Short diary of the week (58)

Lundi: hmmm ça a l’air d’aller ce matin, sauf que non, anti-douleurs, sieste au jardin, merci à ma voisine qui m’a décroché un rdv en urgence chez un spécialiste mercredi, une demi-heure de jardinage, regarder les avions voler haut dans le ciel, admirer le plumage vert presque fluo des perruches et les écouter jacasser, quelle météo agréable pour s’alanguir en étant un peu woowoowoo, Mad Men, sur la BBC le Chelsea Flower Show

Mardi: comme hier d’abord ça va et puis ça ne va pas, abandonner un livre et dévorer les trois quarts du suivant – juste ce qu’il me fallait – une comédie avec un « Sheldon » en personnage principal, traînasser au jardin en bikini, regarder passer les nuages, s’occuper un peu du lierre, salade niçoise, s’endormir devant la tv

Mercredi: rendez-vous chez le médecin n°2 qui est un bien drôle de coco avec une moustache à la Saddam Hussein, sa solution proposée n’est pas plus rapide que celle de médecin n°1 et certainement pas efficace à longue durée, grosse chute de tension à la clinique mais personne pour m’aider, attendre que ça passe, rappeler médecin n°1 qui va tenter de me trouver une date plus précoce pour l’opération, dormir tout l’après-midi ou presque, surmonter sa fatigue pour faire un peu de couture, pizza maison et à nouveau s’endormir très tôt

Jeudi: tenter de résister à l’appel de l’anti-douleur pour passer une journée un peu plus éveillée, médecin n°1 me propose une opération mercredi prochain, avancer dans la couture de la robe, un peu de lecture, un spectacle de danse – The karaoke dialogues de Daniel Linehan – qui me laisse un peu perplexe, de bons moments avec une danse très décomplexée mais certaines longueurs, embouteillages pour rentrer pour cause de tunnel fermé, des difficultés à trouver le sommeil

Vendredi: mauvaise journée avec fortes douleurs donc un peu ailleurs à cause des médicaments, lire et somnoler au jardin, documentaire sur le Vietnam

Samedi: se dépêcher de faire les courses pour avoir l’après-midi libre, heureusement j’ai moins mal, achats de thés pour le swap, rendez-vous un peu bizarre et qui se termine un peu abruptement – ça doit être un Sheldon, il fait si calme à la maison, True Detective

Dimanche: rangement, ménage et lessives, envie de plantes mais j’en ai encore assez à planter, sauf que ça manque de couleur pour le moment, planter les tomates, les melons et les concombres, zut l’heure du midi n’était pas la bonne heure pour aller voter, faire la file deux fois, planter toutes les autres plantes et décompter les pots – 26 en tout, finir mon bouquin et frissonner, me mettre sous la couverture, avoir la confirmation de ce que je soupçonnais et être un peu mal à l’aise, pourquoi suis-je si difficile ? qu’est-ce qui coince ? juste l’instinct ? ou l’espoir de quelqu’un d’autre qui convienne mieux ? ou l’attachement au passé (non) ? et voilà les angoisses qui montent

 

Blue

J.D. Riso, Blue: quand Julie Riso a proposé sur son blog Wish I were here d’offrir son roman Blue à tout lecteur qui en ferait la demande, j’ai sauté sur l’occasion. Son blog est une petite merveille de récits de voyages, racontés dans un ordre aléatoire, passant par exemple d’une aventure en Papouasie Nouvelle-Guinée en 1995 à une visite à Gand en 2013. Julie Riso a beaucoup voyagé et raconte au travers de ses billets de blog des impressions, des instants précis, des moments qui l’ont marquée, avec souvent des flashback vers son passé, son enfance difficile. Blue est en partie inspiré de ses expériences mais est un roman de fiction. L’héroïne, Blue Rivers, à peine arrivée en Californie du Sud, tombe amoureuse de Kevin, un homme qui veut la façonner à son image. Et elle veut tout faire pour lui plaire. Elle commence une carrière de « danseuse exotique » dans un bar à striptease de seconde catégorie situé dans une zone industrielle de San Diego. Le récit décrit bien le métier, les jalousies mais aussi les amitiés qui se forment entre filles qui ont toutes vécu trop de choses. Il donne une idée de la forme qu’a pris le burlesque, comment il s’est « vulgarisé », comment il s’est adapté aux demandes toujours plus grandes des hommes. Une seconde partie du récit se passe à Guam, où l’auteur a vécu, et ça se sent. Lire ses récits de voyage ou le roman sont un vrai plaisir tant elle arrive à créer des ambiances juste au travers des mots, d’un vocabulaire extrêmement bien choisi et parlant. Je me suis trouvée emmenée très loin, dans monde fort différent du mien mais dans lequel je me suis sentie très bien. Cela m’a donné envie d’écrire aussi même si je n’ai pas encore réussi à coucher une lettre sur papier (ou sur écran). Bref, je vous conseille la lecture du blog et du roman !

Book_RATING-40

Short diary of the week (57)

Lundi: mes oiseaux du paradis – enfin de la jungle brésilienne – sont bien arrivés, du koto et du shakuhachi, observer les nuages en rentrant et me rappeler de vivre les chose – pas les subir, me souvenir de mon séjour à Londres justement à cause de cette bizarre impression qui m’a accompagnée pendant ces deux jours, pas envie de vider le lave-vaisselle ni de sortir les poubelles, couper le tissu pour le prochain projet de robe, Mad Men

Mardi: être totalement imprégnée par la lecture de son roman, avoir envie d’écrire comme l’auteur, ce sentiment d’aller bien et en même temps déprimer un peu, se dire que publier des photos de la robe « The park landscape » devrait me remonter le moral (et combler mon besoin de reconnaissance parfois insistant) – et en effet ça fonctionne,

et je n’ai pas écrit la suite… en résumé, j’ai continué à déprimer un peu mercredi et jeudi, en partie à cause du travail et en partie par rapport à mon avenir. Je sens que j’ai envie de trouver quelqu’un pour vivre en couple mais je suis inquiète en même temps: vais-je trouver la personne idéale ? Je suis si difficile, exigeante…

J’ai regardé la finale de Masterchef sur la BBC et le premier épisode de True Detective, qui m’a bien plu avec ses ambiances glauques et ses personnages assez typés.

Le week-end a été totalement chamboulé par des douleurs assez horribles qui m’ont fait passer une partie du samedi aux urgences. Avec comme verdict: on ne sait rien faire, prenez rendez-vous avec un spécialiste lundi et avalez des anti-douleurs puissants. J’ai dû annuler mon pique-nique du dimanche, mais finalement, j’ai pu le faire venir à moi (je n’étais pas capable de conduire et bien crevée). J’ai donc passé un bonne journée, en charmante compagnie et avec de délicieux plats. Et le soleil fait un bien fou ! Ainsi que la perspective d’une semaine à la maison, sous anti-douleurs certes, mais en pouvant traîner au jardin ou devant la machine à coudre si je veux.

Les douze tribus d’Hattie

Ayana Mathis, Les douze tribus d’Hattie: j’avais lu une critique positive de ce livre qui est édité chez Gallmeister, un éditeur tout à fait recommandable. Et puis c’est un genre de chronique familiale. Hattie débarque à Philadelphie depuis sa Géorgie natale en 1923. Très vite, elle épouse August et des enfants naissent, cinq fils et six filles, ainsi qu’une petite-filles. Chaque chapitre suit un ou plusieurs de ces personnages à un moment précis dans le temps, entre 1935 et 1980, dévoilant un petit bout de leur histoire et montrant différentes facettes de la personnalité d’Hattie, un mère très froide mais combative. L’idée de l’auteur, dont c’est le premier roman, est bonne mais pour moi, il manque de liant entre les chapitres. J’ai plus eu l’impression de lire des nouvelles que de lire un roman. Je ne me suis jamais sentie prise par l’histoire et j’ai été contente de terminer le livre. Une petite déception donc.

Book_RATING-30

The park landscape dress or when I disappear in the garden

Quand j’ai vu les robes qu’avaient cousu Roisin et Anneke dans ce très joli tissu « Park Landscape » de Michael Miller, j’en ai voulu une aussi. Et quand j’ai vu que De Stoffenkamer avait le tissu en stock (il n’y en a plus pour le moment, mais peut-être que ça rentrera encore), j’ai profité de ma visite à Gand début janvier pour en acheter trois mètres. Mais comme je ne voulais pas gaspiller le tissu, j’ai mis un certain temps à l’utiliser. J’ai en effet d’abord cousu deux toiles (portables) que je vous avais présentées dans un article précédent.

J’ai opté pour le dos en V et pour une jupe froncée (mes essais de plis ne rendaient pas bien et j’ai abandonné après plusieurs heures de réflexion). Les manches sont un peu plus courtes encore, pour qu’elle soit plus appropriée pour l’été (bien que la robe se porte très bien avec des bas également – la parfaite robe de mi-saison donc). Je ne me suis pas fait avoir cette fois-ci pour l’insertion des manches: j’ai recoupé un tout petit peu l’arrondi puis faufilé le tout avant de les coudre à la machine sans aucun pli ou souci. Comme souvent, il y a un très léger décalage au niveau de la fermeture éclair au dos mais ça ne se voit pas. Par rapport à la toile marine, j’ai réduit un peu la largeur du dos (en augmentant juste la valeur couture vers le haut de la fermeture éclair) et il suffisait d’un tissu moins rigide pour que la robe tombe mieux, ce dont je me doutais déjà. Et le motif imprimé cache mieux les plis qui se promènent encore au niveau du buste.

Je l’avais essayée sans ceinture mais il manquait quelque chose. La petite ceinture noire récupérée sur un autre vêtement met un peu plus l’accent sur la taille, ce qui n’est pas plus mal. Pour faire les photos, j’ai comme d’habitude été dans le jardin mais ce n’est qu’en les regardant que je me suis rendue compte que c’était la saison idéale: je me fonds dans le décor et les fleurs mauves des alliums et du rhododendron rappellent celles de la robe. Voici une série de photos, avec une dernière qui a un côté un peu psychédélique ! (et mon dieu, qu’est-ce qu’il faisait froid !)

Short diary of the week (56)

Lundi: hésiter devant ma garde-robe, je devrais coudre quelques basiques, espérer que ces nausées partiront bien vite, profiter de ce cours moment dans le métro pour de la lecture, ce mec doit vraiment encore être habillé par sa maman, horreur – la crécelle est revenue de vacances, j’ai reçu un livre en lisant le blog de son auteur, mon rendez-vous est annulé – j’espère que je ne porte pas malheur !, du coup il a fallu improviser un repas et je suis assez contente du résultat: un curry indien de scampis, Mad Men

Mardi: mais pourquoi le mec habillé par sa maman me colle ? – fuyons !, pas la grande forme non plus aujourd’hui – vivement une bonne nuit, je vais devoir me racheter un agenda (ou la preuve que ma vie antérieure était fort morne), la pluie tombe – c’est bon pour mes bananiers mais le ciel gris me rend un peu triste, un épisode de Top of the Lake mais sa belle lenteur n’est pas faite pour moi ce soir

Mercredi: si je fais les choses lentement ça fait passer le temps plus vite ?, un mini-rush de 45 minutes, aller boire des daïquiri pendant la happy hour puis manger tout en ayant une agréable conversation, se demander ce que ma voisine dans le métro a bien voulu dire avec tous ces gribouillis dans son agenda

Jeudi: me dire que je suis encore bien fatiguée et que je dormirais bien encore une heure ou deux mais entendre le réveil sonner, mon joli tissu commandé hier est envoyé – il va falloir trouver un joli patron pour ces cacatoès et toucans ! une expédition sous la pluie pour trouver du voile de coton rouge – expédition parce que les transports en commun ont décidé de ne pas collaborer, deux épisodes de Masterchef de la BBC

Vendredi: aujourd’hui je suis un zombie, des envies de Laos – à nouveau, une après-midi qui n’en finit pas, Masterchef, un effondrement dans mon lit

Samedi: des corvées ménagères à faire au plus vite, tenter d’éviter la pluie, un rendez-vous où après un quart d’heure je sais déjà que cette histoire n’ira pas très loin, il était bien pourtant ce grand Totoro, se consoler en achetant un livre, finir la couture de la robe, quelques bribes d’Eurovision mêlées à un documentaire sur Arte – bref le grand écart

Dimanche: toute la journée pour moi ! – une heure de zumba, une soupe aux tomates, attaquer un nouveau patron – j’avais oublié le temps que prenait le recopiage et la couture d’une toile, des photos dans le jardin – je disparais vraiment (mon instagram a un spoiler), le lapinou a bu de la Chimay, la fin de Top of the lake – une excellente série qui me laisse toute retournée

Un curry de scampis improvisé

 

Lundi soir, j’ai dû improviser un plat. J’ai toujours des scampis au surgélateur mais plutôt que de les griller tout simplement, j’avais envie d’un curry. Je me suis inspirée d’une recette de BBC food, le « simple Goan chicken curry » qui est plus ou moins dans ma mémoire. J’ai donc fait mariner des scampis pelés dans

  • le jus d’un citron
  • une cuillère à café bombé de Mango Curry Santa Maria
  • une cuillère à café de Curry de Pondichéry (mélange d’épices de chez Rob)
  • une cuillère à café rase de Durban Curry Santa Maria
  • une cuillère à café rase de curcuma
  • une cuillère à café rase de coriandre moulue
  • une demi cuillère à café de cumin moulu
  • une demi cuillère à café de piment moulu

Ces proportions sont indicatives, il suffit de les changer selon les goûts. J’ai émincé un oignon et une grosse gousse d’ail (là j’aurais dû ajouter un piment frais et un peu de gingembre râpé mais je n’y ai pas pensé). Je les ai fait revenir dans un peu d’huile, puis j’ai ajouté le jus de la marinade, puis un petit carton de lait de coco que j’ai fait bouillir 5 minutes environ (en ajoutant du poivre, un peu de sauce poisson et un peu de sel). J’ai enfin mis les scampis dans le mélange et laissé cuire jusqu’à ce qu’elles soient prêtes.

J’ai servi en saupoudrant de coriandre et basilic thaï et accompagné de crudités (tomates, concombres, radis). Depuis la maison sent comme dans les avions d’Air India.

This week (23)

Après un dimanche désastreux la semaine passée, ma semaine pouvait prendre deux directions. Soit je m’enfonçais encore plus dans la déprime, soit ça allait mieux. C’est heureusement la deuxième option qui a primé. J’ai longtemps hésité à faire le pont mais je l’ai finalement fait, et quatre jours de congés consécutifs, ça change les idées. Et comme j’avais prévu des activités, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Même mes trois jours au travail en début de semaine ont été un peu moins mornes. Jeudi, j’ai fait la connaissance d’Atanith qui vient d’emménager en Belgique. Nous nous étions déjà pas mal croisées sur le net mais la rencontre en live, c’est toujours mieux. Vendredi, je me suis enfin décidée à aller chez le coiffeur après deux ans. Rien de spectaculaire, mais cinq centimètres de moins ont permis de supprimer toutes les fourches. J’ai repiqué les tomates et bien avancé dans la couture de la robe. Samedi, j’avais un rendez-vous mais il a été annulé, du coup, j’ai fait un peu plus de shopping que prévu. Je cherchais du voile de coton rouge mais il n’y en avait pas. J’ai donc acheté un autre tissu et sa doublure pour réaliser une robe Cambie de Colette. Je n’ai pas trouvé de shaker (ils étaient à des prix prohibitifs à l’Inno) mais je me suis rattrapée en bouquins et avec un nouveau soutien-gorge. Dimanche, les bananiers ont retrouvé leur place dans les parterres. J’ai eu l’impression cette semaine d’enfin sortir un peu de mon enfermement, même juste par des discussions sur le net. J’espère que ce n’est qu’un début.