Vladivostok

Cédric Gras, Vladivostok. Neiges et moussons: je fais partie de ces personnes qui rêvent d’aller au bout du monde et pour qui Vladivostok est une de ces villes inaccessibles mais d’autant plus convoitées. Après avoir lu ce récit de Cédric Gras, j’ai toujours envie d’y passer quelques jours mais le choix de la saison me semble bien compliqué: prise dans les glaces tout l’hiver, la ville est plongée dans les brumes une grande partie de l’été et les saisons intermédiaires subissent des pluies torrentielles proches de la mousson. Un choix bien difficile ! Mais c’est peut-être parce que ce sont les éléments qui ont le plus marqué l’auteur, un Français chargé d’ouvrir une Alliance Française dans la ville ? Son récit m’a fortement énervée au début: il ne cesse de citer d’autres auteurs et fait étalage de son vocabulaire compliqué, le répétant à quelques pages d’intervalle (je n’avais jamais croisé le mot « écoumène » par exemple). Il parle plus de lui que des autres, de ses impressions personnelles plutôt que de ses rencontres, un travers souvent remarqué dans les récits de voyage des Français. Au moment où j’ai pensé arrêter ma lecture, le ton change heureusement un peu et je me suis intéressée à la description de la météo changeante. Je garde cependant un goût de trop peu… Une note encore pour l’éditeur: veiller à ce que dans l’édition de poche, la carte soit un peu plus claire: on ne sait pas lire la moitié des noms de lieux.

Book_RATING-25

The shirtwaist dress

Cherchant toujours de nouveaux challenges après la robe Vogue ratée, je me suis à nouveau tournée vers le livre de Gretchen Hirsch, Gertie’s new book for better sewing, dont les modèles rétro me plaisent beaucoup. J’ai choisi un modèle qui me permettrait d’apprendre de nouvelles choses: la robe chemisier (col, boutonnières et fronces élastiquées à l’arrière). Ayant appris ma leçon, j’ai d’abord cousu une toile qui a fortement été transformée avec l’aide de ma prof au cours de couture. Les pinces horizontales ont changé de place, l’empiècement dos a été raccourci et la carrure réduite. J’ai redessiné tant bien que mal ces pièces du patron mais cela m’a posé pas mal de questions au point de vue patronage (d’où l’achat d’une série de livres sur le sujet – je peux être compulsive quand je m’intéresse à quelque chose).

Le tissu choisi est un coton des Tissus du Chien Vert, relativement simple mais aux jolis motifs. Facile à coudre, il ne m’a causé aucun souci. La robe en elle-même est assez simple aussi si on maîtrise les techniques citées plus haut. Je n’ai eu des soucis qu’au moment de coudre l’encolure, soucis dus au fait que j’ai oublié de découper un deuxième empiècement dos pour l’intérieur et que je ne m’en suis rendue compte que maintenant, bien après avoir terminé la robe. J’avais bricolé une parementure pour compenser mais ça ne tombe pas aussi bien. Enfin, c’est à l’intérieur de la robe et ça ne se voit pas trop. Mes boutonnières me faisaient un peu peur mais ont été réalisées sans problèmes. Par contre, comme je déteste coudre des boutons, la robe est restée quelques semaines en plan. J’ai finalement pris mon courage à deux main ce week-end et voilà le résultat ! (Et comme j’ai attendu, les photos ont pu être prises au jardin !)

Short diary of the week (24)

Lundi: premier jour férié depuis le Nouvel An – pourquoi les trois mois sans jour férié sont-ils en hiver ?, terminer un livre, le difficile choix du suivant, tenter de ressusciter les plantes qui ont passé l’hiver à la cave un lundi de Pâques – un bon choix ?, couture: une toile qu’il ne faut ajuster qu’au niveau des fesses, genre de gumbo de poulet, The Walking Dead – le dernier épisode

Mardi: nausées en milieu de nuit puis insomnies, journée de cave, bon sandwich, crevée, restes d’hier, The great British sewing bee ou Masterchef appliqué aux couturières – avec plein d’infos sur la couture

Mercredi: insomnies, tenter de sauver ce qui peut l’être, complètement découragée, « je ne dois pas m’attacher aux choses », Masterchef sur la BBC, tenter de dormir

Jeudi: plus ou moins bien dormi mais complètement crevée, journée de cave, remarquer que chez Pêle-Mêle c’est bondé mais ne pas trouver de vieux Femmes d’aujourd’hui ou autres magazines avec patrons, avoir plein d’idées d’articles mais être trop fatiguée et découragée par les événements pour les écrire – demain peut-être, trop manger – une habitude difficile à changer

Vendredi: rêves bizarres: j’étais sur le point d’accoucher, personne ici, avoir du mal à travailler, faire une réunion sans vraiment en faire une, tenter de résoudre un problème, avoir une discussion détendue qui calme un peu mes craintes de la semaine, goûter deux bons rhums

Samedi: pliage de linge, couture de 4 boutons sur 11, journée calme – pas grand chose à dire, sushis

Dimanche: diane a été chercher des couques au chocolat, internet du matin, dilemme: couture ou jardinage, un peu des deux finalement, jardinage au soleil et couture des derniers boutons de la robe, séance photo au jardin avec le retour d’Ariel et Bianca, vitello tonnato

Emily

Stewart O’Nan, Emily: quand j’ai voulu entamer ce livre il y a quelques mois, je me suis rendue compte que c’était la suite de Nos plus beaux souvenirs. Je n’étais plus sûre de l’avoir lu: il n’était pas dans ma bibliothèque et il n’y a pas de trace sur ce blog. Je l’ai donc racheté. Et recommencé. Et arrêté après 20 pages: je l’avais donc bien lu, le livre original est sans doute en pension chez mon papa et ma lecture doit dater de juste avant l’ouverture de ce blog. Bref, j’ai entamé Emily dans la foulée. Emily est une veuve de 80 ans, elle vit seule à Pittsburgh avec son vieux chien Rufus. Sa belle-sœur Arlene habite tout près et est la personne qu’elle voit le plus souvent alors que ses enfants et petits-enfants sont loin. Le récit raconte sa vie de tous les jours, ses angoisses, ses petites peurs de vieille personne, ses manies de vieille personne (qui m’ont souvent fait sourire, reconnaissant celles de mon père). Stewart O’Nan s’est mis dans la peau de son personnage et a créé un roman doux-amer, un peu triste mais pas tant que ça sur la fin de vie d’une femme qui a vécu de nombreuses belles choses et qui en vit encore.

Book_RATING-40

Short diary of the week (23)

Lundi: bien dormi puis insomnies, la préparation du matin a traîné, arrivée un quart d’heure plus tard que d’habitude tout en me levant à la même heure, ne pas pouvoir commencer de suite, devoir rattraper une série de choses de la semaine précédente (y compris des articles de blog – j’ai une liste avec plein d’idées), ne pas avoir trop envie de se dépêcher, encore une nouvelle surréaliste – mais quel est le pouvoir de cette femme ?, mangé mais encore faim

– grand hiatus où je n’ai rien noté – il y a eu un peu de couture et un gros sentiment de découragement suite à l’effritement et la déliquescence de quelque chose qui me tient à cœur

Jeudi: journée dans la « cave », retrouver pour un moment son ancien bureau, rentrer tard – sous la neige, marre de voir mes vêtements d’hiver et plus moyen d’en acheter des nouveaux – les magasins ne proposent plus que de bikinis et cie, tenter d’oublier tous les soucis au travail

Vendredi: avoir le premier coup de pompe de la journée une heure après s’être levée, rouge à lèvre rose à paillettes et ombre à paupières verte de la palette Coastal Scents récupérée dans le troc, il n’y a personne ici, essayer de faire abstraction du temps bien trop froid pour la saison, se dire que j’aurai plus de temps pour coudre puisqu’il n’y a pas moyen d’aller au jardin, je refuse de faire certaines choses et pourtant on m’y obligera, j’aimerais pouvoir expliquer une série de choses mais je ne peux pas, tenter de sauver le plus possible mais faire une crise de larmes devant l’ampleur de la tâche, rentrer, engueuler la fille du call-center qui écharpe mon nom et m’interrompt dans un câlin – résultat: elle a raccroché au nez, lotte en papillote, Masterchef, rêver du Bosphore devant Thalassa

Samedi: encore bien fatiguée mais enfin un long w-e pour oublier tous les soucis, soupirer face aux nombreuses lessives à faire, première virée en jardinerie, râler sur les mises à jour interminables d’avg, jouer, improvisation d’un plat de scampis avec ce qui reste au frigo, Vikings

Dimanche: réveillée tôt pour l’ancienne heure mais tard pour la nouvelle, vélo, lessives, jardinage d’intérieur, début de couture interrompu par une demande de correction de texte, jouer, agneau pascal, Garderners’ World deux jours plus tard, lire, s’endormir