From sunshine to rain and back

Mon humeur est comme la météo, elle peut changer de jour en jour. La semaine passée a été assez pénible à cause du manque de sommeil et de l’état de diane. Nous avons eu une série de discussions entremêlées de crise de larmes assez sévères de mon côté. Mes émotions sont à fleur de peau et elles se sont exprimées assez violemment. Est-ce que tout ceci a aidé diane à sortir de son apathie ? oui, un peu, je l’espère, avec associé à cela, une visite chez Coyote pour remettre ses énergies en place. Le week-end a été agréable, calme, consacré au jardin, à la lecture et à mon nouveau jeu. Je me suis sentie bien, détendue mais encore très fatiguée, à tel point que vendredi après deux verres de vin, je n’arrêtais plus de parler et d’embêter mon monde. Mon sommeil s’est un peu amélioré mais je me réveille encore souvent la nuit.

Depuis mes soucis au travail cet hiver, j’ai tenté de bien montrer ce que je voulais, de ne pas me laisser faire. Et en même temps, j’ai aussi un peu fait l’autruche. Gérer des soucis à la maison et au boulot était au-delà de mes forces. Je devais me protéger. J’ai malgré tout réussi à boucler un projet très important en un court laps de temps cet été. Parfois, je me demande encore comment j’y suis arrivée, avec certains jours juste 3-4 heures de sommeil à mon actif. Or cela gronde à  nouveau (et les raisons sont bonnes) et une discussion a suffi à me déprimer. Comment réussir à garder le moral tout en tentant de régler des problèmes quasi insurmontables ? Comment réussir à faire son travail quand on nous en demande toujours plus et que le dernier projet en date prendrait au rythme actuel au moins trois ans. Et alors que le précédent, celui entamé il y a deux ans, n’est toujours pas terminé ? Je me suis promise de le mener à bon port mais cela me mène déjà jusque fin janvier. Bref, comment ne pas déprimer quand on nous impose encore d’autres choses que j’ai très peu envie de défendre ? Franchement, je n’ai pas besoin de ça !

Je pourrais chercher un nouveau travail dès maintenant mais cela voudrait probablement dire que je jetterais à la poubelle toutes mes connaissances actuelles. Je ne connais pas vraiment d’autre endroit où elles seraient utiles. Je pourrais retourner au travail d’historien mais les places de chercheur sont chères et limitées aux jeunes qui ont fait une grande distinction. Et à part ça, ce n’est pas vraiment un métier porteur ! Oui, j’ai vu aujourd’hui une offre d’emploi qui me tentait mais je ne veux pas d’un mi-temps, ni d’un contrat à durée déterminée; je n’avais que la moitié des compétences requises et pas d’expérience dans le secteur (archivage, catalogage).

Je sens que les prochains mois vont être difficiles, en tous cas du côté du boulot – j’espère que du côté maison, tout va aller mieux. Heureusement, j’ai encore beaucoup de congés à prendre, mais comment éviter la réunionite aigüe et arriver à me concentrer sur le principal ?