Little happy things (II)

Hier, en sortant du travail, j’ai vu une vieille dame sonnant à une porte et ayant en main de magnifiques pivoines roses, que j’ai évidemment reluqués en passant. Comme personne ne répondait, elle m’a arrêtée et demandé tout simplement si j’en voulais… J’ai accepté, très touchée par sa proposition et son geste tout à fait gratuit.

Dans le métro, du coup, je n’ai pas pu sortir mon livre, mes mains étant encombrées. J’ai donc regardé autour de moi. J’étais intriguée par le livre de mon voisin, dont le titre avait l’air d’être « Un Anglais sous les tropiques ». Pas moyen de voir l’auteur. Je rêvassais un peu et puis mon regard a été attiré par le reflet du lecteur dans la vitre, lecteur qui avait un énorme sourire. Mon regard a alors croisé par hasard celui d’une femme qui avait déjà admiré mes pivoines et nous avons toutes les deux souri du sourire de mon voisin lecteur. En sortant du métro, j’ai abordé le lecteur pour connaître l’auteur du livre, William Boyd donc. Et là, la femme a également engagé la conversation, comme ça, tout simplement, sur les lectures…