Touriste

Julien Blanc-Gras, Touriste: lu et approuvé par Yspaddaden, c’est le genre de livre qu’il me fallait tout de suite ! Et j’ai bien fait. Julien Blanc-Gras raconte ses voyages avec un humour certain. Il se moque des autres touristes (l’allemandenshort par exemple) mais aussi de ce qu’il voit. J’ai éclaté de rire avec ses remarques sur le portrait de Mao à la place Tien An Men à Pékin ou avec ses jeux de mots parfois un peu limite (à propos des sadhu en Inde). Enfin un récit de voyage qui me réconcilie avec les auteurs français, sans doute justement parce que c’est écrit à l’anglo-saxonne: des petites histoires, des anecdotes, des moments drôles et très peu de poésie intello-chiante. Je recommande chaudement ! (Et pour ceux qui n’ont pas beaucoup de sous, la version en e-book est peu chère).

Snobs

Julian Fellowes, Snobs: pendant que je lisais L’aliéniste, je regardais Downton Abbey et le roman n’en finissait pas… Je voulais absolument me plonger encore plus dans le monde de Julian Fellowes. Snobs raconte l’histoire d’Edith Lavery issue de la classe moyenne et de sa rencontre avec le Comte Broughton. J’ai retrouvé dans le roman la description minutieuse de la haute société anglaise, avec ses non-dits, ses traditions quelque peu dépassées, la nécessité de maintenir les apparences. Aucun personnage n’est vraiment sympathique, tous veulent obtenir quelque chose et n’hésitent pas quant aux moyens pour y arriver. Le roman est pas mal mais j’ai trouvé certains passages un peu longs, ce qui ne m’empêchera pas de lire d’autres livres du même auteur parce qu’il réussit à nous plonger complètement dans le milieu de la noblesse et haute société. Et franchement, la vie n’y est pas vraiment rose !

Je hais le sport

Je hais le sport, j’ai été traumatisée par des profs de gym qui eux-mêmes étaient frustrés parce qu’ils n’avaient jamais été des stars olympiques et donc se défoulaient contre les moins bons. Moi donc. Je n’ai jamais réussi à faire la roue et à peine le poirier. Aux réunions de parents, le seul prof que voyait ma mère, c’était le prof de gym, pour l’engueuler. Pour dire qu’on ne mettait pas des 8/20 à une bonne élève, que c’était traumatisant de voir du rouge dans un bulletin parsemé de 16 et 18. Et puis cette obligation de jouer au basket ou au volley, avec des ballons trop durs et poussiéreux. Où le prof choisissait deux chefs d’équipe qui tour à tour choisissaient les participants. Qui était choisie en dernier ? Moi. Idéal pour la confiance en soi, surtout quand on n’en a déjà pas beaucoup. Mr Beka, Mme Aechten, si je vous rencontre aujourd’hui, je vous réserve encore une belle engueulade. Pour que vous compreniez le mal que vous m’avez fait.

J’aimais bien le badminton, mais c’était réservé au 3e trimestre, bref à 3-4 semaines sur l’année. J’aimais aussi la natation et l’aérobic ou la danse, mais on ne pratiquait pas ces sports à mon école. Une fois à l’université, je me suis inscrite à la salle de sport et j’ai un peu joué au badminton. Et après, j’ai suivi quelques cours de danse, contemporaine ou indienne.

Et depuis plus de 5 ans, rien. Je suis une grande difficile, je veux des cours près de la maison et qui soient juste après le travail (pas le vendredi), et pas trop chers, ce qui exclut la salle de sport (où je me sentirais de toutes façons super mal à l’aise avec ces filles et ces mecs super entraînés). La wii fit m’avait semblé une bonne idée mais ça parlait trop et j’ai vite abandonné. Faire quelques exercices prenait trop de temps. Une ou deux fois par an, j’ai fait du vélo, mais avec des résultats souvent catastrophiques. Parce qu’évidemment, ma condition physique est nulle, au point zéro.

A tel point que Coyote m’a ordonné de faire du sport, tout de suite, pour mon bien et ma santé. Le vélo me tente toujours mais la météo ne permet pas d’en faire toute l’année. J’ai finalement commandé hier un vélo d’appartement, suite aux conseils et encouragements d’un ami. Il sera livré jeudi.

J’espère être assidue, m’obliger à pédaler au moins 1/4 d’heure tous les jours (en lisant un bouquin !), plus le w-e. Peut-être aussi perdre les 4-5 kilos qui m’embêtent, m’assurer par la même occasion que je pourrai toujours mettre mes jolies robes l’année prochaine… Et me sentir mieux, il paraît que c’est un excellent antidépresseur !

Et vous, que faites-vous pour être en bonne condition physique ? Avez-vous trouvé la recette miracle ?

Saturday was dancing night

J’avais émis quelques doutes quant à la soirée Radio Modern de samedi dans mon dernier article mais je les ai vite évacués. Il y avait du monde dès 9h et pas de références à la Saint-Patrick. J’avais mis une jolie robe et des fleurs dans les cheveux, j’ai dansé un peu et je me suis fait filmer et prendre en photo devant et sur un piano. George Bangable a chanté un mambo entraînant et le groupe live était de première qualité. Je n’ai pas suivi le cours de danse swing parce qu’il y avait déjà trop de monde sur la piste et parce que… rien en fait. J’ai passé une bonne soirée mais pas exceptionnelle finalement. Je pense que pour ça, il faudrait que je sache vraiment danser le swing et le rock’n’roll et donc avoir un partenaire attitré. J’ai un peu cassé du sucre sur toutes ces filles qui étaient là en jeans skinny mais beaucoup avaient fait des efforts. Même si pour certaines, ça devait être la seule jupe/robe de leur garde-robe. Les douze coups de minuit ont sonné et je suis rentrée.

Burlesque doesn’t interest me anymore

Il y a deux ans, j’étais pleine d’enthousiasme pour le burlesque et je regrettais qu’il y ait si peu de spectacles en Belgique. Il y a un peu plus d’un an, je lançais un site reprenant l’agenda des événements. Depuis l’automne, je ne le mets plus à jour. Je suis déçue. C’est un peu comme un soufflé qui est retombé: la base n’est pas mauvaise mais il manque le « wow factor ». Glitter, plumes et paillettes ne m’inspirent plus.

Les spectacles que j’ai vu m’ont fait rêver… ou pas. Trop de lieux inadaptés, trop d’horaires non respectés. Les soirées « Rocambolesque » proposaient des artistes internationales de qualité mais des problèmes divers (sonorisation défectueuse, plancher qui se décompose, plafond trop bas…) ont fortement diminué le plaisir. Les spectacles menés par Lady Flo montraient du burlesque classique, sur des thèmes précis, très bien organisés dans de beaux lieux comme La Riva à Anvers. Mais j’en ai vu trop. Jusqu’à cinq fois le même effeuillage en quelques mois, ça lasse. Je comprends bien qu’il n’est pas possible de renouveler les numéros dans un si court laps de temps mais j’ai juste vu trop de burlesque du même style. Si des artistes d’autres genres (du plus rêveur au plus trash/féministe) avaient proposé des spectacles en Belgique, je ne dirais sans doute pas la même chose.

Depuis, je ne suis plus tentée: le Cabaret des Deux Gares est trop excentré et semble être trop dans l’esprit années folles que je n’aime pas (je ne supporte pas le film Cabaret ou Marlène Dietrich en smoking). Et si je ne me déplace pas pour des spectacles bruxellois, j’irai encore moins voir des spectacles en province où des débutantes tentent de remporter les faveurs du public en restant souvent dans des pièces fort convenues, musique y compris. Je l’ai fait une fois, j’ai été voir les Schoon Madammen à Gand et je disais ceci: « De bien jolies choses, pas mal de timidité, des morceaux plus ou moins au point, certains plus originaux que d’autres, du burlesque qui ne l’est pas, comme du pole dancing ou de la voltige. » Je suis aussi désolée de dire qu’un spectacle annoncé par un flyer moche, utilisant des polices de caractères inappropriées ou trop nombreuses et incluant des fautes d’orthographe, ne m’attirera pas. Ceci étant le cas d’ailleurs pour n’importe quel événement.

J’ai suivi quelques workshops qui m’ont beaucoup plu et fait du bien à mon ego, mais j’ai eu ma dose. Je sais maintenant me maquiller et faire les mouvements de base, je sais comment marcher mais toujours pas comment me coiffer. J’ai l’impression que cela devient de plus en plus des divertissements pour enterrement de vie de jeune fille, juste après l’atelier cupcakes.

Ce samedi, je tente une soirée Radio Modern (dont certaines affiches ont été dénaturée par des trèfles de la Saint-Patrick, beurk !), mais si c’est aussi un échec, on ne me verra plus à des événements du genre et je serai convaincue que le Bruxellois moyen (et le Wallon) n’en n’a rien à foutre du rétro, ou alors juste parce que c’est hype. Sauf que le burlesque n’est même pas devenu hype en Belgique. C’est juste devenu une mode comme une autre, qui va disparaître après un certain temps. Les spectacles sont loin de refléter la folie, l’élégance et les paillettes de la grande époque américaine des Ziegfeld Follies. Mais peut-être n’ai-je rien compris, peut-être dois je m’adapter aux goûts de la masse et « liker » ce que des magazines populaires comme le ELLE ont buzzé.

(merci à La Princesse pour quelques bouts de phrases !)

The alienist

Caleb Carr, The alienist: acheté parce que très souvent recommandé en même que Le diable dans la ville blanche. Disons que le point commun, c’est le serial killer mais L’aliéniste est une roman de fiction tandis que l’autre est une histoire vraie. Commencé en français, le style un peu pompeux m’a vite énervée et je me suis tournée vers la version originale. Le roman se déroule à la fin du 19e siècle à New York et un meurtrier en série sème les cadavres d’adolescents mutilés à travers la ville sans que les autorités ne s’inquiètent. Le préfet Theodore Roosevelt fait alors appel à ses amis Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Laszlo Kreizler, aliéniste, pour tenter de résoudre l’affaire. Et c’est là que s’ébauche une toute nouvelle manière de mener une enquête criminelle, manière qui nous semble tellement évidente aujourd’hui: faire un portrait présumé du coupable, chercher toutes les indices possibles, y compris les empreintes digitales, faire des autopsies… Tout cela est extrêmement bien décrit, les discussions entre protagonistes sont transcrites minutieusement, nous sommes transportés dans le New York d’époque mais parfois, cela devient ennuyeux. Certains passages sont remplis de suspense et puis, tout s’écroule et le récit n’avance plus. Et c’est le plus gros défaut de ce livre: à force de trop vouloir raconter, l’auteur se perd un peu dans le fil de son récit… Mais c’est malgré tout un beau portrait d’une époque.

Mélancolie du rocker

Toby Litt, Mélancolie du rocker: encore un roman dont il ne faut pas lire la 4e de couverture ni même le titre en fait ! La version originale s’appelait tout simplement: I played the drums in a band called okay. Et c’est bien de cela qu’il s’agit: le narrateur, le batteur du groupe okay, raconte sa vie, comment son groupe a eu du succès, les tournées, l’enfermement en studio pour enregistrer un nouvel album, les problèmes de femmes et de drogue des autres membres du groupe, ses propres aventures… Le ton est assez neutre, l’histoire avance sans vraiment évoluer mais tout l’art de Toby Litt réside en sa manière de donner une image assez fidèle du monde du rock au travers de personnages fictifs. Je ne dirais pas que je suis entièrement enthousiaste après la lecture de ce roman mais j’ai passé un assez bon moment, reconnaissant le monde typique des groupes rock.

Le jardin potager

Fans de jardinage, cet article est pour vous (et montrez-vous, laissez des commentaires !). Pour les autres, je reviens à d’autres sujets dans les prochains jours.

Suite à l’article d’hier, quelques précisions. Notre jardin n’est pas extrêmement grand, en tous cas pas assez pour y installer un jardin potager de taille convenable. L’année passée déjà, je m’étais informée sur les jardins potagers en carrés et j’avais acheté un genre de toile plastifiée et cousue pour donner neuf carrés. Fois deux. Je les avais installés sur le côté de la terrasse et très vite, ils ont été trop petits et j’ai rajouté des pots pour les tomates et aubergines. Tout cela faisait un peu désordre. Pour cette année, j’aimerais faire construire 4 bacs en bois de 80x100cm, que je diviserai en 6 ou 12 cases selon le légume cultivé (d’ailleurs, ça ne doit pas être spécialement un carré), ou même en 24 cases pour les herbes aromatiques (oui, j’ai bien 24 variétés à faire pousser, plus celles qui sont vivaces et qui sont dans des pots séparés, suspendus au bord de la terrasse). J’ai trouvé quelques blogs et sites qui parlent du sujet: Un coin de jardin, Autour du potagerMon potager en carrés, Potager durable.

les carrés ressemblaient à ça en mai dernier

Je cultive donc peu, quelques radis, un peu de salade (un carré de 30x30cm nous nourrit quand même pendant deux mois et si j’arrête de récolter, c’est parce que les fleurs sont apparues), des navets (nous en avons mangé une fois), des panais (deux fois), des oignons de printemps (qu’on a mangé jusqu’au gel, une de mes meilleures réussites), des tomates (deux plants maximum de deux ou trois variétés différentes), des aubergines (idem), des piments (idem). Vous l’aurez compris, ce qui m’amuse le plus, c’est d’expérimenter, de découvrir de nouvelles variétés. Je n’ai pas le but de me nourrir tout l’été. Je le ferais sans doute si j’avais un grand potager.

Mars est le moment de faire les semis à l’intérieur des variétés qui mettent le plus de temps à se développer. Les mini serres chauffées ou tapis chauffants sur lesquels je peux déposer des mini serres sans chauffage sont bien utiles pour maintenir des températures constantes. Je suis très contente du tapis, un peu moins de la serre qui chauffe beaucoup moins.

J’ai acheté mes semences chez deux fournisseurs anglais: Nicky’s Nursery et Jungle Seeds. J’ai commencé par semer ce qui prendra place au jardin dès le mois de mai. Une fois mes mini serres libérées, je tenterai les semis de bananiers et palmiers même si j’ai de gros doutes quand à leur germination. Mais c’est le plaisir d’expérimenter qui compte, pas les résultats. Je sais très bien que les légumes pousseront sans trop de problèmes et si ce n’est pas le cas pour toutes les variétés, j’ai encore le temps de les remplacer par de nouveaux semis, par un troc de plantules avec des collègues ou au pire, par des plants achetés en magasin.

Pour info, voici ce que j’ai semé:

  • deux pots (5x5cm) de citronnelle asiatique
  • 11 ricins (2 ricinus Honolulu, 3 ricinus carmencita, 3 ricinus New Zealand, 3 ricinus Blue Giant)
  • 4 hibiscus venant d’un mélange (surprise donc !)
  • 4 daturas venant d’un mélange
  • 10 piments (2 Indian cobra, 2 scotch bonnet yellow, 2 scotch bonnet red, 2 Delhi, 2 Numex Espanhola, 2 Habanero Orange)
  • 6 aubergines (3 Hansel, 3 Gretel)
  • 3 poivrons mini bell
  • des papayers parce qu’il restait de la place, mais j’y crois très peu
  • les 3 variétés de tomates seront semées dans une ou deux semaines

Gardening can be dangerous

Jardiner peut-être dangereux ! Voici les recommandations que j’ai trouvées sur un paquet de semences de piments:

Dimanche, je voulais jardiner. Et puis il a plu toute l’après-midi. Je me suis donc occupée des mes premiers semis en mini-serre chauffée, à l’intérieur, des légumes qui ne pourront être plantés qu’en mai (aubergines, mini poivrons, piments, citronnelle asiatique) et des plantes à fleurs ou non (ricin – quatre variétés, hibiscus et datura). J’attends avec impatience que ça pousse maintenant !

J’avais aussi acheté un camélia, les anciens ayant en partie gelé et deux pivoines, un rouge et un prune mais ils attendront la semaine prochaine.

L’hiver a vraiment été terrible pour mes plantes exotiques et les palmiers ont fort souffert. Certains ont l’air morts, pour d’autres plantes, je devrai attendre le mois de mai pour être sûre de leur survie ou non. Si je veux continuer dans cette voie, je devrai beaucoup mieux les emballer à la veille de l’hiver, avec plus de paille et de feuilles mortes. Je cherche aussi d’autres plantes, plus résistantes mais garder une ambiance exotique avec des plantes locales n’est pas simple.

Les premiers crocus commencent à fleurir et un peu de couleur ne fait pas de tort. Même le feuillage des haies a bruni avec le gel et j’en ai un peu marre de ces couleurs passées et tristounettes. Vivement le réchauffement et les nouvelles plantations !