A dash of… (III) – the basics: rhum, gin & vodka

Constituer un bar coûte cher et prend du temps. La meilleure manière de procéder est d’avoir les basiques à la maison et de le compléter au fur et à mesure des recettes de cocktail qui vous tentent. La plupart des cocktails sont à base d’un alcool fort: du rhum, du gin et de la vodka, une minorité à base de whisky, bourbon ou tequila (je ne suis pas sûre d’avoir déjà eu de la tequila à la maison !). Un conseil: achetez des marques et évitez les premiers prix et marques de supermarchés à moins de vouloir des maux de tête.

Où acheter ?: j’achète la plupart de ces alcools au supermarché, au Delhaize plus précisément. Pour des choses plus spécifiques, à Bruxelles, il y a Rob (Woluwe), Spirigros (centre de Bruxelles et Sint-Pieters-Leeuw – plus de site officiel), Mig’s World Wines (choix assez limité mais recherché), et entre Bruxelles et Louvain, Het Bier- en Wijnhuis (Bertem). Des recherches sur le net permettront de trouver d’autres magasins dans des lieux plus éloignés.

La vodka est un alcool de grain d’origine russe, avec peu de goût. J’en achète peu, mais si c’est le cas, je choisis Absolut, Stolichnaya, Russian Standard…

Le gin est à nouveau à la mode et le choix infini. Mes habitués à prix raisonnables sont le Bombay Dry (ou le Bombay Sapphire un peu plus cher) et le Beefeater. Pas le Gordon’s (sauf celui aromatisé au concombre). Je parlerai d’autres gins dans un article consacré au gin tonic.

Le rhum: il y a plein de possibilités mais pour faire simple, je propose un rhum blanc Havana Club (1 an ou 3 ans d’âge – ils sont quasi au même prix). Jamais de Bacardi ! Les Américains nous envient d’ailleurs le Havana Club qu’ils ne peuvent pas acheter à cause de l’embargo cubain. Comme rhum brun, soit un Havana Club ambré, soit, si le cocktail le précise, un rhum brun agricole comme le Saint-James (ou Clément). Jamais de Negrita !

En bourbon, j’achète le Jim Bean ou le Four Roses qui se vendent au Delhaize. Je ne fais jamais de cocktails au whisky ni à la tequila.

Short diary of the week (63)

Lundi: jour férié, une journée toute grise, discuter chaussures et avoir plein de nouvelles envies, abandon momentané de la jupe aux milles pièces pour cause d’incapacité de ma machine à coudre des boutonnières sans étirer le tissu, le début d’une nouvelle robe qui a l’air très rapide à coudre, True Blood

Mardi: attendre le métro, attendre le tram un temps bien plus long que la normale, renvoyer les chaussures confortables mais un peu moches, commander des sandales Chie Mihara, attendre plus de 50 minutes chez le médecin avant de me rendre compte qu’il est parti en vacances sans prévenir, rentrer frustrée et avoir du mal à me calmer

Mercredi: me dire que je n’ai encore sorti qu’un tiers de mes sandales de l’armoire cet été, la journée est longue, avoir les pieds qui brûlent dans ces sandales dont la semelle est en synthétique, hésiter à les donner à la prochaine troc-party, trouver deux jupes et deux gilets pour moins de 50 euros, passer la soirée à lire au jardin

Jeudi: réveillée par les avions, fatiguée, chercher à mettre de la structure dans un sujet qui n’en a pas, me sentir toute triste, retrouver le sourire en entendant In Cambodia de Kim Wilde dans le magasin de tissu, y trouver trois jolis tissus dont un Michael Miller avec des cages à oiseaux, trouver que les chaussures dans le grand magasin de la rue du Bailli sont de plus en plus vulgaires, rentrer dans un tram surchauffé, se rafraîchir au jardin avec gin tonic

Vendredi: encore très mal dormi, crevée, attendre le métro, attendre le tram, j’agis puis je réfléchis – telle est la devise de mon management, un médecin qui me rassure à propos de mes saignements (et qui m’a montré la cause en faisant des photos avec son iPhone !), une soirée un peu bizarre

Samedi: encore fatiguée mais mieux dormi, shopping – des nouvelles sandales Camper !, passer la soirée au jardin en regardant le bois brûler dans le barbecue

Dimanche: un léger mal de tête sans doute dû au vin d’hier soir, la saga du téléphone paternel continue de m’énerver, résultat: une grosse migraine, plein de réflexions en cours même si ça ne se voit pas dans ces short diaries

The red Cambie

L’année passée, un jour précis de l’été, je me suis dit que je devais coudre une robe Cambie de chez Sewaholic. J’ai bravé la canicule et les déviations pour aller acheter le patron dans un magasin à Louvain (de même que la robe Hazel). Et puis, je l’ai laissé traîner. Et puis ce printemps, je me suis dit que je la coudrais bien dans le tissu rouge à fleurs qui trainait depuis longtemps. C’est alors que je me suis rendue compte qu’elle était entièrement doublée et que je n’avais pas de doublure sous la main. Comme c’est une robe d’été, je cherchais du voile de coton rouge, que je n’ai pas trouvé aux Tissus du Chien Vert (d’où vient le tissu à fleurs). Il y avait toutes les couleurs mais pas du rouge. Je voulais toujours la commencer de suite et j’ai donc acheté deux autres tissus. Le temps que je termine le projet en cours, j’avais trouvé du voile de coton rouge chez Joyce à la Chasse et j’ai donc préféré d’abord la coudre en rouge en me disant que ce serait une toile portable et que si elle ne convenait pas, je n’aurais pas gâché le plus joli tissu des deux. J’ai découpé la taille 12 en ne faisant pas mes ajustements habituels, c’est-à-dire réduire les mesures du haut du buste par rapport à la taille. Et j’ai choisi la version avec jupe droite.

La couture est facile et bien expliquée, même s’il y a de nombreuses pièces avec la doublure. J’ai donc mis un peu de temps mais je n’ai pas vraiment rencontré de problèmes. Le seul souci, c’est qu’on ne sait pas vraiment l’essayer en cours de route. Quand j’ai finalement pu la mettre, je me suis rendue compte que le haut était trop large, la taille parfaite, et le bas trop large (ce qui ne dérange pas trop). J’ai donc sauvagement retiré deux centimètres du haut du buste de chaque côté en recousant une nouvelle couture (il y a donc un gros pli à l’intérieur mais ça ne se voit pas). Je sais donc que je dois retracer mon patron pour la prochaine fois, en réduisant aussi un peu l’ampleur au niveau des hanches et je pense que j’omettrai les poches parce que je n’en ai pas vraiment besoin (oui, je fais partie du clan « sans poches »). En tous cas, j’aime beaucoup le modèle et je le coudrai encore !

Longing for travel

Quand je ne me sens pas trop bien, j’ai ce besoin encore plus pressant que d’habitude de partir en voyage, ou du moins de faire des projets. Mais c’est compliqué: je n’aime pas partir seule, même en voyage organisé, et ce sera pourtant probablement la seule alternative possible cette année. Je rêve toujours de partir plusieurs mois sur les routes, avec une idée d’itinéraire mais rien de très précis, sur les routes d’Asie sans doute, mais avec un partenaire avec qui partager tous ces moments. Depuis quelques temps, je lis des récits de voyages sur le net, des gens qui ont décidé de réaliser leur rêve et ça me fait plaisir de lire leurs aventures et d’admirer leurs photos (même avec un petit pincement au cœur, du genre, « pourquoi ce n’est pas moi ? »). Pour le moment, je suis les voyages de Rolling Along, un Américain et une Belge à vélo qui sont en Asie centrale et de Soul Revolutionary Journey, un couple de Canadiens partis vers l’Est, actuellement aussi en Asie centrale (mais via le Japon et la Chine). Parfois, j’aimerais connaître mon avenir pour savoir si je partirai comme eux un jour…

J’ai réfléchi à une destination pour décembre, j’ai vu un beau voyage en Birmanie mais j’hésite. C’est cher, parce que le pays est cher. Nouvellement ouvert au tourisme, les infrastructures ne suivent pas et les prix demandés sont prohibitifs pour un service de mauvaise qualité. Aller au Sri Lanka alors ? mais ça voudrait dire que je ne pourrait pas passer quelques jours à Bangkok, que j’aime tant. Et pour l’Asie Centrale qui me fait envie depuis que je vois les photos des blogs cités plus haut, décembre n’est pas vraiment la saison idéale.

Bref, là maintenant, ça me plairait de pouvoir me décider, ou qu’on m’aide à me décider !

A dash of… (II) – glasses

Pour les verres, le choix est assez large mais certains cocktails ont leur verre attitré. Il m’arrive souvent d’acheter de jolis exemplaires par deux. Et une partie importante de ma collection est constituée de verres reçus avec des bouteilles d’alcool. Chaque recette de cocktail indiquera en général dans quel type de verre il doit être servi. Un aperçu:

  • le verre piscine ou à brandy, sur pied et avec un large calice, à la mode actuellement pour les gin tonic
  • le verre à martini, un classique
  • le verre à margarita, sur pied et à deux coupelles arrondies, difficile à trouver à l’époque mais j’en ai vu récemment chez Casa
  • le grand verre à long drink qui peut servir à plein de choses
  • le mug tiki, en céramique
  • le tumbler ou collins, long et étroit
  •  le verre à cocktail, sur pied, pour les cocktails anciens: il y en a des très jolis chez les brocanteurs et antiquaires
  • le verre type « Hoegaarden », simple, grand et solide
  • le old-fashioned ou verre à whisky, large et peu élevé
  • et la flûte à champagne qui n’est pas en photo

UPDATE: une chose est sûre: il n’est pas nécessaire d’avoir tous ces types de verres pour déguster un bon cocktail !

This week (27)

Une semaine très centrée sur moi-même, pendant laquelle je n’ai pas vraiment porté attention aux petites choses autour de moi (j’avais commencé un short diary qui s’est interrompu dès mardi). La semaine de mon anniversaire aussi mais qui s’est passée sans que j’aie eu envie de faire la fête. Une semaine avec quelques petits bonheurs et quelques moments de tristesse. Pas une semaine mémorable en tous cas.

Striptease

Rachel Shteir, Striptease. The untold history of the girlie show: ces semaines de congé (ça fait donc un moment que j’ai terminé cette brique) m’ont permis de me remettre à la lecture de ce livre sur l’histoire du burlesque aux États-Unis. Chapitre par chapitre, Rachel Shteir décrit le développement du striptease, en commençant par le dévoilement des chevilles jusqu’au déshabillage complet des années 60. Elle décrit les différentes scènes, surtout la new-yorkaise menée par les frères Minsky, les lois fermant les théâtres, le lien avec les expositions universelles. Elle parle aussi des grandes artistes, Gypsy Rose Lee, Sally Rand, Tempest Storm… J’ai appris pas mal de choses mais j’ai un sentiment de trop peu. Certains chapitres sont un peu longuets, comme celui sur les diverses lois visant à supprimer les spectacles burlesques. C’est plus un livre d’histoire pur et dur qu’un livre d’histoire qu’on lit avec plaisir (je ne sais pas si vous comprenez la nuance mais quand j’ai lu le livre sur l’histoire du Cambodge, j’ai eu du mal à le refermer, idem avec Thaï stick). En fait, les parties concernant les origines du burlesque et celles sur la fin du style sont les plus intéressantes, intégrant une grande part de sociologie. J’ai appris pas mal de choses mais que je ne le recommanderais qu’aux personnes vraiment intéressées par le sujet.

A dash of… (I) – bar tools

Avec cette série d’article intitulée « A dash of… », j’espère répondre à diverses demandes de lecteurs qui m’ont demandé des billets sur les cocktails. Il y a déjà divers articles sur le blog (categorie « cocktails/drinks) mais je n’ai jamais parlé des bases, ce que je compte faire ici. Ce sont des articles basés sur mes propres expériences, mais je m’inspire de ce que j’ai lu dans divers livres.

D’abord, le matériel:

  • le shaker: j’ai une préférence pour les shakers classiques en métal, avec couvercle. D’autres préfèrent le Boston shaker qui se compose d’un récipient en métal et d’un récipient en verre qui s’emboîtent. Le shaker que je possède s’emboîte très bien dans un grand verre genre « blanche de Hoegaarden ». Bref, ça ne sert à rien d’acheter les deux. Le modèle complet en métal permet aussi de filtrer la boisson, gardant les glaçons et éventuels morceaux à l’intérieur du shaker. Attention, ne jamais mettre de liquide pétillant dans le shaker (c’est du vécu !). Il faut aussi savoir que certains cocktails ne nécessitent même pas de shaker et se mélangent à la cuiller.
  • la dosette ou jigger: une dosette de type « diabolo » est bien utile, mais attention, cherchez-en une qui est entièrement graduée. J’en ai moi-même achetée une chez Habitat, promue par le barmen Manuel Wouters, mais elle n’est pas graduée. Bref, je vais partir à la recherche d’une autre. Idéalement, j’aimerais en avoir une aussi graduée en oz (ce sera pour quand j’irai aux États-Unis – ou si quelqu’un peut m’en rapporter une).
  • un couteau et une planche (de préférence celle qui ne sert pas à couper l’oignon et l’ail !) pour découper les citrons et les fruits éventuels
  • des bacs à glaçons divers. Les plus simples sont souvent les meilleurs. Et si vous devez préparer des cocktails en grande quantité, les supermarchés vendent de grands sacs de glaçons à plus ou moins 2 euros.
  • un presse-agrume manuel ou électrique
  • un muddler ou genre de pilon en bois qui ressemble à une mini batte de base-ball (je paraphrase Jeff Berry): je n’en ai jamais acheté mais reçu des dizaines avec des bouteilles de rhum

Moins nécessaires mais néanmoins utiles:

  • une cuillère à cocktails au manche torsadé pour faire couler certains liquides pétillants sans perdre les bulles (verser lentement le long du verre fonctionne aussi). Je pense avoir reçu la mienne avec une bouteille d’alcool: la période de Noël est assez prolifique en cadeaux divers, mais beaucoup de marques offrent des goodies tout le long de l’année.
  • une passoire à cocktails (ou strainer) dont on peut détacher le ressort pour mettre dans le shaker quand il y a du blanc d’œuf parmi les ingrédients pour faire une plus belle mousse
  • un blender. J’ai déjà tenté de piler de la glace avec le mien mais le bruit est assourdissant et le résultat moyen. Quand il y a d’autres ingrédients, cela fonctionne bien.
  • un bec verseur: j’en ai aussi reçu plusieurs avec des bouteilles d’alcool. Utile pour les toutes petites quantités
  • des touillettes ou swizzle sticks pour mélanger le cocktail et faire joli dans le verre. Les miens sont pour la plupart récupérés pendant des vols de Thai Airways.

Où acheter tout ça: Habitat, Alice Délice (mais il y a leur logo gravé sur le shaker), Inno (pour du matériel plus luxueux), amazon, Superbar (un site belge uniquement en néerlandais)…

Short diary of the week (62)

Lundi: cette semaine sera celle de l’introspection et d’une certaine reprise en main sinon elle se passera très mal, j’ai déjà raté une occasion de me taire, est-ce qu’il y a un dragon dans le cerisier ?, True Blood – vont-ils laisser un des héros en vie pour la fin de la saison ?, mais pourquoi les gens sont-ils si méchants ?, tiens c’est la journée des questions

Mardi: la RTBF c’est labyrinthique, c’étaient mes 15 5 minutes de gloire, une journée d’automne en été, cinq mois après j’ai vraiment du mal

Mercredi: de la pluie encore de la pluie, mon humeur ne s’en porte pas mieux, il faudrait un événement imprévu – quelque chose qui bouscule ma vie, journée assez productive, soirée pas du tout productive, steak frites comme comfort food

Jeudi: humidité + chaleur = ça sent comme en Asie, l’homme à gauche de moi dans le tram lit le dictionnaire – il en est à « ancêtre », la femme à droite de moi lit Alice Munro – il faut que je la rajoute à ma LAL, larmes, une sortie soldes sans aucun résultat, la fin de Skins

Vendredi: réveillée par l’orage et des rêves bizarres, cette robe cousue main gratte à la taille, un bar à cocktails avec des fauteuils confortables – une amie – et un americano – c’est tout ce qu’il faut pour passer un bon moment, faire ses courses à 20h30 c’est cool ! et le vendeur du rayon alcools est toujours aussi sympa avec moi

Samedi: de la couture, sur les routes de la Flandre profonde, une fête de famille réussie entre Obélix et La Castafiore, Yoko Tsuno et Jommeke, c’était donc une fête déguisée en l’honneur du cousin dessinateur de BD, l’inévitable match de foot où on ne sait pas qui fait partie de quelle équipe et les filles en supporters, retour vers Bruxelles sous les nuages gris

Dimanche: le contraste entre ma solitude d’aujourd’hui et l’agitation d’hier est assez violent, vite relever et attacher quelques plantes entre les averses, la jupe commence à prendre forme mais même après une après-midi entière de couture elle n’est pas encore terminée, une semaine qui se termine sereinement

Swap thé

Pour ce swap thé organisé par Armalite, j’ai envoyé un paquet en Italie et reçu un autre de Berlin. Rachel m’a offert une tasse magique: elle change de couleur en fonction de la chaleur du liquide ! Je n’ai pas encore essayé mais je suis bien curieuse du résultat. Pour les thés, elle bien compris mes goûts en m’envoyant trois sachets d’une marque berlinoise que je ne connaissais pas, P & T – Paper & Tea, au packaging très basique mais qui correspond entièrement à un côté simple, pratique et très graphique que j’apprécie beaucoup. Leur site est également un exemple de webdesign contemporain. Les thés:

  • Four Seasons, de Nantou à Taiwan, un oolong grillé de printemps (mon allemand n’est pas des meilleurs mais c’est apparemment ce que dit l’étiquette)
  • Pu Er Bai Ya, du Yunnan en Chine, une combinaison peu usuelle de pu er et de thé blanc
  • White Earl, du Fujian en Chine, un thé blanc au goût puissant aromatisé à la main avec de l’huile de bergamote

Les deux premiers sont très bons en infusion froide me dit Rachel, ce qui tombe bien vu qu’on est en été (ahem) et j’adore les Earl Grey de tous genre. Je n’ai encore rien goûté mais je suis sûre que ces thés me plairont !

Rachel a également ajouté la recette de biscuits au thé Earl Grey et une jolie carte typiquement berlinoise. Merci beaucoup pour ce joli paquet !