The windup girl

Paolo Bacigalupi, The windup girl: après avoir adoré Siam de Lily Tuck, je n’étais pas prête à quitter Bangkok ! Conseillé par Sara (qui en est la traductrice) avant mon départ en Thaïlande, j’ai retrouvé dans ce livre des ambiances, des senteurs, des impressions qui m’étaient familières. Et pourtant, l’histoire se passe dans le futur, un futur dans lequel le monde a été ravagé par le réchauffement climatique, par des épidémies créées par les grandes multinationales productrices de semences génétiquement modifiées; le pétrole n’existe plus, le charbon est très rare. Pas de technologies avancées, juste de l’énergie issue de la force de l’homme ou de mégodonts, un genre d’éléphant monstrueux, des nouvelles créatures comme les filles automates de conception japonaise mais un retour aux grands clippers utilisant l’énergie éolienne. Dans ce monde nouveau, le roman suit quelques personnages, un entrepreneur américain, un employé du ministère très zélé, un immigrant illégal anciennement très riche et une fille automate. Leurs histoires s’entrecroisent dans un Bangkok en déliquescence mais toujours reconnaissable par les ambiances. Les marchés aux nombreuses échoppes de nourriture existent toujours tandis que les grands buildings pourrissent, croulant sous la végétation qui reprend ses droits. Par moments, j’ai pensé à Blade Runner, la technologie en moins. Encore un roman que je recommande chaudement et je mettrai bien vite les nouveaux écrit de Bacigulapi sur ma PAL !

Shoes

Quelques jolies paires de chaussures qui me tentent pour le moment (ou lors des soldes, certaines sont bien trop chères)… Je pourrais créer un Pinterest pour tout ça, mais j’hésite. Encore un machin de plus à gérer et mettre à jour. Bref, les voici. Lesquelles préférez-vous ?

Dottie de Miss L Fire

Lulu de Minna Parikka (il y a plein de couleurs)

Rocket Originals

Lectures communes

Lecture commune = lire le même roman présent dans la PAL de deux (ou plusieurs) blogueuses lectrices pour une date définie. Publier un billet sur le livre le même jour.

En cours:

  • La répétition, avec Yspaddaden, pour le 7 juin
  • Le maître du haut-château, avec Inganmic, pour le 15 juin

Si vous aussi, vous êtes tenté(e) par une lecture commune, n’hésitez pas !

Siam

Lily Tuck, Siam: Claire, une jeune américaine, accompagne son mari militaire à Bangkok en 1967, au début de la guerre du Vietnam. Il est responsable de la construction de pistes d’atterrissage dans le nord de la Thaïlande pour que l’aviation américaine puisse effectuer des bombardements au Vietnam et est donc souvent absent. La jeune femme est coupée de sa vie, tente de comprendre quelque chose dans ce nouveau pays mais se sent perdue. Elle s’accroche à l’histoire de la disparition de Jim Thompson, l’entrepreneur américain dont on ne retrouvera jamais la trace (le roman est basé sur des faits réels) et qu’elle a brièvement rencontré lors d’un dîner. Ses cours de thaï, les excursions touristiques avec les autres femmes de militaires et ses visites à la bibliothèque ponctuent le récit. Elle a de moins en moins prise sur sa vie, s’imagine une autre histoire, perd pied dans un monde qu’elle ne comprend pas… Un très beau roman, doux amer, triste, dans le Bangkok des années 60. Je recommande !

Chien du heaume

Justine Niogret, Chien du heaume: le hasard a fait qu’après la quête du père dans Soleil de minuit de Vendela Vida, je me suis retrouvée à lire un autre roman de quête, celle du nom. Mais la comparaison s’arrête là: Chien du heaume se passe au Moyen Age, raconte l’histoire d’une femme mercenaire sans nom, surnommée Chien du heaume. Ce monde est extrêmement violent, fait d’hommes et de guerres, de gens mutilés et de paysans raclant la terre pour survivre. Une image d’une période sombre, loin des clichés mais peut-être proche de la réalité historique ? J’ai énormément apprécié l’écriture mais aussi les ambiances. Ce roman me donne envie de me (re)plonger dans l’histoire du Moyen Age.

(J’ai acheté ce roman sur les non-conseils d’Armalite: il a suffi qu’elle me dise qu’elle connaissait l’auteur mais que le livre était trop violent pour elle – ou comment attirer Sunalee !)

Soleil de minuit

Vendela Vida, Soleil de minuit: un roman qui traînait sur ma PAL depuis trop longtemps, sans raison précise parce que je savais qu’il y avait de grandes chances que je l’apprécie. A la mort de son père, Clarissa, une jeune américaine, apprend qu’il n’est pas son père biologique. Elle part alors à sa recherche et se retrouve en Laponie dans les ambiances nocturnes des journées sans lumière et les aurores boréales. La neige recouvre le paysage et les rivières sont gelées. La justesse des sentiments et la description de la nature donnent à ce roman un ton très particulier, doux-amer mais très beau. Et quand on tourne la dernière page, on en demande plus…

Twelve

Jasper Kent, Twelve: reçu via le swap « Mondes imaginaires » organisé par Armalite, ce livre avait tout pour me plaire: une histoire de vampires dans une réalité quelque peu différente, se passant dans la Russie de 1812, lors des conquêtes de Napoléon. Je me suis donc lancée pleine d’enthousiasme dans la lecture mais très vite, j’ai été un peu déçue: trop de pages pour ne pas dire grand chose, trop de moments avec peu d’histoire, un déroulement du récit que l’on voit venir à grands pas… Tout n’est pas négatif cependant: j’ai aimé les descriptions de l’âme russe et des campagnes militaires, la description de la neige si importante, bloquant toute tentative de déplacement pour qui n’est pas préparé. Je pense qu’à la lecture de la quatrième de couverture, mes attentes étaient un peu trop grandes. Bref, une petite déception mais une envie de connaître la suite quand même.