Zebulon

Rudolph Wurlitzer, Zebulon: diane m’avait dit: « c’est un très bon roman, j’ai adoré ». Je l’ai donc commencé en toute confiance, me disant que le sujet ne pouvait que me plaire: nous sommes au 19e siècle, dans l’Ouest américain et nous suivons Zebulon, un trappeur qui devient hors-la-loi un peu par hasard et se trouve toujours mêlés à diverses situations inconfortables, notamment des triangles amoureux impossibles. La quatrième de couverture ne parle pas de « picaresque » mais si cela avait été le cas, je n’aurais jamais acheté ce livre. J’ai horreur de ces aventures sans queue ni tête, toutes plus inconcevables l’une que l’autre. Et pourtant j’ai terminé le livre… sans doute à cause de l’écriture. Ce ne sera pas le cas pour mes deux lectures suivantes…

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June in the garden

Début juin, j’ai fait des photos de ce qui était en fleur au jardin mais j’ai oublié d’écrire l’article (entretemps, la jardin a bien changé). Juin est un peu le mois creux: une fois les tulipes et les alliums fanés, il n’y a pas beaucoup de grandes fleurs, à part les rhododendrons et les clématites. Mais il y pléthore de petites merveilles comme les ancolies, geums ou dicentra. Un petit tour en photos:

Les tomates et aubergines sont plantées mais n’ont pas encore beaucoup poussé.

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The Hawaiian shirt

Après la robe turquoise, je me suis lancée dans la fabrication d’une robe en tissu à flamants roses. Elle est terminée mais je devrais encore bricoler une ceinture ou en acheter une et faire les photos pour vous la présenter. J’ai entamé ensuite une chemise hawaïenne pour Monsieur: cela fait quelques années qu’il en cherche une mais celles du commerce sont toutes trop grandes. Comme j’ai trouvé le tissu idéal, je me suis dit que je pourrais en coudre une.

J’ai acheté cinq mètre de tissu noir à motifs exotiques au marché russe de Phnom Penh (il m’en reste donc pour une robe) pour un tout petit prix (2$ le mètre). Après quelques recherches à propos du nom imprimé dans les bords, j’ai découvert que Tori Richards est un magasin connu pour la vente de vêtements hawaïens. Comment ce tissu s’est retrouvé au marché de PP, c’est un mystère (quoique j’ai une idée: il y a des chances qu’il est produit au Cambodge et que c’est du rebut ou qu’il n’a pas la qualité voulue).

Comme patron, j’avais profité de soldes Butterick pour commander celui de la chemise M2149. Au déballage, il m’a bien déçu: les manches sont immenses en largeur (vraiment immenses) et il n’y a pas d’empiècement dos. La taille (S) par contre est parfaite. Le Burda du mois d’avril propose une chemise d’homme qui a cet empiècement dos, mais pas le col ouvert. Bref, qu’est-ce que j’ai fait ? Du Frankenparttern (ça devient ma marque de fabrique) ! J’ai combiné les pièces qui me plaisaient dans l’un avec celles de l’autre. Cela m’a demandé une certaine réflexion et l’aide de ma prof au cours de couture mais finalement, à la réalisation, tout s’est bien mis sauf une pièce de col trop grande. Je n’ai eu aucun souci en cours de route et voilà le résultat ! Un homme content qui a choisi tous les accessoires pour vous la montrer !

Bangkok haunts

John Burdett, Bangkok haunts: de temps en temps, j’ai besoin de me changer les idées dans les lectures et revenir vers des sujets que je connais bien (l’Asie, les récits de voyages, des séries de polars…). Cela me fait du bien parce que je sais que j’aimerai le bouquin. J’ai donc retrouvé ici l’inspecteur Sonchai Jitpleecheep dans le troisième volume de ses enquêtes dans la capitale thaïlandaise. Une prostituée a été retrouvée assassinée et Sonchai reçoit le dvd du snuff-movie montrant son étranglement. Cette demoiselle a été un moment sa petite amie et il tient encore beaucoup à elle. Il commence une enquête qui va le mener dans différents milieux, de celui de la prostitution de luxe aux réseaux de pornographie internationale, tout en étant visité par le fantôme de la morte. Entre Orient et Occident, il navigue entre le désir de répondre aux normes d’une recherche rigoureuse et les événements inexpliqués liés à la sorcellerie (et comme il le dit lui-même, la sorcellerie khmère est bien pire que la thaïe). Le roman se traîne un peu, comme toujours, mais cela permet de mieux profiter des ambiances asiatiques. La fin est un peu rocambolesque, mais peu importe, j’ai passé en bon moment et je lirai très certainement la suite.

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Short diary of the week (35)

Lundi: deux nuances de violet et une touche de bleu ciel, entre l’Inde et le Mékong, un certain sentiment de retenue par rapport à cet anniversaire de rencontre – il y a 9 ans – sentiment qui ne s’estompera pas malgré une bouteille de mousseux, Eriiiiiic ou le grand n’importe quoi est de retour

Mardi: que se passait-il dans la tête de cette femme vue ce matin pour qu’elle mette ses bottes de neige fourrées et son bonnet ?, la nervosité des jeunes étudiants m’énerve, m’a toujours énervée et a pour effet de paraître plus calme encore, il va falloir que je me décide – ça fait trop mal, le dashboard de wordpress ressemble à celui de la version mobile maintenant, se décider à aller enfin chez le médecin et devoir attendre le lendemain soir pour le médicament, profiter des températures clémentes et des journées les plus longues sur la terrasse

Mercredi: une complicité lors d’un regard croisé dans le métro avec une jeune femme décousant au découd-vite un biais orange sur un vêtement, vidée en fin de journée, abandonner le bouquin en cours, abandonner le suivant après 50 pages, commencer un suivant

Jeudi: prendre la seule chaise rembourrée dans la salle de réunion, près de la fenêtre ouverte, comprendre enfin les bases du raga indien, souffrir et avoir du mal à s’endormir

Vendredi: râler, me rendre compte (une fois de plus) (grâce à une conversation quelque peu difficile) que c’est devenu une seconde nature, décider d’y remédier, retrouver en même temps une amitié mise de côté à cause de ça, découvrir l’omble arctique, profiter du vin et me laisser aller

Samedi: mes projets de shoppings tombent à l’eau pour cause de fatigue et douleurs, transformer un patron et coudre une toile, recevoir des roses du jardin, filet de porc à la sauge et au marsala – encore une recette réussie de Jamie

Dimanche: faire quelque chose qui n’avait plus été fait depuis longtemps et se sentir bien, constater que les articles intimes et le short diary ont la cote, découper du tissu, finir le bouquin au jardin, deux épisodes de Breaking Bad et s’endormir comme un masse

Enquête (2)

J’avais fait une enquête en avril 2012 sur ce qui vous intéressait sur ce blog. Comme le nombre de mes lecteurs a vraiment chuté de moitié (voire plus) depuis, je vous en propose une nouvelle, pour savoir ce qui vous intéresse vraiment. Je dois bien avouer que cette chute me fait de la peine. J’ai l’impression que mes sujets n’intéressent que peu de monde. Evidemment, il faudrait poser la question aux personnes qui ne me lisent pas ou plus, pour savoir ce qui leur pose problème, pas à vous qui êtes fidèles, mais peut-être avez-vous des pistes que vous pouvez me laisser dans les commentaire. Je pourrais ne pas prêter attention à tout ça et continuer juste pour moi mais ce n’est pas le but d’un blog.

UPDATE DE 16h30: j’ai caché cet article pendant un moment pour cause de discussion privée sur ce qui n’allait pas. Cela m’a permis d’ouvrir les yeux sur certaines choses et je tenterai d’améliorer ça, c’est-à-dire que je vais essayer de rendre cet endroit plus positif. Ce qui n’empêche pas que vous pouvez répondre à l’enquête.

La question est donc: « qu’est-ce qui vous intéresse sur ce blog ? »; vous pouvez cocher 3 réponses maximum.

Indécision

Il y a des matins comme ça… Ce matin, j’ai perdu un temps bête à trouver les vêtements que j’allais mettre aujourd’hui. Il me fallait une tenue aérée mais pas trop vacances ni trop transparente, dans laquelle je puisse me sentir à l’aise toute la journée.

Premier essai, choisi hier soir: une robe rouge à fines bretelles (mais pas trop): verdict: elle serre un peu trop (c’est une preuve de plus que j’ai un peu grossi) et elle me semble fort courte. Next !

Deuxième essai: un t-shirt un peu large avec des ballerines récupéré de la Princesse lors d’un troc. Pas mal, confortable, mais que mettre en dessous ? Une jupe en jeans ? Trop chaud ! Une jupe noire droite ? Trop chaud et trop chic pour le t-shirt ! En fouillant dans le reste de ma garde-robe, je constate qu’il me manque des jupes légères unies et droites. Next !

Troisième essai: une robe en coton à petites fleurs à fines bretelles. Le confort y est, mais même sans me pencher, on voit mon soutien-gorge dépasser et mes seins ressortent de manière un peu trop sexy pour le boulot. Je n’allais pas garder un gilet toute le journée et je n’ai pas de chemise/top assorti. Je n’avais pas non plus le courage d’essayer tous mes autres soutiens-gorges pour trouver le plus adapté. Next !

Quatrième essai, le temps commence à presser: une jupe blanche à petits motifs, un débardeur à fines bretelles et… ah mais non, le débardeur est transparent. Où est celui que je mettais l’année passée avec cet ensemble ? Bon ce sera le t-shirt à manches courtes. Ah zut, il est un peu court et met l’accent sur mon ventre. Bon, tant pis, je n’ai plus temps de chercher plus loin. Le gilet bleu clair cachera un peu le tout.

Après ça, je me suis fait plusieurs réflexions: les changements de saison et de température demandent toujours un certain temps d’adaptation pour retrouver les tenues fétiches de l’année précédente. Et pendant tout le trajet du métro, j’ai pensé à quels vêtements je pourrais coudre rapidement pour combler les manques de ma garde-robe. Résultat: un ou deux top en coton léger sans manches mais à bretelles assez larges pour cacher tous les soutiens-gorges (il doit me rester du tissu de la blouse mauve « Airelle ») et quelques jupes en coton de couleurs différentes, une rouge par exemple, ou une corail avec le tissu gaufré que j’ai acheté récemment (surtout qu’il doit y avoir assez pour en faire une robe aussi). Vivement le jour où j’aurai testé plein de patrons et qu’il me suffira d’en prendre un et de coudre le vêtement de suite, sans toile et sans essayages !

Est-ce que ce genre de situation vous arrive aussi ? Est-ce parfois la cause de votre retard au travail ou ailleurs ?

5 years

(Après de longs mois d’interruption, je reprends la série sur « ma vie »).

Nous sommes en juillet 1976, je viens d’avoir 4 ans et j’ai mon premier souvenir: celui des mains froides de Mémé sur mes joues, une après-midi à l’ombre dans le jardin, en présence de mes deux tantes.

Cet été, je le passe comme tous les autres à moitié dans le jardin à la maison et à moitié dans la maison de mon autre grand-mère, Marraine, à la mer, à Middelkerke. Ma maman fait connaissance avec les voisins de plage, un étudiant en psychiatrie, sa femme, et leur petite fille de trois ans, Véronique. Nous commençons là une très longue amitié, construisant des châteaux de sables et jouant dans les vagues. Ma cousine Caroline est souvent là aussi, passant beaucoup de temps avec nous.

Au mois d’août, mes parents m’emmènent en city-trip aux Pays-Bas. Musées et monuments sont au programme mais aussi des activités adaptées à mon âge: la ville miniature de Madurodam, la crêpe géante sur la plage de Scheveningen, la ballade en bateau sur les canaux d’Amsterdam. Je pose une question récurrente: « où sont les moulins ?, vous m’aviez promis des moulins ! ». Je les entreverrai, à moitié endormie, sur le chemin du retour, au coucher du soleil…

Je rentre en deuxième maternelle, chez Madame Gilberte. Je me souviens juste qu’elle avait les cheveux courts avec toujours une belle mise-en-plis.

Mes parents avaient quelque peu interrompu leurs grands voyages mais en décembre, ils partent pour deux semaines en Inde du Sud et au Sri Lanka. Mon papa (ce grand explorateur) profite des congés scolaires pour guider des voyages culturels. Je suis mise en pension chez Marraine, à la mer. Elle ne s’en sort pas trop bien, heureusement que Tante Nine est là, mais à la fin des vacances, Marraine est seule avec moi et je tombe malade. Mes parents, à peine sortis de l’avion, viennent dare-dare à la mer mais l’autoroute est couverte de Verglas. A Furnes, ma mère demande à mon père d’arrêter la voiture, mais il persévère et arrive finalement à destination. Ma mère mettra plusieurs heures à démêler mes longs cheveux blonds que  ma grand-mère n’arrivait pas à maîtriser…

L’année se poursuit, suit son cours et nous revoici en juillet, en 1977, à mon anniversaire, pour mes cinq ans. Mon cadeau principal est une petite maison en tissu dans laquelle je jouerai de longues années. Sur la photo, j’ai mon air super sérieux, du genre « don’t mess with me, I know what I want ».

Short diary of the week (34)

Lundi: sur un nuage de coton, commander des Joyce Carol Oates en seconde main sur le net (ce qui va considérablement rallonger le temps du challenge), hésiter à poursuivre le short diary, prévoir un steak avec salade mais y rajouter des frites parce que j’ai une trop grande envie de comfort food, Mad Men

Mardi: Mythology sur les yeux – Temptation sur les lèvres, faire le test de la journée entière avec les sandales à semelle de bois, se dire que ça va finalement à part au niveau de la lanière supérieure, salade saine aux légumes du jardin (en partie), Breaking Bad

Mercredi a disparu de ma mémoire – ah si, un sentiment bizarre en fin de journée et deux épisodes de Breaking Bad

Jeudi: réunion, choisir des projets pour les 12 mois suivants mais ne pas encore se décider, Flashdance ou comment je me retrouve à 11 ans sur la scène pour la fête de l’école, ou un film très vidéoclip

Vendredi: il y a des semaines avec plein d’articles et des semaines sans – sans envie d’écrire en fait, lieu noir au lait de coco parfumé aux épices thaïes

Samedi: nettoyer la cave (en partie) et découvrir la source des mauvaises odeurs, enlever des mauvaises herbes, artichauts vinaigrette et beignets à la ricotta un peu ratés, Django bien moins long et moins bavard que la version Tarantino, avec un cercueil en personnage principal

Dimanche: enlever des mauvaises herbes – encore, terminer la chemise hawaïenne de monsieur, craindre le pire pour le barbecue prévu le soir, hésiter longtemps entre plusieurs tissus et patrons, finalement choisir une robe rétro Butterick dont l’encolure devra être retravaillée, recopier le patron, barbecue back to basics avec une côte à l’os, miam !, profiter de la soirée sur la terrasse réchauffés par le bbq encore chaud et passer un très bon moment

Ta mort sera la mienne

Fabrice Colin, Ta mort sera la mienne: après la lecture de Blue Jay Way et de nombreuses critiques positives sur le net, je savais que je devais lire le polar suivant de Fabrice Colin. J’ai eu un peu de mal à le trouver en librairie (honte à elles) et je l’ai finalement acheté sur le net. Ce roman noir, très noir, commence par un massacre dans un motel situé dans un parc national de l’Utah (trois romans de suite qui se passent dans l’Ouest américain, une coïncidence !). Un motard tout de noir vêtu et n’ôtant jamais son casque tire sur les étudiants rassemblés là pour un atelier d’écriture créative. Karen, Donald et Troy racontent les événements, chacun à leur tour. Leurs flash-blacks permettent de détricoter progressivement le passé, d’expliquer quels événements ont mené à ce dénouement tragique. Le lecteur est tenu en haleine, il s’enfonce de plus en plus dans l’horrible, dans l’inconcevable. Encore une fois, Fabrice Colin offre un roman qu’on a du mal à quitter avant d’avoir lu les dernières pages. Il faudra que je me tourne maintenant vers ses écrits plus anciens, plus fantastiques, mais par lequel commencer ?

Book_RATING-40