This week (18)

Cette semaine, c’est celle de l’apaisement. J’ai profité de plein de petites choses, des ambiances vietnamiennes du film et du livre que je lisais, de la belle météo ce week-end, d’un barbecue et de la terrasse. J’ai enfin terminé de regarder Breaking Bad et j’hésite sur la prochaine série à regarder: Broadchurch ? True Detective ? Top of the Lake ? Coyote a travaillé sur mes maux de tête récurrents et je n’ai plus rien fait de ma soirée après ça, à part m’affaler dans un fatboy avec un verre de vin. J’ai scarifié et tondu la pelouse, semé des légumes à l’extérieur et rempoté quelques plantes. J’ai enfin terminé la robe en cours mais je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat, le tissu est trop épais. Que vais-je commencer maintenant ? Une blouse ? Une robe tiki ? La même robe mais dans le très beau tissu que j’ai acheté ? J’ai perdu 3 kilos depuis janvier mais ce n’est vraiment que depuis cette semaine que je vois la différence dans mes vêtements: la jupe que je porte aujourd’hui tombe un peu bas. Je vais réessayer les vêtements qui étaient trop petits, ce sera un bon test. Et la semaine qui vient s’annonce bien avec des températures quasi estivales !

Little happy things

Ces derniers jours, je rêve à nouveau du Vietnam. Il y a d’abord eu les images du film Number 10 blues/Goodbye Saïgon dans lequel j’ai revu plein d’endroits où j’avais été. Les passages à Saïgon où j’ai senti la chaleur étouffante, où j’ai revu les bâtiments coloniaux et puis Hué. Le film ayant été tourné pendant la guerre, en 1975, il montre le palais impérial à moitié détruit par les bombes et j’ai pu constater tout le travail de restauration qui a eu lieu entretemps. Et puis la traversée du Col des Nuages, dans les nuages, alors que quand j’y suis passée, la vue était dégagée. Et pour le moment, je lis un roman qui se passe à Hanoï, autour du Lac de l’Epée Restituée notamment. Un endroit plein de romantisme et aux belles couleurs. Un endroit où on peut un moment oublier (un peu) le bruit et l’agitation de la ville. En lisant ce livre, je sens à nouveau les odeurs, la chaleur ou la fraîcheur selon les endroits, je vois les couleurs, j’entends les bruits de la ville… Toutes ces pensées me font du bien…

Vous pouvez lire ou relire mon récit de voyage ici. Un jour, je raconterai mon premier périple au Vietnam, en 1999.

Analyse comportementale

Quand je vis quelque chose de négatif dans la vie, je ne peux m’empêcher d’analyser comment se comportent les gens autour de moi. Depuis ma rupture avec diane, les réactions ont souvent été fort différentes. Voici un petit panorama:

Il y a eu les gens qui, nous appréciant tous les deux, préfèrent ne rien dire et ne pas se mêler de quoi que ce soit. C’est une réaction que je respecte.

Il y a les amis proches et parfois moins proches qui essaient de comprendre et de soutenir quoi qu’il se passe. Ceux qui analysent la situation avec moi, qui comprennent mes sentiments parfois différents de jour en jour, qui ne s’inquiètent pas si un jour je vais bien et le lendemain pas du tout mais qui sont là pour dire ce qu’il faut dans les deux cas. Je peux discuter avec eux sans recevoir de jugement. Ces personnes-là sont très précieuses et je les remercie de tout mon cœur.

Il y a des personnes que je connais peu mais qui juste par une petite phrase, une petite attention, me mettent sur la bonne voie et me font sourire.

Il y a Coyote que nous avons mis dans la situation bien compliquée de médiateur mais qui fait très bien la part des choses.

Il y a mon père qui est toujours maladroit, à côté de la plaque, qui pense que je suis au quatrième sous-sol et insiste bien sur le fait que c’est une épreuve et que ça doit être horrible. Disons que lui et moi réagissons très différemment face à la perte. Il se complait dans la dépression, moi, je fais beaucoup d’efforts pour ne rester stagner dans cette phase-là. Heureusement il accepte tout à fait le fait que nous ne nous voyions pas pour le moment et je sais que je peux compter sur lui pour plein d’autres choses. Nous reprendrons bien vite des relations normales.

Et puis, il y a les personnes qui font plus de mal que de bien, qui ne comprennent rien à la situation et qui me poussent à haïr diane. Sans doute que c’est dû à leur vécu mais du coup, elles me disent des choses indélicates, blessantes, qui ne font pas avancer la situation. Le résultat, c’est que ça me met de mauvaise humeur et je n’ai pas besoin de ça. diane et moi avons vécu beaucoup de choses ensemble, ce qui ne s’efface pas en quelques jours. Je ne suis pas du genre à claquer la porte à quelqu’un du jour au lendemain après autant d’années de vie commune. Je sais ce qu’il doit partir et j’insiste (parfois lourdement) pour qu’il le fasse au plus vite. Les moyens pour y arriver seront les miens et je ne compte pas suivre les conseils haineux de ces personnes.

Je rajouterais encore ceci: oui, cette rupture est difficile mais oui, je suis quelque part soulagée que cette relation soit finie et  j’ai encore plein de choses à vivre et plein de possibilités d’être heureuse dans le futur. Cette période est compliquée mais je sais que je m’en sortirai grâce à toutes les personnes bienveillantes autour de moi. Quant aux autres, tant pis pour elles…

Et vous, avez-vous aussi vécu ce genre de comportements ?

Short diary of the week (55)

J’ai envie de reprendre cette formule-ci, sans tout à fait abandonner l’idée des articles « This week ». Ce sera selon mes humeurs !

Lundi: le ton est monté et la porte a claqué, mon bras me gratte là où je l’ai blessé, un joli cadeau remonte-moral (merci Isa !)

Mardi: mon manteau n’est définitivement pas assez chaud, questions – encore des questions

Mercredi: ce n’était pas la bonne semaine pour cet exercice – mon esprit est bien trop occupé par des problèmes que pour remarquer les petites choses insignifiantes qui rendent la vie plus belle, ce que j’ai dû faire était très difficile pour moi

Jeudi: le soleil m’aveugle, le parfum des fleurs de printemps m’enveloppe, ce moment du matin où on se dit qu’on doit commencer à travailler mais qu’on espère encore le reporter un peu, me rendre compte des réactions très différentes de mes amis face à ce qui m’arrive – celles que j’apprécie beaucoup et les autres, mon bambou en pot tire la tête de soif, plus que 4 épisodes et je termine Breaking Bad

Vendredi: je n’aime pas la pluie mais au moins le jardin sera bien arrosé, c’est la dernière journée de travail de la semaine, m’endormir devant Gardener’s World – une fois de plus

Samedi: photos de magnolias et selfies avec bambou, grosse averse puis beau soleil, Happy people: a year in the taiga

Dimanche: plein d’activité physique entre la zumba et le jardinage, plein de semis aussi, création d’un journal de jardinage sur Tropical Itch Diary, un film japonais-vietnamien tourné dans des conditions particulières – au Vietnam pendant la guerre en 1975: Number 10 blues/Goodbye Saïgon dans lequel j’ai reconnu des endroits où j’ai été

This week (17)

Écrire ces billets le lundi n’est pas spécialement une bonne idée: je me sens toujours un peu déprimée en début de semaine pour cause de retour au boulot.

La semaine passée donc, je me suis fait traiter de « désagréable » par une collègue. Je pense savoir qui est la plus désagréable des deux. J’ai eu une réunion éprouvante avec un dialogue de sourds, suivie d’un entretien où on m’a reproché le fait que je n’organise aucun événement. Le fait que j’écrive ne compte plus. Bref tout ça a sérieusement joué sur mon humeur et j’ai la larme facile pour le moment.

En parallèle, je me débats toujours avec la rupture. J’ai envie de rencontrer de nouvelles personnes mais je ne sais pas trop comment. J’ai l’impression d’être trop difficile. Par contre, les commentaires d’une amie m’ont fait du bien. En gros, elle m’a dit: « si un garçon te plait, ne réfléchis pas, embrasse-le » ! Et le reste de ses conseils était très constructif.

J’ai eu plein d’idées de petites phrases pour un « short diary » mais je les ai oubliées. Je vais les noter au fur et à mesure cette semaine.

Et pour le reste, j’avance dans Breaking Bad (plus que 5 épisodes), j’ai vu les fous furieux de Top Gear traverser la Birmanie en camions tout pourris, j’ai vu des bouts de Gravity, regardé l’épisode de The great British sewing bee, avancé dans mon tricot et dans mon bouquin. Je me suis inscrite sur Twitter sous le nom de Sunalee4. J’ai acheté un nouveau téléphone fixe après que l’ancien a rendu l’âme (et aussi un t-shirt et des bâtonnets sent-bon de Rituals). J’ai fait plaisir avec mes vêtements et chaussures lors de la troc-party et je me suis extasiée devant les biscuits panda de Ness. Oh, et j’ai mangé de la choucroute.

Wonderland

Joyce Carol Oates, Wonderland: la quatrième de couverture m’avait séduite mais malheureusement, elle raconte toute l’histoire. Ce n’est pas si grave étant donné que c’est la manière dont Joyce Carol Oates l’écrit qui est intéressante. Elle raconte la vie de Jesse Vogel, comment il échappe à l’assassinat de tous les membres de sa famille par son père à l’époque de la Dépression, comment il est adopté par une famille assez spéciale, comment il continue à vivre par la suite. L’écriture est toujours très précise, poétique, cinématographique mais ce qui transparaît surtout dans ce roman, c’est l’obsession. Les personnages sont mus par certaines pulsions et les mots traduisent très bien cette ambiance. Ce qui ne rend pas la lecture facile et agréable. J’ai aussi eu l’impression de lire trois romans accolés les uns aux autres (le livre est divisé en trois parties). Ce livre clôt le « Wonderland quartet » et je dois bien avouer que je suis contente de passer à autre chose. Je n’ai pas détesté mais ce n’est pas le livre qui m’aura le plus marqué.

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This week (16)

Une semaine dont la fin était meilleure que le début, pour une seule raison: j’ai souffert de migraines de lundi à mercredi. Jeudi, évidemment, quand je me suis dit que j’irais bien voir un médecin, elles étaient terminées. Mardi soir, j’ai cependant passé une très bonne soirée avec deux amies. On a mangé chez Les Super Filles du Tram, un resto rue Lesbroussart avec burgers et salades. Pas mal mais les odeurs de graillon et le bruit m’ont fatiguée. Vers 21h, mon corps a fait « njet » et j’ai dû rentrer.

Samedi, je me suis attaquée au nettoyage de la terrasse en bois. Le résultat, même avec le kärcher, est assez approximatif mais peu importe. Dimanche, il faisait si beau que les meubles de jardins ont été sortis du garage. C’était journée « aménagement de jardins » avec Gasparde et Kim. On a beaucoup discuté et j’ai donné plein de conseils. Et le soleil nous a permis de manger dehors, pour finalement rentrer vers 16h.

Je n’ai pas cousu mais j’aurais bien aimé; par contre, j’ai tricoté pour arriver à nouveau au point où j’avais tout défait la fois passée. Je ne regarde plus The Walking Dead mais tricoter en jetant un œil de temps en temps était distrayant.

Pour le reste, status quo: diane est toujours là. J’aimerais que cela ne s’éternise pas mais je n’ai pas vraiment de prise sur les événements. Cela fait cependant une présence à la maison et je redoute un peu le moment où je serai vraiment seule, tous les jours. Mais on verra ça en temps voulu. Là, il fait beau, les oiseaux chantent et la nature s’éveille. J’ai une activité prévue dimanche prochain, et sans doute aussi déjà pour le dimanche suivant. Tout va bien donc.

ps: j’ai fait une nouvelle bannière. C’était mon idée mais diane a quand même dû aider à la réalisation vu que photoshop et moi, ce n’est pas vraiment ça. La trouverez-vous ?

Ten years on the hippie trail

Ananda G. Brady, Ten years on the hippie trail: toujours intéressée par les voyages des hippies dans les années 60-70, j’ai découvert ce livre au gré des mes pérégrinations sur le net. Ananda G. Brady y raconte dix années de sa vie, celles qu’il a passées sur la route, un peu partout dans le monde. Tout commence quand il quitte son Kansas natal pour habiter en Californie où il absorbe les influences de la communauté hippie grandissante. Il finit par prendre lui aussi la route, vers le sud, traversant le Mexique pour s’installer au bord du Lac Atitlan au Guatemala. Il se retrouve très vite sans le sou mais se débrouille avec de petits boulots (parfois foireux) et grâce à l’aide d’autres personnes rencontrées en cours de route. Il ira jusqu’au Honduras et au Costa Rica. Son but premier était en fait d’aller en Afrique du Nord puis jusqu’en Inde, projet qu’il réalise par la suite. Il vit chez les Berbères pendant un certain temps puis part vers l’Est. Contrairement à de nombreux hippies, la drogue ne l’intéresse pas plus que ça. Il est passionné par les religions orientales, le bouddhisme surtout, et ne se laisse jamais aller dans les extrêmes, il ne perdra jamais la tête comme beaucoup d’autres (il en décrit certains). Sa vie n’en est pas moins extrême: dormir par terre, dans le froid, sans manger, sans le sou, sans possessions, c’est son lot pendant ces années. Le récit est bien écrit et passionnant, donnant une vision assez précise de ces années-là et de la vie sur la route. Un commentaire cependant: je me dis que si les hippies n’avaient pas autant profité du bon vouloir des populations locales à cette époque, elles seraient bien plus accueillantes aujourd’hui, sans être constamment à la recherche du plus d’argent possible.

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Tea tag

J’ai beaucoup aimé ce tag vu chez Akroma. Je ne réponds pas souvent à ce genre de chose, mais voilà, c’est aussi une manière d’écrire des billets quand on n’a pas d’inspiration.

Earl Grey : How do you take your tea?  
Dans une tasse, avec de l’eau à la température indiquée sur le paquet (j’ai une bouilloire avec thermostat), avec une cuillère à thé. Parfois, si je compte en boire beaucoup, je me prépare une théière.

Lady Grey : Favorite outfit?
Jupe et petit pull, le plus souvent. Pas de pantalon. Toujours féminin, parfois un peu rétro.

Irish Breakfast : What country do you want to visit?
Le Japon, toute l’Asie du Sud-Est, la Mongolie, la Corée, les îles du Pacifique, une partie de l’Amérique Latine, et aussi des pays européens moins connus comme l’Albanie, l’Arménie… En fait, le monde entier sauf une grande partie de l’Afrique et les pays intégristes musulmans.

Chamomile : Comfort movie?
Cry baby

Peppermint : What’s your favorite holiday and why?
Beaucoup de culture suivie de quelques jours de farniente à la plage ou à la piscine, dans un pays chaud.

Milk : Do you have any allergies?
Aux moustiques ! Je peux avoir des plaques très gonflées et brûlantes ayant une envergure de 10cm²

Sugar : Tell me about your first crush.
Ooooh, Thomas, ce beau garçon aux cheveux longs qui ressemblait un peu à Anthony Kiedis des Red Hot Chilli Peppers, et qui faisait du snowboard. Si c’est bien lui, aujourd’hui, il est enseignant quelque part dans le Hainaut et fait partie de la société colombophile locale…

Honey : type out the last text you sent.
« ok ». Je déteste les sms: j’ai un vieux téléphone et je m’emmêle toujours les pinceaux. Bref, le mail, c’est mieux !

Green tea : where do you feel most at peace?
en bord de mer

Bubble Tea : what ride would you pick at an amusement park?
le carrousel à chevaux à l’ancienne: pas de sensations fortes pour moi !

Mug : when/where do you normally drink tea?
Je bois mon premier thé de la journée le matin, à la maison. Le second est au bureau. Parfois, j’en bois l’après-midi dans un salon de thé.

Chai : what do you order at starbucks?
Je n’ai été qu’une fois chez starbucks, celui de l’aéroport de Zaventem. Je ne sais plus ce que j’ai commandé.

Oolong : what are you hoping to be doing in ten years?
Grand mystère: les choses sont en plein changement pour le moment mais je ne sais pas encore quelle direction je vais prendre.

Coffee : surprise coffee ask! how do you take your coffee?
euh, jamais.

Herbal : post a selfie.
là, maintenant ? pas possible ! mais vous avez déjà vu des photos de moi !

Le vide

Je parlais hier de ce grand vide. J’en ai parlé hier soir à Coyote et il m’a pas mal aidée. C’est normal que ce vide soit très présent pour le moment. Pendant des mois, j’ai retiré de ma vie tout ce qui pouvait gêner au bon fonctionnement de mon couple. Et comme cela ne se passait pas très bien, j’ai supprimé énormément de choses. Mais ce qui est positif, c’est que maintenant, il y a plein de choses à construire, à créer, à installer pour que ce vide ne soit plus omniprésent. Et c’est à ça que je vais travailler dans les prochains mois.

Et comme disait Armalite, le printemps est précoce cette année; ça donne plein d’espoir pour de nouvelles choses. Je n’ai pas (encore) autant d’activités prévues qu’elle mais parmi les miennes, il y a la troc-party, la suite des semis, tous les travaux de jardins qui prennent pas mal de temps en avril-mai-juin, la création de deux jardins (ou du moins donner de l’inspiration) et sans doute d’autres choses…