Thai stick

Peter Maguire & Mike Ritter, Thai stick: surfers, scammers, and the untold story of the marijuana trade: aussi bizarre que cela puisse paraître, ce sujet m’intéresse. J’ai toujours un faible pour les livres d’histoire, surtout l’histoire récente basée sur des interviews et des témoignages. Peter Maguire est un historien (et surfeur) qui a beaucoup travaillé sur le Cambodge. Il s’est tourné vers l’histoire du trafic de drogue en se demandant qui étaient deux des Occidentaux qui avaient été tués à la prison de Tuol Sleng à Phnom Penh pendant la période des Khmers Rouges. Ses recherches l’ont mené vers une histoire qui n’était pas connue. Il a été aidé par Mike Ritter, un de ces surfeurs qui trafiquait de la marijuana pour pouvoir vivre. Il n’était pas le seul: c’étaient les années 1960 et pour profiter de la vie, le trafic était un bon moyen de gagner facilement de l’argent à une époque où les contrôles n’étaient pas fréquents. Le livre raconte toute l’évolution du trafic de marijuana jusqu’aux années 1980, période où le gouvernement américain s’était tellement focalisé sur la lutte anti-drogue qu’il n’a plus été possible aussi facilement. Ce livre dévoile tout un pan de l’histoire récente que je trouve passionnant et si cette période vous intéresse, je vous le conseille vivement.

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Il faut toujours avoir plusieurs jupes droites dans sa garde-robe

Je manque de jupes pour le moment. La moitié de celles que je possède sont légèrement trop serrées pour cause de prise de poids et donc je ne me sens pas à l’aise. Il faut donc que je renouvelle mon stock. J’ai commencé par la « jupe cousue en urgence » et comme il me restait un bout de tissu identique, j’en ai profité pour coudre un autre modèle, le n°120 du Burda de juillet 2012, avec des pinces un peu spéciales sur le côté qui créent un joli détail. Pour une fois, j’ai apparemment bien mesuré les pièces du patron parce que tout tombe très bien du premier coup. Je suis donc en train d’en coudre une nouvelle dans un beau tissu de lainage bleu canard.

(la seule photo où on voit plus ou moins bien la pince, par contre il faut faire abstraction de mon ventre !)

Abandonned books

Une nouvelle rubrique pour parler des livres que j’ai abandonnés en cours de route, pour malgré tout garder une trace.

  • Jonathan Safran Foer, Eating animals: j’ai voulu savoir pourquoi tout le monde trouvait ce livre important, pourquoi tant de personnes sont devenues végétariennes après l’avoir lu. Je n’ai pourtant pas réussi à aller plus loin que la page 50 parce que le style de l’auteur m’énerve. (Peut-être que si je l’avais trouvé en e-book en français, j’aurai persévéré, mais il n’existe tout simplement pas. Le monde de l’édition française a tout compris !)
  • Kevin Canty, Kenny aime Junie: le titre français dit tout: l’adolescent Kenny aime l’adolescente Junie. Je n’ai vraiment pas accroché, je me suis ennuyée très vite du manque de style, du manque de tout en fait.
  • François Ponchaud, Cambodge année zéro: écrit en 1978, ce récit est un état de faits de la situation au Cambodge sous le régime Khmer Rouge, écrit d’après les informations disponibles et donc très parcellaires. Intéressant comme source historique, il l’est beaucoup moins pour apprendre ce qui s’est vraiment passé. J’ai abandonné à la lecture des nombreuses pages de statistiques fournies par la propagande Khmer Rouge.
  • Richard Powers, Le dilemme du prisonnier: le mot « exposition universelle » en quatrième de couverture a provoqué mon achat. Quand je l’ai ouvert, j’ai vu que le roman avait été écrit en 1988, ce qui m’a déjà un peu dérangée (quand j’achète un roman en grande édition, je préfère qu’il soit récent). Quand j’ai commencé à le lire, j’ai été rebutée par les phrases kilométriques et au vocabulaire baroque et l’histoire qui ne menait nulle part. Les sentiments sont partagés dans les critiques sur le net…
  • Karen Russell, Swamplandia: sans doute que j’ai tenté de lire ce roman dans de mauvaises conditions, l’ayant commencé en allant à Cardiff, puis le reprenant en décembre pendant mes trajets pour ne pas emporter un Joyce Carol Oates trop lourd. Mais je dois bien avouer que je n’ai jamais été prise par l’histoire…

This week (11)

Se réveiller avec les marteaux-piqueurs. Tenter d’éviter le camion, la pelleteuse et la boue. Le soir, un pont en métal enjambe la tranchée devant l’entrée. Ce livre est vraiment un page turner. Aller chez le médecin dans le froid et la pluie, en regardant le jour poindre sur Bruxelles. Envie de commander des semences. Ce milieu de semaine est un peu un trou noir envahi par un problème de santé qui pompe toute mon énergie et toute ma résistance à la douleur. Il faut vraiment que ça se soigne parce que je ne veux pas me faire opérer. A part ça, l’humeur est bonne. A part ça, j’ai violemment retiré une peau morte à mon pouce et ça fait mal quand je tape les lettres sur le clavier. Le reste de la semaine je n’ai plus écrit et s’est effacé de ma mémoire… ce n’est pas grave…

Bruxelles | Bangkok | Brasilia

Pendant longtemps, j’ai séparé ce blog-ci, plus personnel, du blog Bruxelles | Bangkok | Brasilia, consacré aux musiques du monde. Laissé en plan depuis deux ans, j’ai décidé au mois de décembre de lui donner un nouveau souffle en créant un abécédaire des traditions musicales des différents pays du monde (plus d’infos dans ce billet). L’idée n’est pas d’être complète mais de donner envie de découvrir de nouvelles sonorités. Bref, même si a priori, vous vous dites que ce n’est pas votre truc, allez quand même voir et cliquez sur quelques-clips. Et si ça vous a plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Mais commencez par répondre à mon enquête (plusieurs réponses sont possibles) !

This week (X)

Retour au boulot. Semaine un peu vide et très remplie en même temps avec quatre réunions. Utiliser les restes de sauce pour un nouveau plat. Un documentaire sur Bettie Page. Atelier bricolage avec découpage de bouts de papiers à mettre dans un boîte. Tirer un de ces papiers et tomber sur l’Inde (!!!), le remettre et commencer à travailler sur la Hongrie. Me forcer à ne pas être complète. Faire le repassage en attendant le retour de diane de chez le médecin. Changer de trottoir pour ne pas suivre ce mec qui fume, me retrouver derrière un autre mec qui allume une cigarette. Si j’écris comme ça ce n’est pas grave si je saute un jour – ou deux. Drink, réunion à l’extérieur – ça change, séance shopping express. Avoir envie d’acheter le nouveau roman de Donna Tartt et abandonner à cause du poids de la chose en anglais (la version française n’était pas encore disponible, mais probablement pas plus légère). Et puis la voir en interview à la tv. I want a pond (my name is Sunalee Pond, says diane). Encore une réunion, la dernière de la semaine, enfin. La mauvaise nouvelle est confirmée. Will Giles sur la BBC. Un supermarché aux rayons déjà bien vides en attente de transformations. Ranger le sapin de Noël mais laisser les étoiles lumineuses à la fenêtre. Terminer de coudre une robe et réfléchir au projet suivant. Un dimanche quelque peu éclectique et désorganisé. Commencer un roman qui a l’air passionnant.

A moveable feast

A moveable feast. Life-changing food adventures around the world: j’ai lu ce recueil de courtes nouvelles d’auteurs différents en deux fois, une première partie avant mon départ à Cardiff et une seconde plus récemment, pour le terminer. Le sous-titre dit tout: il s’agit d’histoires vécues, en rapport avec la nourriture, dans le monde entier. D’un repas chez El Bulli à la recherche du meilleur barbecue aux Etats-Unis, d’une mangue juteuse en Ethiopie à une cérémonie du thé en plein milieu de l’Himalaya. Les auteurs sont essentiellement américains et cela se sent: leur degré de naïveté est parfois grand, et leurs découvertes culinaires d’autant plus importantes. L’avantage de ce livre est que les nouvelles sont courtes et qu’elle permettent de faire le tour du monde. Une lecture agréable donc.

Book_RATING-35

This week (IX)

Je ne suis pas sûre que cette manière de raconter ma semaine me plaise vraiment mais en parler au jour le jour devenait lassant, je pense. J’ai envie d’écrire un journal intime mais quand il s’agit de prendre un carnet, je n’y arrive pas. Je n’ai pas encore trouvé la solution idéale…

Cette semaine a vu le changement d’année et la partie 2014 a été plus active que celle de 2013. Une après-midi entre larmes et rires m’a fait beaucoup de bien, une sortie shopping a Gand aussi. J’ai revu Katrien et nous avons discuté toute l’après-midi en flânant. Et j’ai ramené un tissu fantastique ! Samedi a aussi été consacré à l’achat de tissu, en soldes. Ce n’était qu’un prétexte finalement pour passer un moment très agréable avec Sakiko. Dimanche enfin, j’ai continué à coudre la robe que je comptais abandonner là et elle ne donne pas si mal en fin de compte.

The babydoll dress

Depuis le début de l’automne, j’avais envie de coudre une robe en tartan. J’avais récupéré un bout de tissu à la trocante mais je suis finalement tombée sur un autre tissu dans les tons verts chez Passions à Saint-Gilles, un genre de polyester relativement épais. J’ai longtemps cherché un patron de robe à col claudine et je me suis décidée en fin de compte pour une pochette Burda Young, le B7739.

J’ai découpé la taille 40 pour le haut du buste et la 42 pour le reste du corps, comme à chaque fois. A priori les bouts de patrons épinglés sur Ernestine, mon mannequin de couture, tombaient bien et je n’ai pas fait de toile. La couture s’est faite sans encombres, les explications me semblaient claires, ou en tous cas je commence à avoir assez d’expérience pour m’en sortir seule. A l’essayage, la robe s’est révélée bien trop large à la taille. J’ai décousu les côté, coupé 2-3 cm de chaque côté et recousu. La prochaine fois, j’adapterai mon patron pour le couper entièrement en 40 ! Et pour une fois, j’ai fait attention aux finitions en cousant un ruban de velours noirs à l’ourlet du bas. J’ai fait ça sur un coup de tête (heureusement, il y a un Veritas tout près) et j’aime bien le rendu, même si ça rigidifie un peu l’ourlet.

En la mettant, je me dis que j’ai l’air d’une gamine et je me suis demandée si je ne suis pas trop vieille pour ça. Mais je l’aime bien et elle est confortable. Il y a de grandes chances que je la couse à nouveau, en diminuant peut-être un tout petit peu la taille du col.

(pour la dernière photo, mon photographe m’a dit de faire la sale gamine !)