Seul le silence

R.J. Ellory, Seul le silence: après avoir lu une série de livres très moyens, j’avais besoin de suspense, d’excitation, d’un page-turner. Rien de tel qu’un polar me suis-je dit. R.J. Ellory est encensé sur divers blogs et j’avais envie depuis un moment de lire ses romans. Seul le silence est l’histoire d’une vie, celle de Joseph, encore enfant en 1939 quand commence le récit. Son père est décédé et il vit seul avec sa mère dans un village perdu dans l’Amérique profonde. Une petite fille est retrouvée morte, assassinée, d’autres suivront. Joseph est hanté par ces événements et tentera toute sa vie de trouver le tueur. Je ne m’attendais pas à ce que le roman suive un personnage pendant toute une vie, sur un rythme très paresseux. J’ai été déçue et je me suis ennuyée. Mais je me suis accrochée et une centaine de pages avant la fin, le rythme s’accélère, même si dès ce moment je savais déjà qui avait commis les crimes. Je pourrais terminer cette critique sur ce sentiment de déception et pourtant, quelques semaines après l’avoir terminé, ce roman reste dans ma tête. Les descriptions, les ambiances sont toujours présentes et me reviennent pendant que je lis des nouvelles de Joyce Carol Oates. Et donc je suis partagée entre l’ennui pendant ma lecture et mes souvenirs a posteriori.

Book_RATING-35