Right here, right now

J’avais trouvé un bon rythme de croisière dans l’écriture sur ce blog, mais ça s’est sérieusement ralenti ces dernières semaines. Je ne publie quasi plus que des articles sur les livres, que vous aimez, l’enquête le prouve. Mais elle dit aussi que vous aimez quand je parle de moi. Mais pour le moment, j’ai beaucoup de mal à parler de moi. Je me retrouve face à des gros nœuds que je n’arrive pas à défaire. Je suppose que je commence ma crise de la quarantaine, avec tout ce que ça implique. Des regrets, des craintes, des questions et aussi le retour en force de l’affaire “bébé ou pas bébé”. Est-ce que je ne dois pas au moins essayer ? Mes questions et angoisses sont quasi les mêmes que dans cet article de 2009. Est-ce que ce n’est pas juste une manière de cacher autre chose ? Je me pose plein de questions qui restent pour le moment sans réponse… En attendant donc, le rythme de publication restera sans doute encore un peu au ralenti.

6 thoughts on “Right here, right now

  1. Je n’ai jamais voulu d’enfant et j’ai de la chance, mon homme non plus. Mais je comprends ton questionnement et j’estime que si tu en as vraiment envie, fonce !
    Pour la crèche, au vu de l’expérience de certaines de mes amies, ce n’est pas un si gros problème que ça. Surtout que les crèches néérlandophones sont beaucoup moins remplies que les crèches francophones. Une amie francophone a fait l’expérience et ça c’est admirablement passé.
    Mais cherche tes réponses, parles-en à qui tu veux/peux, c’est toujours ce qu’il y a de mieux à faire :o)
    des tas de bises !

  2. C’est à toi à sentir ce que tu veux tout d’abord. On en a déjà parlé, le besoin d’enfant n’est pas cérébral, il est là au fond de toi, à côté de cette boule que l’on a quand on tombe amoureux. Ecoute-le, il te dira la vérité, ta vérité…
    Je l’ai entendu moi, ce besoin hurlant durant des années, ce fut un combat pour le faire taire (il est en écho maintenant mais la souffrance demeure un petit peu), je suis du coup un peu surprise du terme “essayer” je t’avoue…

    1. “Essayer”, c’est parce que je suis bien consciente qu’à mon âge, ce n’est pas gagné. Mais peut-être que l’utilisation de ce mot traduit aussi mon questionnement, le fait que je ne suis pas vraiment sûre….
      Ce besoin hurlant comme tu l’appelles peut faire faire des choses bizarres, comme ma cousine qui a eu une petite fille, seule, à l’âge de 41 ans…

  3. Je suis en plein dans ce questionnement. La réponse aujourd’hui est “oui, j’en veux un” alors que je répétais à qui voulait l’entendre que je n’en voudrais jamais. Pour ma part, j’y suis arrivée intellectuellement autant que “corporellement” (le fait de le ressentir au fond de soi comme le dit Ingrid). Me connaissant, l’un ne pouvait pas aller sans l’autre.
    Comment je sais que j’en veux un maintenant: la frustration que je ressens face au “pas possible maintenant”. J’ai réalisé qu’il y avait deux étapes: “savoir si on veut un enfant” et puis “faire face à ses angoisses à l’idée d’en avoir un”. Quand je mélangeais les deux étapes sans vraiment les distinguer, je changeais d’avis tout le temps (en fait à chaque fois que le stress prenait le dessus).
    Du coup, maintenant, le questionnement a changé de configuration: ne pas faire d’enfant correspond à mon “moi” stressé, angoissé et immobile et faire un enfant correspond à mon “moi” dynamique qui recommence à vivre en se faisant confiance face à certains défis que pose la venue d’un enfant (réussir une thèse, tiens…).

    (tout ça sans parler de la façon dont ça s’agence avec mon amoureux)

    C’est un peu long comme commentaire, et certainement pas universel, mais qui sait, si toutes les commentatrices et commentateurs laissent quelques cailloux ici, il y en aura peut-être certains avec lesquels construire un chemin vers ta propre réponse?

    1. Merci pour ta longue réponse (et les quelques cailloux) qui éclaire des choses chez moi aussi. Je me reconnais quand tu dis: “ne pas faire d’enfant correspond à mon “moi” stressé, angoissé et immobile et faire un enfant correspond à mon “moi” dynamique qui recommence à vivre en se faisant confiance face à certains défis que pose la venue d’un enfant”.

      Dois-je restée l’angoissée que je suis ou aller de l’avant ? Et ça compte pour d’autres choses que juste la maternité. Depuis des semaines, je reporte plein de choses (y compris prendre rdv chez le coiffeur) au lieu de les faire de suite, au lieu d’aller de l’avant.

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