Eat pray love

Elizabeth Gilbert, Eat pray love: je hais les bestsellers. J’ai toujours tendance à ne pas faire comme les autres. Celui-là pourtant, je l’ai lu quand même, suite à un article chez Isabelle d’Au fil d’Isa. C’est donc une autobiographie: Elizabeth a eu un divorce difficile et décide de prendre un an pour se reconstruire, d’abord en mangeant à Rome, puis en méditant en Inde et enfin à Bali où elle retrouve l’amour. Soyons réalistes: est-ce que beaucoup de personnes peuvent se permettre de vivre pendant un an sans revenus, de faire ce qu’elles veulent, de voyager, de ne rien faire ? Même en recevant une avance de son éditeur ? Elle a du être bien importante cette avance ! Et puis, tout le périple se passe bien, la chance a l’air d’être au rendez-vous. Pas le moindre souci, pas le moindre contretemps. Même la méditation lui réussit et elle atteint un stade avancé, accompagné d’une révélation. Est-ce que ça arrive souvent dans la vie ? Bref, c’est bien joli la vie en mode conte de fée mais ce n’est pas donné à tout le monde !

Et pourtant ! Si j’occulte ces questions matérielles, je dois bien avouer que j’ai lu le récit d’une traite, y cherchant quelque part des réponses à mes questions existentielles du moment. Ce livre m’a aidé à y voir un peu plus clair, à tenter de voir le bon côté de choses, à me vider l’esprit surtout, à essayer de moins ressasser les pensées négatives qui m’encombrent souvent. Les chapitres sur Rome m’ont donné envie d’y retourner, de passer quelques jours entre les monuments anciens, de retrouver la villa d’Hadrien qui m’avait tant marquée à l’époque, de retrouver cette sérénité que j’avais vécu à cet endroit. Pour moi Rome n’est pas tant un souvenir de nourriture mais bien d’escapades dans les rues, avec un vague plan en main, de découvertes et de plaisir. Vivre dans un ashram ne me tente pas. J’ai des préconceptions trop anti-hippies pour cela. Mais apprendre les bases de la méditation ne pourrait que m’aider, même si je sais qu’il me faudrait beaucoup d’efforts pour trouver des moments et un endroit où je pourrais me détacher du monde plus aisément qu’ici et maintenant. Quant à Bali, depuis que j’y ai été, je rêve d’y retourner. L’île est très touristique par endroits, mais d’autres sont plus préservés. Un bel endroit pour se retrouver. Y trouver l’amour n’est pas mon souci, y aller avec mon amour serait un grand plaisir.

5 thoughts on “Eat pray love

  1. Quelle vie en mode conte de fées? Au début du bouquin, Elizabeth Gilbert souffre terriblement de son mariage raté. Et elle se donne les moyens de briser ce cercle infernal, de rompre avec son malheur et de vivre carrément autre chose. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des moments de découragement, surtout en Inde quand elle a du mal à saisir le sens de la méditation. Mais elle avance. Sa chance, ce que tu appelles son conte de fées, elle se la crée elle-même. Et si, c’est à la portée de n’importe qui. D’autres sont, avant elle, partis faire le tour de l’Asie avec peu voire pas d’argent en poche, ou ont réalisé d’autres projets que leur entourage jugeait fous. Y’a pas besoin de fées pour transformer sa propre vie: le courage et la volonté d’un individu suffisent.

  2. Je ne contredis pas du tout le fait qu’elle soit très mal au début du livre, je critique juste le fait que ce n’est pas donné à tout le monde de recevoir une certaine somme en avance pour écrire un livre (200 000$ précise Wikipedia – c’est-à-dire beaucoup plus que ce que je gagne), et que cette somme lui suffit pour vivre pendant un an. Il est clair que la vie est peu chère en Inde et à Bali mais certainement pas à Rome.
    Et oui, elle a des moments de découragement, mais tout s’imbrique quand même parfaitement bien et tout finit bien… Si elle a eu des contretemps, elle n’en parle pas alors que je pense que cela aurait été encore plus intéressant.

  3. 200 000 $, ça m’a paru énorme, même en comptant l’hébergement et tout le toutim, mais je ne me suis certes pas amusée à calculer.

    Par ailleurs, il me semble plus facile de trouver le bonheur et la sérénité dans ces instants fugaces où on a bien mangé, papoté avec de belles personnes, fait de belles découvertes. Ce sont des parenthèses dorées, et comme l’auteur elle-même le dit si bien, c’est de savoir rester dans cet équilibre 24h/24 qui est dur.

    Enfin, loin de moi l’idée d’attaquer ce récit alors que je n’en suis qu’au tiers, mais aussi intéressant soit-il, j’ai du mal à tout à fait tout à fait adhérer parce que je me sens trop loin de l’auteur. Je compare souvent ce type d’initiatives à Vicky Cristina Barcelona, le film de Woody Allen : oh je me sens si mal, et si j’allais dilapider mon argent à Barcelone ??

    1. Je n’ai pas vu “Vicky” mais oui, c’est ça que je ressens. Si j’avais eu beaucoup d’argent, je serais partie en février, pour longtemps…. mais là, je peux juste me permettre un mois en décembre. Mais ça me convient déjà très bien.
      Et les moments fugaces, j’en ai aussi, ce sont eux qui me soutiennent pour le reste, pour quand ça va moins bien (vu qu’entre le moment où j’ai lu le livre et maintenant, ma situation amoureuse a complètement changé).

      1. Ah, le temps passe vite, je ne m’étais pas rendu compte que tu allais bientôt partir en voyage🙂
        D’avance, bon “ressourcement”.

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