From mythology to cranberry

Cette dernière semaine, j’ai décidé de mettre un peu plus d’ombres à paupières et je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de couleurs similaires. Voici un premier lot de chez MAC:

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Mythology – De-vil – Spectacle of yourself – Cranberry

(billet écrit dans la sdb)

After they killed our father

Loung Ung, After they killed our father: dans cette suite de First they killed my father, Loung Ung raconte son arrivée aux États-Unis avec son frère et sa belle-sœur et son adaptation à la société américaine pour qui elle est « l’étrangère » mais où elle ne peut pas perdre la face. Parallèlement, elle décrit la vie de sa soeur Chou restée au Cambodge, vie qui est totalement différente de la sienne, marquée par la pauvreté et la peur des mines et des attaques des Khmers Rouges. Elles s’étaient promises de se revoir très vite mais il aura finalement fallu quinze ans avant leurs retrouvailles. En terminant la première partie de ce récit autobiographique, j’étais impatiente de connaître la suite. Les deux parties suivantes me tentent un peu moins mais je les lirai sans doute un jour. Un récit éclairant sur une période agitée de l’histoire du Cambodge mais dont on parle finalement très peu.

Book_RATING-40

Short diary of the week (11)

Lundi: retour du journal, parce qu’on est lundi, après une pause voyage où j’aurais été incapable de l’écrire tant j’étais passée dans un autre mode, bien moins ancré dans les petites choses quotidiennes et insignifiantes, réveil matinal – le décalage horaire est toujours là, se prélasser en pyjama en traînant sur le net, écrire des billets du récit de voyage, manger les restes du dîner en famille d’hier, ramener Tic et Tac, profiter des derniers jours de congé pour ne pas faire grand chose,  manger – trop, tenter de rester éveiller, s’endormir quand même un peu devant le dernier Indiana Jones, se réveiller pour le passage à l’an neuf et vider le champagne devant le début de 21 Jump Street, le film

Mardi: pluie, gris – magnifique début d’année ! profiter de la dernière journée de congé avant très longtemps, terminer les brouillons du récit de voyage, manger les restes de homard, mais où est Johnny Depp dans 21 Jump Street ?, un peu de goule vorace sans goule vorace, faisan avec les restes de dimanche, voyage dans mon passé adolescent

Mercredi: insomnies – la raison est claire maintenant, mythology et chocolate matte, retour au travail dans un bureau froid et avec un couloir bien vide, steak frites salade

Jeudi: cranberry sur les yeux, la routine, playlists, réfléchir à des objectifs mensuels mais le choix est trop compliqué dans ma longue liste, chercher des idées pour le billet du jour, dans l’idée d’en écrire un par jour, tout doucement refaire une liste de choses à faire au travail et retrouver un semblant d’entrain, cuisine mexicaine, trop manger, finale de Masterchef The Professionals – enfin, une finale généreuse, généreux étant le mot du jour

Vendredi: bruine, grisaille mais c’est le dernier jour de la semaine, se rendre compte qu’on n’a toujours rien écrit dans le nouvel agenda, celui où on comptait écrire quelques lignes par jour – ah oui, c’est peut-être parce que ça fait double emploi avec ces lignes, chaussures ou pas chaussures ?, oh le joli calendrier Totoro, mauvaise humeur et déprime, un bonus des Carnets de route, décidément Paul Auster ne me séduit pas – quoiqu’il soit plus séduisant que sa femme, Siri Hustved – pouvait-elle mettre un chemisier encore plus collet monté ?

Samedi: gris – c’est la couleur du moment, rangement de l’armoire sous l’évier de la cuisine (objectif: ranger une armoire par w-e/mois), reprise avec plaisir de la couture après un abandon de plus d’un mois, poulet et salade plus ou moins vietnamienne, Joyce Carol Oates et Laura Kassische dans les Carnets de route

Dimanche: le soleil est mort, mais pourquoi Photobucket ne veut-il plus télécharger des images directement à partie d’un URL ?, création en 5 minutes d’un nouveau blog, recopiage de patron, démontage de sapin, lapin mijoté à la bière, rien de particulier donc mais des moments agréables

Jungle bird

Un cocktail tiki issu d’Intoxica de Jeff Berry, le Jungle Bird. J’hésite toujours à rajouter du sirop de sucre mais dans ce cas-ci, c’est vraiment nécessaire pour contrebalancer l’amertume du Campari. La recette:

  • 1/4 ounce Campari
  • 1/2 ounce de jus de citron vert
  • 1/2 ounce de sirop de sucre
  • 4 ounces de jus d’ananas
  • 1 1/2 ounce de rhum ambré jamaïcain, remplacé ici par du rhum agricole ambré

Vintage travel

Uploaded from the Photobucket iPad App

Emmenant mon iPad en voyage, je me suis fait la réflexion que les voyages ont bien changé depuis mon séjour au Guatemala en 1996:

  • internet ? c’était quoi ? je n’avais même pas d’adresse mail. C’est venu un peu plus tard (1999) et je me souviens d’une folle équipée à travers Hanoï sur la moto du guide pour aller à un cybercafé
  • pas de téléphone portable non plus, bref, il fallait trouver un téléphone pour prévenir les parents inquiets que tout allait bien. Et pas dans les hôtels, c’était trop cher
  • parents qui restaient sans nouvelles à part ce seul coup de fil
  • j’avais un sac à dos Millet, un horrible fourre-tout dans lequel je ne retrouvais rien, qui chiffonnait mes vêtements et qui a provoqué plusieurs étirements de muscles parce qu’il était trop lourd à mettre sur mes épaules. Pour le voyage au Vietnam en 1999, ma maman m’a offert le sac que j’utilise toujours (un bon investissement donc – même si une lanière commence à se découdre): un sac à roulettes s’ouvrant comme une valise, transformable en sac à dos et avec un mini sac à dos détachable sur le devant
  • il fallait prévoir de l’argent liquide pour tout le voyage et changer ses francs belges en dollars à l’avance. Ma première carte de crédit date du début de mes achats sur internet (fin des années 90) et de toutes façons, beaucoup de pays reculés ne connaissaient pas les distributeurs automatiques. D’ailleurs, même au Cambodge en décembre 2012, j’ai eu des soucis avec ceux-ci.
  • dans l’avion, c’était les mêmes deux films pour tous, projetés sur de grands écrans dont une partie était toujours cachée par un autre passager. J’ai un vague souvenir de Garfield
  • mon sac était toujours encombré de films photo. Est-ce que j’en aurais assez ? Parce que les acheter sur place ne garantissait pas une bonne qualité.
  • il fallait choisir un ou plusieurs livres appropriés, et les lire quand même s’ils n’étaient pas passionnants vu qu’il n’y avait pas d’autre choix possible
  • le calcul mental était de rigueur pour le change, ce qui pouvait devenir assez compliqué quand il fallait diviser par 7
  • aucun accès aux nouvelles internationales: souvent, il n’y avait même pas de tv dans la chambre, ou alors, juste avec des chaînes locales
  • je prenais toujours un recueil de mots croisés pour m’occuper
  • avec le walkman, il fallait bien sélectionner les cassettes. Souvent je préparais deux-trois compilations de mes morceaux préférés avant de partir. En fait, maintenant, je n’écoute même plus de musique même si j’en ai toujours avec moi

Vous avez d’autres souvenirs du même genre ?

The map of lost memories

Kim Fay, The map of lost memories: trouver le roman idéal pour un voyage est toujours une tâche délicate. Il ne doit pas être trop long (sauf si c’est un séjour à la plage) ni trop ennuyeux; le sujet doit accrocher et donner envie de lire les pages suivantes. C’est en cherchant des livres sur le Cambodge que je suis tombée sur celui-ci. L’histoire se déroule dans les années 1920 entre Seattle, Shanghai, Saigon et le Cambodge. L’héroïne, Irene Blum, ne reçoit pas le poste tant convoité au musée archéologique de Seattle parce qu’elle est une femme. Elle redécouvre cependant dans des caisses ayant appartenu à son père une carte situant très exactement un temple khmer contenant des rouleaux en cuivre expliquant la chute des rois d’Angkor, qui est encore un mystère à cette époque. Elle s’embarque donc pour l’Asie, d’abord à Shanghai où elle cherche une partenaire pouvant l’aider dans ses recherches. Les rebondissements se suivent, parfois un peu trop même et on entre vite dans un roman d’aventures à la Indiana Jones. J’ai aimé les descriptions du Shanghai et Saigon de l’époque, emplis d’une atmosphère coloniale mais le récit tarde trop à en venir au fait, à la recherche des rouleaux en tant que tels. Disons que c’est un roman distrayant mais un peu léger.

Book_RATING-30