonheur d’être à Paris et la tristesse de rentrer est grand

Dimanche: une longue nuit, des lessives et du rangement, hésiter sur la taille pour un patron, choisir un tissu et me rendre compte qu’il n’y en a pas assez, trouver un autre, un sentiment de nostalgie et de solitude que je tente de réprimer du mieux que je peux, hésiter sur la manière de raconter mon séjour à Paris et même me demander si c’est vraiment nécessaire, The homesman de Tony Tommy Lee Jones

Under the dragon

Rory MacLean, Under the dragon: de cet auteur, j’avais adoré Magic bus où il racontait son périple sur les traces des hippies en Asie dans les années 70. C’est en cherchant des récits de voyages sur la Birmanie que j’ai découvert celui-ci. On est au milieu des années 90 et Rory et sa femme découvrent dans les collections d’un musée londonien un panier birman ramené par un colonial de l’époque, mais sans plus d’indications sur sa provenance. C’est cette recherche qui les mènera dans divers lieux de la Birmanie, de rencontre en rencontre. Les portraits de ces personnes sont des tranches de vie, souvent assez tragiques, des histoires de gens malmenés par l’histoire de la seconde guerre mondiale à la dictature. Et pendant ce temps-là, Rory et sa femme sont toujours à la recherche du panier ! Un récit à multiples facettes, fort différent d’un carnet de voyage linéaire, et qui est passionnant !

Book_RATING-40

Short diary of the week (69)

Lundi: un matin rempli de mini-frustrations entre le métro bondé d’où on me laisse à peine sortir au mail inutile parce que répétitif, une forte envie de me sentir mieux mais je coince sur les moyens pour y arriver, dans le métro du retour quatre femmes côte à côte lisent un livre en anglais, gin tonic et restes de barbecue, Doctor Who, première session de Headspace (interrompue par la mise en veille de mon iPad)

Mardi: après avoir lu un article sur Christa Reniers ressortir cette bague un peu oubliée, cette fraîcheur matinale réveille !, tout ce bruit et ces commérages (je crois que je deviens misanthrope), tenter de se recentrer sur les choses importantes, le médecin est évidemment en retard mais j’ai enfin ce fichu papier pour l’assurance, me perdre entre la place Jourdan et la place Flagey, architecture bouddhique et petits-fours

Mercredi: réveil difficile – vraiment très lent, parcourir les disques de Salif Keita – les synthés ont vraiment fait beaucoup de tort à la musique, une visite chez Coyote qui me régénère mes énergies (mais il m’a quand même bien eu, avec son HE à la rose dont je n’aime pas l’odeur !)

Jeudi: finissons-en avec Salif Keita et le Mali et attaquons le rangement de ce bureau, que de vieux papiers et de vieux brols qui appartenaient à mon prédécesseur, sentir déjà une nouvelle énergie

Vendredi: remplir une énorme poubelle jaune de papiers divers, c’est fini !, il ne manque plus que les plantes, garder ou non cette moche table ? mais il faudrait autre chose à la place, lotte et poivrons – un mariage toujours réussi, un épisode de Fargo pendant que j’enregistre le film Fargo

Samedi: où est le soleil promis ?, je suis nulle en calcul mental, hésiter et puis finalement acheter ce dicksonia antartica, éliminer les corvées l’une après l’autre et s’installer au jardin avec un livre, un dernier barbecue ?

Dimanche: zumba, grosse fatigue, passer l’après-midi au jardin, me sentir triste même si c’est pour que ça aille mieux plus tard, Doctor Who

Things are moving… kind of

J’avais commencé une série de visites chez Coyote (énergéticien et massothérapeuthe) l’automne et l’hiver passé, et puis avant mon opération, je les ai interrompues, la douleur ne me permettant pas vraiment de passer à autre chose. Après l’intervention chirurgicale, j’ai été le voir en juin pour nettoyer mon corps des médicaments et produits anesthésiants. L’été, je l’ai passé très centrée sur moi-même, endurant dans mon coin mes problèmes de sommeil récurrents. Hier, j’ai finalement été le revoir. Je sais que certaines choses ne changeront pas avant la semaine prochaine (et je suis encore dans le doute pour la suite) mais j’avais besoin de cette visite. Un point important a été de parler de mon bureau au travail où je ne me sens pas très bien pour diverses raisons dont certaines indépendantes de ma volonté. J’ai pris quelques photos, et je les ai montrées à Coyote. Sa réaction a été immédiate. Trop de brol, trop de choses qui traînent (comme toutes les caisses de mes commandes amazon passées ou des boîtes à chaussures vides) et aucune âme, aucun objet qui me représente. Un bête calendrier au mur, mais pendu trop haut (j’ai récupéré un clou qui y était déjà). Une gravure isolée. Pas de plantes.

Je lui demandé des conseils, en lui disant que je ne voulais pas changer les meubles de place: j’aime voir la porte et qui entre, même si je tourne presque le dos à la fenêtre. Il m’a donc dit les choses suivantes: mettre les magazines couchés dans ma bibliothèque à la verticale, ranger tout ce qui n’est pas utile quotidiennement, jeter ce qui m’est totalement inutile, mettre à des endroits faciles d’accès ce que j’utilise tous les jours mais pas sur mon bureau, installer au moins deux plantes: une qui monte et une qui descend…. et il m’a rassurée en me disant que j’avais un espace de travail agréable. Je n’en suis pas complètement convaincue mais je m’en accommode; je préférerais un bureau avec vue sur le jardin, et non sur l’allée menant au parking…

Bref, ce sont les grands travaux aujourd’hui dans mon bureau !

Short diary of the week (68)

Lundi: un déménagement ça fatigue ! bouhouhou j’ai mal partout, ressortir les sandales et vêtements d’été pour en profiter le plus longtemps possible, recevoir le colis de la ronde des poches et être gâtée, tomate crevettes, Hell on wheels, tenter de finir mon bouquin et puis non – trop de pages encore

Mardi: non ! pas le réveil, je dois m’obliger à faire certaines corvées, en fait un secrétaire serait parfait pour moi, hop voyage payé et deux rdv sur trois pris, évidemment c’est le plus embêtant qui reste à arranger, Hell on wheels puis un documentaire intéressant sur les pillages d’œuvres d’art au Cambodge et leur trafic

Mercredi: entre brume et brouillard, devoir écrire et ne pas y arriver, le sudoku du Monde ne fonctionne plus, rentrer et faire une crise de larmes parce que j’ai envie que les choses soient différentes tout en sachant qu’il faut d’abord que je retrouve de l’énergie, gin tonic au jardin qui me console un peu, Ong-bak

Jeudi: nuit d’insomnies, perdre mon temps au garage et m’y ennuyer avec un roman sur lequel je n’arrive pas à garder mon attention, en plus de la fatigue ou justement à cause d’elle quelques problèmes intestinaux qui m’achèvent

encore une faille temporelle – quoique

Vendredi: un curry thaï de poisson – autant utiliser le basilic thaï qui commence à souffrir des nuits trop fraîches

Samedi: tailler la haie toute seule c’est possible mais bien plus fatiguant, un film catastrophe dans un avion c’est toujours bien (Non-stop donc, avec Liam Neeson)

Dimanche: reprendre la zumba avec peine mais avec plaisir aussi, lire au jardin, comment cette cisaille grande d’un demi mètre a-t-elle pu disparaître ?, une de ces crises d’angoisse qui m’empêchent de dormir en pleine journée, tenter de trouver un moyen de la faire disparaître, bouger ? non ça ne fonctionne pas, respirer fort et calmement ? non…, finalement je me calme toute seule, le dernier barbecue de l’année ?