Short diary of the week (49)

Lundi: tout va très bien, je vis dans un monde de petits poneys roses, premier épisode de Downton Abbey très moyen (sauf les jolies robes d’Edith)

Mardi: sursauter à cause d’une folle furieuse en voiture qui klaxonne contre un vélo – le vélo finit par s’arrêter et là commence l’engueulade de la folle, la femme en face de moi dans le métro a la veste, le sac et la coque iPhone assorties – le tout en bleu turquoise, aujourd’hui les petits poneys roses ont rencontré une licorne et ont décidé de gambader ensemble, oh mais j’ai oublié les paillettes ! et les flamants roses !, apéro sur la terrasse mais il fait vite frais

Mercredi: réunion, resto en bonne compagnie, trop manger

Jeudi: pas grand chose, c’est le w-e ! Dr Who, les débuts – enfin ceux de la nouvelle série avec le 9e docteur joué par Christopher Eccleston

Vendredi: une journée un peu bizarre, rendez-vous chez Coyote – mon énergéticien – qui m’oblige à trouver une activité physique, passer un moment avec mon papa, Hell on wheels

Samedi: insomnies – cette obligation d’activité physique m’angoisse et je ne sais quoi choisir, boire du champagne et manger des huîtres au marché pour fêter l’anniversaire de diane, planter avec son aide crocus, iris, fritillaires et jacinthes, transplanter des palmiers et bananiers et tenter de faire pousser des colocasias (notamment les deux reçus en bonus dans une autre plante, apparus de je ne sais où la semaine passée – sans doute via des semences abandonnées là), coquilles st-jacques au beurre au citron vert puis steak de bison, Dr Who

Dimanche: rangement, vélo, préparer un couscous, faire plein de photos pour divers billets, profiter (une dernière fois ?) du jardin pour lire au soleil, découpage de tissu, revoir The sweet hereafter

Finding comfortable shoes

Ma mission était de trouver deux paires de chaussures confortables pour pouvoir marcher et rester debout 7 jours de suite à Cardiff et Londres. En effet, aucune ne correspondait à ce cahier de charges dans ma collection, même pas les babies Camper qui après 5 ans me font toujours mal aux talons et que je ne peux mettre qu’avec des sparadraps. J’ai fait les magasins, rue Neuve, et au fur et à mesure que j’avançais, tous mes espoirs se réduisaient à néant. Je n’avais vu qu’une seule paire à l’Inno et le talon était bien trop haut (des salomé Zapa Negra de trois couleurs différentes). A City 2, j’ai finalement été chez Mano où j’ai vu une belle paire d’oxford Jana mais elles étaient brunes… Je me suis rabattue sur une paire d’escarpins Jana, dont le modèle est la simplicité même. C’est le genre de chaussures que je n’achèterais jamais mais voilà, j’étais un peu désespérée. Et elles ont un talon avec une technologie anti-choc.

Une autre séance shopping m’a menée au Shopping de Woluwe, à nouveau chez Mano, où j’ai essayé des oxford Gabor mais je préférais les Jana brunes comme modèle. En rentrant, j’ai surfé sur le net et découvert qu’elles existaient en noir sur amazon. J’ai en plus eu droit à un bon de réduction et elles ne m’ont finalement pas coûté très cher. Pas mal pour une paire de chaussures que je sais que je mettrai beaucoup !

Short diary of the week (48)

Lundi: mal de tête qui dégénère en migraine avec vertiges, une journée à oublier, se soigner un peu avec un gin tonic, aussi bizarre que ça paraisse

Mardi: toujours quelques restes de mal de tête ainsi que des courbatures, combattre la migraine à coups d’aspirine… et de cocktail, un joli cocktail bleu ciel pour effacer le ciel si gris, un documentaire qui fait peur: The act of killing, à propos de l’histoire récente de l’Indonésie

Mercredi: mais où s’est cachée ma motivation ?, qui va appuyer sur le détonateur ?, se motiver en duo, continuer à faire des effort pour penser positif, suite et fin de The act of killing, arriver à m’endormir sans médicament

Jeudi: me rendre compte dans le tram que j’ai oublié de mettre la ceinture à ma robe, le calme avant la tempête ? – ou pas, ce sentiment d’irréalité, un documentaire d’Envoyé Spécial sur les produits chimiques dans les vêtements – l’horreur

Vendredi: entrevue avec mon chef de service, avoir l’impression de me répéter, parfois la solution aux problèmes est toute simple quand on trouve de suite le coupable, thon et avocats, The great Gatsby – enfin le début – qui me laisse en même temps un sentiment de dégoût et de fascination

Samedi: me réveiller tôt, avoir plein de projets – de couture surtout, tondre la pelouse, décalquer un patron de robe et me poser des questions par rapport aux manches, aimer les w-e, Hippie masala – un documentaire qui s’intéresse aux hippies qui sont restés en Inde (mais qui ont tellement pris de drogues que même ceux qui parlent anglais ne sont pas très compréhensibles – je ne parlerai pas du Suisse parlant un dialecte – le tout sans sous-titres évidemment)

Dimanche: une nouvelle de Joyce Carol Oates en pédalant, débroussailler les tomates, laver la voiture, tenter de déboucher une canalisation, faire une toile de la robe et changer le patron au niveau des manches, curry thaï, prédire l’avenir au tarot

Nettoyage de PAL

Ma PAL historique a trop longtemps traîné. Elle est devenu un ramassis de livres que je ne lirai peut-être jamais. Je me donne jusqu’à la fin de l’année pour la trier et ne garder que les livres les plus importants, ceux qui sont vraiment intéressants.

Et vous pouvez m’aider ! Voyez-vous dans ma liste des livres à sauver absolument (j’ai eu quelques bonnes surprises en piochant dedans cette année), ou des livres à jeter revendre tout de suite ? Merci de votre aide !

  • Gina Arnold, Kiss this
  • Russel Banks, De beaux lendemains
  • Christian Bobin, La dame blanche
  • Nicolas Bouvier, Oeuvres (dont L’usage du monde)
  • James Lee Burke, Heartwood
  • James Lee Burke, Le bagnard
  • Edmonde Charles-Roux, L’irrégulière
  • Douglas Coupland, Generation A
  • Irina Denejkina, Vodka-cola
  • Umberto Eco, Le nom de la rose
  • Jonathan Franzen, La vingt-septième ville
  • David Gates, Jernigan
  • Elizabeth Hand, L’ensorceleuse
  • Robert Harris, Fatherland
  • Scott Heim, Mysterious skin
  • Michel Houellebecq, La possibilité d’une île
  • Hiromi Kawakami, Cette lumière qui vient de la mer
  • Jack Kerouac, Big Sur
  • Natsuko Kirino, Disparitions
  • Christian Lehman, Andreas, le retour
  • Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de solitude
  • David Mitchell, Ecrits fantômes
  • Haruki Murakami, La course au mouton sauvage
  • Joyce Carol Oates, La fille tatouée
  • Ovidie, Porno manifesto
  • Satyajit Ray, Le Christ de Tintoretto
  • Mary Relindes Ellis, Wisconsin
  • Philip Roth, Le complot contre l’Amérique
  • Geoff Ryman, 253
  • Junichirô Tanizaki, Un amour insensé
  • Sarah Waters, Caresser le velours
  • H.G. Wells, La guerre des mondes

Esprit d’hiver

Laura Kasischke, Esprit d’hiver: je pense qu’entretemps vous connaissez mon attachement à cet auteur. Je me suis donc précipitée en librairie pour acheter son nouveau roman que j’ai très vite dévoré. Holly et sa fille adoptée Tatiana sont seules à la maison en ce jour de Noël. Elles attendent le retour d’Eric, le mari, qui est parti chercher ses parents à l’aéroport. Mais tout doucement, le blizzard bloque les routes, les invités à la fête qui devait avoir lieu ce jour-là se décommandent un à un et Eric est lui aussi coincé. Nous assistons donc à un face à face entre mère et fille adolescente, avec des crises et des moments de joie. Nous apprenons en même temps l’histoire de l’adoption de Tatiana en Russie. Toute l’ambiance de cette journée semble assez irréelle, mélancolique et un peu cruelle en même temps, de cette cruauté qu’ont les adolescents envers leur parents. L’histoire se dénoue dans les deux dernières pages en italique, pages qu’il ne faut surtout pas lire dès le départ (alors que le regard est justement attiré par celles-ci). Et ce dénouement, et bien…. Un roman qui m’a bien secouée, magnifique, qui donne envie d’écrire soi-même.Book_RATING-40

Sounds of the world: I’m sixteen (Cambodia/U.S.A.)

Je ne sais plus comment j’ai découvert la pop sixties cambodgienne. Est-ce par Dengue Fever ? Est-ce en partant pour la première fois au Cambodge en 2006 et en m’informant sur le pays ? Sur place en tous cas, nous avions acheté de nombreux cd et échangé plein de musiques avec le patron du Jungle Bar. Une chanson m’a marquée dès le début, c’était et c’est resté un grand hit au Cambodge: Chnam oum 16 ou I’m sixteen. Voici deux versions en guise d’introduction à ce style de musique que j’écoute très souvent.

Ros Sereysothea (1948-77), une chanteuse à la carrière prolifique, a été la première interprète. C’est la version qu’on entend dans le film de Matt Dillon, City of ghosts.

La chanson a été reprise par le groupe américain Dengue Fever, dont la chanteuse Chhom Nimol est cambodgienne.

Links of the month (III)

Quelques liens glanés ces derniers mois sur le net…

  • comment consommer de manière durable en jardinant soi-même: un article d’une américaine mais tout à fait adaptable en Europe
  • un article (en pdf) sur le rôle du roi Sihanouk dans la popularisation de la musique pop khmère
  • un tumblr entièrement consacré à un de mes photographes préférés, William Eggleston
  • une bien jolie série de portraits de bureaux. Reconnaitrez-vous le mien ?

Envies de couture

Dans un article précédent, j’avais parlé de mes projets couture pour l’automne, des projets utilisant des tissus et patrons que je possède déjà. Evidemment, j’ai d’autres envies mais pour lesquelles je devrai investir. Voici la liste de ce qui me tente pour le moment:

  • une robe en tartan un peu grunge/babydoll/Courtney Love pour laquelle j’ai récupéré un tissu lors de la trocante. Je pense acheter ce patron Burda (B7739) pour coudre la version à col claudine.

  • une robe sixties: ce sont les différentes versions cousues par Gertie qui m’ont donné envie, surtout la noire. Mais le patron (Simplicity 1609) n’est pas disponible pour le moment. Par contre New Look 6176 et 6125 me font de l’œil. J’ai le tissu parfait pour une version estivale mais je les vois bien aussi en lainage.

  • et toujours chez Butterick, j’adore leur modèle de robe années 40 (Butterick 5951)

Avec tout ça, je n’ai pas encore parlé de mes envie de tissus ! Depuis que j’ai découvert les designs d’Alexander Henry, j’ai envie de beaucoup de choses. Heureusement pour moi, le tissu que je préfère n’est pas encore en vente. Et pour les robes montrées ci-dessus, il faudra que je trouve également des tissus appropriés. Mais commençons par le commencement, avec les projets pour lesquels j’ai déjà tout !

Laquelle préférez-vous ? Et en quel tissu ?

Short diary of the week (47)

Lundi: premier jour où il faut remettre des collants – ça serre de partout, recevoir un colis de livres, s’éparpiller, se concentrer, s’éparpiller à nouveau, restes de repas thaï, Breaking Bad (j’avance tout doucement)

Mardi: en fait l’été a commencé début juillet et s’est terminé la semaine passée, deux mois donc pour mettre des sandales alors qu’il s’agit de deux tiers de mes chaussures, un peu seule, s’éparpiller à nouveau l’après-midi, chercher des patrons de couture, sautes d’humeur toute la soirée – je dois vraiment être fatigante, douche réparée mais chasse d’eau cassée, Beasts of the Southern wild – un très beau film à la musique énergique et envoûtante

Mercredi: bien avancer, entrevue avec mon directeur, parler de tout et de rien mais aussi de choses importantes, shopping chaussures, escarpins basiques noirs Jana que je n’aurais jamais achetée si je n’avais pas eu besoin de bonnes chaussures confortables – en fait elles sont surtout invisibles tant elles sont simples, documentaire sur le Mékong dont le scénario et le montage m’ont énervée par moments

Jeudi: enfin une bonne douche chaude et avec beaucoup de pression, en voiture, être émue par le duo de Daan et Isolde reprenant Walk the line en live sur Studio Brussel, mon besoin de satisfaction au travail est-il plus bas que la moyenne ou c’est l’expérience qui l’a émoussé ?, embouteillage au garage, nouvelle tentative de réparation de la chasse avortée, The amazing Spider-Man – une histoire cousue de fil blanc quelque peu soporifique avec un spider-man à peine crédible

Vendredi: ma robe colle à mes bas, il y a une certaine effervescence autour de moi, je n’irai pas au vernissage du siècle pour cause d’agoraphobie, sushis maison !

Samedi: il n’arrête pas de pleuvoir, repassage, courses, shopping chaussures au Shopping de Woluwe mais rentrer sans rien et commander de suite sur amazon tout en profitant d’un bon de réduction, couture – enfin !, poulet cajun et salade au maïs frais grillé, Offline – encore un de ces bons films flamands un peu tristes

Dimanche: préparer des billets de blog, faire des lessives, acheter plein de bulbes de printemps et en recevoir en cadeau, trouver un joli bégonia et des heuchères assorties, terminer la robe – enfin, repas d’hiver

Jaew kapi: Laotian chilli sauce

Après une première recette de sauce aux piments, j’ai profité du dernier (?) barbecue de l’année pour en cuisiner une dont j’ai trouvé la recette dans un livre que j’aime beaucoup, mi-récit de voyage mi-livre de cuisine: Ant egg soup de Natacha du Pont de Bie. Je l’ai un peu adaptée, mettant une quantité de pâte de crevettes bien plus réduite qu’indiqué de peur d’avoir un mauvais goût.

Les ingrédients que j’ai utilisés sont les suivants:

  • 4 piments Numex Espanhola (les rouges arrondis)
  • 1 piment Habanero orange (qui a même réussi à faire pleurer diane tant il est piquant – ça n’arrive jamais en général)
  • 6 piments Indian Cobra (les rouges allongés)
  • 1 échalote de taille moyenne
  • 4 gousses d’ail

Tous ces ingrédients ont été mis sur brochette pour pouvoir les griller au barbecue, ce qui donne un bon goût. L’auteur du bouquin propose comme solutions alternatives de les griller sur la flamme d’un réchaud à gaz, voire, dans les cas désespérés, à la flamme d’une bougie.

Dès que la peau a noirci, il faut peler et émincer l’ail et l’échalote et enlever les graines et queues des piments, ainsi que les peaux trop noires. C’est là que des gants chirurgicaux viennent à point pour ne pas imprégner ses doigts de capsaïcine et évidemment se les mettre dans les yeux.

Il faut ensuite frire l’ail et l’échalote deux minutes dans un wok puis les transférer dans un mortier ou une moulinette (ce que j’ai fait, par paresse, mais ça fonctionne très bien). Rajouter les piments puis les ingrédients suivants:

  • une mini pointe de couteau de pâte de crevettes (le machin qui pue à des kilomètres et qu’on emballe dans deux sacs plastiques avant de le mettre au frigo. On comprendra donc pourquoi j’en mets si peu).
  • une cuillère à soupe de sauce poisson
  • le jus d’un citron vert
  • une pincée de sucre
  • de la coriandre

Mixer le tout, en ajoutant ces ingrédients un à un. La coriandre est facultative mais elle donne un bon goût. Si la sauce est trop sèche, ajouter un peu d’eau chaude. Cela se conserve plus d’une semaine au frigo. Cette sauce est un peu longue à préparer mais son goût est vraiment très bon, mélangeant le fumé du barbecue, le piquant de certains piments, le goût de poivron d’autres, l’acidité du jus de citron et le salé de la pâte de crevettes et de la sauce poisson.