Links of the month

En surfant sur le net, je tombe parfois sur des liens intéressants que je n’ai pas envie de perdre. Je compte donc les noter ici… La taille de la sélection est toute petite cette fois-ci, je n’ai pas encore pris le pli !

Short diary of the week (18)

Lundi: toute l’ardeur au travail de la semaine passée a fondu comme neige au soleil, d’ailleurs le soleil est de la partie – ça fait du bien, trouver un moyen pour retrouver la motivation pour le reste de la semaine, les semences des fleurs sont arrivées, The Walking Dead plein de zombies

Mardi: rêver de surjeteuses et mal dormir parce que je n’arrive toujours pas à faire un choix, impatience partagée pour commencer à travailler dans le jardin, cours de couture productif: toile, ajustage, nouveau dessin du patron, re-toile qui convient mieux – il ne me reste qu’à faire quelques adaptations et je pourrai couper dans le tissu définitif, apéro-essai de robes par diane – avec perruques, choucroute

Mercredi: il y a toujours du soleil mais ne pourrait-il pas faire un peu plus chaud ?, énervement, être désespérée par le webdesign complètement rétrograde d’un projet de site, répondre point par point, Lady Lewenstein is on her way !, reproches de mon père parce que je n’appelle pas, difficile de garder son énergie et de tout le temps aller de l’avant

Jeudi: dangdut avec Elvy Sukaesih, les réponses point par point ont fait de l’effet, c’est quoi cette fichue neige ?, gros coup de pompe d’après-midi, glacée jusqu’aux os, s’endormir devant le pilote de Firefly

Vendredi: j’ai envie de suivre des cours de patronage maintenant, Lady Ernestine est là, mais pas diane pour m’aider à la rapporter à la maison, ne fais pas cette tête de merlan frit – ce soir c’est du merlan sauce vierge, s’énerver devant le style théâtral des acteurs des Revenants, alors que point de vue image et atmosphère c’est très tentant

Samedi: plein de petites courses au Brico bien utiles, Miss Pettigrew lives for a day – ces robes, cette musique, ces décors !

Dimanche: c’est quoi cette fichue neige ?, découper du tissu par terre n’est pas une bonne idée pour le dos, je suis la reine des orcs, tarte à la banane, un peu de pop yeh yeh, petits pois-carottes, s’endormir devant Serenity

Does burlesque still interest me ?

(crédit photo: Patrice Hornez)

Il y a presque un an, j’écrivais l’article « Burlesque doesn’t interest me anymore« . Vendredi passé, j’ai été à la soirée Burlesque Follies organisée par Neo Retro à La Tentation. Beaucoup de choses ont changé: les salles sont plus grandes, mieux adaptées (la soirée à Gand le jour avant se passait dans un magnifique théâtre) et le public vient en masse ( – souvenir de ces soirées avec 50 personnes – ). Le spectacle en lui-même est mieux organisé, les artistes se sont améliorés et le professionnalisme a pris le dessus de l’amateurisme chaotique des débuts. La salle de La Tentation n’est cependant pas parfaite: les tables et les chaises ont été prises d’assaut par le public et beaucoup de gens se sont retrouvés debout. Et au point de vue technique, il y a eu quelques couacs, notamment au niveau de lumières, avec une poursuite qui oubliait souvent de poursuivre les artistes.

Accompagnée de Benny Blue, Lady Flo a mené la revue, présentant les numéros ou interprétant des chansons, non sans humour parfois (le rappeur de service sert à contrer l’argument que ce sont des soirées de « vieux »). Miss Lolly Wish est toujours aussi magnifique dans son rôle de diva tout droit sortie des années 50, Anna Bogen enchante avec ses ondulations orientales ou joue sur les codes du tango , Miss Ann Thropy est délicieuse et sucrée comme la cerise qui l’accompagne sur scène, George Bangable est le crooner qui hante les rêves de toutes les femmes (surtout quand il s’effeuille lui aussi), Juliana Joseph a joué au chat en faisant des acrobaties sur un long morceau de tissu pendu au plafond… Un bien joli spectacle donc, sans beaucoup de surprises pour moi, mais qui a quand même fait son effet: j’ai à nouveau eu envie de monter sur scène. Surtout, j’ai revu avec plaisir des artistes et amis que j’apprécie beaucoup. Et Patrice Hornez a pris de très jolies photos !

De la confiance en soi

Je voudrais remettre en contexte ma phrase sur mon manque de confiance en moi dans le « short diary » de cette semaine, et en même temps répondre à vos commentaires (qui ont réussi à me soigner de ma crise somme toute passagère, merci !).

Parfois, de toutes petites choses peuvent dégénérer très vite. Dimanche soir, diane m’a demandé de lire un petit texte de fiction qu’il avait écrit. J’ai commencé mais après quelques lignes, j’ai fondu en larmes. Pas à cause du contenu du texte qui n’avait aucune raison de me toucher mais bien pour deux autres raisons. Un, c’était en anglais, dans un niveau d’anglais que je n’atteindrai jamais (et pourtant je lis souvent dans cette langue et j’ai de temps en temps l’occasion de la parler). Deux, il y a du style et du vocabulaire varié que même en français je suis incapable d’utiliser. J’ai suivi il y a un an un atelier d’écriture et malheureusement je n’ai reçu aucun conseil à ce niveau. Et je suis particulièrement sensible au niveau de l’écriture parce que la mienne a souvent été critiquée.

Bref, cette lecture m’a donné un mauvais coup à ma confiance à moi. Et si je résume, je me rends compte que ma vie est construite toujours sur le même schéma: j’apprends généralement les choses assez vite mais j’atteins rapidement un niveau maximum que je n’arrive jamais à dépasser. Et ce niveau maximum est du 15 ou 16/20, pas plus. Ou pour résumer, j’atteins la distinction mais pas la grande distinction. Je progresse dans ce que je fais mais ce résultat ne me convient pas. Et travailler plus pour l’atteindre me semble impossible, trop long, trop difficile. Quelques exemples: je cuisine bien mais je n’atteins pas le niveau d’un restaurant gastronomique; quand je vois des jardins d’architectes reconnus, je trouve le mien pas très bien agencé; je sais que j’arriverai à coudre de jolies choses (un jour) mais je n’ai pas la créativité pour en faire un métier, je parle bien le néerlandais mais pas assez bien pour des conversations compliquées ou pour écrire… Et comme je suis exigeante avec moi-même, cela attaque ma confiance en moi.

Comment la remonter ? En pensant à ce que diane m’a dit suite à mes larmes: je ne suis sans doute pas aussi créative que lui, mais je suis quelqu’un de stable, sur qui on peut compter. Je suis une pro de l’organisation et je suis réaliste. Je suis un roc dans la tempête, une forte femme, comme toutes celles de ma famille. Cela me rassure un peu.

Et en pensant à ce que vous m’avez écrit dans les commentaires: j’ai cette tendance à approfondir les choses et du coup, je m’y connais bien en musiques bizarres, en cocktails, en yodel, en architecture moderniste cambodgienne, en burlesque, et j’en passe…

Bref, comme je le disais au début, cela a été une crise passagère et une remise en question, deux choses qui font partie de la vie.

Short diary of the week (17)

Lundi: encore de la neige – mais quand va-t-il faire plus chaud ?, country et ethiojazz

Mardi: mal dormi, Janome, Bernina ou Babylock – je suis perdue, les premiers achats de la PAL 2013 en utilisant un bon cadeau et en préparant le challenge Joyce Carol Oates, un peu de mauvaise humeur

Mercredi: le monsieur il porte un drôle de chapeau, midi au resto avec mon maître à penser, passer de 17 à 23 pouces, écrire des questions de quizz, ne pas voir le temps passer, repas super light, diane malade, terminer la première partie du bouquin et entamer les plus de 600 pages de la deuxième

Jeudi: réunion, questions, plus d’inspiration, chocolats

Vendredi: pas bien, mal dormi, mal au ventre à se tordre de douleur, longue sieste, ça va un peu mieux, restaurant, Burlesque Follies, revoir plein d’ami(e)s – Anna, Anne, George, Patrice, Lolly…, passer une excellente soirée malgré la fatigue extrême

Samedi: dormir longtemps – enfin, toujours fatiguée néanmoins, un peu de mauvaise humeur du coup, tulipes roses, recopier et découper un patron parce que pas la patience pour la suite des manches de Vogue 8280 (j’espère qu’elle m’ira vu le temps que je passe dessus), je suis maître des orcs maintenant, lychee martini, sushi time

Dimanche: enfin reposée ?, internet time dans le canapé, fin des manches de Vogue 8280, premier essayage pas concluant du tout – trop grand, abandonner le projet, j’aurais du faire une toile, mais que commencer mardi au cours du coup ?, osso bucco, avoir de gros problèmes de confiance en soi en voyant/lisant ce que créent les autres

La PAL invisible

Cela fait des années que je vous mens. La PAL qui est affichée sur ces pages n’est pas complète. Sauf que je ne l’ai remarqué que cette semaine suite à quelques achats. En fait, j’ai une pile à lire assez importante de livres sur les musiques (du monde). Je ne ferai pas le détail, les intérêts changeant en fonction des thèmes d’actualité et aussi parce dans ma bibliothèque, il y a des livres dont j’ai hérité. Ce n’est pas par exemple La tradition populaire de danse en Basse-Bretagne qui va me faire couiner de plaisir. Ce livre a cependant trouvé une nouvelle utilisation: il a la taille parfaite pour rehausser mon nouvel écran au bureau. Le nombre important de livres sur les musiques indiennes est lié à un (peut-être) futur travail sur le sujet. Je suis très fort tentée également par les nombreux livres édités par Le mot et le reste. Qui me les offre ?

Mais quand vais-je lire tout ça ?:

  • Bart Plantenga, Yodel in hi-fi (entamé) – la suite de l’excellent Yodel-ay-ee-oooo: the secret history of yodeling around the world (lu en entier)
  • Barry Mazor, Meeting Jimmie Rodgers (entamé)
  • George E. Ruckert, Music in North India (Global Music Series)
  • Peter Lavezzolli, The dawn of Indian music in the West
  • T. Viswanathan & Matthew Harp Allen, Music in South India (Global Music Series)
  • Reginald & Jamila Massey, The music of India
  • The Garland handbook of Southeast Asian Music
  • Cahiers de musiques traditionnelles 19: Chamanisme et possession

Short diary of the week (16)

Lundi: réfléchir à ma semaine et comment la rendre agréable, me donner des tâches précises à faire au travail, début de rhume, se relire, devoir supprimer 800 signes, ok pour 500, mal de tête lié à la sinusite ou au manque de sommeil ? – un peu des deux sans doute, boum-badamoum – la bombe de la semaine est tombée, ne pas se laisser aller, reconstruire au plus vite, fièvre, froid, aller dormir tôt – avant que diane ne rentre

Mardi: dormir plus ou moins convenablement mais se réveiller un moment avec de la fièvre, 36,6 le matin, un peu de Sierra Leone, couture: comprendre le chinois de l’explication du patron toute seule – fière !

Mercredi: nausées, réunion inutile, se demander si s’inscrire à Sens Critique était une bonne idée, oh il reste un peu de clarté quand je sors du boulot, préparer à manger toute seule et finalement manger toute seule, mauvaise humeur

Jeudi: réveillée en sursaut mais pas par mon réveil – par un réveil que je ne sais pas comment éteindre, tiens il fait vraiment clair quand je pars, s’attaquer à plein de choses en même temps et pour une fois ne pas voir le temps passer, deux épisodes de Don’t trust the bitch in apartment 23

Vendredi: dernier jour de la semaine, se laisser distraire par plein de choses, délicieux biscuits – ne pas manger tout le paquet, dorade au basilic en papillote au four

Samedi: déprimer un peu pour cause de températures trop basses et des tendances casanières qui en découlent, tenter de décrypter les explications pour la couture des manches de Vogue 8280, finir enfin une campagne, plat chinois en l’honneur de l’année du serpent

Dimanche: s’inquiéter du nombre vraiment réduit de visites sur ce blog, traîner un peu, ces manches sont vraiment interminables (et toujours pas finies), réécrire au feutre indélébile cette fois-ci le nom des plantes semées après avoir tenté de relire ce que l’eau avait effacé, gaufre à la crème fraîche, c’est la campagne des orcs, lapin à la bière

Winter dress in spring light

A la demande générale, quelques photos d’une tenue du jour, avec une robe Fever achetée aux soldes et des bottes Miz Mooz de l’année passée. La lumière étant belle, j’en ai profité pour sortir sur la terrasse et le filtre choisi par diane donne l’impression d’être au printemps. Pour la petite histoire, j’ai eu droit au commentaire « pourquoi est-ce que je dois prendre des photos, cette robe n’en vaut pas la peine »…

Quant à la marque Fever, je reste dubitative. J’avais acheté cet été une jolie jupe blanche à palmiers rouges mais je ne peux plus la mettre pour cause de doublure mal fichue. Avec cette robe-ci aussi, je dois tout le temps la tirer vers la bas après que je me sois assise, sinon, elle remonte la robe à l’arrière. Et j’ai l’impression que le tissu s’abîme très vite et devient rêche.

February in the garden (and inside)

Vous pouvez suivre l’évolution du jardin en photo chaque semaine sur Tropical Itch mais je vais continuer à utiliser ce blog-ci pour expliquer l’évolution et les diverses plantations.

J’ai fais mes premiers semis à l’intérieur, comme l’année passée: des piments et des aubergines. Ce sont les légumes qui mettent le plus de temps à pousser et les résultats de l’année passée étaient fort médiocres après des semis en mars. Il y a évidemment d’autres raisons: le printemps pourri (et l’été pas génial), le fait qu’en relisant les emballages, je me suis rendue compte que plusieurs variétés doivent avoir de la chaleur tropicale (et vont donc cette année être plantés en pots que je peux rentrer si besoin) et le manque de place là où je les avais plantés, les tomates ayant envahi le terrain.

Au jardin, en ce mois de février, les hellébores sont en fleur depuis un moment. Elles sont fort discrètes et on ne les voit pas sur les photos de loin (de plus, certaines sont cachées par des plantes plus grandes, des euphorbes, que je vais sans doute déplacer du coup). C’est dommage car ce sont vraiment de jolies fleurs. Voici quelques photos:

Voyage vers les étoiles

Nicholas Christopher, Voyage vers les étoiles: sur ma PAL depuis 2006, je l’ai repêché dans le but d’éliminer le plus possible de livres qui traînent depuis longtemps. J’ai commencé par faire quelques recherches sur le net, et je suis tombée sur cet article de Nina. Un bon point de départ donc. Les premières pages m’ont plu, le style est agréable et l’histoire prenante. Et puis, vers la page 70, j’ai failli arrêter: je suis arachnophobe et totalement incapable de lire la description de l’héroïne qui se fait mordre par une araignée… J’ai été obligée de survoler ces quelques pages mais comme je n’avais rien d’autre à lire avec moi pendant mon trajet, j’ai continué (non sans un échange avec Nina). Et j’ai bien fait !

Que raconte ce roman ? Un petit garçon adopté, Loren, est kidnappé à New York à la sortie du planétarium. L’acte a été commandité par son oncle de sang, qu’il ne connaît pas mais qui l’éduquera au mieux dans l’esprit des études anciennes. Il passera toute son enfance dans une grande demeure, un hôtel en fait, ouvert à divers chercheurs, dans le désert près de Las Vegas. Sa tante, Alma, qui l’accompagnait fait de vaines recherches, puis décide après un an de reprendre sa vie. Elle devient Mala et se met d’abord au service d’un arachnologue à la Nouvelle-Orléans. Par la suite, elle deviendra infirmière lors de la guerre du Vietnam et de nombreuses autres choses encore, voyageant dans le monde entier, de Hawaï aux îles Grecques.

Les chapitres suivent les deux personnages en alternance et tissent une toile entre eux, même si les liens sont très ténus au départ. Le livre est foisonnant: il parle d’astronomie, de botanique, d’architecture, de philosophie, de géographie… mais sans que cela n’alourdisse le récit. Les descriptions des lieux sont extrêmement vivantes et donnent l’impression d’y être. Certaines personnes pourraient trouver le livre un peu long (666 pages quand même en français) mais je me suis sentie triste de le terminer. J’aurais aimé rester dans cet univers bien plus longtemps. Les autres romans de l’auteur ont rejoint ma wishlist et j’espère qu’ils me plairont autant. L’année vient de commencer avec un chef d’œuvre qui est malheureusement trop peu connu !

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