Maraschino cherries

Vous ne trouvez pas que les cerises au marasquin de supermarché sont très chimiques ? de goût et de couleur ? Pour la couleur, j’ai lu que les cerises étaient d’abord blanchies puis recolorées avec du colorant. Bref, quand j’ai vu sur Njam (une chaîne de tv flamande consacrée à la cuisine et site associé) que Manuel Wouters mettait dans ses cocktails des cerises au marasquin préparées lui-même et qu’il précisait que la recette était sur le site, je me suis dit que je devais tester ça. J’ai d’abord dû attendre la saison des cerises évidemment, et évidemment j’écris ce billet quand elle est passée ! Mais peu importe, je vous la traduis en y rajoutant mes commentaires.

  • 750g de cerises sucrées avec tige (j’en ai fait 500g, c’est amplement assez pour une première fois. Il suffit juste de diviser les autres quantités)
  • 250ml d’eau
  • 125ml de jus de raison rouge
  • 100ml de jus de citron
  • 300ml de liqueur au marasquin (j’ai pris de la Giffard, qui est bonne mais qui n’a pas ce petit goût fumé si caractéristique de la Luxardo – une bonne manière donc de la liquider !)
  • 250g de sucre fin
  • 1 pincée de sel
  • 2 anis étoilé (attention, ça goûte assez fort, peut-être qu’un pourrait suffire)
  • 2 cuillères à café d’extrait d’amande (je n’en ai pas, je l’ai remplacé par du sirop d’orgeat)

Mettre tous les ingrédients sauf les cerises, la liqueur au marasquin et l’extrait d’amande et porter doucement à ébullition jusqu’à ce que le sucre soit fondu.

Ajouter les cerises et l’extrait d’amande et faire bouillir doucement pendant 10 minutes. Laisser refroidir et ajouter la liqueur de marasquin.

Conserver au frigo dans un bocal en verre.

Enjoy ! C’est délicieux dans un Manhattan comme sur la photo !

UPDATE: ça ne conserve pas longtemps du tout, même au frigo. Là en ouvrant le bocal, ça a quasi explosé à cause de la fermentation… Dommage ! Je réessayerai en les mettant dans de l’alcool plus fort.

Indécision (encore)

J’avais écrit un premier article sur le sujet de l’indécision en juin, concernant ma tenue du jour. J’en suis à nouveau au même stade, complètement bloquée, pétrifiée même mais par rapport à un autre sujet. Cela m’arrive de temps en temps alors qu’à d’autres moments, je suis capable de me lancer du jour au lendemain dans quelque chose de nouveau. Je vous explique: fin octobre, je vais pour mon travail du mercredi au dimanche à Cardiff. Hôtel et accès à la foire sont déjà réservés depuis le mois de mai, mais pas mon transport (qui est payé par mon employeur, donc si je reste dans des normes acceptables, je peux choisir ce que je veux). Et c’est là que j’hésite:

  • ma première idée était de prendre l’avion jusque Bristol puis le train, mais les horaires ne sont pas très flexibles avec un vol par jour et je rentrerais fort tard le dimanche.
  • une amie vient de me proposer de l’accompagner en camionnette à partir de Gand, ça peut être drôle mais c’est plus de 6 heures de route (plus si on prend le bateau) et au retour, je dois encore arriver à Bruxelles alors que je sais que je serai crevée et avec les pieds en compote.
  • la troisième option pourrait être plus tentante. Or c’est là que l’indécision m’arrête. Il s’agirait soit de partir deux jours plus tôt, soit de rester deux jours en plus en escale à Londres. Je prendrais l’Eurostar, puis le train pour Cardiff. Cela ne me coûterait que ces deux nuits d’hôtel, je pourrais donc me permettre autre chose qu’un bouiboui. Je suis censée prendre deux jours de récupération après la foire, dont a priori ce serait plus pratique mais je n’aurai plus d’énergie après quatre soirées de concerts. En fait, j’ai l’impression que c’est la solitude de ces deux jours qui m’arrête…

Parfois, écrire permet de mieux prendre une décision. J’espère que ce sera le cas !

Les vulnérables

Chang-rae Lee, Les vulnérables: il y a quelques années, j’avais adoré Les sombres feux du passé, un bon prétexte donc pour acheter le nouveau roman de l’auteur coréen-américain. L’histoire suit deux personnages principaux, June, une fillette rendue orpheline par la guerre de Corée et Hector, un G.I. qui a participé à cette guerre. Ils se rencontrent dans un orphelinat tenu par un couple américain, un pasteur et sa femme Sylvie, qui est le troisième personnage important du récit. L’auteur alterne les chapitres se déroulant dans le passé, celui juste après la guerre mais aussi antérieur, suivant l’enfance de Sylvie, et des passages se déroulant au temps présent, mettant en scène une June en fin de vie, atteinte d’un cancer, à la recherche de son fils disparu avec l’aide d’Hector. Il dissèque les méandres de la mémoire, les événement intimes et les ravages de la guerre, la destruction et la reconstruction (ou pas) de ses personnages. J’ai beaucoup apprécié ce livre tout en gardant un meilleur souvenir des Sombres feux du passé. Mais j’ai peut-être oublié entretemps…

Book_RATING-35

Short diary of the week (44)

Lundi: pourquoi, mais pourquoi les insomnies ont-elles été si fortes cette nuit ? mal de tête, rêver de vacances en Asie (étonnant, non ?), tomate-mozzarella, True Blood – dernier épisode – mais noooooon !

Mardi: bien dormi mais pas encore tout à fait reposée, journée sarod, à ma pause de midi je vois une culotte par terre puis plus loin une seule tong, une paire de sandales de plus qui ne me fait (presque) plus souffrir après une journée entière ! (et elles étaient vieilles celles-là), il commence à faire frais pour manger dehors, Hell on Wheels

Mercredi: avoir du mal à se réveiller, passer la matinée en réunion et sans doute trouver en partie la source de mes angoisses, dhrupad à la rudra vina, spaghetti bolognaise, Hell on Wheels

Jeudi: pas si mal dormi sans médicament – yeah, cette odeur particulière de matin frais prémisse d’un temps chaud le reste de la journée, sarangi, grande salade aux crevettes et tomates du jardin

Vendredi: une mauvaise nuit à nouveau, faire l’essentiel pour pouvoir rentrer au plus vite profiter du beau temps, lire au jardin, manger dehors et tenter de profiter de la nuit qui tombe le plus longtemps possible avant de devoir rentrer à cause de la fraîcheur

Samedi: ménage, courses, passer l’après-midi en cuisine à préparer des bons plats tout en écoutant mon iTunes en random, passer du yodel à de l’exotica à du Sonic Youth sans transition, une excellente soirée entre amis

Dimanche: refaire du vélo d’appartement un peu plus sérieusement tout en lisant un roman pour passer le temps, réfléchir à des projets de robes d’hiver alors que celles que je voulais coudre pour l’été ne sont même pas entamées, lire au jardin et faire une mini-sieste

The death of Bunny Munro

Nick Cave, The death of Bunny Munro: après la frustration qu’a engendré l’arrêt en plein milieu de Quicksilver, je me sentais un peu perdue, sans arriver à me décider sur un nouveau roman à attaquer. Il fallait qu’il y ait de l’action, une histoire, qu’il ne soit pas trop long (et qu’il soit sur ma PAL depuis très longtemps). Voyant mon indécision, diane m’a sorti ce roman de Nick Cave, qu’il m’avait offert il y a quelques années et que j’avais laissé là, de peur qu’il soit aussi compliqué et déjanté que Et l’âne vit l’ange. En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit que je pouvais me lancer, au pire j’arrêterais en cours de route. Bunny Monro est un vendeur au porte à porte de produits de beauté, c’est aussi un obsédé sexuel qui s’excite à la moindre vision d’une femme, ou même juste en écoutant Kylie Minogue ou Avril Lavigne. Il a un fils de neuf ans, toujours plongé dans son encyclopédie. Suite à des événements imprévus, ils passeront quelques jours ensemble, sur la route. Les deux personnages principaux sont touchants, même dans leurs excès. Nick Cave décrit magnifiquement bien les obsessions du père, d’une manière très drôle souvent (Benny Hill n’est jamais très loin) et pourtant, toute la situation est plutôt dramatique. Un beau roman, pas trop long, bien écrit et pas trop compliqué.

Book_RATING-40

Short diary of the week (43)

Lundi: pas trop mal dormi, certaines personnes stressées peuvent être très énervantes – ou l’étudiant en droit avant un examen assis à côté de moi dans le métro, une certaine personne est de retour et son premier mail est un mail d’engueulades – tellement typique que j’en ai ri, interrompre le travail sur l’Inde pour retourner dans le train-train quotidien, admirer ce chat qui profite pleinement du soleil entouré de baies oranges du sorbier, test presque réussi pour ces sandales qui faisaient si mal aux pieds avant, True Blood

Mardi: un de ces matins plein de petites contrariétés comme l’eau de la douche qui devient subitement froide quand on a plein de shampoing dans les cheveux, éliminer disque après disque de la pile – systématiquement, je veux une secrétaire pour répondre aux nombreux mails et aller aux réunions à ma place, il fait trop froid pour boire l’apéro dehors, deuxième test de tonic – du Fentiman’s

Mercredi: dernier jour de la semaine !, des musiques de blockbusters pour me réveiller, profiter du jardin en rentrant

Jeudi: météo mitigée mais rien ne m’empêchera de lire toute la journée au jardin, belle entrecôte au barbecue

Vendredi: grand road-trip dans la région du Pukkelpop, jardin japonais à Hasselt, jardinerie à Genk avec des soldes sur les palmiers, retour via Bertem pour du gin et des tonics spéciaux, poisson au curcuma et à l’aneth à la vietnamienne, devoir rentrer à cause de grosses gouttes de pluie

Samedi: dégivrer le surgélateur – passionnant n’est-ce pas ?, planter les plantes achetées hier, lire au jardin, courgettes farcies au fromage de chèvre et tomates séchées, devoir rentrer à cause de grosses gouttes de pluie

Dimanche: terminer un bouquin passionnant pendant la matinée, hésiter à coudre, voir le soleil et commencer un autre bouquin au jardin, passer l’après-midi seule et voir mon humeur se détériorer au fur et à mesure que je commence à avoir faim, le plat du soir ne me convainc pas, un épisode de Breaking Bad puis City of Ghosts pour retrouver une meilleure humeur

August in the garden

Voici des photos du jardin à la mi-août. C’est le moment où le jardin commence à être le plus beau: il y a plein de fleurs et les plantes tropicales ont enfin eu le temps de prendre de l’ampleur. Attention, billet fleuve !

Les premières variétés de piments commencent à rougir et ils sont intégrés dans diverses sauces.

Continuer la lecture de « August in the garden »

The Japanese Garden

Le jardin japonais d’Hasselt est le plus grand d’Europe et a été aménagé en 1992. Quand j’en parle autour de moi, je me rends compte qu’il est très peu connu. Et pourtant, c’est une visite très agréable et intéressante. J’avais visité celui d’Ostende il y a un certain temps déjà. Il me reste le souvenir d’un endroit très calme et serein, tout petit mais bien protégé des bruits extérieurs et avec beaucoup de rochers. Celui d’Hasselt, cela fait un moment que j’ai envie de le visiter mais une première tentative ce printemps a été reportée pour cause de mauvaise humeur de ma part (oui, c’est con !). Avant-hier encore j’hésitais parce que sans le savoir, j’avais choisi le w-e du Pukkelpop pour y aller et j’avais peur des embouteillages (les seuls que j’ai vu, c’est au moment où il fallait tourner à gauche pour aller au festival, tandis que nous devions continuer tout droit). Le site de la ville d’Hasselt donne une adresse très approximative, google maps en donne une autre, sans numéro, bref, le GPS n’est plus du tout utile à la fin du parcours et nous avons un peu tourné en rond pour finalement voir un tout petit panneau indicateur. L’entrée se fait via le Gouverneur Verwilghensingel mais pas au numéro indiqué par le site. Il y a un grand parking, donc aucun souci pour pour garer sa voiture. Le jardin se trouve un peu plus loin et l’entrée est de 5 euros.

La visite peut se faire dans le sens qu’on veut. En plein été, tout est fort vert et il n’y a que peu de plantes en fleurs mais la disposition des allées et du très grand plan d’eau avec petite rivière et cascade offrent un dépaysement constant. Une grande maison traditionnelle se dresse au bord de l’étang et un peu plus haut se trouve une maison de thé. Un petit sanctuaire shinto se cache un peu plus loin. Le fond du jardin est envahi par les cerisiers qui doivent offrir un très beau spectacle au printemps. C’est dommage qu’on entende si fort le bruit de la circulation dans certaines parties du jardin mais dès qu’on se rapproche de la cascade, c’est elle qui domine ! Des pas en pierre permettent de se rapprocher très fort de celle-ci et d’admirer des koïs géants.

Nous avons flâné pendant une heure, prenant des photos en tous genre (merci hipstamatic) et mettant en scène Maurice et Eddy qui nous accompagnaient. Le reste de la journée a été rempli en faisant deux courses qui étaient sur la route: cela faisait longtemps que j’étais tentée par le Genker Plantencentrum, une jardinerie immense à Genk. Finalement, c’était pas mal mais pas au point d’y retourner. Mais les palmiers étaient soldés ! En rentrant, nous sommes sortis de l’autoroute à Bertem pour y acheter du gin, des bitters (du Peychaud, enfin) et plein de tonics différents (la boîte qu’on voit sur la photo est vide mais elle est si jolie !). Bref une journée bien remplie !

Forties fashion

Jonathan Walford, Forties fashion. From siren suits to the New Look: en commençant à coudre, j’ai voulu me plonger d’un peu plus près dans la mode vintage, surtout celle des années 40 (les années 50 suivront). En fouillant sur amazon et en lisant les appréciations, j’ai choisi ce livre de Jonathan Walford et j’ai bien fait ! Il est parsemé de très nombreuses photos et ne se limite pas à la mode française. L’auteur s’intéresse à ce qui se passe dans le monde par ces temps de guerre, incluant notamment un chapitre sur le Japon et le Pacifique. Il insiste tout particulièrement sur le rationnement et sur les pénuries de matières premières dont les conséquences sont importantes: plus de jupes larges, une poche au lieu de deux sur vestes et chemises, apparition de nouveaux tissus en synthétique comme la viscose (« rayon » en anglais), chaussures à semelles de bois ou de raphia pour épargner le cuir, etc. J’ai juste regretté le peu d’attention porté à l’après-guerre mais je suppose que ce sera mieux expliqué dans un livre sur les années 50.

Quelques photos pour vous donner envie !