Où il est question de nourriture

Même si je n’en parle pas souvent, je réfléchis souvent à ce que je mange et comment. Cela fait des années que je ne jure que par des produits frais et que je bannis toute nourriture déjà préparée (“processed food” – expression je n’arrive pas à traduire). Je suis devenue incapable de manger un plat surgelé ou pas (à moins qu’il ne vienne d’un magasin de bonne qualité comme l’excellent traiteur italien de Stockel). J’ai tenté l’expérience des paniers bios pendant toute une période puis arrêté parce que je devais faire un détour pour aller le chercher, que les heures étaient fort restrictives et sans doute parce que nous sommes partis en vacances sans renouveler pour notre retour (et que nous avons eu une overdose de poireaux). Cela fait des mois que je parle de recommencer mais je n’ai toujours pas commandé un panier test chez Reason2.be qui livre à domicile.

Mon menu est en général composé de viande ou poisson et légumes, le plus souvent sans féculents. Je ne mange que rarement des pâtes et environ une fois par semaine végétarien. Les produits laitiers sont présents, surtout sous forme de fromage. Et je ne dois pas me plaindre de problèmes de transit intestinal.

Mes problèmes d’insomnie ont révélé que si je suis fatiguée, mon repas de midi me donnait souvent un gros coup de pompe. Je me rends aussi compte que j’ai très souvent faim mais que je n’arrive pas à manger une grande quantité en une fois. Beaucoup de personnes que je connais mangent au moins le double par repas; au restaurant, je ne vide jamais mon assiette et suis toujours gênée de laisser autant. A la maison par contre, j’ai tendance à vider les casseroles si elles restent sur la table (il ne reste jamais beaucoup mais juste assez pour me faire trop manger). Dernièrement, je me suis rendue compte que je fais souvent ça pour me consoler, prenant la nourriture comme réconfort. En effet, si j’ai des soucis amoureux, je ne mange plus, mais quand j’ai des soucis au travail, je cherche le réconfort par tous les moyens. Je suis tentée par un cocktail, un verre de vin (voire plus) et par de la nourriture qui me donne du plaisir.

Quand je suis au travail, je grignote beaucoup. Si je suis en congé, je ne pense même pas à la nourriture en journée, ou en tous cas beaucoup moins. J’ai l’impression que le sentiment de faim vient moins rapidement quand je suis occupée à des choses que j’aime faire. Quand je rentre du boulot, souvent je fais une razzia sur le frigo: du fromage, du jambon, des olives… Évidemment, le soir, je ne bouge plus beaucoup et donc toute cette nourriture s’accumule, me faisant prendre assez pernicieusement du poids. Pour le moment, je suis dans une phase compliquée: j’ai vraiment beaucoup de soucis au travail et je me suis rendue compte que cela avait beaucoup d’influence sur ma prise de nourriture. Le problème, c’est que j’ai beaucoup de mal à enrayer la chose. Je me force à me limiter mais c’est très très difficile. Une manière, c’est de préparer une petite portion de nourriture et de ne pas acheter de vin en semaine même si j’en ai souvent envie, même avec une lasagne du traiteur italien de Stockel. Mais cela ne réussit pas souvent.

C’étaient donc quelques réflexions assez décousues sur mes rapports à la nourriture. J’aurais pu aborder encore d’autres sujets, je me rends compte que j’ai un peu dévié en cours de route sur ce qui me pose problème pour le moment. D’autres articles devraient suivre, posant des questions plus précises sur ce que je mange et peut-être mon rapport au végétarisme.

5 thoughts on “Où il est question de nourriture

  1. C’est fou comme ta note me parle, j’aurai pu l’avoir écris moi-même!
    Comme toi, depuis quelques années, je veille à mon alimentation. Cela s’est fait petit à petit, sans que je m’en rende vraiment compte.

    Je n’ai jamais été très “processed food” (je ne trouve pas non plus de traduction). J’étais le genre d’étudiante à ne pas avoir de pâtes ni de pot de sauce bolo toute prette dans ses armoires, mais plutôt des aromates, des féculents variés (riz, quinoa, polenta, etc) et pleins de légumes dans le frigo.

    Depuis que j’ai emménagé avec mon conjoint à Namur, que j’ai découvert les joies du marché le samedi matin, et que nous nous sommes abonné à un panier de légume (4kg par semaine rien qu’à deux!), on s’est instauré un petit planning bouffe pour la semaine.
    On mange du poisson le samedi (tout frais acheté chez le poissonier du marché), de la viande rouge le dimanche (idem, acheté chez le boucher hallal du marché), un repas “oeuf” au cours de la semaine (omellette, quiche, etc), un ou deux repas strictement végétariens, un repas “jocker” le jeudi parce qu’on termine très tard tout les deux (souvent des plats livrés, mais on est assez strictes sur la qualité, sinon c’est pain-fromage-charcuterie), et un repas à base de protéines variées (poulet, lardons, lentilles, etc)

    Même si notre alimentation est très sage et saine, il reste que comme toi, j’ai tendance à grignotter au boulot, à patienter en attendant le repas en buvant une bière spéciale, et à me réfugier dans la bouffe quand ça va mal. Du gras, sucré et sans aucun intérêt nutritif généralement.
    J’ai bien essayé de me fixer des limites: pas d’alcool en semaine, évacuation de mes réserves de bouffe au boulot pour ne plus être tentée, etc.
    J’ai tenu un mois et demi, mais j’étais frustrée.

    Depuis, je ne me prive plus avec des rêgles à la con, mais lorsque j’ai envie de manger quelque chose ou de boire un verre, je me pose d’abord la question de savoir pourquoi? Est-ce que ce pain au chocolat me fait envie parce que j’ai réellement faim, ou bien c’est juste pour patienter en attendant mon train? Est-ce que cette bière que je m’aprête à décapsuler est vraiment nécessaire, ou bien c’est juste un réflex de retour de boulot (ça fait un peu alcoolique de dire ça, non?). Bref, toujours est-il que depuis que je pratique cette introspection, je grignotte moins et mieux. La plupart du temps, je trouve un paliatif. A la place d’un pain au chocolat, je m’installe au café et commande un thé pour attendre mon train. Plutôt que de boire une bière, je me sers un grand verre d’eau que je bois an grignottant une carotte comme apéro. Il m’arrive encore de craquer pour une gourmandise, mais c’est en tout état de cause, puisqu’à al question “pourquoi tu veux ça”, j’ai répondu “parce que là, j’en ai vraiment vraiment envie”.

    Bon, j’ai écris une tartine (pour rester dans le thème de l’alimentation), mais je voudrai juste terminer en disant qu’à mon avis, les mauvais réflexes alimentaires que tu décris peuvent se transformer en y prettant un peu d’attention, tout comme tu as acquis des bases qui te conviennent pour l’alimentation générale.

    1. Merci pour ce long commentaire ! Je me sens moins seule.
      Concernant ta conclusion, je suis d’accord avec toi, c’est ce que j’essaie de faire mais c’est aussi ce qui ne fonctionne pas quand je me sens pas trop bien. Et après la balance se venge évidemment !

  2. Arf, des choses me parlent dans certaines situations… En fait moi j’aime bien manger. J’adore ça. Mais laisser dans mon assiette est justement un problème: j’ai été élevée à la “si tu ne finis pas ton assiette, tu vas jeter toi-même ce qu’il y a dedans et tu penses aux petits somaliens”. J’étais obéissante et très atteinte par ces pauvres gamins qui mouraient de faim… Même si je sais que ça ne changera pas la face du monde maintenant, aujourd’hui encore, je me surprends à me forcer à finir mon assiette même si ça me donne la nausée… Des fois je m’en rends compte à temps mais changer un tel habitus prend vraiment du temps…
    Pour les grignottages, j’ai des fois la même démarche aussi. Ca dépend. Mais en effet, maintenant que tu le dis… Quand je suis en vacances, je grignotte bien moins souvent. Vu mon rythme d’écolière, les 10h et les 16h me donnent des points de repères dans la journée qui m’indiquent qu’elle avance (et que j’arrive à la fin! Youpie!). Le souci c’est qu’en commençant à 8h15, je mange très tôt le matin. Une pomme à 10h et je suis capable de te dévorer mon bureau, les craies et le tableau avant midi. C’est pas assez pour tenir jusque là…
    Et puis finalement, je suis résistante à l’insuline. Du coup, je te stocke même une feuille de salade. Et des fois, franchement, je me dis qu’aucun effort ne vaut la peine. C’est pas bien mais bon, c’est un état un peu frustrant en soi.

    Mais comme le dit Zéphine, il doit y avoir moyen d’arranger ça en le pensant mieux. Ecouter son corps, prendre le temps de le questionner… J’ai toujours trouvé que cette démarche – dans n’importe quel domaine de la santé- était la meilleure pour mieux connaître son corps et ses demandes-besoins.

    Moi je me questionnerai quand j’aurai une cuisine🙂 En attendant, je me dis que je ne vais pas m’imposer encore une chose en plus que tout ce que j’ai déjà sur la tronche. Une chose à la fois🙂

  3. J’ai aussi un rapport à la nourriture compliqué. Je mange beaucoup par ennui, sans avoir faim ou par déprime, ce qui m’a fait prendre 6kg depuis la perte de mon emploi en septembre. Il y a 4 ans lors de mon divorce j’ai pris 23kg en 6 mois. J’ai d’abord cessé de manger (angoisse tant que la séparation n’avait pas eu lieu) puis j’ai mangé tout et n’importe quoi.

    Ces derniers temps, avec la séparation j’ai perdu 5kg en deux semaines. Mon appetit est revenu (modérément) mais j’essaie de faire hyper attention du coup pour pas les reprendre en double.

    Je m’y connais assez bien en diététique/nutrition même si ça ne se voit pas ^^(je suis très gourmande et puis les raisons citées ci-dessus).

    J’aime les légumes, les viandes et poissons maigres, les céréales complètes… Théoriquement, perdre mon surpoids ne devrait pas être si compliqué mais j’adore les frites, le fromage, la charcuterie etc…

    La sensation de satiété: j’ai beaucoup de mal. Je suis capable de manger une juste ration comme le triple. Je dois avoir un estomac aussi élastique que ma peau. Je déteste laisser queque chose de bon. Pour moi c’est du gaspillage, ce qui fait que je peux terminer les casseroles, les plats même trop copieux et même les assiettes de mes amis au restaurant. C’est vraiment là dessus que je dois travailler.

    En 2011, quand j’ai quitté la restauration pour travailler dans la vente, je me préparais des tupp’ avec la juste quantité d’aliments à avaler, je contrôlais tous les éléments (lipides, protéines, glucides) et je me gardais des pommes ou des compotes pour les petits creux. J’ai réussi à perdre 12kg sur les 23 sans soufrance (repas équilibrés donc pas de sensation de faim et comme j’aime cuisiner, c’était plutôt bon). il est évident que le fait de ne pas être tentée par la nourriture (omniprésente dans la restauration) m’a beaucoup aidé. Ce qui peux m’aider quand je suis chez moi c’est d’éviter d’avoir des choses trop gourmandes dans le frigo ou le placard, pas de tentation en somme. Si j’ouvre mon frigo, je n’y trouve que des fruits, des légumes, de la charcutterie sans graisse (blanc de poulet etc…) et dans le kot, des concerves, des céréales à cuire…

    J’aimerai perdre encore 10kgs mais je n’ai plus 20 ans, je pense que mon corps a changé, je ne sais pas si ce sera possible mais je peux essayer d’en perdre encore au moins 5.

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