3 years

A partir de ses deux ans, la petite fille commença à parler, en néerlandais et en français. Elle mélangea et transforma quelques mots mais s’en sortit finalement très bien. Et ces mots sont restés dans les annales familiales: « celise » pour « cerise », « quaisin » pour « raison » et une jolie flamandisation: « hirondeeltje » à la place de « zwaluw ». Elle parlait surtout le néerlandais avec son papa et le français avec sa maman mais maîtrisait bien les deux langues.

Elle aimait quand son papa la promenait dans le grand panier à pommes au moment de la cueillette à la fin de l’été. Et elle aidait: elle ramassait les fruits tombés. Elle adorait aussi les fraises du jardin de Mémé; elle partait à la cueillette avec un petit panier.

Sa maman l’habillait chez Dujardin, le magasin des petites filles modèles de la bonne société bruxelloise. Elle portait donc robes à col claudine et motifs floraux à chaque sortie ou fête de famille. Heureusement, pour jouer, sa maman lui avait aussi choisi pantalons et pulls divers, typiques de la mode de l’époque.

Ses cheveux blonds comme les blés devenaient de plus en plus longs. Souvent, ils étaient retenus en queue de cheval mais parfois, juste une pince colorée les ornait.

A trois ans, c’était déjà une grande fille, prête pour l’école mais cette histoire sera contée dans le prochain épisode.

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