Un ensemble complet

Mon premier essai de couture en octobre a été une jupe droite d’après le patron de Gertie’s new book for better sewing. J’ai appris à coudre les pinces, une fermeture éclair et une doublure. Elle est réalisée en lainage violet foncé de chez Joyce et la doublure est une teinte plus claire, pour le plaisir de faire contraste. Le modèle me plait mais si elle convient à la taille, elle est trop grande au niveau des hanches. Je la reprendrai sans doute un jour et pour la suivante, je sais où je dois l’adapter.

Je me suis dit qu’avec cette jupe, il me fallait un joli haut. La blouse Airelle de Deer and Doe a été vite réalisée mais j’ai appris en cours de route à coudre un col claudine. Le tissu est un coton très fin violet foncé à petites fleurs de chez Joyce également. Pas de souci au niveau taille, le côté un peu large étant dicté par le fait qu’il n’y a ni boutons ni fermeture éclair.

Par ce temps, difficile de faire des photos convenables, mais elles donnent une certaine idée de la coupe. Le violet est plus franc en vrai, moins gris que sur les images.

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Short diary of the week (14)

Une fois de plus, je doute sur la publication de mon journal hebdomadaire… Je l’écris au jour le jour, y notant ce que je pense à ce moment-là. Si je dois faire une conclusion a posteriori, ma semaine n’a pas été mauvaise. S’il n’avait pas fait aussi froid et que j’étais un peu moins fatiguée, je la considérerais même comme bonne. D’ailleurs, le w-e a été tout à fait agréable, à part la toute fin qui fait quelque part déjà partie de la semaine suivante.

Lundi: insomnies, difficile de marcher dans la neige, mais quand fera-t-il meilleur ?, rien que des températures positives me sauveraient déjà, aimer les jolies chansons folk/old time d’Hedi West, se mettre à écrire sur Buffy, déjà quasi dépasser la jauge imposée, rentrer, retrouver diane pas trop en forme, plein de légumes dans le wok, Bomb Girls

Mardi: en avoir marre de devoir mettre tous les jours les mêmes bottes moches à cause de la neige, le mardi après-midi, c’est couture, bien avancer mais pas autant que prévu, traîner sur le net en rentrant plutôt que de faire ce qui était prévu, préparer un délicieux dhal de lentilles d’après Jamie Oliver, passer la soirée seule après que diane soit monté au lit – malade, en profiter pour revoir Once more with feeling de Buffy, et ne sachant plus m’arrêter, l’épisode suivant

Mercredi: arriver tôt au travail, repartir de suite, autoroute dans le brouillard, passer sa journée dans une cave à Liège à trier des disques, une journée heureusement entrecoupée par un repas très agréable avec Kim, admirer la nouvelle gare, se rendre compte avec horreur que les deux trains pour Bruxelles partent à 8 minutes d’intervalle et de les avoir ratés de quelques minutes, attente trois quart d’heure dans le froid glacial mais j’étais parée avec ma grosse écharpe, rentrer – tard et épuisée

Jeudi: encore fatiguée, malgré une bonne nuit, le froid m’épuise, le redoux arrive heureusement bientôt, mal aux épaules, si seulement il y avait le wifi dans mon bureau, comfort food: steak sauce roquefort

Vendredi: la fatigue ne me lâche plus, matinée musiques de film, bon butin de soldes rue Neuve, trop de manteaux sont mal coupés et de piètre qualité, que va faire Benetton avec tous ces manteaux en taille 36 italienne donc du 32 belge ?, thon avec chutney mangue poivron, s’endormir tôt

Samedi: jolie lumière de lever de soleil, expédition courses dans la neige, découpage de patron, se délecter des dernières cent pages du bouquin, agneau grillé à la grecque, Ben X – ou comment faire des bons films

Dimanche: le dégel – enfin, terminer la blouse Airelle, poulet à l’espagnole, grosse crise d’angoisse par rapport à la formation que je dois suivre en fin de semaine

Un premier essai de robe « Sureau »

Les patrons Deer and Doe ont fait beaucoup de bruit dans la blogosphère couture française ces derniers mois. J’avais entendu que les explications étaient claires et la réalisation relativement facile. De plus, un sew-along organisé en novembre m’a permis d’éclaircir les points plus difficiles. J’ai acheté mon patron dans le magasin gantois De Stoffenkamer qui a un site de vente en ligne.

J’ai réalisé ma version dans un tissu de flanelle du Chien Vert. Quand je l’ai essayée devant diane, il m’a fait plein de critiques: trop grand, trop long, manches trop longues, trop mémère. Je suis tout à fait d’accord avec le fait que j’aurais pu mieux ajuster la robe mais c’est un des points qui me semble le plus difficile à réaliser. J’avais mesuré les morceaux de tissu et cela me semblait à ma taille. Je doutais même par rapport à mon tour de taille, et même là, j’ai encore de la marge. J’ai cousu le haut en 42 et le bas en 44, je me rends compte que j’aurais pu faire une taille plus petite. Bref, je ferai mieux la prochaine fois.

Voici les photos. Qu’en pensez-vous ? Toute critique sera acceptée, y compris celle de mémèritude. Si vraiment vous ne l’aimez pas, elle ira se blottir et se faire oublier dans le fond de ma garde-robe.

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The new old coat

Mes manteaux d’hiver commençant à s’user, je m’étais dit que j’ouvrirais l’œil en faisant les soldes. Vendredi passé, c’est donc ce que j’ai fait, ne voyant pas grand chose qui me plaisait. Sauf que je suis passée devant Ramon & Valli et qu’il y avait un superbe manteau vintage en vitrine. Que je suis rentrée. Que je l’ai essayé. Que je l’ai acheté. Pour pas mal d’argent. Et que quand je suis rentrée, je me suis dit que j’avais fait une folie… Il est fort lourd et sans doute pas aussi facile à vivre qu’un manteau moderne. Mais il est beau quand même. Le voilà:

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Short diary of the week (13)

Lundi: pas très réveillée ce matin, avec de vagues vertiges, arrivée du colis amazon et un grand sourire qui va rester toute la journée: je suis remerciée dans un livre sur le yodel, jeter le sandwiche entamé parce que sans goût – enfin juste un goût de pas bon, faim, vraiment fatiguée en rentrant, mais seule, préparation d’une quiche qui est un peu ratée au final

Mardi: pas dormi de la nuit, mal de tête, réunion, couture où je suis félicitée pour mon côté logique, mini-sieste, être crevée mais ne pas réussir à s’endormir

Mercredi: idem et idem à mardi, aucune motivation, et pourtant il faut agir, se perdre en Biélorussie, découvrir de vieux yodels

Jeudi: réunion, mal de tête, se poser trop de questions

Vendredi: insomnies, je veux hiberner jusqu’au printemps, repli sur moi-même, dans ma bulle, petites et grandes folies aux soldes, mais un manteau d’hiver vintage, ça ne se refuse pas, mmmh, le bon poisson (du bar) de la Gamba

Samedi: vertiges, chutes de tension, malade, une bonne nuit de sommeil ne suffit pas après une semaine d’insomnies, lessives de tissus nouveaux et plus anciens, profiter du cocon chaud de la maison

Dimanche: le blanc poudreux enveloppe tout, toujours pas en forme, envie de lecture sous la couette, Phnom Penh en timelapse, repassage, traverser la rue enneigée en escarpins, raclette

Cahier d’un retour de Troie

Richard Brautigan, Cahier d’un retour de Troie: j’ai décidé d’attaquer la PAL « historique » en me disant que si après un cinquième du livre, je n’accroche pas, le livre peut être revendu. Et autant commencer par les plus fins ! Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda est la première victime: je pense que je n’ai pas l’état d’esprit pour le moment (ou à tout jamais) de m’imprégner du « réalisme magique sud-américain » (entre guillemets parce que c’est un grand fourre-tout pour moi et je ne sais même pas si on peut mettre ce récit dans cette catégorie). Le deuxième candidat était donc le Brautigan, dont j’ai lu l’intégralité ou presque au début des années 90. Un de ses romans m’a d’ailleurs valu une très bonne note à un examen de journalisme. En le reprenant, j’ai découvert que je l’avais déjà lu aux deux-tiers (d’ailleurs, je bloque quasi au même endroit) mais c’est surtout la redécouverte du signet qui m’a fait plaisir: c’est une carte postale envoyée par mon ami Denis de New York en 1997. Je compte le terminer cette fois-ci mais je peux d’ores et déjà dire que ce n’est pas son récit le plus intéressant, c’est plutôt un journal qui reprend diverses idées et situations qui lui passent par la tête, dans son style assez simple et naïf mais ce n’est certainement pas du même niveau que ses romans que j’ai adoré à l’époque. (terminé entretemps)

Too many patterns

A mon cours de couture, le choix du patron et de la réalisation est libre. Mon but est donc d’apprendre le plus de choses possibles. Je maîtrise déjà les pinces, les fronces, la couture des manches et des tirettes… Je travaille pour le moment sur un top qui implique la couture d’un col. Pour le projet suivant, j’hésite entre trois robes. « The Shirtwaist Dress » m’apprendrait les poches, les boutonnières (mais je déteste coudre des boutons), des fronces avec élastique (shirring en anglais) et toujours le col. Ce n’est pourtant pas le genre de modèle que je préfère et je dois encore trouver du tissu, un coton tout simple de chez Ikea par exemple (ce qui avec la neige sur les routes – enfin sur ma rue – sera exclu pour cette semaine, je pense). Les deux autres modèles de chez Vogue et Butterick me permettraient d’apprendre à déchiffrer un langage de patron pas très clair. J’ai du tissu de lainage pour la robe Vogue (au milieu) mais pas encore la doublure. La robe Butterick me tente plus mais je n’ai pas encore trouvé le tissu idéal, un polyester ou une viscose peut-être ? En tous cas, un tissu lavable en machine et agréable à porter.

Laquelle préférez-vous ? Avez-vous des conseils de tissu ?

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Gone girl

Gillian Flynn, Gone girl: ce roman, dont le titre français est Les apparences se retrouve un peu partout sur la blogosphère pour le moment. C’est à l’origine Armalite qui m’a donné envie de le lire et je me suis dit que ça conviendrait bien comme lecture de vacances. Je l’ai en effet entamé au Cambodge, puis abandonné un moment le temps de lire la suite de l’histoire de Loung Ung. Il s’agit de l’histoire d’un couple marié, Nick et Amy, racontée alternativement par les deux protagonistes. Le jour de leur anniversaire de mariage, Amy disparait. Qui est coupable ? Que s’est-il passé ? C’est ce que le récit en trois parties et autant de rebondissements raconte, tirant parfois un peu les choses en longueur (juste un peu). Je m’attendais au premier retournement de situation et j’ai été un peu déçue par la fin qui, après réflexion, convient parfaitement à tout ce jeu des apparences (le titre français convient très bien mais est plus explicite que l’anglais, très neutre). Bref, un livre que j’ai aimé lire mais que j’oublierai assez vite.

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Short diary of the week (12)

Semaine à oublier très vite… mais je fais de mon mieux pour surmonter tout ça.

Lundi: nausées du matin, écoute de disques mais pas un seul à réécouter, a-t-on vraiment besoin d’un nerf sciatique ? revoir des épisodes de Buffy pour le travail, choisir justement un des plus tristes, The body, sur le décès de Joyce, la maman, insomnies

Mardi: mauvais début de journée,  je suis incapable de disséquer mes pensées et de donner mon avis en 50 pages comme demandé, je suis nulle et je n’ai pas ma place ici, ou comment le harcèlement moral va avoir ma peau, attendre le début de la réunion en perdant son temps, temps trop court pour commencer quelque chose, réunion qui redonne un peu confiance, pause couture, ballade soldes sans rien trouver, retour de la mauvaise humeur: il y aura des réunions pour parler des réunions, parfois je ferais mieux de me taire

Mercredi: mauvais sommeil, mais je ne suis pas la seule, l’angoisse monte pour le lendemain, plus aucune motivation, (et non, je ne veux plus entendre qui que ce soit me dire que je dois quitter mon boulot – il est tout simplement impossible de me retrouver au chômage pour l’année et demi qui vient, voire plus – et oui, je regarde les annonces d’emploi, mais non, il n’y en pas pour lesquelles je pourrais postuler – et oui, j’aime le contenu de ce que je fais, mais mes connaissances ne servent strictement à rien en dehors de mon travail actuel), être super déçue par la fin du bouquin, commencer un autre, l’abandonner après 20 pages

Jeudi: nuit de sommeil qui semblait bonne mais super fatiguée en fin de compte, assister à un show qui se termine sur un grand blanc, mal de tête, boycott du drink de nouvelle année, comfort food pour oublier tout ça tout en tentant d’imaginer des solutions, avoir éliminé toute une série de problèmes personnels pour se retrouver avec le retour de la vengeance du grand méchant au boulot et tenter malgré tout de surmonter la chose mais se sentir fort impuissante quand même tant le taux d’implication et de manipulation psychologique est important

Vendredi: tenter de terminer le travail de la semaine, se détendre en allant se promener dans les magasins, se dire que les vêtements sont souvent de très mauvaise qualité et aux prix trop élevés, essayer une robe: trop petite en 40, trop grande en 42 sauf la doublure qui serre, soirée blind test

Samedi: projet: aller chez Ikea pour des cadres et du tissu, projet qui tombe à l’eau pour cause de batterie de voiture plate, recharge de celle-ci, migraine, la voiture démarre enfin pour les courses, apprendre que la voiture peut elle aussi être branchée à une prise, comme un iPad, rangement express de garage, première nuit au chaud de la tikimobile, j’ai vraiment un problème de digestion des plats trop gras

Dimanche: but de la journée profiter au chaud à la maison – mission quasi accomplie en fin de journée après du vélo, de la couture et du jeu, robe terminée mais pas du goût de diane et donc un peu vexée – d’accord, il y a des choses à améliorer, notamment au point de vue d’un meilleur ajustage de taille, mais ce n’est que ma troisième réalisation

Quelques objectifs, dans le plus grand désordre

J’ai écrit ce billet début janvier, mais sans le publier; l’idée était de sélectionner 7 choses à faire comme Armalite mais je ne pense pas que cela me convient (convienne ?), c’est trop rigide pour moi. Je ne veux pas me forcer à tout faire (les bonnes résolutions sont souvent oubliées très vite) mais cela peut me servir de pense-bête. En tous cas, certaines choses sont entamées et je pourrais faire un bilan à la fin du mois.

  • tenter d’éliminer la PAL « historique » (44 livres), en commençant au moins les livres et en les abandonnant s’ils ne m’intéressent pas après 10-20% des pages.
  • choisir des vêtements à coudre que j’ai réellement envie de mettre, tout en y intégrant des techniques à apprendre. Gertie is my friend !
  • éliminer les livres de cuisine dont je n’ai jamais réalisé une recette. Tenter donc d’en cuisiner au moins une avant de le revendre.
  • reprendre l’habitude de manger végétarien une fois par semaine (au moins)
  • trouver des techniques pour rendre mon travail moins lourd à porter et pour moins subir les pressions et autres manigances.
  • Mettre tous les jours une autre ombre à paupières et toutes les utiliser à tour de rôle
  • Vider des tubes de rouge à lèvre pour que tous arrivent à se caser dans l’endroit prévu (il en faut maximum 16)
  • Jeter les chaussures usées, tenter de porter toutes les autres paires, et pour celles qui restent abandonnées, les revendre ou les donner
  • Acheter des chaussures en fonction de leur côté pratique en priorité (ce qui n’exclut pas qu’elles soient jolies)
  • Ressortir les bijoux qui traînent et en porter plus régulièrement
  • Acheter quelques paires de bas de couleur ou imprimé, et les mettre
  • Faire des photos de looks et demander comment les améliorer
  • Voir au moins une fois par mois un(e) ami(e)
  • Nouer des liens plus proches avec quelques connaissances
  • ranger une armoire par semaine, en commençant par celles qui n’ont jamais vraiment été organisées quand j’ai emménagé
  • trier les revues de cuisine, une par soir
  • trouver une solution pour la garde-robe: enfin faire remettre les portes ou installer une  nouvelle sur mesure
  • donner la vieille tv
  • revendre (?) des bouts de garde-robe pax (ça intéresse quelqu’un ?)
  • ranger la cave, un gros morceau… et jeter ou donner tout ce qui ne sert plus
  • aller à la déchetterie
  • engager quelqu’un pour enfin installer les lampes et une prise électrique assez puissante pour la machine à laver (au lieu de la rallonge qui traverse deux caves et le garage)