Le diable dans la ville blanche

Je n’ai pas arrêté de lire ces derniers mois, j’ai juste pris du retard dans mes commentaires. Voici donc le premier:

Erik Larsen, Le diable dans la ville blanche: quand j’ai lu la critique d’Yspaddaden, je savais que je voulais ce livre. Tout de suite. Un roman qui parle d’expositions universelles, c’est pour moi ! Erik Larsen, historien à la base, raconte comment l’exposition universelle de Chicago de 1893 s’est créée, construite, déroulée mais il y entremêle l’histoire d’un des grands tueurs en série américains, H.H. Holmes. Il s’est basé sur les documents des archives mais il a aussi quelque peu réinventé les histoires personnelles des protagonistes. La personnalité du tueur est extrêmement bien décrite, il apparaît comme un personnage spécialiste de la manipulation, qui réussit à embobiner n’importe qui. On ne saura jamais combien de personnes il a tué mais le nombre est important. Quant à l’histoire de l’exposition, c’est celle d’une période de découvertes et d’émulation toujours plus forte. Il fallait absolument faire mieux, plus beau, plus grand, plus extraordinaire qu’à Paris, ajouter coûte que coûte de l’exotisme (les premières danses du ventre se sont popularisées depuis lors, menant par exemple au burlesque) et des attractions: un ingénieur, un certain monsieur Ferris, voulait y montrer ses talents et y créa la première grande roue. Ys reprochait un peu à ce livre la minutie des descriptions, moi, cela ne m’a dérangée. J’ai dévoré ces pages en quelques jours, passionnée par les événements décrits. Je dirais juste qu’on sent que l’auteur est historien, l’écriture étant un peu froide par moments. Je conseille, mais il faut avoir un intérêt pour le sujet !