Butin de soldes (juillet 2012)

Butin assez maigre cette fois-ci: peu de choses me plaisaient dans les magasins et je me suis décidée quelques minutes/heures trop tard pour des sandales Chie Mihara. Enfin, parfois au mois d’août, je trouve encore des choses…

– un t-shirt rouge

– un gilet court bleu clair

– des sandales Camper à haut talon

– une robe bain de soleil marine à pois roses

– une robe à nouer dans le cou vert émeraude

– une jupe en coton à motifs de fleurs stylisées

– des sandales style « Sweedish Hasbeens », avec semelle et talon en bois

15 days

Ces derniers 15 jours, j’ai un peu travaillé, beaucoup pris congé, profité du soleil, fêté trois fois mon anniversaire, reçu plein de cadeaux, reçu une valisette de swap, posé beaucoup de question existentielles, beaucoup pleuré, mais aussi profité de moments heureux, brisé mon cœur en mille morceaux, beaucoup réfléchi, pas trouvé de solution, joué à Songpop sur FB, décidé d’abandonner la lecture du Trône de fer, lu deux autres livres, acheté des plantes, déplacé les fleurs blanches que je n’aimais pas, eu froid, eu chaud, mangé deux fois un barbecue, un improvisé et un planifié, bu de l’excellent vin, installé une dashboard hula girl dans la tikimobile, trouvé une place pour les flamants roses de jardin, pas écrit sur ces pages alors que les idées ne manquaient pas…

Swap « voyage, voyage »

Quelle surprise hier matin quand un jeune homme m’appelle pour me dire qu’il a un colis pour moi ! Je me doute qu’il s’agit du swap « voyage, voyage », vu qu’Armalite avait organisé un dépôt en mains propres à mon travail. Et en effet ! Me voici l’heureuse propriétaire d’une jolie valisette rouge à pois blancs que je m’empresse d’emporter dans mon bureau.

C’est Nathalie qui m’a gâtée, et elle savait, toujours par une certaine Armalite, grâce à une recherche sur le net, que c’était mon anniversaire. J’ai donc eu droit à des cadeaux bonus. Une jolie carte montrant une demoiselle toute droite sortie de Mad Men m’explique le contenu:

  • pour commencer, bien sûr, la valisette qui me servira pour plein d’autres choses (il fallait y penser !)
  • le récit de voyage: Seule sur le Transsibérien de Géraldine Dunbar (qui est née la même année que moi). J’aimerais prendre ce train un jour, ce récit sera donc une bonne préparation !
  • des jolis marques-pages magnétiques cachés dans le livre
  • un thé de chez Nong Cha, le Dabai Oriental, à boire chaud ou froid, dont je recopie le texte de présentation tout à fait approprié: « Ambiance immédiate nous conduisant aux portes de l’Orient, dans un monde de caravansérail où l’imaginaire se mélange aux épopées des grands voyageurs du passé. Chaud ou bien frappé, se déguste à l’orientale, très sucré ! »
  • un kit spécial « Travelling Lady » dans un adorable petit sac japonisant contenant une pince à épiler Babushka et les limes à ongles assorties, ainsi qu’un rouge à lèvres MAC Russian Red, d’un rouge pétant comme je les aime et que je n’avais pas encore (j’ai eu un doute à un moment mais j’ai Cockney et Ruby Woo).
  • et en bonus un deuxième livre d’Alberto Torres-Blandina, Le Japon n’existe pas dont la quatrième de couverture me tente beaucoup !

Merci beaucoup Nathalie pour cette magnifique invitation au voyage ! Et merci Armalite pour l’organisation !

40 years ago

Il était une fois une femme célibataire depuis trop longtemps, elle avait déjà 37 ans. Elle portait des mini-jupes et roulait en Triumph. Un homme, son collègue au cours du soir, s’arrangeait toujours pour garer sa voiture derrière la sienne. Lui aussi avait été malheureux en amour, sa première femme était décédée après quelques années de mariage. Il était plus jeune de six ans. Ils tombèrent amoureux et se marièrent en décembre 1970, lors d’une sombre journée. Le photographe fit de très belles photos gothiques devant l’église ancienne. Ils voulaient tous les deux un enfant, c’était d’ailleurs la condition de l’homme pour se marier. La femme ne pouvait rien promettre mais en désirait un aussi. Ils essayèrent pendant onze mois. Le jour où ils avaient rendez-vous chez le médecin pour un traitement de fertilité (on ne parlait pas encore de FIV en 1971), celui-ci annonça une bonne nouvelle. La femme était enceinte. Elle fut malade les premières semaines, elle ne put pas aller voir le Sacre du Printemps de Maurice Béjart. Après sept mois, le médecin la renvoya se coucher immédiatement, l’ouverture était déjà trop grande. Rien n’était prêt ! Elle ne put faire les courses nécessaires que les derniers jours. Tout le monde la regarda se dandiner dans le centre commercial avec son gros ventre. Le médecin, qui ne voulait pas reporter ses vacances, décida que le bébé était bien assez gros et programma l’accouchement un lundi de juillet. Le dimanche, l’homme et la femme allèrent manger chez la future grand-mère. Celle-ci proposa avec insistance des réserves de soupe et autres victuailles mais elles furent refusées. Le couple ne voulait pas annoncer la naissance du bébé. Le lundi matin, l’homme et la femme firent pour la dernière fois à deux la route entre leur domicile et Louvain. La journée serait longue. Et caniculaire. L’homme la passa à faire des mots-croisés, s’inquiétant de temps en temps de la situation. A cette époque, les hommes n’étaient pas admis en salle d’accouchement. Finalement, en fin d’après-midi du 17 juillet, vers 17h30, en même temps que des orages, le bébé vit le jour, une petite fille…

un mois plus tard, en août

(il n’existe pas de photos du mois de juillet, l’appareil photo était cassé)

10cm and more

Voici un résumé de ma discussion d’hier sur Facebook, avec photo des chaussures en question (des Chie Mihara achetées en soldes l’été passé):

La question du matin: après 15 minutes à pied avec des talons de 10cm, j’ai mal partout aux jambes et pieds (et ma vitesse ne dépassait pas celle d’un escargot). Est-il possible un jour de s’habituer à cette hauteur ?

Réponses masculines:

  • Mario Cavallero Jr: Oui, en rajoutant des semelles de 10 cm pour équilibrer.
  • Vincent: Les girafes ne s’en plaignent pas.

Réponses féminines:

  • Ingrid: Même que plus tard, tu pourras courir en talons, crois moi !
  • Armalite: Tu peux atténuer un peu la douleur avec des semelles en gel. Mais faut pas se leurrer, même avec des chaussures confortables, tout le poids de ton corps repose sur l’avant de ton pied: forcément, ça fait mal.
  • Aurore: persévérance 😉

Je réponds donc: Les garçons ne font que dire des conneries alors que les filles ont des vrais conseils 😉

Mais c’était avant les réponses de Monsieur-Tout-Le-Monde:

  • pour pouvoir supporter des hauts talons tu as plusieurs points à surveiller:
    – ton dos: épaules droites et bas du dos maintenu par une bonne ceinture abdominale (tu as tendance à te courber, donc le bas du dos et le bassin compensent et encaissent)
    – ton bassin: doit être souple et équilibré, avec le centre de gravité bien entre les pieds, s’il part sur le côté, tu pinces ton sciatique et la douleur lance jusqu’au bout du gros orteil
    – tes jambes: il ne faut pas des jambes de sprinteuse, même si ça aide un peu. Une bonne circulation empêche la lourdeur et les douleurs qui en découlent.
  • PERSONNE ne porte des talons en permanence sans avoir mal. Si tu as l’occasion d’aller au Japon pour observer: toutes les fashionistas l’apprennent à la dure en se ridiculisant en fin de journée par leur démarche de canard épuisé. Ne les porte pas dans les transports publics, ni pour acheter ton pain.
  • une dernière chose: tu as un travail sédentaire, en restant assise toute la journée, tu figes ton bassin et ta circulation. Un très bon truc est donné par Marissa Mayer, Vice Présidente de Google (geek codeuse hardcore ET fashionista): http://cache.gawkerassets.com/assets/images/gizmodo/2009/11/googlegirl.jpg

Sauf qu’il a terminé par:

  • je peux te faire un commentaire de mâle con. « tu pourrais quand même faire un effort pour ajouter encore 4 cm »

Neither here nor there

Bill Bryson, Neither here nor there: sur ma PAL depuis 1997, déjà entamé une fois (j’ai retrouvé comme signet le ticket d’un concert de 2003), ce livre raconte les voyages en Europe de Bill Bryson. Je ne le recommencerai pas une troisième fois, je l’ai abandonné après le premier tiers. Je me suis énervée du ton condescendant et moqueur de l’auteur qui se croit supérieur à tout le monde, en tant que bon Américain. Tous les clichés sur les Européens y passent. Et quelqu’un qui à Bruxelles ne mange que dans des restaurants de la rue de Bouchers n’est pas crédible pour moi. Bref, poubelle ! J’ai lu de bien meilleurs récits de voyage. (Désolée pour cette critique trop courte mais je n’avais pas envie de m’étendre sur le sujet. Et désolée pour l’image un peu pourrie, c’est la seule que j’ai trouvé qui corresponde à mon édition.)