Séries en cours

Le menu des séries s’allonge. Je pensais profiter de l’été pour regarder les cinq saisons de Breaking Bad mais comme j’ai pas mal profité du jardin en soirée (en août), je n’en suis qu’au début de la troisième saison. Entretemps, Hell on Wheels a recommencé et j’ai de suite pris du retard. Même si l’histoire se traîne un peu, j’aime toujours les ambiances western et la description assez fine d’un monde très racialement divisé. Pour Downton Abbey, je suis à jour: je m’en voudrais de ne pas savoir de suite si Bates va être libéré et les scènes impliquant Maggie Smith versus Shirley MacLaine sont succulentes. Mes soirées en célibataire du lundi seront consacrées à Vampire Diaries mais je n’ai toujours vu que deux épisodes. Ce n’est probablement qu’une énième série pour ados mais les commentaires du Golb m’ont convaincue de regarder au moins quelques épisodes. The Big Bang Theory a également recommencé et c’est vite vu. Se rajoutent à tout ça de nouvelles séries qui me tentent: The Bletchley Circle, The Paradise (Au Bonheur des dames de Zola en série anglaise, sur la BBC, le premier épisode attend sur le digicorder) et Vegas (un shérif assez traditionaliste dans le Las Vegas des années 60). Heureusement, Parade’s End a été supprimé de la liste après un premier épisode particulièrement ennuyeux, plein de longs plans dans la brume.

3 years

A partir de ses deux ans, la petite fille commença à parler, en néerlandais et en français. Elle mélangea et transforma quelques mots mais s’en sortit finalement très bien. Et ces mots sont restés dans les annales familiales: « celise » pour « cerise », « quaisin » pour « raison » et une jolie flamandisation: « hirondeeltje » à la place de « zwaluw ». Elle parlait surtout le néerlandais avec son papa et le français avec sa maman mais maîtrisait bien les deux langues.

Elle aimait quand son papa la promenait dans le grand panier à pommes au moment de la cueillette à la fin de l’été. Et elle aidait: elle ramassait les fruits tombés. Elle adorait aussi les fraises du jardin de Mémé; elle partait à la cueillette avec un petit panier.

Sa maman l’habillait chez Dujardin, le magasin des petites filles modèles de la bonne société bruxelloise. Elle portait donc robes à col claudine et motifs floraux à chaque sortie ou fête de famille. Heureusement, pour jouer, sa maman lui avait aussi choisi pantalons et pulls divers, typiques de la mode de l’époque.

Ses cheveux blonds comme les blés devenaient de plus en plus longs. Souvent, ils étaient retenus en queue de cheval mais parfois, juste une pince colorée les ornait.

A trois ans, c’était déjà une grande fille, prête pour l’école mais cette histoire sera contée dans le prochain épisode.

La carte du temps

Félix J. Palma, La carte du temps: offert par Armalite qui l’a adoré, ce roman avait tout pour me plaire: des voyages dans le temps, une nouvelle interprétation de l’histoire de Jack l’Eventreur, les ambiances de Londres à la fin du 19e siècle, des histoires d’amour impossibles… J’ai passé un moment agréable, plongée totalement dans cette période où fourmillent les idées, réalisables ou non; j’ai découvert de plus près H.G. Wells et sa machine à remonter le temps et la crédulité des gens de l’époque pour qui science et magie se mêlaient encore. Et pourtant… je n’ai pas trop aimé le style de Félix J. Palma, un peu ampoulé, sans doute proche du style de la période et je n’ai pas accroché à la structure en trois parties, avec construction, déconstruction et grand retournement final. Une occasion manquée sans doute mais cela m’a permis de sortir de mes livres habituels.

The summer is over, but…

Article en partie inspiré par celui d’Armalite.

Au début de l’été, je me sentais mal, je ne bougeais plus, je trouvais tout trop compliqué, difficile, je n’arrivais plus à aller de l’avant, et ça durait depuis des mois. J’ai eu 40 ans. Cela a provoqué une onde choc. J’ai réagi. J’ai repris rendez-vous chez la psy que je voyais il y a 7-8 ans. Elle a provoqué un cataclysme à la seconde séance. Je suis rentrée avec le cœur en mille morceaux. Il m’a fallu plusieurs jours pour m’en remettre, pour prendre une décision, pour décider de quelque chose en fait. J’ai fêté mon anniversaire, j’ai dansé le mambo, j’ai adopté Kermit, Gustave, et Ariel et Bianca, les deux flamants roses. J’ai reçu de jolis cadeaux et un swap voyage très réussi. J’ai scanné de vieilles photos de moi, une par an, et j’ai commencé à raconter ma vie. J’ai appris les premières bases de la couture. J’ai rencontré de nouvelles personnes. J’ai été à un anniversaire déguisé le jour le plus chaud de l’été. Je me suis bien amusée. J’ai enfin pris tous les rendez-vous médicaux qui étaient en attente (ou presque). J’ai profité un peu du beau temps. J’ai profité de plein de barbecues et mangé des sushis. Je n’ai pas pris de vraies vacances mais pris un minimum de couleurs. J’ai beaucoup lu. J’ai eu des insomnies mais un peu moins qu’avant. J’ai par contre de nouveau des douleurs dans la poitrine. J’ai stressé pour le retour de mon chef. Mais je sais mieux comment réagir face à ses demandes. Samedi, je vais choisir des nouvelles lunettes, voir une expo de photos. Fin septembre, je commence des cours de couture. Ceux que je reporte chaque année depuis 3-4 ans. Je réfléchis déjà aux plantes que je vais acheter l’année prochaine et à celles que je vais déplacer. Je vais bientôt partir à la recherche de bulbes pour le printemps. Je vais réfléchir à une destination de vacances pour décembre. L’automne est bientôt là. Tout n’est pas gagné mais je suis en bonne voie.

(la première photo a été prise au mois d’août, en plein Pukkelpop, d’où la Cristal Alken en premier plan, la seconde en juillet, le jour de mon anniversaire)

Sunset Limited

James Lee Burke, Sunset Limited:c’est en lisant l’article de Virginie – Perdue dans les livres, qui commence la série, que j’ai eu envie de reprendre en main les romans du cycle Dave Robichaux de James Lee Burke. Sunset Limited est le dixième et je l’avais lâchement abandonné au milieu de ma lecture quelque part en 2005 ou 2006. Je me suis replongée avec plaisir dans l’ambiance de la Louisiane, avec la chaleur collante des bayous et le poids de l’histoire toujours présent que ce soit la ségrégation raciale ou le souvenir de la guerre de Sécession… Il n’y a pas beaucoup d’histoire dans ce tome (un meurtre du passé ainsi que divers secrets refont surface, quelques personnages louches font leur apparition dans la région, une femme noie des traumatismes passés dans l’alcool), et c’est sans doute ce qui m’avait fait abandonner la première fois; les choses se font et se défont à leur aise en prenant leur temps. J’ai cependant retrouvé cet auteur avec plaisir et mis la suite des aventures de Dave Robicheaux sur ma PAL.