This week (15)

Le grand vide. J’ai du mal à remplir de mots ce billet. Et quelque part, c’est ça que je ressens aussi. Un grand vide. Oh, j’ai fait des choses cette semaine, je me suis occupée, j’ai participé à une soirée tricot, j’ai fait quelques courses bien nécessaires, j’ai vaincu la couture de ces f*** manches à ma robe mais je sens bien qu’il manque quelque chose. Normal, me direz-vous, après plus de neuf partagés avec quelqu’un. Et ce quelqu’un n’est même pas encore parti. J’ai peur, je crois. Peur de me retrouver dans la même situation qu’avant, celle où je me forçais à sortir au moins une fois par semaine pour voir des gens alors qu’en fait, j’aurais préféré rester chez moi. Être en couple me permettait de rester chez moi. Être seule ne le permet pas. Je sais bien que j’ai besoin de contacts humains. Mais ce n’est pas une raison de me jeter dans les bras du premier venu. Et puis, je suis difficile, j’ai besoin de quelqu’un avec qui avoir de la conversation diverse et variée, quelqu’un d’intelligent, de passionné par plein de choses et avec qui j’ai des goûts en commun. Et vu mes goûts assez spécifiques, ça ne court pas les rues (à moins que vous n’ayez des idées ?).

Oui, je déprime un peu, j’ai l’impression de n’avoir eu que des contrariétés ces derniers jours, dont une très grosse ce matin: wordpress a supprimé mon blog sur les musiques du monde, Bruxelles | Bangkok | Brasilia, pour des raisons obscures. J’ai envoyé un mail de réclamations, j’espère recevoir une réponse rapidement.

6 thoughts on “This week (15)

  1. Je devais avoir à peu près ton âge quand je me suis séparée (et que j’ai divorcé). A la différence que moi, j’aimais sortir. Des sorties assez ciblées, culturelles, expositions… Théâtre un peu (mais je suis difficile), cinéma (mais je suis aussi difficile, par exemple, en ce moment, j’ai quand même envie de voir “le vent se lève”)…

    Je pensais: quand on me disait “mais tu vas refaire ta vie…” (je pensais que ça ne marcherait jamais !!!) Et puis je me disais aussi “mais tu n’as pas un revolver sur la tempe, tu n’es pas OBLIGEE de “retrouver” quelqu’un absolument). Parce que l’envie d’aimer reste, sans doute, mais elle ne revient pas tout de suite, tout de même. Une séparation, c’est un deuil, et ce n’est pas très folichon…

    Maintenant, au début, peut-être que les activités qu’on fait, c’est justement avec cette épée de Damoclès de la séparation au-dessus de la tête, donc, on n’en profite pas vraiment. Mais un moment, je pense que cela doit revenir. Ex. J’ai fait un atelier d’écriture, pour le plaisir d’écrire (et de rencontrer des personnes qui aiment écrire et partager comme moi) et il y a eu à la fois le plaisir et des moments de vague à l’âme (et la rencontre de personnes dans le même cas que toi d’un côté, et moi de l’autre), c’est la surprise de ce genre de choses… Je me suis souvenue que cela faisait longtemps que je n’avais plus participé à des ateliers de la Ligue de l’Enseignement, et que c’était peut-être le moment de recommencer…

    Maintenant, si je dois encore vivre une rupture, je jette l’éponge… Bof-bof… C’est pas marrant-marrant – sans compter les problèmes pratiques (restitution des objets, etc.) et tout ce qui rappelle la relation, jusqu’à l’absurde, parfois…

    1. Je me dis que ne vais pas m’obliger à sortir, mais que ce serait bien que je me trouve au moins une activité qui implique d’autres personnes par semaine. ça me fera du contact humain en dehors de mon boulot.
      Lundi, quand j’ai écrit ce billet, je ne me sentais vraiment pas très bien, ça va mieux depuis et du coup, je vois la vie un peu plus positivement !

  2. “… Être en couple me permettait de rester chez moi. Être seule ne le permet pas. Je sais bien que j’ai besoin de contacts humains.”

    C’est là qu’il y a un noeud à défaire, non ? On n’a pas besoin de voir beaucoup de monde, et de fréquenter n’importe qui, mais je sens ici une vraie tendance à l’enfermement, même en couple. Peut-être une déprime qui traîne depuis un bon moment et qui aggrave la tendance naturelle qui est la tienne ? (rester chez toi).

    Ce n’est pas évident pour l’autre du couple, même si casanier. Je sais bien qu’il est difficile de trouver, en général, des gens avec qui être ‘en osmose”, et pourtant ça arrive, par petites touches, par surprise, si on s’ouvre un peu, sans but précis, tout simplement s’ouvrir à l’instant, sans trop d’à priori. Oui, je sais, plus facile à dire qu’à faire, néanmoins, je ne vois pas d’autre issue. Et puis arrêter de vouoir tout contrôler ?🙂. Bon courage !

    1. Oh, je sais très bien qu’il y a un noeud à défaire ! Je le ferai à mon rythme, progressivement, en tentant de combiner mes tendances casanières à quelque chose de plus ouvert. Et puis on verra bien ce qui se passe !
      Merci en tous cas pour ton commentaire.

  3. Je crois que tu as plein de choses à partager, le jardinage, la cuisine, les cocktails, peut-être proposer des petits groupes de découverte/ateliers ? Je suis moi-même en grande crise personnelle et de couple (12 ans), et je sais à quel point c’est difficile, en te lisant, t’écrivant, je m’aide un peu moi-même, c’est comme si un partie de nous même était niée et anéantie lors d’une séparation…Mais d’expérience nous avons un immense pouvoir de transformation…

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