Seule sur le Transsibérien

Géraldine Dunbar, Seule sur le Transsibérien: reçu de Nathalie via le swap « Voyage, voyage », je ne pouvais être plus comblée: j’ai toujours rêvé qu’un jour, je prendrais le Transsibérien jusque Vladivostok. Le sous-titre est un indice de l’approche de Géraldine Dunbar: « Mille et une vies de Moscou à Vladivostok ». C’est en effet le récit d’une vie et des nombreuses rencontres sur le train et dans les différentes villes qu’elle visite, une vie au quotidien, loin de l’heure de Moscou qui est affichée dans le train et sur les billets malgré les 5 heures de décalage horaire en fin de trajet. L’auteur est une grande sensible et se lie facilement aux gens qu’elle croise (elle parle russe, ça aide !), elle exprime souvent ses sentiments de joie puis de tristesse une fois l’heure de la séparation arrivée. Elle décrit un pays qui a connu de nombreux changements ces dernières années, les laisser-pour-compte, les nouveaux riches, la partie est de la Sibérie de plus en plus tournée sur l’extrême-orient et la Chine. Un très beau récit en toute simplicité !

A la recherche de tissus

J’ai d’abord hésité: quel serait le meilleur endroit pour acheter du tissu ? le magasin de Saint-Gilles ou Les tissus du Chien Vert ? J’ai finalement opté pour le second à cause de son immense choix. J’avais deux idées précises en tête: je voulais un gros coton pour une robe droite et un genre viscose/polyester léger pour reproduire une robe Tara Starlet de style années 40. Et je ne voulais pas acheter des tissus trop chers, maximum 10 euros le mètre.

En entrant dans le magasin, je me suis d’abord dirigée vers les « Puces » où j’ai repéré du coton bleu marine (avec une très légère touche de vert – je n’ai pas trouvé le bleu pétrole que j’avais en tête). 1m70, parfait… il me faut 1m60 pour le projet de robe. A 6,5 euros le mètre, je peux faire des fautes. Ce sera mon tissu test. Je me suis ensuite promenée dans les tissus non soldés et là j’ai commencé à angoisser… Trop de choix ! Après un premier passage, j’avais néanmoins repéré quelques tissus intéressants. Retour aux « Puces » pour un second tour. J’y trouvé un coupon de 2,1m d’un tissu turquoise un peu brillant à motifs que j’avais repéré de l’autre côté et donc à moitié prix. Hop, embarqué, je trouverai bien un patron de robe qui conviendra. Puis un coton gris avec quelques  légers fils argentés qui donne un côté plus sophistiqué. Idéal pour une autre robe.

Un tissu à fleurs en coton tout doux m’a fait de l’œil, je trouverai aussi un projet pour lui. Restait la robe années 40. Finalement, j’ai repéré un tissu assez léger mais opaque mauve à petits motifs floraux noirs. C’est le tissu le plus cher de la journée, à 12 euros.

J’ai eu la chance de tomber sur un vendeur très sympathique, à qui j’ai demandé s’il y avait des cotons à motifs tropicaux. Il m’a proposé plusieurs tissus mais rien ne s’approchait de ce que j’avais en tête, sauf un mais qui ne m’a pas entièrement convaincu. J’ai préféré le laisser pour plus tard, mon panier était déjà bien rempli. Je suis ensuite allée dans l’autre magasin, un peu plus loin, où j’ai vu de magnifiques tissues en coton à motifs orientalisants mais le prix m’a vite fait fuir… Plus tard, peut-être, quand je serai sûre de ne pas gaspiller !

Tell them to get lost

Brian Thacker, Tell them to get lost: c’est le sujet quelque peu original de ce récit de voyage qui m’a tenté ! Brian Thacker décide de se laisser guider lors de son périple en Asie du Sud-Est par un guide bien particulier: la première édition de South-East Asia on a shoestring, la première publication de Maureen et Tony Wheeler, les fondateurs de Lonely Planet. Sauf que ce guide date de 1975 ! Et a été utilisé par les nombreux hippies qui sillonnaient les routes du monde à l’époque. Celle de l’Asie du Sud-Est a d’ailleurs très judicieusement été surnommée « Banana pancake trail ». Les aventures de Brian Thacker sont parfois très drôles, surtout quand il tente de s’orienter dans les villes juste à l’aide d’un plan dessiné à la main, dans des villes qui n’avaient que très peu été touchées par le tourisme à l’époque. Bali par exemple était un endroit très peu visité, les hippies allant essentiellement au Lac Toba (où la Carolina Guesthouse est toujours une valeur sûre autant d’années plus tard). Le Cambodge et le Vietnam sont exclus du voyage pour cause de guerre alors que le Timor Oriental est un endroit qui n’a pas encore connu trop de troubles à l’époque. Aujourd’hui, c’est une zone quasi sinistrée, où les touristes ne vont plus. Les quelques hôtels sont occupés par du personnel des Nations Unies. L’auteur retrouve parfois des hôtels ou restaurants. Certains sont devenus des établissements luxueux, d’autres sont encore plus misérables qu’à l’époque. Certains propriétaires ou employés vivent toujours et racontent leurs souvenirs. Bref un récit de voyage très plaisant, qui n’est pas de la grande littérature mais qui m’a fait passer un bon moment dans des endroits que j’ai visité pour la plupart.

2 years

Comme toutes les années qui suivraient, la petite fille passa ses vacances d’été à la mer du Nord, dans la gigantesque maison de sa grand-mère. Au début, le sable n’était pas sa matière préférée mais elle s’habitua vite. Elle était bien entourée: son père et sa mère, enseignants, étaient là tous les jours. La grand-mère s’occupait de la cuisine et du tricot. Ses cousines maternelles étaient souvent présentes. Elle développa une relation particulière avec la plus jeune des deux (qui était pourtant plus âgée de 7 ans). C’est dans cette maison qu’elle fit ses premiers essais musicaux sur le piano.

Comme le montre la photo, elle développa très vite un intérêt pour le jardinage. On remarquera la mode typique des années 70, avec des couleurs intenses comme le jaune (ou sur d’autres photos, du vert, du brun, de l’orange).

En septembre, elle eut une relation amoureuse intense mais de courte durée: elle rencontra un petit garçon au parc des sculptures de Middelheim. Mais peut-être était-ce le jouet en forme de camion qui l’attira surtout…

Elle était très timide et passa une partie de la fête de Noël chez ses cousins paternels à pleurer. Ils étaient nombreux, six, et tous plus grands qu’elle, et cinq garçons ! Elle n’était pas habituée à toute cette agitation et ce bruit.

Ensuite, elle partit pour une semaine avec ses parents à Ténérife. Le voyage ne fut pas une sinécure: il fallut douze heures pour y arriver, en passant par Londres et Madrid, à une époque où les places dans l’avion n’étaient pas encore numérotées et où les femmes avec jeunes enfants ne recevaient pas la priorité. Elle découvrit le sable noir de la plage locale et les fleurs exotiques. Le maître d’hôtel du restaurant l’adorait et paradait avec elle dans ses bras.

Le reste de l’année passa sans encombres, elle grandissait bien et s’intéressait à beaucoup de choses. Toujours aussi potelée, elle reçut le petit nom de « bouboule » de sa maman et de « boontje » (petit haricot) de son papa.

Les débutantes

J. Courtney Sullivan, Les débutantes: après avoir lu quelques bonnes critiques, je me suis laissée tenter par ce roman de « filles à l’université ». J. Courtney Sullivan raconte l’histoire de Bree, Celia, April et Sally, quatre jeunes filles qui se rencontrent dans une résidence universitaire, en alternant l’époque de leurs études avec le temps présent, quelques années après, et en alternant les points de vue. Elles racontent leur amitié, leurs relations proches, leurs débats sur la féminité et le féminisme (elles sont à Smith, une université pour filles uniquement qui est un haut lieu du féminisme), leurs parcours qui se séparent suite à leurs conceptions différentes de la vie. L’intrigue, qui est un peu trop dévoilée sur la quatrième de couverture, est un peu légère à mon goût et assez peu crédible mais j’ai passé un agréable moment en compagnie de ces demoiselles. Un bon roman d’été, facile à lire, mais qui n’a pas eu l’effet escompté sur moi: je ne me suis jamais sentie proche ni reconnue dans les héroïnes. Or c’est pour ça qu’on lit ce genre de roman, non ?

Nettoyage de la PAL (épisode 4)

Voici la suite de la liste à nettoyer en littérature américaine (et apparentés) (et vous pouvez toujours laisser un message à l’épisode précédent !):

  • Charlaine Harris, Dead a doornail
  • Charlaine Harris, Living dead in Dallas
  • Robert Harris, Fatherland
  • John Haskell, American purgatorio
  • Scott Heim, Mysterious skin
  • Jack Kerouac, Big Sur
  • David Mitchell, Ecrits fantômes
  • Joyce Carol Oates, La fille tatouée
  • Mary Relindes Ellis, Wisconsin
  • Philip Roth, Le complot contre l’Amérique
  • Geoff Ryman, 253

La recette du gâteau au yaourt

Je ne fais pas souvent de la pâtisserie, mais quand j’ai des invités, je me lance parfois dans l’une ou l’autre recette. Au niveau pâtisserie, je fais plutôt confiance à des livres d’origine française (les recettes de Nigella Lawson ne m’ont pas convaincue) et je sais que chaque recette que j’ai essayé dans Recettes pratiques du marché (éditions Atlas – quelque part dans les années 80 – 1993-95) a été une réussite. C’est le genre de livre en fascicules que ma mère achetait une fois par semaine chez le marchand de journaux.

Voici donc comment faire le gâteau au yaourt:

  • 1 orange non traitée
  • 1 yaourt nature au lait entier
  • 2 oeufs
  • 3 pots de farine (fermentante) + 1 cuillère à soupe (l’unité de mesure étant le pot de yaourt vide)
  • 2 pots de sucre en poudre
  • 1/2 pot d’huile neutre + 1 cuillère à soupe
  • 1 sachet de levure que j’ai remplacé en utilisant de la farine fermentante
  • 2 cuillères à soupe de rhum (mmmmh, j’en mets toujours plus !)
  • sel

Allumez le four à environ 190° (chaleur tournante) ou 210°.

Versez dans une jatte le contenant du pot de yaourt, sans jeter le pot vide car il servira d’unité de mesure.

Ajoutez les deux œufs et fouettez vigoureusement (au batteur électrique, c’est plus facile !)

Incorporez 2 pots de sucre (j’ai toujours du mal à remplir ces pots sans en mettre partout !) et le rhum. Mélangez.

Ajoutez 3 pots de farine et une pincée de sel, en fouettant pour éviter les grumeaux.

Versez le demi pot d’huile.

Lavez et essuyez l’orange, râpez le zeste au dessus de la pâte et mélangez.

Pour les moules: soit vous prenez un moule rond de 20 cm de diamètre, huilé et enfariné, soit des moules à cupcakes. Versez-y la pâte.

Dans le cas du grand moule, il faut laisser cuire 25 minutes, et pour les cupcakes environ 15 minutes. De toutes façons, il vaut mieux vérifier si c’est cuit en plantant une fourchette dans la pâte. Elle doit ressortir sèche.

Démoulez le gâteau (le grand) et laissez refroidir !

Nettoyage de la PAL (épisode 3)

J’avais commencé l’année passée un nettoyage de ma PAL. Me rendant compte que je n’avais pas terminé et que les livres « anciens » traînent toujours, je me tourne une fois de plus vers vous pour m’aider à la trier. Avez-vous lu un ou plusieurs des livres suivants (tous du genre « littérature américaine ») ? Lesquels dois-je absolument conserver ? Lesquels revendre sans hésiter ?

  • Russel Banks, De beaux lendemains
  • Richard Brautigan, Cahier d’un retour de Troie
  • James Lee Burke, Heartwood
  • James Lee Burke, Le bagnard
  • Kevin Canty, Kenny aime Junie
  • Nicholas Christopher, Voyage vers les étoiles
  • Douglas Coupland, Generation A
  • Alicia Erian, La petite Arabe
  • Jonathan Franzen, La vingt-septième ville
  • David Gates, Jernigan
  • Elizabeth Hand, L’ensorceleuse

(suite de la liste dans un épisode suivant)

Le trône de fer 3

George R.R. Martin, Le trône de fer 3: étant arrivée à la fin de la série télévisée (edit: et aussi des livres 1 et 2), je voulais connaître la suite de l’histoire. J’ai donc commencé le troisième pavé de la série. Après 600 pages, j’ai décidé d’arrêter, pour diverses raisons, sensées ou pas:

  • je m’ennuyais avec une série de personnages
  • les parties politiques et de tactique de guerre ne m’intéressent pas
  • peut-être que la traduction française, souvent critiquée, n’a pas aidé
  • j’aurais préféré un roman moins foisonnant, plus centré sur 4-5 personnages
  • je veux juste savoir ce qu’il advient de Sansa, Arya, Daenerys et Jon, en gros, et le net m’a fourni la réponse en quelques clics
  • tout le monde meurt à la fin, tout le monde sait ça
  • j’avais l’impression de ne pas avancer, même en lisant plusieurs heures de suite
  • je sais que ma PAL gigantesque contient des romans bien plus passionnants
  • je prends plus de plaisir à lire du Neil Stephenson par exemple
  • je me rattraperai sur la série tv – peut-être
  • ou je reprendrai ma lecture – un jour

Je reconnais les qualités de cette saga mais ce n’est sans doute pas le genre qui me convient. Donc:

La couture pour les joyeuses nulles

Tel est le nom du petit groupe créé par Sara et Emmanuelle pour apprendre aux joyeuses nulles les bases de la couture. Depuis le temps que j’avais envie d’apprendre à coudre ! Nous nous sommes rencontrées une première fois dans un magasin de tissus pour apprendre à reconnaître les nombreuses matières. Hier, nous avons eu la deuxième leçon: prendre ses mesures (ce qui a provoqué quelques scènes d’attouchements un peu gênés et quelques comparaisons du genre: « mais tes seins sont vraiment écartés ! ») et couper le tissu à partir d’un patron.

Je voulais commencer par une jupe toute simple pour me faire la main et j’ai pris le modèle d’une jupe existante qui comporte un pan avant et un pan arrière, et une doublure. Sara m’a donc aidé à dessiner le tout directement sur le tissu, sans patron, mais j’ai vu chez les autres demoiselles comment faire avec les (nombreux) bouts de papier (avoir un grand plancher pour tout pouvoir étaler par terre est bien pratique, quitte à avoir quelques demoiselles à quatre pattes dans le salon). En fait, j’étais pressée de passer à l’étape suivante: apprendre à utiliser la machine à coudre ! Et comme cela se passait chez moi, j’ai pu commencer de suite. Pour le moment, les côtés sont cousus, une partie de la doublure est attachée avec des épingles, et je connais les étapes suivantes. Le plus difficile, je pense, sera d’attacher proprement la fermeture éclair. Je suis déjà impatiente de terminer ce projet et de choisir le(s) prochain(s), sans doute une robe de style rétro.

(J’avais préparé l’appareil photo mais j’ai oublié d’en faire !)