Entre les jours

Andrew Porter, Entre les jours: acheté uniquement sur base de la quatrième de couverture (et un peu aussi parce que le photo m’intriguait), ce roman a été une belle découverte. Chloé est renvoyée de l’université à cause d’une sombre affaire à laquelle elle a été mêlée et retourne vivre à Houston, dans sa famille. Ses parents viennent de se séparer et se disputent constamment, son frère Richard est un peu à la dérive, s’amusant dans des fêtes. Et puis Chloé disparaît. Andrew Porter analyse les réactions des membres de la famille, changeant de point du vue à chaque chapitre, suivant également Chloé. Il décrit leurs sentiments contradictoires, leur envie d’aider Chloé et de la protéger. Le suspense dure jusqu’aux dernières pages qui offrent une certaine conclusion à l’histoire (et pas spécialement la plus évidente). Un très beau portrait de famille.

Book_RATING-35

This week (22)

Je suis impatiente et ça me joue des tours. Je suis en plein brouillard et j’ai l’impression de ne pas avancer. Je n’arrive pas à organiser des sorties ou si peu, et si une tombe à l’eau parce que j’ai eu un moment d’incompréhension, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Je m’en veux mais je me suis sentie mal toute la journée du dimanche à cause de ça, voyant tout en noir. J’ai envie de rencontrer de nouvelles personnes et ça ne va pas assez vite pour moi. Est-ce que je suis prête pour une nouvelle relation ? Je n’en ai pas la moindre idée. En fait, je suis frustrée parce que mon caractère casanier et peu sociable a pris le dessus et je n’arrive pas à lutter contre celui-ci. Pas pour le moment, enfin si, mais si peu. Et je suis aussi frustrée parce que je me demande bien qui aurait envie de m’accompagner dans mes sorties « jardin », par exemple pour aller acheter des plantes exotiques. En même temps, je suppose que tout ceci n’est qu’une étape dans mon cheminement vers quelque chose de différent.

J’écris ces billets le lundi et donc ce n’est pas étonnant que ce soient mes dernières humeurs qui sont mises en avant. Le reste de la semaine n’a pas été si négatif. Lundi passé, c’était un jour de congé. J’ai lu au soleil puis découpé les différents morceaux de la nouvelle robe. J’ai été arrêtée dans mon élan parce que je n’ai pas retrouvé le fil que je suis quasi sûre que j’avais acheté pour l’occasion (j’ai été en racheter une nouvelle bobine). J’ai passé une excellente soirée jeudi, avec deux amies. Nous nous sommes régalées de sushis et elles ont fait le tour de leurs amis pour trouver des candidats potentiels. Vendredi, à l’atelier d’écriture, j’ai amusé mes collègues avec un petit texte improvisé en quelques minutes. Mon nouveau taille-haie est vraiment fantastique (pas de fil, léger et super aiguisé) ! Ma robe a bien avancé: je sais maintenant que les manches sont difficiles à insérer, j’ai donc pris toutes mes précautions en les faufilant d’abord. Et ça a marché ! J’hésite encore pour la jupe: soit j’improvise des plis, soit je la fronce (la solution facile qui n’implique pas de calcul). Je me suis aussi un peu plus penchée sur les sites de rencontres et je pourrais déjà faire une liste de quelques perles.

Cruising attitude

Heather Poole, Cruising attitude: tales of crashpads, crew drama, and crazy passengers at 35,000 feet: j’ai découvert la référence de ce livre au hasard d’un blog et j’ai de suite eu envie de lire cette autobiographie d’une hôtesse de l’air américaine. Mon adolescence a été bercée par les Sylvie hôtesse de l’air et je rêvais d’un jour faire ce métier. J’y porte toujours de l’intérêt, mais juste en lectures. Heather Poole raconte comment elle est devenue hôtesse, sa formation, sa vie à New York dans un appartement partagé avec plein d’autres femmes (elles dormaient à 6 dans une chambre), les passagers difficiles, les turbulences, etc. Rien de très nouveau ni excitant mais le portrait d’un métier. J’ai cependant l’impression qu’aux États-Unis, les hôtesses sont un peu exploitées et que le système est assez rigide. Poole le compare souvent aux compagnies européennes qui ont l’air de respecter un peu plus leur personnel, et par conséquent les passagers (hormis Ryanair évidemment). Je devrais trouver le même genre de récit pour l’Europe ! Des idées ?

Book_RATING-30

This week (21)

Une semaine très solitaire, même au travail, il n’y avait pas grand monde. J’aurai dû prévoir des sorties mais je ne l’ai pas fait, et évidemment, je l’ai regretté. Et j’ai aussi regretté l’absence de chocolats pour Pâques.

J’ai enfin terminé la troisième saison de Hell on Wheels et même si le rythme est lent, le dernier épisode offre plein de possibilités pour la quatrième saison qui commence cet été sans doute. J’ai fini un roman et commencé un autre qui s’annonce bien, tout en continuant la lecture de Potions of the Caribbean sur l’histoire des cocktails tropicaux. J’ai acheté de jolies loupiotes en forme d’oiseaux et en forme de fleurs chez Ikea. La météo avait annoncé de la pluie et je comptais coudre mais je n’ai toujours pas vu une goutte et j’ai pas mal jardiné du coup. Et lu au soleil.

La semaine qui vient devrait être un peu plus active socialement parlant…

Les deux robes pas tout à fait réussies

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé couture ici. J’ai réalisé une jupe (la même que celle-ci en tissu de lainage vert canard) mais je n’ai jamais pris les photos et entretemps, elle est un peu trop chaude à porter. J’ai ensuite tenté de me coudre la robe parfaite, celle qui irait à tous les coups et dans l’idée de pouvoir la reproduire souvent, en prenant comme inspiration celles que coud Roisin. Je n’ai pas voulu investir dans un de ses patrons favoris et j’ai plutôt cherché dans mon stock de Burda. Je suis donc partie de la robe 121 de novembre 2012 et j’ai de suite agrandi l’encolure. Comme je n’étais pas sûre de la taille, j’ai fait une première toile mais dans un tissu synthétique qui ne correspond pas du tout au tissu de coton que j’ai en tête. Je l’ai donc recousue dans un tissu de coton mais celui-ci s’est avéré trop rigide. Et les manches m’ont vraiment fait souffrir: la première a dû être décousue une fois et la seconde deux fois (j’ai coupé 5mm de tissu avant ma troisième tentative). J’ai fait des modifications entre les deux versions, mais je ne suis finalement pas encore tout à fait satisfaite. D’où mon hésitation à la recoudre une troisième fois dans le super tissu que j’aime beaucoup et que je ne voudrais pas gaspiller.

Voici la première. Je n’adore pas le tissu synthétique (venant de chez Passion à St-Gilles) et je ne pense pas que je la mettrai. Les plis ont pris beaucoup de temps à coudre avec le tissu qui glissait et le haut est un peu trop grand.

Pour la deuxième version, j’ai utilisé un tissu de coton de chez Gotex à Anderlecht. J’ai réduit la taille du haut, mais comme j’ai fait un décolleté en V dans le dos, on voit très bien que c’est encore un peu grand. Comme le tissu est plutôt rigide, les fronces n’étaient pas la meilleure idée mais je n’avais plus trop de patience après les manches (que j’ai d’ailleurs raccourcies). Est-ce que je la mettrai ? J’ai un doute aussi vu qu’elle n’est pas super confortable, toujours à cause de la rigidité du tissu.

Qu’en pensez-vous ? Et avez-vous des conseils pour peaufiner le patron ?

En bonus, voici le tissu pour la version définitive, « Park landscape » de Michael Miller:

 

This week (20)

Après un début de semaine assez désastreux, ça ne pouvait qu’évoluer vers un léger mieux. Même si je me pose toujours beaucoup de questions sur ma solitude et sur l’existence d’un homme dont je tomberai amoureuse un jour. Comme je n’ai pas trop d’idées de sorties pour le moment, je ne risque pas de rencontrer quelqu’un. (Ce qui n’empêche pas que si vous avez des idées de sorties, je ne suis pas contraire – idem si vous connaissez quelqu’un à me présenter). Ma visite chez le médecin m’a quelque part rassurée même si la seule issue possible est l’opération (l’autre étant de continuer à avoir mal). Je me donne une semaine pour prendre rendez-vous (et évidemment, mes douleurs sont fortement en train de s’atténuer). Mon sommeil par contre a été fortement perturbé et m’a laissée K.O. une partie de la semaine.

Cette semaine a aussi été marquée par des achats: trois livres ont rejoint ma PAL (un de plus que prévu) et des plantes sont en attente d’une petite place dans le jardin (pour le double du montant prévu). J’ai passé une belle après-midi en jardinerie avec Gasparde et son chevalier à discuter plantes et comment les soigner. Et j’ai commencé une liste de choses que je dois racheter parce qu’elles partiront avec diane, genre un shaker, une cuiseuse à riz (une gentille donatrice vient de m’en proposer une) et un kit à sushis mais aussi de quoi accueillir d’éventuels invités pour une nuit comme un canapé-lit. Heureusement, la prime de vacances tombe au mois de mai. A moins que je ne dépense des sous en plantes exotiques chez Exotica ?

La petite marchande de souvenirs

François Lelord, La petite marchande de souvenirs: voici un livre que je n’aurais sans doute jamais lu sans la critique de Sylvie sur L’ivre d’ailleurs. Il raconte l’histoire de Julien, jeune médecin français en poste à Hanoï au début des années nonante, à un moment où Vietnam s’ouvre tout doucement au tourisme. Il rencontre Lumière d’Automne, une petite marchande de souvenirs et une relation de complicité naît entre eux. En même temps, il est toujours troublé par l’amour que lui porte Cléa, une collègue de travail. Et puis une mystérieuse maladie apparaît… Ce qui m’a surtout plu dans ce roman, ce n’est pas tant l’histoire, déjà passionnante en tant que telle, mais surtout de revoir les lieux où j’ai été. Juste par ses descriptions, François Lelord m’a emportée, je me trouvais à nouveau là-bas. Et des récits comme ça, il n’y en a pas beaucoup… Un roman à lire de toute urgence !

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Little happy things (II)

Hier, en sortant du travail, j’ai vu une vieille dame sonnant à une porte et ayant en main de magnifiques pivoines roses, que j’ai évidemment reluqués en passant. Comme personne ne répondait, elle m’a arrêtée et demandé tout simplement si j’en voulais… J’ai accepté, très touchée par sa proposition et son geste tout à fait gratuit.

Dans le métro, du coup, je n’ai pas pu sortir mon livre, mes mains étant encombrées. J’ai donc regardé autour de moi. J’étais intriguée par le livre de mon voisin, dont le titre avait l’air d’être « Un Anglais sous les tropiques ». Pas moyen de voir l’auteur. Je rêvassais un peu et puis mon regard a été attiré par le reflet du lecteur dans la vitre, lecteur qui avait un énorme sourire. Mon regard a alors croisé par hasard celui d’une femme qui avait déjà admiré mes pivoines et nous avons toutes les deux souri du sourire de mon voisin lecteur. En sortant du métro, j’ai abordé le lecteur pour connaître l’auteur du livre, William Boyd donc. Et là, la femme a également engagé la conversation, comme ça, tout simplement, sur les lectures…

This week (19)

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Je parlais d’apaisement la semaine passée, celle-ci est plutôt centrée sur le doute et la déception. Et sur la constatation que l’instinct est une vilaine bête mais qu’il dirige en grande partie mes actions. Je pense aussi que je commence vraiment à me rendre compte de ma solitude. Et ça fait mal. diane est toujours là mais de plus en plus absent et la maison est vide, silencieuse. Mes douleurs ont repris, à cause du stress sans doute. J’ai un nouveau rendez-vous chez le médecin ce mercredi et il m’annoncera très probablement que je dois me faire opérer. Et ça me fait peur parce que je ne sais pas si quelqu’un m’accompagnera ou me soignera quand je rentrerai.

Pour le côté positif, pour les petites « happy things », j’ai fait du jardinage, semé mes tomates, planté des bulbes d’été. Je me suis plongée dans un Joyce Carol Oates, en français, pour commander très vite la version originale après que me sois rendue compte que plus de la moitié des nouvelles n’ont pas été traduites. J’ai craqué pour un autre livre aussi, ainsi que pour des chaussures que j’attends avec impatience. Je me suis plongée dans Broadchurch parce que David Tennant joue dedans mais en fait, il est un peu nul. Les autres personnages jouent bien mieux.

L’ombre du vent

Carlos Ruiz Zafon, L’ombre du vent: j’ai reçu ce roman de Marie lors du swap cocooning. A priori ce n’était sans doute pas le livre que j’aurais acheté mais ça fait du bien de parfois sortir de ses habitudes et de lire autre chose que des auteurs américains. Le récit suit Daniel, jeune garçon au début du roman. Il vit à Barcelone avec son père qui est libraire. Celui-ci l’emmène au Cimetière des Livres oubliés, un genre de grande bibliothèque où dorment les livres. Daniel en choisit un, L’ombre du vent. L’auteur est mystérieux et ses écrits très rares et Daniel va tenter de retrouver leur trace. Il lui faudra plusieurs années pour démêler toute l’histoire, ce qui permet à l’auteur de décrire Barcelone et ses maisons à l’ambiance gothique, la haute société et ses habitudes ainsi que l’horrible inspecteur de police. C’est ce personnage-là qui m’a le plus dérangé, je l’ai trouvé trop caricatural alors que d’autres sont plus fouillés. J’ai aussi trouvé ma lecture un peu longue par moments mais j’ai dévoré les 100 dernières pages, tout en ayant déjà deviné plus ou moins le fin mot de l’histoire. Bref, une lecture agréable mais je ne vais sans doute pas me précipiter sur les autres romans de l’auteur. Merci en tous cas à Marie pour m’avoir ouvert d’autres horizons !

Book_RATING-30