Shark’s fin & Sichuan pepper

Fuchsia Dunlop, Shark’s fin & Sichuan pepper. A sweet-sour memoir of eating in China: j’ai adoré ce livre, un point c’est tout ! Fuchsia Dunlop, une anglaise, raconte comment dans les années 90, elle a appris à cuisiner les classiques du Sichuan, dans une école avec des Chinois, dans un pays en plein changement. Elle explique ses aversions par rapport aux ingrédients bizarres tels que pieds de poulet ou tripes diverses et comment elle s’y est habituée, les trouvant tout à fait normaux après un certain temps. Tout en décrivant les spécialités culinaires, elle parle également de tout un pays dans lequel elle voyage avec avidité. Elle pose aussi des questions sur son développement trop poussé, au détriment de la nature. C’est un livre qui combine récit de voyage et cuisine, un genre que j’apprécie tout particulièrement parce qu’il donne envie de manger (quelques recettes sont incluses). Il me donne aussi envie d’acheter les livres de cuisine que l’auteur a écrit après ses études et recherches, une cuisine loin du classique porc aigre-doux ou du poulet sauté au wok. J’en profite également pour conseiller un livre similaire que j’ai lu il y a déjà un temps certain: Ant egg soup de Natacha du Pont de Bie (et un des premiers articles sur ce blog).

Short diary of the week (40)

Lundi: dieu qu’il fait déjà chaud dès le matin, profiter de la chaleur, faire l’entremetteuse entre deux amies sur la terrasse du Fontainas, acheter encore une paire de sandales alors que j’ai déjà trop dépensé ce mois-ci, en même temps je n’avais acheté ni chaussures ni vêtements depuis janvier (ou quasi), rester traîner dans les lits de jardin jusqu’à la nuit tombée, sortir les bougies de jardin

Mardi: lire, finalement abandonner le bouquin, ne pas réussir à choisir le suivant, accepter avec plaisir celui que diane me propose, délicieux et trop copieux poulet tikka à la Jamie Oliver, True Blood

Mercredi: traîner sur le net, coudre un peu et avoir envie de terminer ce projet, rejoindre une amie chez Filigranes mais ne rien acheter – ce qui est bien pour le porte-monnaie !, discuter de tout et de rien notamment de nos goûts totalement opposés en lectures, recevoir un cadeau très feelgood, un mal de tête qui commence, paresser au jardin, regarder le début d’un film à moitié assommée par le mal de tête, se réfugier au lit

Jeudi: profiter du jardin (le reste s’est un peu perdu dans ma mémoire)

Vendredi: hésiter à aller jusqu’à Louvain pour des patrons de couture, y aller et se perdre dans les déviations à cause d’un GPS borné, rentrer par un autre chemin – celui que je connaissais – sans problèmes, deux patrons et un bout de tissu de luxe, profiter du jardin, sushis, éviter l’orage

Samedi: profiter du jardin, passer la soirée avec un barbecue en compagnie des voisins

Dimanche: acheter un palmer et tenter de lui apprendre « I will survive », un bon livre – enfin, Breaking Bad

July in the garden (II)

Toutes les fleurs d’été sont enfin ouvertes, ce qui donne un tapis de couleurs assez tropical ! Avec la chaleur, les plantes poussent bien et les averses de ce matin auront bien mouillé le sol pour quelques jours. Voici en photos (ça manque de grandes plantes comme un palmier):

Une vue d’ensemble du parterre au soleil.

Echinaceas blancs (les verts ne sont pas encore en fleur), lis en devenir et monarde.

Crocosmia rouge (une de mes plantes préférées) et fleurs roses dont j’ai oublié le nom.

Trois sortes d’echinacea roses, avec des alliums et des capucines qui se faufilent entre les tiges.

En gros plan, parce qu’ils sont trop beaux !

Une autre variété de knifophias, qui fleurit un peu plus tard et des crocosmias. J’adore aussi les knifophias et j’ai bien envie d’agrandir ma collection. J’ai repéré un pépiniériste dans la région de Gand qui vend une cinquantaine de variétés mais ses heures d’ouverture sont assez limitées. J’espère que Groendekor aura de nouvelles sortes !

Je vous ai déjà dit que j’aimais les echinacea ? Ici, si je ne me trompe pas, echinacea Hot Papaya.

De l’autre côté du jardin, les hostas sont en fleur. Dommage que quand le haut doit encore s’ouvrir, le bas est déjà fané.

Une belle tache de couleur avec ces nicotiana alata Perfume Red, semées à la fin de l’hiver à l’intérieur. Très jolies, mais pas parfumées et ce sont des F1, donc je ne pourrai pas récupérer les semences. Dommage.

Du côté du potager, les tomates envahissent tout, à côté de brocolis, d’oignons de printemps et de carottes prêtes à êtres mangées. J’ai récolté et mangé la première tomate jaune, tomato Taxi.

Les premiers piments rougissent et la récolte sera bonne, contrairement à l’année passée. Les laisser en pots était une excellente idée. A l’avant plan, diverses variétés de basilics italiens et orientaux.

Summer

J’adore l’été, j’adore le soleil, j’adore la chaleur ! J’ai profité de ce beau temps pour prendre quelques jours de congé et mes journées se passent allongée sur mon lit de jardin, sous les noisetiers et le sumac. Je lis des livres de plein de pages, je bois du thé glacé, je prépare des salades pour le soir, ou un barbecue. Je reste dehors jusqu’à ce que le soleil se couche et au-delà, observant la chauve-souris qui vole au-dessus de moi à la recherche de son repas. J’allume quelques bougies jusqu’à ce que l’humidité devienne trop importante. J’adore ces journées passées à ne rien faire, sans aucune obligation. Je profite !

With shuddering fall

Joyce Carol Oates, With shuddering fall: premier roman de JCO, après un recueil de nouvelles (épuisé et trop cher pour acheter en seconde main comme celui-ci), écrit en 1964, With shuddering fall raconte une histoire d’amour obsessionnelle, douloureuse, totalement déraisonnable. Karen, 17 ans, rencontre Shar, un pilote de course automobile, beaucoup plus âgé qu’elle et vit une relation amoureuse très secouée avec lui. JCO décrit le déroulement des événements en suivant les saisons, en mettant tous les éléments en place pour permettre de visualiser les scènes, comme au cinéma. En lisant ces pages, le lecteur vit les événements comme s’il y était lui-même. Les sentiments sont extrêmes, violents. Malgré quelques longueurs toutes relatives, ce premier roman est déjà un coup de maître d’un auteur qui écrira encore de très bonnes choses par la suite. Il n’a pas été traduit mais se trouve relativement facilement à très petit prix via des vendeurs comme abebooks. Et il ne faut pas se laisser rebuter par la couverture très « roman de gare » qui convient bien en fin de compte ! Le mélodrame est là dans toute sa splendeur mais c’est merveilleusement bien écrit !

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Short diary of the week (39)

Lundi: matin difficile, éliminer deux corvée en une demi-heure – ce qui fait du bien, écouter des disques, trouver des sandales Camper, revoir un ami perdu de vue depuis longtemps et boire des Martinis en terrasse, rentrer un peu grisée en ayant passé un agréable soirée

Mardi: complètement crevée après une mauvaise nuit pleine de douleurs, aller chez le médecin qui est très agréable et qui fait un autre diagnostic, bref rien de très grave mais ce sera long à soigner, bref j’ai évité de plus grosses douleurs encore, True Blood

Mercredi: c’est mon anniversaire !, mezze libanais avec deux amies et passer du bon temps, retour en enfance avec un Spa citron sur une terrasse, fêter mon anniversaire avec diane et décider de reconstruire quelque chose, bbq

Jeudi: manger des framboises en les cueillant directement sur l’arbuste comme quand j’étais petite, lire tout l’après-midi, terminer le bouquin, entamer une grosse brique en espérant bien avancer pendant ces jours de congé, avoir les pieds congelés alors qu’il fait 27°

Vendredi: journée swap et joyeuse rencontre, comater un peu dans le jardin parce que le shopping ça fatigue !, thon avec salsa à la tomate et salade avocat – cœurs de palmiers

Samedi: éliminer quelques corvées, me rendre compte que je n’ai plus l’habitude de conduire en ville mais m’en sortir quand même, lire un peu au jardin, daiquiri aux framboises fraîches du jardin, regarder le début d’un bête film – Flodder – et regretter de ne pas avoir la V.O., reconnaître Bruxelles et le Cinquantenaire

Dimanche: profiter ! profiter du beau temps, profiter du jardin, profiter de la lecture sous l’arbre, profiter du bbq !

Swap bonne humeur et autres paquets feel good

De temps en temps, je participe aux swaps organisés par Armalite. Cette fois-ci, a priori, le thème me laissait perplexe: « bonne humeur ». Je ne suis pas une spécialiste  (mais j’y travaille) ! J’avais demandé si possible une swapée habitant en Belgique pour permettre un échange de paquets en live si affinités. Armalite a fait un choix judicieux en me mettant en binôme avec Laetitia, qui dès le départ m’a avoué ne pas être trop paillettes roses non plus, adorant les livres de tueurs en séries et autres machins sombres. Après quelques discussions sur facebook où nous nous sommes très vite confiées sur d’autres sujets que le swap, j’ai fait mon choix: un roman qui fait rire, Vacances indiennes de William Sutcliffe et des objets bonne humeur et estivaux: des moules à cupcakes roses, un genre de gel rose pour les décorer, du chocolat au caramel, un livre de recettes de cocktail… et un grand sachet de paillettes roses !

Nous avons très vite décidé que pour l’échange, nous nous verrions en live, quitte à dépasser la date limite. Hier donc, nous nous sommes rencontrées à Bruxelles. Les premiers moment sont toujours un peu bizarres quand on ne se connait pas (et heureusement que ce n’était pas une rencontre amoureuse – je n’ose pas imaginer le malaise) mais très vite, nous avons commencé une conversation enjouée et même intime par moments. Nous nous sommes empiffrées avec le lunch à l’Anata, cantine japonaise près de la Bourse puis nous avons fait l’échange de nos paquets.

Pour ma part, j’ai été fort gâtée: un grand sac rempli de goodies m’attendait: un livre, Lila de Robert M. Pirsig devrait me donner quelques conseils pour mieux vivre ma vie, un kit de douche du Body Shop pour me sentir bien, des marques-page, un foulard avec des flamants roses et du thé earl grey de Pairi Daiza que j’ai dégusté avec bonheur ce matin. En prime, j’ai reçu un cadeau d’anniversaire, un gel douche Rituals Sunrise.

Après cet échange qui m’a mise de bonne humeur, nous avons décidé de flâner dans Bruxelles, caressant toutes les peluches dans divers magasins, et moi-même, j’ai un peu explosé mon budget soldes (mais il fallait bien remplir encore plus le grand sac !). Après encore un verre en terrasse, nous sommes rentrées, avec la satisfaction d’une journée réussie.

Je profite aussi de ce billet pour remercier encore une fois les deux adorables fées qui m’ont offert des paquets feel good, l’un composé de chocolat et de violettes, l’autre rempli de plein de choses, dont un bouquin, de l’huile de monoï pamplemousse, du thé (parce qu’il restait de la place dans la boîte), des échantillons de crèmes et des machins pour le bain. Et une troisième fée m’a donné plein de framboises de son jardin en plus d’un joli cadeau d’anniversaire.

Les joueurs

Stewart O’Nan, Les joueurs: je voulais entamer un Joyce Carol Oates mais j’attendais ma commande des USA. Je me suis donc lancée dans le dernier roman de Stewart O’Nan, un auteur que j’apprécie beaucoup en général. Le couple de Marion et Art est au bord de la faillite financière et amoureuse. Dans une dernière tentative de sauver le tout, Art réserve un w-e aux chutes du Niagara, là où ils avaient passé leur lune de miel des années auparavant. Son but est de raviver sa relation mais aussi de gagner gros au casino pour payer les dettes. Ce texte assez court décortique les relations entre un couple usé, mais des lueurs d’espoir apparaissent. Le décor grandiose du Niagara est une fois de plus utilisé comme toile de fond, non sans me déplaire dois-je bien avouer (je pense au film Niagara et à Les chutes de Joyce Carol Oates, notamment). J’ai pris du plaisir à ma lecture mais ce n’est pas mon Stewart O’Nan favori, je pense que j’aurais préféré un livre plus long, plus fouillé !

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Etat des lieux

J’ai écrit toute la semaine mon « short diary » mais je ne peux pas le publier. Il contient trop de choses personnelles, dont certaines ne concernent pas que moi d’ailleurs. Au vu des circonstances, je n’ai pas passé une semaine horrible. Je me suis sentie très bien entourée et j’ai même eu quelques fous rires suite à des conversations très « Sex and the City ». J’ai eu beaucoup d’autres discussions qui m’ont fait réfléchir. Quel que soit mon avenir, seule ou pas, je sais que j’ai envie d’aller de l’avant. J’ai relu mes « short diaries » depuis octobre… et j’ai un peu été horrifiée. J’ai écrit au jour le jour mes frustrations par rapport à mon travail, j’ai eu de sérieux problèmes de sommeil, je me suis renfermée sur moi-même. En même temps, je sais que je ne vais pas quitter mon travail maintenant. Par contre, il est nécessaire que j’essaie de rendre la partie positive plus importante que le négatif (quitte à coudre une poupée vaudou à l’effigie de mon directeur !). La résolution d’Au fil d’Isa et d’Armalite d’écrire chaque jour sur leur page facebook leurs petits plaisirs du jour est excellente et même si je ne les écrit pas à chaque fois, j’y réfléchis tous les soirs. Dans mon « short diary » aussi, je dois me concentrer sur ce qui était bien dans ma journée ou le substituer par des « instants non-formulés » (ou faire un mélange des deux). L’entreprise est de taille pour moi qui ait toujours eu des tendances un peu dépressives mais toute personne évolue dans sa vie et je sais que je peux arriver à être plus heureuse.

Short diary of the week (38)

Lundi: plus que jamais il me sera difficile d’être positive cette semaine – est-ce que ce short diary ne devrait-il pas être interrompu un moment, larmes larmes un torrent de larmes qui ne comble pas ma solitude – diane m’a quitté hier soir, tenter de travailler mais ne pas y arriver, être bien entourée de pleins d’amis et chatter toute la soirée

Mardi: bien dormi mais pas encore assez, osciller entre passé et futur constamment, avoir le sentiment que cette hyperactivité va retomber et que ce sera très difficile, arriver à garder mes presque nouvelles sandales blanches toute la journée mais être heureuse de les enlever le soir – une vraie libération, revoir diane et discuter calmement sur notre relation, sur ce qui devrait changer si nous recommençons – vu que cette option n’est pas exclue de sa part, me retrouver seule avec un bordel encore plus grand dans mon cerveau, faire retrouver le sourire à une amie à force de trafic de bisous belges – avec l’aide d’une autre, regarder True Blood, aller dormir trop tard

Mercredi: complètement épuisée, ne plus savoir quoi penser mais être heureuse du regain d’énergie que ceci a provoqué – comme un électrochoc, toujours beaucoup de soutien et de conversations intéressantes, m’endormir presque à la réunion, se dire que les sandwiches ne me réussissent vraiment plus – je ne digère sans doute plus bien le pain, retrouver Ingrid et passer une excellente soirée en parlant de tout de rien et de choses importantes

Jeudi: toujours épuisée, avec un oeil qui coule, c’est une information de taille dont je me doutais depuis quelques semaines mais qui agrandit encore le problème, passer la soirée toute seule

Vendredi: se réveiller tôt malgré le manque de sommeil, se sentir seule, retrouver une amie aux Tissus du Chien Vert, ne pas être emballée par le choix mais acheter 2x1m de tissu pour coudre des jupes d’été, manger au Walvis, se rendre compte que l’information de taille est retombée comme un soufflé et n’a finalement que peu d’importance, remonter rue du Bailli pour retrouver une deuxième amie, manger une glace, être déçues par les chaussures et par les vêtements, avoir une conversation quelque peu indécente mais rire beaucoup, rêver de la mer en regardant Thalassa

Samedi: les douleurs ont recommencé, réparer la machine à laver en suivant le mode d’emploi à la lettre, tondre la pelouse, laver les vitres, avoir la visite surprise de diane qui a besoin de papiers, discussion, avoir envie d’avoir de l’espoir, vidée, lecture, Les enfants loups Ame et Yuki première partie

Dimanche: mal dormi pour cause de douleurs, se gaver au restaurant le midi en compagnie de mon père et de sa compagne, comater au jardin, lire, coudre un peu, terminer Les enfants loups et regarder le documentaire Bambi à propos de la transsexuelle chanteuse de cabaret des années 50

Dimanche: