Le chardonneret

Donna Tartt, Le chardonneret: c’est LE roman de la rentrée littéraire de janvier, celui sur lequel tout le monde s’est précipité. Ou pas. Il faut bien avouer que son poids et sa taille ont pu décourager. D’ailleurs, je l’ai lu en e-book. J’avais adoré Le maître des illusions, lu en son temps, il y a une vingtaine d’années; je n’avais donc pas d’appréhension pour celui-ci. Le chardonneret renvoie au tableau du même nom du peintre hollandais Fabritius (1622-1654), tableau qui est au cœur du livre, un personnage omniprésent mais s’il n’est que peu visible. L’histoire commence à New York: Theo Decker et sa mère sont en route pour une entrevue au collège où le garçon doit fournir des explications à propos d’une bêtise qu’il a faite. La pluie tombe à verse et comme ils sont en avance, ils se réfugient au Metropolitan Museum où a lieu une exposition sur les maîtres hollandais du 17e siècle. Le roman se lit vite – heureusement, vu le nombre de pages – plus de 800. J’ai toujours eu envie de connaître la suite mais cela ne m’a pas empêchée de m’ennuyer. Parce que, oui, certains passages sont rallongés, avec plein d’actions un peu inutiles, qui n’apportent rien au récit. Cet ennui s’est emparé de moi avant la moitié du livre. A 600 pages, j’ai été lire la fin sur le net, juste pour savoir. J’ai pas mal sauté de mots dans les dernières 200 pages, et encore plus dans la conclusion que j’ai trouvé totalement inutile. Ce tableau semble bien noir, mais comme je disais plus haut, il m’est resté pendant toute la lecture cette envie de connaître la suite. Bref, un bilan mitigé, que partagent d’autres lecteurs de la blogosphère…

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This week (14)

Commençons par ce qui n’était pas bien: j’étais très très fatiguée mardi et donc je me suis laissée entraîner dans un discussion avec diane – chose que nous n’aurions pas dû faire. Après ça, j’avais vraiment besoin qu’on me dise combien j’étais merveilleuse ! Et samedi et dimanche, je me suis battue avec les manches de la robe que je suis en train de coudre: la première a été cousue puis décousue puis recousue avec un résultat acceptable. J’en suis au même niveau pour la deuxième mais le résultat n’est pas acceptable. Du tout. Bref, j’ai laissé tomber jusqu’à ce que j’aie à nouveau un peu de patience.

Terminons par ce qui était bien: j’ai passé une très agréable soirée lundi avec un ami de longue date. Nous avons bu des verres, mangé japonais et été au concert de Hanggai, du rock de Mongolie parfois un peu bourrin mais très entraînant. J’ai passé la soirée seule mercredi et quand diane est revenu jeudi, ça allait mieux. La cohabitation n’est pas aisée mais c’est plus facile quand il n’y a pas de discussion. Son déménagement n’est pas encore planifié mais les choses ont l’air d’avancer. La vitamine C et le magnésium commencent à faire de l’effet. J’ai profité du beau temps dimanche pour enlever les mauvaises herbes au jardin et pour tailler la haie de lierre. Il faisait si bon que je n’ai pas eu besoin de veste. Je me dis que je devrais écrire un carnet de jardinier dans lequel je note les tâches que j’effectue et à quel moment. J’ai commencé à tricoter le cardigan Miette et j’en suis à dix rangées.

La question existentielle de la semaine: j’adore les barbecues mais est-ce vraiment raisonnable de faire tout ce travail pour moi toute seule ?

Garden design

J’ai créé deux jardins déjà, attachés à deux maisons différentes. J’ai une collection de livres et j’ai glané plein de conseils un peu partout. Deux amies m’ont donc demandé de leur donner des idées pour aménager leur jardin. Voici d’abord une série de questions auxquelles répondre avant de commencer:

  • Quelle est la taille du jardin ? De bonnes mesures et un plan sont essentiels et permettront facilement de voir où mettre les plantes principales, celles qui attireront l’œil.
  • Quelle est l’orientation ? Le soleil est-il plutôt présent en matinée, en soirée, jamais ? Cela aura de l’influence sur le type de plantes mais aussi sur l’endroit où placer la terrasse par exemple.
  • Est-ce que le jardin est abrité du vent ? Est-il près de la mer ? Des haies ou de grands arbres peuvent remédier en partie à ça.
  • Quel type de sol avez-vous ? s’il est argileux, il colle fort et devient dur comme de la pierre lorsqu’il sèche. S’il est sablonneux, et bien, il est comme du sable ! Il y a plein d’intermédiaires, et de toutes façons, les sols peuvent s’améliorer avec diverses matières organique.
  • Est-ce qu’on commence avec rien, ou y a-t-il des arbres ou des plantes qui doivent obligatoirement rester en place ? Cela vaut la peine de les dessiner sur le plan d’origine.
  • Quel type de jardin voulez-vous ? Juste une pelouse ? (là, c’est simple et je n’ai rien à faire !) un jardin facile d’entretien ? un jardin pour que les enfants puissent jouer ? un jardin pour recevoir des amis et faire la fête ? un jardin potager ? un verger ? un jardin pour le chien, le chat, les poules, la chèvre ? une cabane ? plusieurs éléments peuvent se combiner.
  • Quel est votre style ? contemporain et/ou minimaliste ? un jardin à la française/anglaise très formel, avec de jolies haies bien taillées et des parterres bien définis ? un jardin de type « cottage », romantique, avec plein de roses et d’hortensias (un peu le jardin classique de la mamie) ? un jardin tropical (dans la mesure du possible) ? un jardin naturel, proche d’une prairie, attirant oiseaux et bestioles ? un jardin japonais ? un jardin familial ?
  • Aimez-vous les lignes droites ? ou plutôt les courbes ?
  • Avez-vous un code couleur ? des couleurs pastel ? plutôt du rouge ? pas de fleurs du tout et juste des nuances de vert ?
  • Quel est votre budget ? Voulez-vous d’abord faire une série d’aménagements de structure ? Placer une terrasse en bois ou pierres ? Installer un étang ou un point d’eau ? Tirer des fils électriques pour avoir de la lumière partout ? Ou juste y mettre des plantes ? Ce budget plantations peut être conséquent mais il y a divers petits trucs pour économiser de l’argent.

Miss Sunalee

Ingannmic me proposait de raconter d’où vient mon pseudo… Quand j’ai commencé à écrire la version précédente de ce blog (sur blogger), je m’étais baptisée « popup monster », tout comme le blog. Entretemps, j’ai créé en 2008 Bruxelles-Bangkok-Brasilia sur les musiques du monde et j’ai préféré prendre un autre nom, un nom qui fasse un peu plus sérieux, mais aussi exotique et mystérieux. Je venais de faire un très beau voyage en Thaïlande et je me suis inspirée du nom d’un chanteuse populaire qui a arrêté sa carrière mais qui chante toujours pour les clients de son restaurant à Chiang Mai. Le restaurant Houn Sountaree (selon l’orthographe renseignée dans le Guide du Routard 2008) n’est pas dans la ville même mais un peu en dehors et mes amis et moi y avons passé une excellente soirée. La chanteuse s’appelle Huan Soontaree Vechanat et son prénom se prononce Sounalie, que j’ai transcrit selon mon envie. Sunalee était née !

A un moment, j’en ai eu assez de m’appeler « popup monster » et j’ai voulu parler d’autres choses sur mon blog (à l’origine, le blog était surtout consacré à des liens divers, de jolies choses un peu kitsch et déjà aux livres, mais je ne parlais pas de moi). Je voulais aussi dissocier ce blog-ci de BBB, sans tout à fait changer de pseudo. Sunalee est donc devenu Miss Sunalee. J’ai à nouveau retiré le « miss » dernièrement parce que je trouvais qu’il y avait trop de pseudo pin-up ou danseuses burlesque avec « miss » dans le nom et je ne veux pas être associée à ça. Or à l’origine, l’ajout du « miss » est d’inspiration bien plus exotique ! Dans les années 1930, les chanteuses de kroncong indonésien portaient souvent des noms précédés de « miss »: Miss Jacoba, Miss Ninja, Miss Louise… Je pourrais donc bien reprendre le titre de « miss » un jour, donc. D’ailleurs sur FB, je suis toujours Miss Sunalee.

(aucun moyen de vérifier si c’est bien Soontaree qui chante mais c’est bien elle qui a mis le clip en ligne)

Ecrire

Je n’écris plus beaucoup ici, je n’y arrive pas vraiment pour le moment. Je n’ai même pas d’idées. Plusieurs personnes m’ont pourtant conseillé d’écrire ce que je pense, ce que je vis, même dans un carnet dont le but n’est pas d’être lu ni publié, mais comme pour d’autres activités (couture, tricot), c’est plutôt l’inertie qui mène le jeu. Pour casser cette inertie, j’aimerais que vous me donniez des sujets d’écriture. Cela peut être tout et n’importe quoi mais relativement précis et court à raconter, cela peut être une question aussi, quelque chose que vous voulez savoir sur moi ou à propos de quelque chose que je connais bien. Je choisirai ce qui me parle le plus et j’écrirai un article ou prendrai une photo.

ça vous tente ?

This week (13)

Est-ce que je vais mieux cette semaine ? Oui, sans doute un peu. Le gros coup est passé, et même si j’ai pleuré presque tous les jours, ce n’étaient plus ces cascades interminables. Par contre, j’ai l’impression d’être engluée dans une grosse fatigue, une lassitude qui me bloque. Jeudi, j’ai eu une grosse migraine qui est heureusement passée pour ma soirée en compagnie de Katrien. Vendredi, diane et moi avons mangé ensemble et je me suis laissée aller, j’ai bu un peu trop de vin et je me suis endormie avant que la princesse Diana ne meure dans le film. J’ai passé le w-e seule et je n’ai fait que peu de choses. Samedi, la première visite en jardinerie m’a fait du bien, j’ai acheté un camélia, une orchidée et quelques hellébores et euphorbes. En rentrant, je n’ai plus été capable de rien… Dimanche, j’ai été à mon cours de zumba, puis j’ai nettoyé un peu la jardin, et à nouveau, après ça, plus grand chose… J’avais envie de parler à quelqu’un, juste comme ça, de tout et de rien. C’est une des choses qui me manque le plus, avec les câlins, le toucher. J’ai faim et finalement, je ne mange quasi rien. Je m’étais préparée un gratin de pommes de terres dont je n’ai presque rien mangé et dont l’odeur qui a envahi toute la maison m’a incommodée, m’empêchant même de m’endormir. Pas de couture, toujours pas de tricot commencé mais bien la reprise en cours de Breaking Bad (je commence la dernière saison). La semaine qui s’annonce débute par un concert ce soir, et puis, j’espère que trouverai un peu plus d’énergie !

The wheel of love

Joyce Carol Oates, The wheel of love and other stories: quand j’ai commandé ce livre en seconde main aux Etats-Unis via abebooks, je m’attendais à recevoir un format poche. Et non ! J’ai reçu une très belle édition brochée ayant appartenu à une bibliothèque mais en excellent état. Elle n’était juste pas très transportable. Dans ce volume sont rassemblées une vingtaine de nouvelles de JCO, écrites entre 1965 et 1970. Elles sont pour la plupart racontées du point de vue d’une femme, elles sont toutes remplies de sentiments extrêmes, violents souvent. Elles racontent la vie de tous les jours, en ville, mais dans des milieux sociaux différents. Certaines nouvelles m’ont fort touchée et quelque part, je ne voulais pas terminer le livre, pour en lire encore plus. Mais le roman Wonderland m’attend ! La quatrième de couverture m’a alléchée et il risque bien de devenir ma lecture suivante, après avoir terminé les plus de 800 pages du roman en cours. (J’ai attendu longtemps avant de publier cet article, j’ai finalement lu deux livres avant de commencer Wonderland, là, tout récemment).

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Swap cocooning

Pour le swap « cocooning », Armalite, toujours pleine d’idées, m’avait proposé comme partenaire Marie. Nous avons un peu discuté par mail et j’ai reçu un très joli paquet. Je dois bien avouer que ça a été un peu bizarre de recevoir jeudi passé cette grande boîte alors que j’avais tant de mal à retenir mes larmes, mais en même temps ça m’a fait très plaisir.

Même si Marie a beaucoup douté, elle a trouvé un livre que je n’avais jamais lu et qui risque bien de me plaire, L’ombre du vent de Carlos Ruiz Záfon. L’écharpe snood toute douce met plein de couleur dans ma vie et les paillettes ajoutent une dose de glamour. Le masque de relaxation est juste ce qu’il me faut pour le moment pour m’apaiser, tandis que le coulis au caramel salé agrémentera mes desserts ! Quant au baume pour les mains « spécial jardiniers », elle tombe à pic avec le début de la saison qui s’annonce.

Merci beaucoup, Marie, pour ce joli colis qui tombe à point et met un peu de bonheur dans ma vie quelque peu secouée du moment !

This week (12)

La semaine avait commencé avec un certain apaisement, il n’y avait plus eu de disputes depuis le jeudi avant. Nous avions même été le vendredi chez des amis, loin, alors que je n’aime pas conduire le soir. Le week-end et lundi, mardi furent calmes. Mercredi j’ai été boire un thé avec Gasparde, j’ai passé un bon moment. Quand je suis rentrée, nous avons mangé ensemble et puis au cours de la conversation, une petite pique et tout s’est envenimé. Il y a eu des reproches – toujours le mêmes -, des menaces et surtout une constatation déchirante que nous ne pouvions plus continuer comme ça. Jeudi s’est passé dans l’attente: Coyote est venu le soir. Il nous a parlé à tous les deux, il a tenté de mettre des règles pour que la séparation se passe le plus sereinement possible. Les choses se sont calmées mais la décision est définitive.

Depuis, nous cohabitons. Nous avons encore été manger ensemble chez les voisins et faire les courses, acheter un nouveau taille-haie. Mais comment vivre l’un à côté de l’autre alors que nous souffrons tous les deux ? J’aimerais qu’il parte au plus vite pour soigner mon chagrin dans mon coin mais ce n’est pas possible. Comment peut-il trouver rapidement un nouveau logement sans beaucoup d’argent ? Au plus je me sens triste, au plus je suis casanière. J’ai besoin de me retrouver seule chez moi. Dimanche, j’ai tenté de m’occuper, j’ai semé 12 variétés de piments, j’ai continué la couture de ma robe mais je n’ai pas eu le courage d’attaquer les manches, j’ai lu mais je me suis lassée, j’ai joué à des jeux sur mon iPad, j’ai fait des photos de moi mais la plupart ont été jetées de suite – je n’arrive pas à sourire toute seule dans mon coin, j’ai tenté de faire la conversation pendant le repas mais je n’y arrivais pas, j’ai regardé la tv mais rien trouvé à regarder, j’ai été lire dans mon lit. Je me suis réveillée au milieu de la nuit à cause de fortes douleurs, celles qui sont causées par mon problème de santé dont je ne parle pas. Même avec une aspirine, je n’ai pas réussir à vraiment me rendormir…

Je sais que le temps va arranger les choses, mais tout comme mes piments que j’ai semé, j’aimerais être cet été et profiter de la chaleur. J’aimerais savoir que tout ça est derrière moi. Je sais que ce billet n’est pas très drôle mais j’ai besoin d’écrire. J’espère que j’irai déjà un peu mieux la semaine prochaine…

Pluie et tempête

Pluie et tempête… Surtout la pluie qui ne s’arrête pas, comme mes larmes…

Cela a duré plus de neuf ans, une dixième année n’est plus envisageable. Ma relation avec diane se termine là. Nous avons partagé tant de choses, nous étions complices. Le temps et les événements nous ont séparés, nous ne sommes plus compatibles. Il en restera de beaux souvenirs, mais aussi pour le moment un gros sentiment d’échec.

Et un grand vide…