Cigarettes and alcohol

Samedi, diane et moi avions décidé de passer une bonne soirée ! Un concert nous tentait, et comme c’était à Ixelles, j’ai proposé d’aller manger au Belgo Belge auparavant. Après quelques péripéties dues à l’oubli d’une fenêtre restée ouverte à la maison et un bon repas, nous arrivons vers 20h45 au café Le Viaduc où a lieu le concert d’un groupe d’old time américain. C’est déjà bien rempli mais surtout très enfumé. Je ne m’attarde pas à l’entrée, voulant éviter à tout prix une conversation avec ex-ex que je ne supporte plus. Un peu plus loin, je vois quelques amis et nous discutons un peu. Et chance pour moi, il y a un tabouret libre au bar, pas très loin de l’endroit où va jouer le groupe. C’est tout petit, donc pas besoin d’amplification et je vois le groupe se préparer. Mais je me rends compte aussi que le mec assis à côté de moi est saoul et continue de boire bière sur bière. Les musiciens commencent à jouer et ils jouent bien. Sauf que mec saoul tente de faire le rythme en tapant très fort son briquet sur le bar et continue à gueuler avec son copain. Sauf que comme il est saoul, il commence à me coller sans s’en rendre compte. Sauf que les gens assis à l’avant du café, ne voyant rien, continuent tout simplement leur conversation. Sauf que du coup, on n’entend quasi plus les musiciens. Et quasi tous les hipsters présents fument des cigarettes roulées. Après quelques morceaux, j’ai perdu tout intérêt dans la musique alors que cela aurait dû me passionner. De plus en plus asphyxiée et énervée par mec saoul, j’ai commencé à faire une grosse chute tension. Bref, nous sommes partis, diane et moi, dépités et puant la clope. Et il a fallu beaucoup d’air frais pour que je me sente un peu mieux. La cigarette n’est-elle pas interdite dans les cafés ?

Richard Yates

Tao Lin, Richard Yates: annoncé par les Inrocks comme « le » roman de la nouvelle génération d’écrivains américains, j’ai espéré retrouver comme ils le disaient du Bret Easton Ellis ou du Jay McInerney. Rien à voir avec l’auteur Richard Yates, il est juste cité quelques fois dans le roman qui raconte la rencontre entre Dakota Fanning et Haley Joel Osment, leurs errements amoureux, leurs rencontres à New York ou dans le New Jersey. Après avoir lu les deux tiers, j’ai abandonné. Parce que cette histoire qui se répète, qui n’avance pas, qui est écrite sur un ton froid en phrases courtes comme des sms ou des phrases de chat, cette histoire n’est pas intéressante. Minimal et hypnotique dit la quatrième de couverture, oui, en effet, mais sans passion et absolument pas passionnant.

PS: j’ai donc un exemplaire à donner, si jamais quelqu’un veut se faire son idée…

Right here, right now

J’avais trouvé un bon rythme de croisière dans l’écriture sur ce blog, mais ça s’est sérieusement ralenti ces dernières semaines. Je ne publie quasi plus que des articles sur les livres, que vous aimez, l’enquête le prouve. Mais elle dit aussi que vous aimez quand je parle de moi. Mais pour le moment, j’ai beaucoup de mal à parler de moi. Je me retrouve face à des gros nœuds que je n’arrive pas à défaire. Je suppose que je commence ma crise de la quarantaine, avec tout ce que ça implique. Des regrets, des craintes, des questions et aussi le retour en force de l’affaire « bébé ou pas bébé ». Est-ce que je ne dois pas au moins essayer ? Mes questions et angoisses sont quasi les mêmes que dans cet article de 2009. Est-ce que ce n’est pas juste une manière de cacher autre chose ? Je me pose plein de questions qui restent pour le moment sans réponse… En attendant donc, le rythme de publication restera sans doute encore un peu au ralenti.

Opaline

Une recette d’un joli cocktail bleu, parce que ça faisait longtemps ! Pour amateurs de jus de banane qui se marie très bien avec l’orgeat, le citron et le gin. Trouvé dans le livre très utile Art cocktail, il a été inventé par Guy Déléris, barman dans des hôtels à Courchevel et Biarritz.

  • 1cl de sirop d’orgeat
  • 2cl de jus de citron
  • 2cl de curaçao bleu
  • 4cl de gin
  • 7cl de jus de banane

Mélangez le tout dans un shaker avec des glaçons.

Pour ne pas gâcher une bouteille de jus de banane ouverte, mariez-le avec du jus de mangue, du jus de citron vert, du rhum et une pointe de Cuarenta Tres ou de Galliano.

A l’aide, Jacques Cousteau

Gil Adamson, A l’aide, Jacques Cousteau: de cette auteure canadienne, j’avais beaucoup aimé La veuve. Ce roman-ci raconte la vie de Hazel, une petite fille puis une adolescente qui vit dans une famille assez bizarre, excentrique qu’elle décrit selon son point de vue. Pour une fois, le titre français est une traduction littérale de l’anglais et fait référence à un passage du livre mais peut-être aussi à certaines ambiances des fonds sous-marins. L’écriture est fine, précise et poétique, portant attention aux mots. Un joli roman à lire en passant mais dont on oublie vite le contenu. Un mois après l’avoir lu, je peine énormément à écrire ce commentaire et pourtant il me reste une sensation de plaisir, surtout des premières pages dont j’ai vraiment essayé de profiter le plus longtemps possible. Une perle au point de vue écriture.