Shopping afternoon in Ghent

J’ai de la chance: une de mes amies habite Gand et de temps en temps je vais la rejoindre pour une après-midi promenade et shopping. Elle vient me chercher à la gare de Gand Saint-Pierre, assez éloignée du centre. Nous pourrions prendre le tram mais quasi à chaque fois, nous faisons la marche vers le centre à pied vu que c’est l’occasion pour nous de beaucoup parler et de raconter les dernières nouvelles. Pour une fois, samedi passé, nous n’avons pas eu de pluie (enfin si, mais nous étions en train de manger).

Comme dans toutes les villes, il y a les magasins habituels mais aussi quelques jolies boutiques qui se trouvent un peu à l’écart des grandes artères commerciales. Voici une sélection de celles que nous avons visitées samedi.

Mieke, Baudelostraat 23, 9000 Gent: un joli magasin de reproductions rétro assez chères, vêtements et chaussures

Zsa-Zsa rouge, Serpentstraat 22, 9000 Gent: plein de jolis petits objets kitsch en tous genre, y compris des flamants roses de jardin et une petite sélection de vêtements King Louie, le tout dans une des plus anciennes rues de Gand.

Zoot, Serpentstraat 8, 9000 Gent: une boutique de vêtements de marques assez diverses, relativement chères, mais assez originales.

Au bout de la rue, tourner à droite et ne pas rater la petite allée aux graffitis (avec encore un flamant rose) pour rejoindre la rue suivante, Hoogpoort.

Zoot- shoe-boutique, Hoogpoort 46a, 9000 Gent: plein de jolies chaussures comme du Miss L Fire, Sweedish Hasbeens et autres marques un peu décalées.

Et puis tout près de là, il y a un très joli café (de voyageurs), le Mosquito Coast où il fait bon de s’installer dans les fauteuils aux coussins moelleux.

Parfois, de là, nous allons au Stoffenkamer pour acheter des tissus, toujours à pied, même si c’est un peu éloigné ou comme cette fois-ci, nous avons rejoint la gare en passant par le Vooruit.

Je n’ai sans doute pas écrit beaucoup mais je me dis que ça peut donner des idées pour une visite à Gand !

Five months after

Cela va faire cinq mois. J’ai cru que j’allais m’en sortir, que cette rupture était une bonne chose et qu’aller de l’avant me ferait du bien. Je me suis lancée dans la recherche d’un nouvel amoureux, j’ai rencontré des hommes, eu des soirées très agréables, parlé de beaucoup de choses. Cet intérêt m’a fait beaucoup de bien et m’a fait plaisir. Je sais que je peux plaire et séduire. Mais je n’ai jamais réussi à aller plus loin que juste une conversation. Mes instincts ont toujours très vite dit stop: non ce n’est pas la bonne personne, non il ne te convient pas. Sauf que je me rends compte maintenant que mes fichus instincts me disent juste non à tout le monde, même les hommes qui sont vraiment bien, ceux avec qui j’ai vraiment cru qu’une relation était possible. Et donc j’ai préféré dire non de suite, ou me retirer avant même que quelque chose ne se passe. Et l’explication ne me plait pas du tout: je ne suis pas prête, je suis encore trop attachée à diane qui lui a déjà tourné la page mais qui est toujours présent et qui malgré tout lance parfois des signaux contradictoires. Jeudi passé, certaines choses ont été dites et m’ont rendue très émotive, m’ont complètement chamboulées. On n’efface pas presque 10 ans de relation en un coup de balai, n’est-ce-pas ? Cette semaine, je la passe seule et c’est très difficile, parce que je ne sais plus trop quoi faire. Chercher à rencontrer de nouvelles personnes et les décevoir ? Ce n’est pas une bonne idée. Et pourtant, je sens que j’ai besoin d’affection, de compagnie (et ce ne sont pas plein de peluches qui vont compenser). Trouver un amour de passage ? Je ne sais pas trop comment faire. J’ai beaucoup de mal à me laisser aller. Quelque part, j’aimerais que quelque chose de spécial et imprévu me tombe dessus, fasse bouger les choses… Le mois de juillet est censé être mon mois mais j’ai l’impression que rien ne va, peut-être parce que mes attentes sont trop importantes et donc la déception encore plus forte. J’essaie pourtant de profiter de petites choses, de changer mon humeur, de prendre les choses en main mais ça va prendre du temps…

(Le hasard fait que je publie cet article aujourd’hui, le même jour que celui d’Armalite, qui lui donne beaucoup d’espoir mais qui m’a sérieusement fait pleurer.)

Le roman du mariage

Jeffrey Eugenides, Le roman du mariage: j’ai acheté ce roman parce que j’avais aimé le film Virgin suicides mais je n’aurais sans doute pas dû ! Nous sommes en 1982, Madeleine est à l’université de Brown et est amoureuse de Leonard. Mitchell est amoureux de Madeleine. Celui-ci est le garçon idéal, gentil, attentionné, etc., l’autre a de sérieux problèmes mentaux mais est si attirant. A priori, cette histoire aurait dû m’intéresser mais je n’ai pas aimé le roman. L’auteur réussit à en faire quelque chose d’intello-chiant en décrivant pendant des pages et des pages les sujets de recherche des protagonistes: Jane Austen et le roman victorien, ça passe encore mais l’accouplement des levures ? Le côté déstructuré et les points de vue des différents personnages est intéressant et ajoute un intérêt à la lecture mais je ne vois pas pourquoi il fallait situer le roman en 1982. Et je me suis sentie mal à l’aise avec la description des problèmes mentaux de Leonard, j’aurais préféré ne pas lire ce genre de choses pour le moment (à la mi-juin en fait, j’ai pris du retard dans la publication de mes brouillons). J’ai terminé le roman parce que je voulais connaître l’issue de l’histoire mais même là j’ai été déçue…Book_RATING-25

Short diary of the week (61)

Lundi: pas trop mal dormi mais fatiguée quand même, un couloir déserté, ne pas pouvoir trouver une solution mais tenter quand même, être appelée en urgence pour donner des noms de chanteurs qui chantent en flamand, manquer de tomber par terre à la lecture de la facture d’hôpital, espérer que mercredi que ce sera bien, une recette végétarienne de sauce pour tortellini excellente, avoir la confirmation une fois de plus que la décision de février était la bonne et espérer pour une solution rapide à la solution inextricable, True Blood

Mardi: très mauvaise nuit, mais pourquoi est-ce que à chaque réveil je voyais ce dicksonia antartica ?, un chat veut entrer dans mon bureau, le chasser deux fois, avoir une idée lumineuse d’une phrase à écrire ici et l’oublier à cause de la visite impromptue d’une collègue, ah voilà j’ai retrouvé – quelques heures après: chaque matin et chaque soir quand je lis ce livre je suis un peu à Angkor et je me sens bien, dans un état proche de l’Idaho avec des douleurs partout dans le corps, m »endormir en entendant les premiers klaxons

Mercredi: sommeil profond entrecoupé de rêves à propos du Womex, hein quoi c’est le réveil ?, fiasco total devant la garde-robe pour finir avec une tenue somme toute peu satisfaisante à mon goût, pourquoi mais pourquoi faut-il toujours rallonger ces réunions avec des questions qui resteront sans réponse et qui ont déjà été posées 1000 fois ? il fait beau ce soir, rendez-vous au Cinquantenaire pour une soirée plus qu’agréable, cette question insoutenable: est-ce que j’avais bien mis du déodorant le matin ?

Jeudi: mauvaise nuit – évidemment, que faire pour les éviter ?, ça devient trop une constante, retour du pitichat, recherches, une soirée bizarre au jardin, les perruches se chamaillent et se bécotent

Vendredi: dire les choses fait toujours du bien, se traîner toute la journée, regretter un barbecue le soir

Samedi: enfin bien dormi, toute cette pluie !, Gand sans pluie pour une fois (sauf pendant qu’on mangeait, mais ça ne compte pas), traverser toute la ville de boutique en boutique, se rendre compte que nos boulots respectifs à Katrien et moi nous empêcheront de partir ensemble en vacances en fin d’année: elle n’est pas disponible avant le 18 décembre et moi je dois avoir pris tous mes congés avant le 31, une grosse déception donc, reprendre le train uniquement occupé par des touristes, une ville vide

Dimanche: vite une lessive et la vaisselle, coudre ces machins chiants à la jupe en suant à grosses gouttes, en route pour Saint-Josse, en revenir complètement déprimée: mais qu’est-ce que j’ai ? qu’est-ce qui ne fonctionne pas chez moi ? oui je sais c’est sans doute encore trop tôt mais je n’arrive pas à accepter cette réponse, coudre encore un peu mais arrêter juste avant de nouveaux machins chiants, retrouver Cassie dans la septième saison de Skins et être à nouveau troublée par la manière de filmer qui oscille entre rêve et crue réalité, m’endormir en larmes avec Isidore dans les bras